Date de sortie cinéma :
4 février 2004
Film déjà disponible en DVD depuis le : 23 septembre 2004
Réalisé par Marco Bellocchio
Avec Maya Sansa, Luigi Lo Cascio, Piergiorgio Bellocchio jr, plus
Long-métrage
italien.
Genre :
Historique,
Drame
Durée :
1h45 min
Année de production :
2003
Distributeur :
Océan Films
Synopsis : A Rome, en 1978, Chiara, jeune terroriste engagée dans la lutte armée, est impliquée dans l'enlèvement et la séquestration d'Aldo Moro. A travers ses yeux, nous voyons se dessiner l'univers complexe des "années de plomb". Sa foi absolue dans la révolution l'emprisonne dans les rituels de la clandestinité.
En contrepoint, elle mène une vie au grand jour, un quotidien ordinaire : le boulot, le bureau, les collègues et un petit ami qui semble la connaître si bien, si pleinement, mieux qu'elle ne se connaît elle-même.
Elle s'accroche à des émotions infimes que l'idéologie et la lutte des classes battent continuellement en brèche. En conflit avec les autres membres du groupe, elle se sent de plus en plus mal à l'aise dans son rôle de combattante, tandis que le passé et le présent ébranlent ses certitudes.
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Ex : Nice, Bastille, 33017, UGC Lyon, Gaumont Paris
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164 critiques postées
Sa note :
(4)
Sa critique :
Quel dommage finalement que le cinéaste du diable au corps manquent à l'appelle du roman. Décrire un quotidien aussi tragique que celui des héros, que celui d'une femme prise par le dégoût d'elle-même, tout conspue à la froideur, à la liquidation du problème aldo moro, vieil ennemi réactionnaire, vieux idéologue contre idéologie périmée. Pourtant la fioriture politique dégoûte l'auteur de Del Perdito Del Amor, il se consacre à un confinement funèbre. Têtes coupées, focale qui se raccourcit, le cadre se déstructure dés que la lumière se réduit. De cette parabole évidente sur l'enfermement du corps dans l'esprit, du théâtre aveugle d'un interminable monastère, où les principes intellectuels deviennent pratiques du bourreau, le cinéaste ne se veut ludique, s'affirmant comme libre penseur, il veut l'alibi artistique alors qu'il ne revendique rien. Ce talent d'observateur de l'ordre des choses telles qu'elles se déroulent, de les observer en demeures de ce qu'elles sont d'abord un motif de mise en scène, gène et réjoui. Il pourrait faire de bellochio un spielberg pessimiste (il en existe de trop), un habile artiste inspiré parfaitement, mails il y a cet acharnement à découper les personnages, à ne jamais les filmer entièrement. La symbolique apparait plus complexe qu'elle semblait(la cage de l'oiseau dans le champs, le bébé dans le champs, les déplacements confus, le montage nerveux et parfait...)car le hors champs chez bellochio sauve ses films d'une vacuité et le conduit à l'émoi réfléchi. Le sourire de ma mère était une pièce de musée incroyablement perfide et subtile, celui-ci relève plus cynique encore, se figeant en une émotion calculée, il n'en pose pas moins les questions de l'engagement morale avec art. Une idée et une image de l'art éternel que les italiens gardent en demeure. Une distinction qui tient son envol.
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172 critiques postées
Sa note :
(4)
Sa critique :
Un grand film très maîtrisé, sans pour autant être restreint. Si la reconstitution historique est le genre de ce film, c'est avanttout un vrai thriller, qui plonge le spectateur dans une ambiance politique tendue avec maestria.
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un visiteur - Le mercredi 10 février à 07:11