Vareche
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5 - Chef d'oeuvre
Quel dommage finalement que le cinéaste du diable au corps manquent à l'appelle du roman. Décrire un quotidien aussi tragique que celui des héros, que celui d'une femme prise par le dégoût d'elle-même, tout conspue à la froideur, à la liquidation du problème aldo moro, vieil ennemi réactionnaire, vieux idéologue contre idéologie périmée. Pourtant la fioriture politique dégoûte l'auteur de Del Perdito Del Amor, il se consacre à un confinement funèbre. Têtes coupées, focale qui se raccourcit, le cadre se déstructure dés que la lumière se réduit. De cette parabole évidente sur l'enfermement du corps dans l'esprit, du théâtre aveugle d'un interminable monastère, où les principes intellectuels deviennent pratiques du bourreau, le cinéaste ne se veut ludique, s'affirmant comme libre penseur, il veut l'alibi artistique alors qu'il ne revendique rien. Ce talent d'observateur de l'ordre des choses telles qu'elles se déroulent, de les observer en demeures de ce qu'elles sont d'abord un motif de mise en scène, gène et réjoui. Il pourrait faire de bellochio un spielberg pessimiste (il en existe de trop), un habile artiste inspiré parfaitement, mails il y a cet acharnement à découper les personnages, à ne jamais les filmer entièrement. La symbolique apparait plus complexe qu'elle semblait(la cage de l'oiseau dans le champs, le bébé dans le champs, les déplacements confus, le montage nerveux et parfait...)car le hors champs chez bellochio sauve ses films d'une vacuité et le conduit à l'émoi réfléchi. Le sourire de ma mère était une pièce de musée incroyablement perfide et subtile, celui-ci relève plus cynique encore, se figeant en une émotion calculée, il n'en pose pas moins les questions de l'engagement morale avec art. Une idée et une image de l'art éternel que les italiens gardent en demeure. Une distinction qui tient son envol.
Ajoutée le 06 oct. à 23h48
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