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    Buongiorno, notte
    note moyenne
    3,8
    173 notes dont 27 critiques
    répartition des 27 critiques par note
    5 critiques
    13 critiques
    1 critique
    4 critiques
    3 critiques
    1 critique
    Votre avis sur Buongiorno, notte ?

    27 critiques spectateurs

    Vareche
    Vareche

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    5,0
    Publiée le 6 octobre 2008
    Quel dommage finalement que le cinéaste du diable au corps manquent à l'appelle du roman. Décrire un quotidien aussi tragique que celui des héros, que celui d'une femme prise par le dégoût d'elle-même, tout conspue à la froideur, à la liquidation du problème aldo moro, vieil ennemi réactionnaire, vieux idéologue contre idéologie périmée. Pourtant la fioriture politique dégoûte l'auteur de Del Perdito Del Amor, il se consacre à un confinement funèbre. Têtes coupées, focale qui se raccourcit, le cadre se déstructure dés que la lumière se réduit. De cette parabole évidente sur l'enfermement du corps dans l'esprit, du théâtre aveugle d'un interminable monastère, où les principes intellectuels deviennent pratiques du bourreau, le cinéaste ne se veut ludique, s'affirmant comme libre penseur, il veut l'alibi artistique alors qu'il ne revendique rien. Ce talent d'observateur de l'ordre des choses telles qu'elles se déroulent, de les observer en demeures de ce qu'elles sont d'abord un motif de mise en scène, gène et réjoui. Il pourrait faire de bellochio un spielberg pessimiste (il en existe de trop), un habile artiste inspiré parfaitement, mails il y a cet acharnement à découper les personnages, à ne jamais les filmer entièrement. La symbolique apparait plus complexe qu'elle semblait(la cage de l'oiseau dans le champs, le bébé dans le champs, les déplacements confus, le montage nerveux et parfait...)car le hors champs chez bellochio sauve ses films d'une vacuité et le conduit à l'émoi réfléchi. Le sourire de ma mère était une pièce de musée incroyablement perfide et subtile, celui-ci relève plus cynique encore, se figeant en une émotion calculée, il n'en pose pas moins les questions de l'engagement morale avec art. Une idée et une image de l'art éternel que les italiens gardent en demeure. Une distinction qui tient son envol.
    benoitparis
    benoitparis

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    3,5
    Publiée le 22 juin 2012
    Difficile de ne pas saluer le style de la mise en scène et l’intelligence du scénario. On peut être un peu plus gêné par le fond. Bellocchio a su éviter le manichéisme simpliste dans son portrait des bourreaux, des ravisseurs et des tueurs des Brigades rouges. On les voit dans leurs tiraillements entre la simple compassion humaine et une fuite en avant dogmatique criminelle et autiste, dont l’enfermement en huis clos avec la victime et la vie en clandestinité dans l’espace « ordinaire » est une parfaite métaphore. On est plus perplexe devant l’idéalisation de la victime, à le fois martyre et sage pétri de bonté paternelle. Sans vouloir discuter les mérites personnels du personnage (un des auteurs du "compromis historique"  avec le PC italien), c’était aussi après tout un dirigeant d’un parti particulièrement corrompu… Bellocchio a reçu une éducation catholique avant d’avoir eu un engagement maoïste qu’il qualifie lui-même de religieux. On a le sentiment qu’il en reste un certain pathos dans le film, en échos avec une histoire personnelle pas si bien digérée.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 31 mai 2014
    J'ai grandement apprécié ce film et il faut se dire que les années 1970 étaient aussi les années qui ont suivi Mai 68 un ensemble de mouvements et manifestations survenus en France, en mai-juin 1968. Ces événements constituent une période et une césure marquantes de l'histoire contemporaine française, caractérisées par une vaste révolte spontanée, de nature à la fois culturelle, sociale et politique, dirigée contre la société traditionnelle, le capitalisme, l'impérialisme et, plus immédiatement, contre le pouvoir gaulliste en place. Enclenchée par une révolte de la jeunesse étudiante parisienne, puis gagnant le monde ouvrier et pratiquement toutes les catégories de la population sur l'ensemble du territoire, elle reste le plus important mouvement social de l'histoire de France du xxe siècle. En Italie c'était l'apogée des Brigades rouges (italien : Brigate Rosse, BR) désignent plusieurs organisations révolutionnaires d'extrême gauche italienne, dont la première est apparue durant les années de plomb. Elles sont connues pour avoir commis plusieurs attentats et assassinats, dont notamment l'enlèvement et le meurtre, en 1978, de l'ancien chef du gouvernement italien Aldo Moro. Les Brigades rouges sont classées comme groupes terroristes par les autorités italiennes, et leurs membres ont été poursuivis et condamnés pour actes de terrorisme. En Belgique, se sont; les Cellules communistes combattantes (CCC) sont une organisation belge d'extrême gauche, fondée en juin 1983 et responsable de divers attentats. Après l'arrestation des principaux membres en 1985, le groupe disparaît. Il utilisait comme symbole une étoile rouge avec trois C (un au centre de l'étoile, deux sur les côtés). Toutes ces jeunesses sont passées par des époques de troubles et de désespoir face à l'évolution du capitalisme, de la haute société bourgeoise se foutant de tout et aux gouvernements incapables de faire le nécessaire pour équilibrer l'ensemble face au prolétariat dominé partout, alors un jour le pétard a bien pété car la mèche allumée par tant de méprisance envers les ouvriers et les plus démunis, a fini par créer un état de conscience chez certains jeunes qui n'ont vu qu'une solution la révolte et ses conséquences. Le film démontre bien leur état d'esprit à ces moments-là, et si la vie continue à se déstabiliser comme elle le fait, cela redeviendra une autre histoire du même genre et comment en vouloir à toutes ces personnes délaissées, oubliées à leurs sorts et voir leur travail s'envoler vers d'autres cieux et leurs pouvoir d'achat s'envoler lui aussi, alors les vieux, eux subissent, mais les jeunes eux finiront encore par réagir à ces soi-disant démocraties qui oublient un peu trop vite leurs citoyens les plus démunis et cela ne fait que s’aggraver de jour en jour, la balle est dans le camp des gouvernements et à eux d'en prendre leurs responsabilités. Le film dont je ne suis pas d'accord sur les attentats ou morts d'hommes,(tel déjà celui-ci, Aldo Moro un homme pacifique responsable de la Démocratie chrétienne et qui a malheureusement servi de cible innocente, un très mauvais exemple qu’a été la mort de ce grand homme aux idéaux pacifiques alors qu’il y en a tant de mauvais) c'est bien là que l’on détermine la laideur du terrorisme aveugle, que pour ceux déterminés comme terroristes, un moyen d'une certaine expression trop violente que je ne peux approuver, mais ils se disent sûrement quoi faire alors!, mettre des hommes de valeur au pouvoir dans les gouvernements. Ici, je n'ai faits aucun encouragement quelconque vis-à-vis de la violence où d'une quelconque révolution à venir que l'on ce le dit bien. Mais si personnes ne fait rien qu’advienne que pourra. Nous avons déjà à faire avec le terrorisme aveugle des extrémistes islamistes, alors pensez-bien à notre jeunesse qui elle un jour vous en voudra à vous aussi, car sans futur, il ni aura jamais d’avenir. Je note le film 4,5 étoiles sur 5.
    Arko36
    Arko36

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    0,5
    Publiée le 19 mai 2010
    Berlusconi et ses amis ont dû adorer ce film! Vision subjective de l'événement historique avec d'un côté les gentils, d'un autre les méchants (même si l'un d'eux qui se pose des questions quand même...). D'ailleurs les seuls à dire du bien des brigades rouges dans le film sont un hippie branleur fumeur de joint et un fasciste. Le réalisateur oublie que dans ces années, les organisations de lutte armée avait un réel écho dans la population. Bref, un film totalement subjectif à éviter.
    JamesDomb
    JamesDomb

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Huis clos etouffant signé Marco Bellochio.L'interpretation est impeccable en particulier Maya Sansa qui possède un regard extraordinaire.Elle arrive à rendre "humain" un personnage aussi complexe que Chiara membre des Brigades Rouges qui remet en cause petit à petit ses idées et doctrines.Sur la musique des Pink Floyd et de Riccardo Giagni,le film mélange à la fois images d'archives et fiction de façon homogène rappellant au passage cet épisode tragique de la politique italienne de 1978.A connaitre.
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    4,0
    Publiée le 4 août 2008
    Que c'est bon d'être surpris, bluffé même par un film dont vous n'attendez au départ pas grand-chose mais qui se révèle être au final une oeuvre remarquable sur bien des points ! "Buongiorno, notte" réalisé par Marco Bellochio en 2004 n'a rien du long-métrage pseudo-historique qui se servirait de clichés comme toile de fond pour développer en parallèle un affreux mélo ou je ne sais quoi de ce genre. Non, dès les premiers instants, il souhaite s'éloigner de tout ce qui pourrait le faire ressembler à un téléfilm sur grand écran. Narrant la séquestration d'Aldo Moro, il choisit un point de vue original (interne et qui plus est féminin) permettant à son film de ne pas sombrer dans le redondant (car le sujet a déjà été mille fois exploité). Faisant le choix de se situer à l'opposé de tout élément spectaculaire, il met de côté les négociations et autres facteurs de suspense pour instaurer un rythme lent et tranquille s'intéressant non pas tant aux idéologies formatées de fanatiques de tous bords (cela n'est pas l'essentiel) qu'aux aspirations fantasmées de notre héroïne si atypique. Bien sûr, le propos politique est présent mais ne se cantonne qu'à brièvement dénoncer des actions illuminées en argumentant convenablement un discours très démocrate quoique pas si conventionnel qu'il n'en a l'air (prêtez attention aux nuances !). Visuellement, le style de Bellochio fait des merveilles : optant la plupart du temps pour des plans très rapprochés, il saisit à merveille toutes les pensées et émotions de la sublime Maya Sansa dont la composition a de quoi susciter l'admiration. Très fort dans sa façon d'analyser les regards de chacun, il s'appuie en outre sur une étonnante photographie au ton sombre et dénué de tout effet de mode. Ouvrant vers différentes métaphores et parallèles, il propose des pistes de réflexion sur le pouvoir médiatique. On pourra juste lui reprocher une chronologie respectée à la lettre ou un manque de surprises une fois que nous sommes rentrés dedans...
    In Ciné Veritas
    In Ciné Veritas

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    2,5
    Publiée le 31 octobre 2017
    En revenant sur l’enlèvement, la séquestration puis l'assassinat d'Aldo Moro par les Brigades rouges, Marco Bellocchio s’empare d’un sujet au traitement cinématographique délicat. Astucieusement, le réalisateur fait le récit chronologique de ces évènements à travers le regard de Chiara (Maya Sansa), seul personnage féminin parmi les ravisseurs de l’homme politique italien. Mais Buongiorno, notte souffre d’un manque de contextualisation sociale et politique ainsi que d’une ambition artistique timide supplée par une belle bande son parfois un peu trop présente. Et, faute d’une approche psychologique des protagonistes, le quasi huis-clos mis en images ne délivre pas l’ambiance sous forte tension attendue. Enfin, sans justification, l’épilogue s’écarte des faits réels et tend à affaiblir l’ensemble du film. Cependant, malgré une perception un peu manichéenne des deux parties, reconnaissons à Marco Bellocchio d’avoir su par ailleurs confronter les extrémistes de droite (fascistes) et de gauche (Brigades rouges) pour mettre en évidence leurs points de ressemblance.
    velocio
    velocio

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    1,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Trop souvent, des afféteries ridicules plombent ce film ennuyeux. Peu de temps après "Le Sourire de ma mère", Bellochio aligne un deuxième film raté. Doit on lui dire bye-bye ? (ou baille-baille).
    BlindTheseus
    BlindTheseus

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    4,0
    Publiée le 3 mars 2008
    Un bon rapport sur quelques excités rouges ( toufefois peut-être davantage idéalistes que la moyenne ) & utopiques que l'on verrait difficilement adapté façon "U.S"...
    filifilafilo
    filifilafilo

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    5,0
    Publiée le 16 octobre 2007
    Un grand film très maîtrisé, sans pour autant être restreint. Si la reconstitution historique est le genre de ce film, c'est avanttout un vrai thriller, qui plonge le spectateur dans une ambiance politique tendue avec maestria.
    Axis.fr
    Axis.fr

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    2,5
    Publiée le 29 septembre 2006
    Exemple type de film où la critique est unanime ... et auquel je n'ai pas été receptif !? Faut-il être italien, communiste, chrétien-démocrate, amateur d'Histoire (ou connaître le réalisateur !?) pour se trouver passionné par cette histoire, somme toute assez mince et ennuyeuse !. :(( Ok, j'ai aucun reproche à faire aux acteurs, à la crédibilité du scénario... pas de "déjà-vu-100-fois"... mais bon ?.. Et alors ?... et après !? Si je mets une très bonne note niveau forme (et encore, c'est assez conventionnel), niveau fond : ...pffffff... booooring !? Je vais aussi au cinéma pour être touché, transporté... que ça soit de rire, de larme, d'émerveillement... ou qu'on me fasse réfléchir... Mais là !? Je trouve que tout cela est une coquille d'auteur bien vide !? Je mettrais un sérieux "moyen-bien" à ce film... 21 grams, par exemple... là, j'ai été hyper touché :? 4 étoiles !
    thewall
    thewall

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Après le retour de Bernardo Bertolucci il y a peu de temps, c'est au tour de Marco Bellocchio de revenir sur le devant de la scène. Son "Sourire de ma mère" était déjà une oeuvre ambitieuse et inspirée (même si personnellement, je n'ai pas été touché par ce film). Il confirme ici toute l'étendue de son talent en nous livrant un film sobre, dépouillé, et qui va à l'essentiel. Il oppose de manière magistrale deux extrémismes : celui de droite (fascisme) et celui de gauche (les Brigades rouges : factions extrémistes du communisme) afin de mieux montrer leurs points communs. Son discours n'est jamais martelé et il préfère filmer les zones d'ombre de ses personnages, leurs doutes et leurs espoirs, plutôt que de nous abrutir de discours politiques. Son film n'est jamais simpliste, ni même racoleur. Le cinéaste n'oublie pas pour autant de créer un bel objet cinématographique puisque les images sont très soignées et la musique du Pink Floyd arrive à distiller une émotion rare et puissante. Finalement, le cinéaste est arrivé à signer une oeuvre politique, mais filmée comme un rêve éveillé. Beau simplement.
    Nelly F.
    Nelly F.

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    4,0
    Publiée le 30 novembre 2013
    J'ai vraiment adoré l'histoire de ce film, mais dommage que j'arrive pas à le trouver en Français.
    jean-paul K.
    jean-paul K.

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    2,5
    Publiée le 21 janvier 2017
    Je suis très surpris par les notes élevées attribuées à ce film. Pour moi, c'est une coquille vide ne répondant à aucune des interrogations que l'on est en droit de se poser. Le fait que ces jeunes gauchistes soient contrariés par le fait qu'ils soient assimilés à de vulgaires assassins et non aux libérateurs de la classe ouvrière semble ridicule; heureusement la jeune femme est sympathique, mais le fait qu'elle prenne conscience de ces actes a posteriori rend le personnage et l'histoire peu crédible. Un bon point pour la mise en scène et la bande son et quand même merci à Bellochio de nous remémorer une histoire proche et douloureuse.
    hommeidf
    hommeidf

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    4,0
    Publiée le 20 mai 2007
    Un très bon film racontant, de manière romancée, l'enlèvement du Premier ministre italien - Aldo Moro - par le mouvement terrorisme Brigades rouges. Le réalisateur réussit très bien l'exercice délicat de présenter l'ambiance des "Années de plomb" où violence, utopies, mouvements mafieux et politique s'entre-mêlaient. Il présente de manière très humaine et réaliste les hésitations de la jeune Chiara entre théories politiques et réalisme, entre violence et humanisme, entre lutte idéologique et simple recherche d'une vie meilleure. Le jeu des acteurs - notamment de Maya Sansa et Roberto Herlitzka - est à la fois expressif et naturel. On peut seulement regretter quelques longueurs.
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