La 317ème section
Note moyenne
4,2
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70 critiques spectateurs

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Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juin 2012
« La France est notre mère qui nous nourrit avec des pommes de terre et des fayots pourris ».

Les yeux de Pierre Shoendoerffer par l’intermédiaire de la caméra à hauteur d’homme de Raoul Coutard scrute un noir et blanc crépusculaire noyé sous les eaux. Un enfer vert sans couleurs potentiel d’une dernière demeure dévoile un ennemi lointain presque invisible réglant ses tirs de mortiers pendant qu’un Saint Cyrien et un baroudeur s’opposent mollement en débattant de stratégie.

Les Rombiers managés à la dure ont des visages identiques que ceux que l’on combat à distance. Ils creusent les tombes de leurs congénères et de leurs maîtres. Soumis par une complète absence de conscience de soi, ils s’activent sous des ordres plus éducatifs que destructifs.

Un visage presque adolescent se met spontanément à l’écoute d’anecdotes guerrières reformatées entre deux angoisses de disparaître. Il est possible néanmoins dans ce contexte ou la lumière du jour peut s’éteindre à chaque instant de pouvoir sourire en devisant une bouteille de vin à la main.

Les tensions entre différentes manières de faire sont atténuées par l’élaboration naturelle d’une affection protectrice mutuelle. Les hommes continuent d’exister dans un cauchemar éveillé omniprésent.

Quand l’un deux sait que son tour est venu de s’en aller ce n’est plus la peur du « Viet » qui le paralyse mais une faune animale encore plus dangereuse.

« La 317eme section évite une fiction outrancière napalmisée pour ne montrer que l’implacable réalité de faits d’armes filmés en temps réel, un flash historique reconstitué à l’authentique ou personnages et comédiens fusionnent dans des situations extrêmement exposées tout en restant d’une sobriété exemplaire. Ce que l’on voit c’est la guerre, la vrai, le spectateur n’est plus témoin, il est incorporé dans les progressions, les transports de blessés, les rivières à traverser, les pauses, les contacts radios et les morceaux de bravoures finaux.

Par un contexte thématique incontournable le contenu de la 317eme section se rapproche du titre d’un film tourné par un célèbre cinéaste mexicain.

« La mort en ce jardin »
matt240490
matt240490

98 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2012
Film français sorti en 1965, La 317ème section est l'un des rares films parlant de la guerre d'Indochine. Volontairement proche d'un documentaire, le métrage de Pierre Schoendoerffer se distingue par son impressionnant réalisme pour l'époque mais ne parvient jamais à dépasser ce sentiment d'étonnement. Car, il faut le dire, le récit est lent et ne permet aucunement une appréciation ou une attache quelle qu'elle soit. Présentant aussi quelques caractéristiques communes avec La Ligne Rouge, on ne peut que saluer l'audace du réalisateur mais nous ne pourrons en aucun cas lui affirmer que le métrage nous aie séduit.
artaud
artaud

27 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2012
Sachant comment ce film a été tourné, avec un amour et une vie telle, Schoendoerffer a su dresser des portraits psychologiques humains, avec toutes
Ce film n'est pas une propagande car il présentent ces protagonistes indépendamment de toutes les décisions supérieures. La guerre, c'est un état de fait. Qu'on ne soit pas en France, c'est un état de fait. Que la France ne soit pas attaqué, c'est un état de fait. Qu'on ne sache pas pourquoi l'on meurt si ce n'est par patriotisme lointain, c'est aussi un état de fait. Et tout se déroule ainsi. Les hommes ne sont pas responsables et vont de coups du sort en sacrifice, si inutile lorsque la mort parvient.Ce sont des hommes pris au piège. Schoendoerffer filme aussi les expériences, comment l'homme s'adapte à ses couches d'ineptie mais aussi avec ses expériences passées et sûrement futures.
Evidemment, Schoendoerffer était animé par des notions fantasmes telles que l'honneur, le mérite, la guerre mais en filmant les êtres, il rend à ces notions une intelligence que nul n'avait acquis alors. C'est l'humanisation de la bêtise à mon sens mais
je conviens surtout, et grâce à ce réalisateur, qu'il ne porte aucun jugement... C'est peut-être cela l'accroche qui vaut ma considération.
C'est le meilleur film de guerre que je connaisse.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 mars 2012
Un bel ensemble. Réalisation aboutie et scénario bien maitrisé. Manque peut être la touche de génie qui fait souvent la différence. A voir.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2012
Précédant, et pour cause, les superproductions américaines qui feront de la guerre du Vietnam un thème incontournable de leur répertoire, "La 317è section" est à la fois précurseur et profondément original. Loin du spectaculaire hollywoodien, Pierre Schoendoerffer impose un cinéma âpre, un ton quasi-documentaire, ainsi qu’un refus absolu de toute prise de position morale. Ce groupe de soldat n’est pas là pour sonder la folie de la guerre, comme Martin Sheen dans "Apocalypse Now", ni pour exorciser les démons d’un pays humilié par la défaite, comme Stallone dans "Rambo 2" ou Willem Dafoe dans "Platoon". Il est là parce que c’est son devoir, que la guerre est impitoyable et qu’il faut essayer de sauver sa peau : c’est tout. Le regard est sans complaisance sur les atrocités vécues ou commises, mais sans jamais rien de larmoyant. L’œil du réalisateur est celui d’un professionnel qui expose un sujet qu’il connaît bien, pas celui d’un poète qui part dans ses rêves ou d’un philosophe qui réfléchit au sens de tout ça. A ce titre, le centre de gravité du film n’est pas le lieutenant Torrens, incarné par le jeune Jacques Perrin avec cette candeur qui n’est qu’à lui, mais l’adjudant Willsdorf de Bruno Crémer, dont ce rôle contribua grandement à faire un acteur de premier plan. Apportant déjà cette épaisseur et cette placidité qui feront tout le prix de ses interprétations futures, il réussit à ne pas être uniquement une bête de guerre. Ce pays où la guerre l’a amené, il le connaît, il l’aime, il aimerait pouvoir y vivre… mais il fait son métier de guerrier – et il apprécie, en connaisseur, lorsque ses ennemis le font aussi avec compétence. Produit par un producteur, Georges de Beauregard, qui fut celui de la Nouvelle Vague, "La 317è section" est un objet cinématographique toujours passionnant cinquante ans après sa sortie, ainsi qu’un document utile sur la guerre d’Indochine, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’a pas inspiré une foule de films français.
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2011
La guerre traitée sans complaisance, sans héroïsme, dans ce qu'elle a de plus inhumain et destructeur. On pourrait craindre que la distanciation avec les personnages soit trop grande pour que le film puisse créer de l'émotion. Il n'en est rien, car les différents protagonistes sont très complets et magistralement interprétés, ce qui installe tout de suite de l'empathie chez le spectateur. La musique et la mise en scène, qui fait la part belle au réalisme, ne rendent le film que plus dur et parlant. Poignant.
SpecOmega
SpecOmega

14 abonnés 338 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2011
L'aspect documentaire est un parti pris : le spectateur ne trouvera pas de grands effets. Schoendorffer réussit à rythmer son film comme il avait rythmé le livre et livre une adaptation fidèle. Willsdorf notamment est conforme à l'image qu'on s'en était fait, l'accent en moins. La réalité de la guerre est présente, l'image noir et blanc réussit à transcrire la chaleur et l'humidité. Les deux comédiens principaux sont vraiment excellents. A voir et à lire.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2011
Il existe, d'après mes souvenirs, très peu de film français qui parle de la guerre en Indochine, mais en plus quand celui-ci est aussi réussi, cela donne une oeuvre qui est forcément à découvrir.
Il faut dire que le réalisateur Pierre Schoendoerffer - qui a participer à cette guerre en tant que correspondant - à décider de montrer judicieusement l'ensemble avec un certain réalisme et une grande authenticité ( en grande partie dù aussi à la photographie en noir et blanc de Raoul Coutard qui donne même l'impression par moment que l'on se trouve devant un documentaire ), ce qui fait que l'on ait rapidement captivé par ce que l'on voit à l'écran.
De plus, le casting composé en autres de Bruno Cremer ( qui tient le rôle de l'adjudant Willsdorf ) ou encore de Jacques Perrin ( qui joue le sous-lieutenant Torrens ), s'en sort remarquablement.
Bref, une oeuvre a ne surtout pas négliger car elle montre au quotidien et de manière assez précise ce qu'on vécu, en partie, la section qui étaient présente là-bas.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2011
il a fallu attendre la "317e section" de Pierre Schoendoerffer pour avoir enfin un film français sur la guerre d'Indochine! Couronnè du meilleur scènario au Festival de Cannes et tournè au Cambodge, le film dègage une belle authenticitè grâce au souvenir du rèalisateur, vètèran d'Indochine, qui fit parti des volontaires parachutès sur Diên Biên Phu en 1954! Schoendoerffer adapte ici son roman èponyme ècrit en 1963 où l'on suit une section militaire de Laotiens commandèe par des officiers français que jouent Bruno Cremer et Jacques Perrin! Forcèe à abandonner le poste isolè qu'elle occupait, elle s'engage dans un repli qui sera synonyme pour elle d'anèantissement! Avec cette oeuvre èmouvante et rèaliste, le cinèaste a voulu plonger le spectateur dans l'oeil du cyclone, presque comme dans un documentaire! Le rèsultat est à la hauteur de cette ambition parce qu'il se refuse d'exalter un certain hèroïsme et choisit de montrer que le courage se rèvèle dans la difficultè de prendre certaines dècisions douloureuses et dans l'accomplissement de sacrifices plutôt que dans les charges meurtrières! Une date dans l'histoire du cinèma français...
cinephile74
cinephile74

21 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2011
Tourné avec une équipe réduite au milieu de la jungle cambodgienne, "La 317ème section" constitue un des rare film à aborder ce conflit mal-connu que demeure la guerre d'Indochine. Pierre Schoendoerffer y adapte son roman éponyme et insuffle un style documentaire dont le dépouillement est renforcé par la photographie N&B de Raoul Coutard. On tient véritablement une grande réussite du film de guerre français qui retranscrit avec beaucoup d'acuité la lutte des soldats pour préserver leur humanité.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 864 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2022
C'est un chef d'oeuvre absolu. De loin le meilleur film de guerre français de tous les temps. Les photos fantastiques et tellement réalistes. Bruno Cremer gigantesque. Un film en noir et blanc. Cinq jours de guerre suffisent pour la comprendre intégrallement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mars 2011
Rare film ,voire l'un des seuls films traitant la guerre d'indochine avec une approche réaliste, ça n'est pas du Spielberg et c'est tant mieux. Ce film vous entraîne dans la moiteur de la jungle nord vietnamienne où le personnage de Cremer , vieux guerrier , malgré-nous qui traîne sa carcassse de conflit en conflit et perrin en jeune sous-lieutenant encore tout frais sans tomber dans la caricature du bleu, forme un couple extremement bien ficelé. Si vous vous attendez à des scènes de 30 minutes de rafales avec sang et tripailles qui coulent à flot , vous serez déçu. Les combats sont de brefs accrochages qui collent plus à la réalité du contexte. A noter l'hommage à ces auxiliaires vietnamiens qu'on oublie trop!
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 octobre 2010
De part sa participation à la guerre d'Indochine Schoendoerffer avec La 317e section réalise un film à l'aspect très réaliste mais justement le côté documentaire est un peu trop appuyé ce qui enlève l'émotion d'un film. Bruno Crémer y livre une prestation remarquable d'un militaire plus vrai que nature.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 897 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2010
Avec Pierre Schoendoerfer et beaucoup d’étudiants dans la salle
Pas de fioritures. La pluie moussonne en noir et blanc. Dien bien phu grésille à la radio qui fonctionne par dynamo. Un tournage petits moyens comme la section l’aurait été en réalité. Rambo ne viendra pas et le héros ne sera pas sauvé. C’est une vraie fausse guerre en attendant l’Algérie. Perrin et Cremer, jeunes acteurs sont convaincants.
FESTIVAL LUMIERE 2010
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 septembre 2010
Monument du genre ce film est ce qu'on fait de mieux dans le genre "pédagogique" (prenez en de la graine M. Bouchareb et Mme Bosch). Un film quasi documentaire sur une section en pleine brousse indochinoise. Le scénario n'offre qu'une triste vérité sur les combats avec une vision âpre et dure du quotidien de cette section. Avec un Bruno Crémer charismatique en prime. Si la mise en scène semble "plate" pour certain il s'agit ni plus ni moins qu'un choix judicieux qui colle parfaitement avec le traitement du scénario (faire virevolter la caméra ne sert pas toujours le propos du film). Coller au plus près d'une réalité qui était encore difficile d'entendre en 1964. Un très très grand film de guerre.
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