Il y avait matière à faire un truc stylé mais l'obstination à vouloir faire du glauque, sombre, dépressif et trop exubérant tue littéralement le fil sans parler de cette musique d'ambiance incessante qui couvre beaucoup trop les dialogues donnant un effet de marmonage plus que dialogue. C'est insupportable.
Sur le papier ça faisait envie parce que la casting est très bon mais malheureusement ça ne suffit pas.
Je mets la moyenne parce que le jeu est quand même de qualité, la.mise en scène est propre, même la photographie est assez belle malgré cette obscurité omniprésente.
Un très bon polar, une bonne histoire, une ambiance à la Melville recontextualise bien sûr et surtout un jeu simple et époustouflant de vérité (non pas d'intensité que je dirige vers la réalisation) de monstre sacré à savoir Auteuil Depardieu et Dussolier entre autre. Prenant.
Olivier Marchal nous livre avec "36 quai des Orfèvres" (2004) un polar français qui, malgré ses ambitions, peine à convaincre. Le scénario souffre d'une écriture parsemée de clichés et de facilités narratives. La confrontation entre les personnages de Klein et Vrinks s'enlise dans des archétypes convenus, avec des rebondissements prévisibles. Daniel Auteuil, dans le rôle de Léo Vrinks, semble mal à l'aise. Son interprétation manque de crédibilité et les scènes de désespoir ou de tendresse tombent à plat, sans jamais susciter l'empathie. La mise en scène révèle une paresse créative, particulièrement dans les séquences d'action filmées sans précision ni réalisme. Quelques qualités subsistent : la prestation remarquable d'André Dussollier apporte une profondeur bienvenue, tandis que Gérard Depardieu reste convaincant dans son rôle de flic corrompu. En définitive, malgré un casting prestigieux, le film ne parvient pas à s'élever au-dessus de la médiocrité en raison d'un manque d'audace scénaristique et d'une réalisation trop conventionnelle.
J'avais noté ce film il y a pas mal de temps, mais j'ai eu l'occasion de le revoir en février 2025, sur Netfilx. J'ai trouvé que cela n'avait pas si bien vieilli que ça. Scànes d'action du siècle dernier, scénario pas assez sharp par moment. Mais c'est quand mêm cool de voir Depardieu et Auteuil face à face, avec Dussolier aussi. Je ne change pas ma note, j'invité à le regarder, mais je le pensais plus cultissime.
Du grand Marchal Le making of montre l investissement du réalisateur jusqu au boutiste (tenue vestimentaire et coupe de cheveux) C est un grand film avec un réalisateur qui sait utiliser le potentiel de ses acteurs Elle est la la force d olivier marchal qui signe d ailleurs un de ses meilleurs films
Ce polar, sur fond de guerre des polices entre BRI et BRB, met en scènes deux commissaires mis en compétition pour arrêter un gang de braqueurs. Entre enquête et recherche de pouvoirs, ce thriller français à l’esthétique noir et sombre est d’une rare efficacité alors qu’il est aussi d’une grande sobriété et d’une grande profondeur. En effet les personnages principaux sont exploités dans leur psychologie la plus profonde ce qui donne à ce long métrage une dimension humaine non comparable à d’autres thrillers souvent axés uniquement sur l’enquête. Entre intrigue, vengeance, trahisons et flics pas si blancs, Olivier Marshal signe ici un des meilleurs thrillers français.
Le film est pas mal, mais il n'y a pratiquement aucun moment sans musique. C'est exaspérant et très compliqué de tenir jusqu'au bout. Franchement dommage, ça gâche le plaisir.
Je revois aujourd'hui ce film de 2004. Techniquement, d'un point de vue cinématographique, et si on considère l'intérêt de l'histoire, c'est réussi. Je viens de commenter "le récidiviste" film policier américain de 1978 avec Dustin Hoffman. "36 orfèvres" n'a pas à rougir de la comparaison. Du même Marchal j'ai commenté "MR73" et "Les Lyonnais" : moins réussis. Marchal, ancien policier, restitue bien l'ambiance de la "maison poulaga", même si vue de l'extérieur on a l'impression qu'à l'heure actuelle les malfrats dominent le match qui les oppose à la police. Le réalisateur ne semble pas avoir conservé un souvenir idyllique de ses anciens employeurs. Il décrit beaucoup de jalousies, de crochepattes, et de vacheries sournoises. Comme souvent dans les films français il y a beaucoup de sentimentalisme larmoyant, mais les actions brutales sont dynamiques et spectaculaires. La fusillade à "ok corral" est digne de son équivalent américain dans "Heat", par exemple. Toutefois, les tireurs au fusil d'assaut gagneraient à moins rafaler à l'aveugle à la hanche et à mieux pointer leurs objectifs. Question acteurs, j'ai surtout apprécié Depardieu dans son rôle de chef flic ambitieux hypocrite et faux-derche. Son oeil est glacé et fuyant, sa dialectique déshumanisée, ses attentions mielleuses. On croit qu'il se maîtrise sans problème mais il lui arrive de péter les plombs. Belle performance d'acteur. Mylène Demongeot en mère maquerelle tabassée, puis embourgeoisée et éprise du malheureux flic Auteuil, ravive de vieux souvenirs. La femme de Marchal, en fliquette moralement irréprochable, éclaire l'écran avec de beaux et expressifs gros-plans de son visage. Film intéressant, à voir, et donc même à revoir.
Long trop long. C’est franchement pas très accrochant (ce n’est que mon avis). Je l’ai regardé parce que c’est un film français culte, mais c’est franchement pas la folie.
Un des meilleurs films policiers français que j'ai vus, interprété par des acteurs inspirés et crédibles dans leurs rôles de chefs de police antagonistes. Un excellent film d'Olivier Marchal.