La 317ème section
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Note moyenne :   4,1 pour 179 notes dont 38 critiques  | 
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Roy Batty

20 abonnés | Lire ses 207 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

"La 317ème section" est le nom d'un petit corps expéditionnaire composé de soldats français et laotiens et commandé par le sous-lieutenant Torrens (Jacques Perrin), lui-même suppléé par l'adjudant Wilsdorf (Bruno Cremer). Pendant quelques jours, en mai 1954, au Viêt Nam, on suit cette troupe d'hommes qui doit marcher dans la jungle et subir les attaques répétées de soldats du Viêt Minh pour rejoindre les secours à Diên Biên Phu. Ce long-métrage de Pierre Schoendoerffer, adapté de son roman, est l'un des plus beaux films de guerre que j'ai vu. Le réalisateur s'est servi de sa propre expérience en Indochine (il a filmé la guerre à l'époque) pour lui donner un style proche du documentaire. Il a ainsi tourné son film en noir et blanc, caméra à l’épaule, avec une majorité d'acteurs non professionnels, des dialogues ciselés (magnifique métaphore avec l'oeuf : "le blanc part, mais le jaune reste"), des scènes de combat rares mais intenses, une quasi absence de musique (le thème principal de Pierre Jansen est tout de même marquant) et sans recourir au pathos (les morts des soldats n'en sont finalement que plus tristes). En résulte une oeuvre inoubliable qui s'intéresse avant tout à l'humain. Dans une nature hostile, sous la menace constante d'un ennemi invisible et dans une tension omniprésente et aggravée par les fréquents désaccords entre Torrens et Wilsdorf, on va souffrir avec ces soldats, apprendre à les connaître, à les apprécier, parfois même rire avec eux (les histoires de Wilsdorf). Rarement un film aura montré de manière aussi réaliste l'horreur de la guerre et l'inéluctabilité des destins de ceux qui y prennent part. Jacques Perrin et Bruno Cremer sont formidables dans les rôles de deux personnages aux antipodes, mais qui finiront par s'apprécier. Les autres acteurs sont très crédibles. Bref, "La 317ème section" est un chef-d'oeuvre qui garde encore tout son impact aujourd'hui.

carbone144

10 abonnés | Lire ses 456 critiques |

   3 - Pas mal

C'est bien. Bien parce qu'après 90 minutes de film, on est toujours concentré dedans , bien parce qu'il est l'un des douze ou treize films sur la guerre d'Indochine dont il s'agit d'une illustration. C'est aussi bien parce que cette illustration est très intéressante, captivante. Le bémol c'est qu'après ces 90 minutes de film, ça s'arrête un peu vite. Quasi documentaire, il manque un petit peu d'émotion et d'attache envers les personnages. Et comme quelqu'un l'a si bien dit, il a un peu vieilli aujourd'hui et peut souffrir de la comparaison avec d'autres films de la même période un peu mieux exploités dans leur ensemble. A connaître malgré tout pour les intéressés du sujet.


sulu R.

0 abonné | Lire ses 63 critiques |

   4.5 - Excellent

Un superbe film qui doit beaucoup à ses acteurs sublimes, mais aussi a son réalisme pas seulement dans ces combats mais aussi dans son ensemble. Le scenario est excellent car il nous permet de découvrir cette guerre sous toute ses facettes, ce film montre aussi le visage des vrais soldats, un film à voir et à revoir.

Ancien utilisateur

   2.5 - Moyen

Un film sur la guerre d’Indochine qui révéla les talents d'acteur de Cremer. Il a quand même bien vieilli et souffre aujourd'hui de la comparaison avec d'autres films plus aboutis dans le genre.

Eric Tupin

12 abonnés | Lire ses 26 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Sans doute le meilleur film de guerre jamais réalisé en France. Ici, les soldats ne sont pas des héros à la John Wayne qui gagne toujours à la fin sans se salir. Ici, ils meurent dans la sueur et les sangsues, ils se replient pour sauver leur effectif, en perdant la plus grande partie de leurs effectifs. la 317ème section, c'est aussi le début d'une nouvelle vision de la guerre au cinéma, plus réaliste, moins manichéenne. C'est presque une vision documentaire. Le film est lent, parce que le déplacement d'une section en pleine jungle, qui cherche à sauver sa peau, c'est pas une Ferrari sur un circuit, c'est 4 km heure! Le film, c'est ça, juste une réalité de la guerre, pas du grand spectacle. Juste une réalité montrée, filmée avec justesse!

Attila de Blois

37 abonnés | Lire ses 1699 critiques |

   4 - Très bien

Très bon film sur la guerre d’Indochine. L’immersion dans cette guerre et plus spécifiquement dans la 317ème section est complète grâce au talent de mise en scène de Pierre Schœndœrffer. Malgré un scénario redondant, on ne s’ennuie pas une seule seconde en raison de l’atmosphère tendue qui nous tient en haleine d’un bout à l’autre du périple de ces militaires.

Shephard69

19 abonnés | Lire ses 1098 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Incontestablement l'un des meilleurs films de guerre que je connaisse. Humaniste sans verser l'éxagération émotionnelle, tactiques militaires expliqués simplement, Bruno Cremer magnifique et charismatique. Un grand film très bien documenté et une solide référence.

shimizu

2 abonnés | Lire ses 228 critiques |

   3.5 - Bien

Belle fable sur l'anéantissement de l'armée coloniale française. Les deux camarades, le jeune officier fringant tout juste sorti de Saint Cyr, et le vieux sous-of qui a tout vu, représentent les deux extrêmes de l'armée française. Ensemble, ils font des prouesses pour sauver cette 317e section, en vain bien sûr. C'est beau comme un requiem.

Cathedrale

58 abonnés | Lire ses 169 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Dieu observe la fourmilière, à peine dissimulée par une brume laiteuse. Les lignes bien droites l'énervent. Puissant coup de rangers boueuse dans le tas, les fourmis s'éparpillent en hurlant. A la lueur d'une lampe froide, se dessine fébrilement les contours d'un cadavre. "Une peau élastique, et pas de poils". Le jeune chef débite ses ordre d'un ton rêveur, se rend-il compte de la situation? La caméra, vive et précise chope tout. Les ombres, le souffle des roseaux, la sueur sur les fronts lisses, avalanche de point de vue, l'oeil d'un cambodgien furtif "TIRE", regard pénétrant, sans peur. Invisible et menaçante, des entrailles de la forêt, la menace gronde. A la pointe des hautes herbes, l'objectif s'accroche, se fraye péniblement un chemin entre les branchages, puis, d'en haut de la colline, le petit soldat se meurt.

Jipis

19 abonnés | Lire ses 360 critiques |

   4.5 - Excellent

« La France est notre mère qui nous nourrit avec des pommes de terre et des fayots pourris ». Les yeux de Pierre Shoendoerffer par l’intermédiaire de la caméra à hauteur d’homme de Raoul Coutard scrute un noir et blanc crépusculaire noyé sous les eaux. Un enfer vert sans couleurs potentiel d’une dernière demeure dévoile un ennemi lointain presque invisible réglant ses tirs de mortiers pendant qu’un Saint Cyrien et un baroudeur s’opposent mollement en débattant de stratégie. Les Rombiers managés à la dure ont des visages identiques que ceux que l’on combat à distance. Ils creusent les tombes de leurs congénères et de leurs maîtres. Soumis par une complète absence de conscience de soi, ils s’activent sous des ordres plus éducatifs que destructifs. Un visage presque adolescent se met spontanément à l’écoute d’anecdotes guerrières reformatées entre deux angoisses de disparaître. Il est possible néanmoins dans ce contexte ou la lumière du jour peut s’éteindre à chaque instant de pouvoir sourire en devisant une bouteille de vin à la main. Les tensions entre différentes manières de faire sont atténuées par l’élaboration naturelle d’une affection protectrice mutuelle. Les hommes continuent d’exister dans un cauchemar éveillé omniprésent. Quand l’un deux sait que son tour est venu de s’en aller ce n’est plus la peur du « Viet » qui le paralyse mais une faune animale encore plus dangereuse. « La 317eme section évite une fiction outrancière napalmisée pour ne montrer que l’implacable réalité de faits d’armes filmés en temps réel, un flash historique reconstitué à l’authentique ou personnages et comédiens fusionnent dans des situations extrêmement exposées tout en restant d’une sobriété exemplaire. Ce que l’on voit c’est la guerre, la vrai, le spectateur n’est plus témoin, il est incorporé dans les progressions, les transports de blessés, les rivières à traverser, les pauses, les contacts radios et les morceaux de bravoures finaux. Par un contexte thématique incontournable le contenu de la 317eme section se rapproche du titre d’un film tourné par un célèbre cinéaste mexicain. « La mort en ce jardin »

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