Z
Note moyenne
4,1
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105 critiques spectateurs

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Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2021
Avant tout Z est une histoire vraie. C'est l'histoire de l'assassinat de Grigorios Lambrakis qui a conduit à la junte militaire. Chaque fois que je le vois j'en ai des frissons. Comme il est sorti alors que la junte était encore au pouvoir il a été interdit en Grèce pendant plusieurs années. Après la chute de la junte militaire il a fait l'objet d'un culte même si on l'a vu à la télévision beaucoup plus tard afin d'éviter de déchaîner les passions. En ce qui concerne l'intrigue si vous n'êtes pas grec il est fort possible que vous restiez avec de nombreuses questions sans réponse mais il s'agit d'une description précise de la Grèce à cette époque. Alors que le roman de Vassilikos écrit en 1966 l'a poussé à l'exil à partir de 1967 Theodorakis était toujours en Grèce sous surveillance et a réussi à écrire son excellente partition musicale en secret. Costa-Gavras nous offre une mise en scène rapide de premier ordre qui n'a pas pris une ride même aujourd'hui. Ce qui est vraiment parfait c'est le casting Montand et Trintignant excellent tous les deux mais même les rôles mineurs comme Vago et Yago sont interprétés de manière extrêmement réaliste. Dans mon pays toutes les villes on désormais une rue Grigorios Lambrakis célébrant a jamais la mémoire du héro...
Yaes
Yaes

5 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2021
Voici un film que je me souviens avoir découvert au début des années 80, à la télévision. Je l’ai regardé avec ma mère parce qu’il y avait Yves MONTAND en tête d’affiche. Pour moi, à l’époque, Montand c’était Tout feu tout flamme, où il doit canaliser l’hystérique Adjani, Le choix des armes, où il fait face au jeune chien fou Depardieu, Police python 357, le chef-d’œuvre du polar d’Alain CORNEAU, César et Rosalie, où il était comme moi amoureux de Romy SCHNEIDER. Au final, ce ne sera pas sa présence à l’écran (une dizaine de minutes) qui me fera aimer le film, mais bel et bien le propos de l’histoire et l’engagement de son réalisateur.
J’étais adolescent et m’éveillant à la conscience politique, la force de ce film allait me tomber dessus sans crier gare. Car l’assassinat de ce député d’opposition, non-violent, à un régime dictatorial, sous couvert de démocratie, dans un pays « imaginaire », me toucha profondément. L’injustice de cette situation et la difficulté du juge d’instruction (Jean-Louis TRINTIGNANT, parfait de détermination et de sobriété) à rendre la justice me révoltèrent. Je fus immédiatement en empathie avec ce petit fonctionnaire que l’Etat pensait pouvoir manipuler facilement et ranger à ses conclusions toutes faites.
L’encart en début de métrage m’avait averti : « Toute ressemblance avec des événements réels, des personnes mortes ou vivantes n'est pas le fait du hasard. Elle est volontaire. » Je savais que j’évoluais dans un contexte particulier, mais il me fallu attendre la fin du film pour vraiment établir le lien avec la réalité de la Grèce, que je ne connaissais que très peu à l’époque. Heureusement, ma mère était là pour me l’expliquer, car je ne me souviens pas avoir étudié cette situation à l’école.
Ce fut grâce à ce film que je commençais, d’une part à m’intéresser à la politique de mon pays, mais aussi à la politique plus généralement, avec ses concepts et ses différentes formes. Mais, déjà cinéphile, je m’engageais alors dans une boulimie de longs-métrages du même type, qui commença par I… comme Icare (Henri VERNEUIL, 1 979), L’aveu (Costa-Gavras, 1 970). Je lisais à l’école Le zéro et l’infini (Arthur KOESTLER, 1 940). J’entrais en conscience grâce à ce film.
Même si le rythme s’essouffle un peu dans le dernier tiers, ce film est à montrer dans les écoles afin de susciter, pour ne pas dire stimuler, la conscience politique des adolescents comme ce fut le cas pour moi et démontrer que, parfois, une démocratie apparente n’est pas une démocratie effective. Je n’ai d’ailleurs véritablement compris que plus tard la métaphore du mildiou qui est exposée dans la première scène du film. Que voulez-vous ? Je manquais quelque peu de finesse et de culture à l’époque. Le raisin, la récolte (le pouvoir en place) et le microbe qui s’insinue sur les bons grains pour les contaminer (l’opposition). Ce film est vraiment excellent et porte la conscience ce sociale à un niveau supérieur.
A ce propos, il est intéressant de se souvenir que la firme américaine United Artists, qui finançait Costa-Gavras pour l’adaptation du roman éponyme de son compatriote Vassilis VASSILIKOS, s’est retirée du projet à la lecture du scénario, le jugeant trop politique dans sa dénonciation du totalitarisme. Une fois de plus, le cinéma grand public se devait d’être divertissant et non pas conscientisant. L’ironie de l’histoire fera de ce film le récipiendaire de l’Oscar du meilleur film étranger…
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2021
Une forte conviction pour dénoncer les méthodes d’un régime réactionnaire (colonels grecs). Mise en scène efficace malgré quelques invraisemblances criardes. Trintignant parfait en petit juge intègre.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2021
Plombée par une mise en scène datée qui alourdit le propos, la narration demeure assez dynamique tout en usant habilement des récits individuels soulignant la manipulation des faits. Cynique, Costa-Gavras nous confronte à la collusion entre justice et politique sans se départir d'un certain humour satirique qui n'empêche pas l'indignation. Même si sa froide neutralité se révèle fort plaisante, l'obtention du prix d'interprétation à Cannes pour Jean-Louis Trintignant apparaît excessive, surtout au sein d'un casting aussi juste, centré autour de la figure charismatique d'Yves Montand. Un pamphlet aux réflexions toujours d'actualité mais qui manque de contextualisation historique et de modernité filmique.
Simplicissimus
Simplicissimus

10 abonnés 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2019
Il y a trente ans, la première fois que j'ai vu Z , je l'aurais moi aussi classé comme le meilleur film de Costa Gavras, qui excellait dans ce genre de thriller politique, surtout que le film démonte le scénario du complot comme une enquête policière, avec un Jean Louis Trintignant, remarquable dans cet emploi de juge, falot en apparence mais intègre et honnête et Yves Montand, en leader charismatique et pacifique, dans un rôle assez court...
Au milieu d'une galerie de seconds rôles particulièrement savoureux ( Georges Géret, Pierre Dux, Marcel Bozzuffi ), le film pèche pourtant, avec le recul, par son côté film à thèse dénonciateur et didactique...
Rodrigue B
Rodrigue B

27 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2019
Costa-Gavras ouvre son film avec la phrase « Toute ressemblance avec des événements réels, des personnes mortes ou vivantes n'est pas le fait du hasard, elle est VOLONTAIRE », ceci annonce déjà la couleur ! On connaît l'absence d'autocensure du cinéaste, aussi quand elle est au service d'un film engagé, on atteint des sommets ! Parmi les bijoux qu'on peut trouver dans la filmographie de Costa-Gavras, on y trouve ce film majeur ! Le premier de sa trilogie politique ! À l'instar de Michel Sardou avec son « J'accuse », le cinéaste ne prendra pas de gant pour dénoncer les fondements mêmes de notre société ! Un complot politique serait à l'origine de l'assassinat d'un député grec, malgré les dissimulations policières tendant à la thèse de l'accident. Cette histoire vraie fascinera Costa-Gavras qui écrit le scénario de « Z ». Pourquoi « Z », la lettre Z était utilisée après la mort du député en guise de protestation, notée sur les murs grecs ! Z signifie « Il est vivant ».
La fin du film fait aussi froid dans le dos que celle d'une oeuvre injustement méconnue de Cayatte réalisée 10 ans plus tard : « La Raison d'Etat ». Il est difficile de se remettre de la vision de ces deux films.
« Z » va recevoir plusieurs prix amplement mérités ! Jean-Louis Trintignant sera également récompensé pour cette performance fabuleuse qui porte le film ! En réalité le casting est une merveille et tous les acteurs (mention particulière à Charles Denner) se montrent investis, ils ont tous conscience qu'ils tournent dans un film de grande importance ! Yves Montant, bien qu'ayant, au final, un petit rôle, est sans cesse présent dans nos esprits tant sa prestation nous remplit en première partie du film. Il donne un sens au titre de l'oeuvre et à sa conclusion « C'est comme s'il était vivant ».
La musique accompagne l'oeuvre très justement ! On se souviendra de la première séquence de Montand qui descend simplement de l'avion accompagné du thème musical, grandiose !
Le spectateur lui-même se perd dans tous ces flash-back, un travail astucieux est apporté lors du montage car, en effet, nous voyons la scène clef avant que l'enquête ne commence réellement ! Donc nous avons l'impression d'être mis dans la confidence, de « savoir » réellement les tenants et aboutissants de l'oeuvre, il n'en sera rien ! Le film parviendra à nous remettre en question sur bien des sujets politiques... ou non !
que du cinéma
que du cinéma

6 abonnés 78 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mars 2019
Film qui m'a paru long, avec une mauvaise qualité sonore. Le casting aurait pu donner un meilleur film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 février 2019
Une excellente démagogie selon le père cinéaste français, une nation désigné de la Méditerranée n’est autre que la Grèce, j’avais pensé à l’Espagne en diverse langue, de part l’uniforme militaire et la similitude idéologique, des généraux parlant de censure démocratique. L’utilisation de la violence propagandiste contre l’opposition, à commencer par l’intimidation dans les rues à coup de matraquage policier d’extrémistes venus de cette junte militariste. Un film d’anthologie explicatif aux apolitiques, centré sur son scénario et ses dialogues à n’en pas finir tels les débats politiques, la mise en scène est politisée, le communisme anti-dictatorial où il n’y aura pas de bord défini de droite à gauche de la réalisation, les -isme sont neutres. Les intrigues politiques, personnelles et drôle de personnage comme une farce liée à l’histoire de ce pays, du surréalisme à l’image de la peinture d’art, sont superbement rythmées, ce son grec méditerranéen qui me plaît bien. La musique est entraînante, un tambour battant comme un fil conducteur menant à cette enquête sur l’assassinat du politicien Z, la lettre d’une tragédie grecque moderne. La corruption mine sa dictature réactionnaire conservatrice qui réussit son coup d’état dramatique pour la suite d’actualité.
Ti Nou

625 abonnés 3 863 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2018
Premier film de Costa-Gavras où le cinéaste va exprimer son engagement politique. Certes ce pamphlet visant les dictatures militaires est plutôt manichéen mais il nous rappelle que la démocratie peut être fragile.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2018
Thriller politique. Grand classique. Une superbe distribution avec un trintignant tout en intériorité. Un sujet compliqué mais super intéressant . Le film met du temps à se mettre en route mais petit a petit il devient palpitant. Le montage y joue beaucoup, sec saccadé et accompagnant les souvenirs des personnages il rythme considérablement le film et lui donne une étonnante modernité. A voir !
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2018
"Z" évoque de manière détournée la mort de Grigóris Lambrákis, député grec dont l'assassinat en 1963 sera l'un des prémices de la mise en place de la Dictature des Colonels. Naturellement, tous les noms sont changés, et la Grèce n'est jamais explicitement mentionnée. Mais la charge du film de Costa-Gavras n'en est pas moins féroce, d'autant plus que le film est sorti en 1969, date à laquelle les Colonels étaient toujours au pouvoir ! "Z" propose en outre une distribution de grande qualité : Yves Montand, Jean-Louis Trintignant, Charles Denner, Julien Guiomar, Marcel Bozzuffi... En bref, un grand nombre de "gueules" du cinéma français d'antan, qui apportent prestance et charisme. Et malgré la multitude des personnages, et la complexité de leurs rapports (manipulations à tous les étages, nombreux petits rôle à avoir de l'importance dans l'intrigue, révélations par petits bouts...), Costa-Gavras livre un thriller politique solide et efficace. Il détaille avec une certaine froideur l'enquête d'un juge qui tente de faire éclater la vérité en fouillant moult éléments, à l'image d'un montage qui dévoile régulièrement flashbacks et interprétations diverses. En résulte un film de politique fiction profondément engagé et réussi.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2018
Certainement le meilleur thriller politique que j'ai pu voir jusqu'à aujourd'hui. En traitant de l'assassinat d'un député représentant de l'opposition dans un pays dirigé par un régime totalitariste, le réalisateur Costa-Gavras livre un film viscéral, un récit puissant à la mise en scène énergique et incisive, sans excès démonstratif. Un imposant casting français de Jean-Louis Trintignant à Yves Montand. Sur un sujet complexe mais intelligemment abordable, un long-métrage véritablement marquant qui dresse une peinture grinçante de forces réactionnaires mises en difficulté et instaurant une dictature militaire face à l'intégrité d'un juge d'instruction. Une oeuvre impressionnante.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2017
« Z » est sûrement l'oeuvre la plus emblématique de Costa-Gavras et lui a donné une réputation à l'international, notamment en remportant le prix du jury à Cannes, l'Oscar du meilleur film en langue étrangère et le Golden Globe du meilleur film étranger.
Ce troisième long métrage de Costa-Gavras regroupe déjà les principales caractéristiques de son cinéma avec, en premier lieu, un propos politique fortement engagé. S' il ne donne aucun nom de lieu ni de personnages, l'intrigue de « Z » reprend celle du roman éponyme de Vassilis Vassilikos, elle-même inspirée de l'assassinat d'un député grec au début des années 60. Le sujet est sulfureux et le cinéaste en fait un film juridico-politique de haute-volée qui se regarde comme un polar. Si le traitement politique du scénario occupe une place importante, les qualités purement cinématographiques ne sont pas oubliées et on peut souligné le soin apporté à la mise en scène, la beauté de la B.O. Et l'excellence du casting. Très bon film.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2017
Costa-Gavras fait ses armes ici avec son sujet de prédilection : montrer les mécanismes des régimes totalitaires tout en les dénonçant. Il situe l’action du film dans un pays méditerranéen qu’il ne nomme pas ; mais on comprend très vite qu’il s’agit de la Grèce et de la dénonciation du régime des Colonels. Un sujet chaud bouillant en ’69 et pour être clair il introduit son film par ce préambule : "Toute ressemblance avec des évènements réels, des personnages morts ou vivants n’est pas le fait du hasard, elle est volontaire". Témoins à charge, pièces à conviction, juge courageux appelé en renfort : un vrai dossier politique dont a le secret Costa-Gavras. Sa marque de fabrique est aussi d’éviter le travers de faire un docufiction didactique. Il use des ficelles du polar afin de rendre le tout divertissant. Peut être parfois trop en abusant d’effets de manche comiques déplacés… comme dans le final avec le défilé des accusés dans le bureau du juge. Pour ce premier opus de sa trilogie, suivront « L’aveu » et « Etat de siège », il convoque tout le gratin du cinéma français de l’époque… Quelle joie de revoir Charles Denner par exemple ! Couronné de nombreux prix à sa sortie aussi bien à Cannes (Prix du Jury et Prix d’interprétation pour Trintignant) et aux Oscars (Meilleur film étranger et Oscar du montage) ; malgré cela, le film a un peu mal vieilli. Heureusement reste la mécanique précise du scénario.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 janvier 2017
Dénonciation efficace de l'Etat totalitaire et manipulateur, Z est également servi par une galerie d'excellents acteurs et une mise en scène au style parfois documentaire -ou à tout le moins réaliste- assez inattendu.

Efficace dans son propos et la clarté de celui-ci, efficace dans le message qu'il veut faire passer, Z se perd néanmoins en cours de route notamment par ses longueurs : il aurait fallu retirer une bonne demi-heure au bas mot...

En outre, si les intentions de Costa-Gavras sont louables, sa vulgarisation entêtée, son petit guide de la dictature rampante "pour les nuls" finit par nous agacer quelque peu. On se demande du coup s'il n'en fait pas un peu trop... or, il en fait trop, le fait est acté et dommageable.

Bien entendu, le genre est difficile : le film politique étant par définition politisé, bavard et partisan.
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