Des vendeurs en immobilier sont soumis à un ultimatum : soit ils seront parmi les meilleurs, soit ils seront licenciés. "Glengarry Glen Ross" est adapté d'une pièce de théâtre, et cela s'en ressent. Les décors sont très limités, et la mise en scène est professionnelle mais minimaliste. Toutefois, le scénario est de très bonne qualité. Outre la plongée dans l'univers des commerciaux à grande gueule et aux méthodes sournoises, le film propose des personnages bien dessinés et des dialogues percutants. Le tout servi par un casting royal : Jack Lemmon en vétéran ringard, Al Pacino en premier flamboyant, Ed Harris en excité anti-système, Alan Arkin en compère modéré, Kevin Spacey (alors inconnu) en chef à moitié dépassé mais inflexible, Jonathan Pryce en client paumé, et Alec Baldwin en "motivateur" infecte ! Un drame de bonne tenue, malheureusement peu connu à cause de son échec financier à l'époque.
Honnêtement, je ne m’attendais pas à un tel film. Quel pied ! James Foley livre ici le long métrage de sa carrière. Sa mise en scène est brillante, il utilise parfaitement l’espace qui lui est offert et cela nous donne des scènes magnifiques, en plus de la performance des acteurs. Techniquement il alterne comme il faut les rotations (scène au bar) ou encore les différents angles de prises (notamment dans l’agence). Tout ça colle parfaitement avec la pièce d’origine de David Mamet. L’alliance entre le théâtre et le cinéma est omniprésente du début à la fin. La classe de ce film est dû aussi à la photographie et aux décors de Jane Musky (« Ghost », « Free Love »).
Le scénario est un véritable bijou d’écriture. David Mamet dépeint avec subtilité et audace le capitalisme moderne à travers une agence de vendeurs en immobilier. C’est grinçant, original (encore plus pour l’époque) et intelligent. Les dialogues sont excellents et ils fondent à merveille dans la bouche des acteurs. Cela nous donne même à l’écran, des scènes proche d’un Scorsese ou d’un Tarantino, un pur régal !
Vous l’avez bien compris, je suis tombé complètement sous le charme de cette perle cinématographie méconnue. Je vous le conseille bien évidemment, mais je vous avertis, il est rare en dvd et encore plus à la télévision.
La critique complète et détaillée est disponible sur notre blog.
L'histoire ou plutôt la pièce dont le film est adapté, car la réalisation ne fait rien ou presque sur les plans technique et scénaristique pour cacher qu'en fait on a affaire à du simple théâtre filmé, est clairement un portrait cynique et donc réaliste du capitalisme à travers la vie de quelques personnages travaillant pour ou ayant un lien avec une agence immobilière sur deux jours. Mais ce que l'on retient surtout c'est un casting de gros malade. Jack Lemmon, Al Pacino, Kevin Spacey, Ed Harris, Alec Baldwin (une seule scène mais une scène mémorable où son personnage synthétise à lui seul l'abjection du capitalisme !!!), Alan Arkin, chacun ont l'occasion de faire au moins un beau numéro d'acteurs. On retient surtout Jack Lemmon et Kevin Spacey et les séquences dans lesquelles ils s'affrontent. "Glengarry" est en fait un film d'acteurs, d'immenses acteurs, ce qui en fait sa limite mais aussi son intérêt.
Un casting qui en attirera plus d'un, Al Pacino et Ed Harris pour ne pas citer le reste. Mais Glengarry est un sacré piège. Du début à la fin c'est que des paroles et paroles sur les enjeux d'agents immobiliers, ça ne s'arrête pas (véridique...), Doliprane time.
En lisant la jackette du DVD ça me donnait vraiment envie. Mais en fait non. J'ai trouvé ça énormément poussiéreux. Ok, le film est sorti au début des années 1990, mais franchement ça a mal vieilli, et je me demande si c'était pas déjà ringard à l'époque. C'est vraiment les grosses ficelles, c'est pénibles, ils disent des choses insipides. En plus ce qui m'énerve c'est que le film se voudrait intelligent, genre aha, regardez ce que je fais, regardez comme le film est intelligent... mais non. On s'en fout complètement de cette histoire. On y croit pas, les personnages sont mal écrits, ce qu'ils disent on y croit pas. C'est long, mais c'est long. C'est un open space où on a mis plein d'acteurs connus en espérant que le tout fasse quelque chose. Mais non, le résultat est vraiment très décevant...
Un bon film sur la pression dans le monde professionnel et sur comment la peur peut pousser les gens à commettre des actes qui vont contre leur propre morale. Un bon casting (Al Pacino, Ed Harris, Alec Baldwin, entre autres), qui rend le tout très crédible.
Un putain de sacrément bon numéro d'acteurs, tous au mieux de leur forme. Je ne donnerais pas de noms, mais beaucoup feraient bien d'en prendre de la graine. Le genre de film qui devrait être vu/montré dans les cours de théâtre...
Ce film est l’adaptation d'une pièce de théâtre et la majorité du temps, on ne peut pas dire que cela augure quoi que ce soit de positif car nombreux sont les flops dans cette catégorie, et malheureusement, Glengarry Glen Ross en fait partie. Si le casting 4 étoiles est de qualité, notamment le regretté Jack Lemmon, on ne peut pas dire autant du scénario qui s'appuie en grande partie sur de longs, parfois très longs monologues qui, bien que pour certains finement écrits et excellemment bien joués, assomment souvent le spectateur: même au théâtre, on se demande comment cela pouvait fonctionner. L'intrigue est mince et ne parvient jamais à captiver, et l'action figée couplée à une mise-en-scène à base de champ contre-champ sans saveur ne fait qu'accentuer le désintérêt porté à cette histoire.
Avec tous ces acteurs magnifiques, je m'attendais à voir un très bon film ... et bien c'est raté, l'intrigue est tellement anecdotique qu'on décroche assez rapidement ... par contre, énormes performances d'acteurs avec un magnifique Lemmon, un grand Al Pacino et un charismatique Moss.
Quel film étrange... Les acteurs sont absolument géniaux : Alec Baldwin tout d'abord, dont le monologue au début du film est mémorable. Mais aussi Al Pacino, qui nous livre ici une des plus grandes performances de sa carrière, même chose pour Jack Lemmon, Ed Harris et Kevin Spacey... La mise en scène est absolument impeccable... Bref, du côté des acteurs et de la réalisation, c'est excellent. Le problème ? On s'emmerde. Mais vraiment... Y a des moments particulièrement brillants (Le monologue de Baldwin donc, sans oublier la scène ou Al Pacino essaye d'arnaquer un client), mais globalement, c'est une oeuvre dans laquelle on a du mal à entrer. Malgré tout, ce film mérite clairement une excellente note.
Ce film "theatrale" frole le genie...le realisateur J.FOLEY peu connu chez nous, nous livre un produit de choix avec un casting en or (Pacino, Spacey, Pryce, Lemmon, Harris, Arkin et un petit passage de A.Baldwin)....Vu et revu, ca m'a pas empeché de le prendre en dvd (enfin disponible).....Les dialogues sont savoureux, les scenes entre les protagonistes sont excellement mis en scene......mention spéciale a un ed harris enflammé et un Al pacino en grande forme....FIlm passé presque inaperçu qui merite d'etre decouvert ou redécouvert......les 1h40 passent hélas trop vite......le meilleur film sans l'ombre d'un doute sur le monde impitoyable des vendeurs prets a tout pour rester au top.........Un film génial.....
Voila un vrai film d'acteurs. Monologues après monologues on s'en lasse pas de voir quel talent le casting possède. Apprentis acteurs, voici la marche à suivre.
Un thème intéressant et très bien traité, les méthodes peu scrupuleuses des vendeurs en immobilier, poussés au vice par leurs dirigeants, sont parfaitement mises en image. On sent les vendeurs, à bout de nerf, prêts à tout pour conclure leurs ventes, seulement malgré ce casting impressionnant, les acteurs sur-jouent beaucoup et les dialogues sont extrêmement répétitifs, on a l'impression de tourner en rond pendant une heure et demi, fort dommageable pour un film avec un si gros potentiel et quelques retournements de situation bien pensés. Ca reste tout à fait regardable mais l'impact aurait été bien plus fort avec un meilleur traitement.