Z
Note moyenne
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105 critiques spectateurs

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cocolapinfr
cocolapinfr

85 abonnés 634 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2016
1969, sort Z, film engagé sur fond de dictature des généraux. C'est intelligent, prenant, les faits s'enchaînent et le film ne tomber pas dans le piège du manichéisme. Un film incroyable et marquant qui traite d'un sujet encore d'actualité. Rajoutez la qualité de l'image et de belles idées de mise en scène avec les flash du docteur et l'alternance des visions entre les différents protagonistes. A ne surtout pas rater.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 897 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2016
Peut-on être objectif à propos d’un film qui symbolise l’éveil à la conscience politique de mes dix-huit ans ? C’est probablement ambitieux, et trompeur car le réalisateur se défend lui-même d’avoir fait des films politiques ! Il n’empêche que Costa – comme l’appelle affectueusement ses amis- a dirigé notre attention dans les années soixante-dix sur les dérives autoritaires d’un certain nombre de régimes de part et d’autre du rideau de fer, renvoyant les chantres doctrinaires des deux camps dos à dos.

Z est tout à la fois un film très daté – la mouvance pacifiste et anti- nucléaire post soixante-huitarde en arrière-plan, des acteurs engagés, le pouvoir de la rue et le seul téléphone fixe comme moyen de communication. Mais également une démonstration intemporelle des méthodes utilisées par les régimes d’oppression pour discréditer leurs opposants. Donc un film toujours d’actualité.

Inspiré de faits réels, la mort du député Lambrakis, le film raconte un assassinat d’état. Il est servi par une l’équipe d’acteurs qui le portent avec une énergie débordante. Les inoubliables Yves Montand, en député d’opposition, convaincu et optimiste de nature, ou Jean-Louis Trintignant, en juge d’instruction incontrôlable aux yeux du parquet, n’ont que des rôles parmi d’autres, oubliant leur statut de stars. Je ne peux pas les citer tous tellement ils sont nombreux : les Denner, Périer, Bozzufi, Fresson, et c’est injuste. Comme est inique, la répression politique qui s’abattra finalement sur leurs personnages.

Cette équipe est entièrement dévouée à Costa-Gavras, le grec parisien qui raconte avec émotion de la dérive de son pays au temps des Colonels. Pour la bande son, Mikis Théodorakis a écrit en exil une musique endiablée, qui s’accélère comme un sirtaki, au fur et à mesure que la recherche de la vérité va aboutir. Et le scénario, souligné par un montage nerveux, suit intelligemment ce rythme saccadé, donnant du coup au film une vivacité et un optimisme incongru dans un contexte d’assassinat téléguidé en sous-main.

La chute finale, un simple énoncé des condamnations et des interdictions édictées par la junte militaire est sobre, mais glaçante. Eternel recommencement, équilibre instable entre progrès et régression sur le chemin de la démocratie.

Il s’agit d’une production franco-algérienne, tourné en partie dans ce jeune pays que l’on croyait démocratique à l’époque. Sans Jacques Perrin, jeune acteur, mais surtout producteur débutant, le film n’aurait jamais réussi à sortir. Avec un œil averti, on peut deviner dans quels quartiers algérois ont été tournées certaines des scènes extérieures. Quel pied de nez à l’époque au système de production français qui n’a pas accepté de financer Z !

Rénové et numérisé, portant haut les couleurs chaudes de la méditerranée, Z est un film « vivant » et sûr de lui - comme le député Montand, Zorro pacifique et désarmé.

Septembre 2015
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2016
La dénonciation du complot politique commence ici pour Costa-Gavras. C'est un manifeste contre l'Etat grec. On épluche un dossier, on enquête avec Trintignant. Sur la mise en forme, rien à dire. C'est limpide et efficace. Les institutions sont bousculées, mais la fin est inéluctable. Le suspens n'est peut-être pas la matrice de départ du film, mais il manque cruellement. Le trait est par moment tellement forcé qu'il en devient faux. Pour exemple, la naïveté de la scène de l'assasinat est peut-être vraie, mais manque grossièrement de réalisme.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mai 2015
Z gagnerait à être moins "joué" et moins caricatural en tant que film, mais cela contribue à en faire un excellent outil pédagogique: 1) Pour étudier la dictature des colonels. 2) Pour étudier la différence entre dictature et régime démocratique, ou le principe de séparation des pouvoirs. Le montage du film est par ailleurs très bon.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 avril 2016
Z qui signifie "il est vivant" en grec ancien.

D'une puissance politique majestueuse.

Deux géants du cinéma français Yves Montant et Denis Trintignant et bien sûr tous autres seconds rôles qu'on adore !

Prix Edgar Allan Poe du scénario et on comprend pourquoi !
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2015
Considéré comme un maître du cinéma engagé ("L’aveu", "Etat de siège", "Missing" ou le plus récent "Amen"…), Costa-Gavras ne m’avait jamais vraiment attiré. La crainte d’un cinéma austère et moralisateur, sans doute… Pour autant, j’étais assez curieux de voir ce que pouvait donner ce fameux "Z", premier coup d’éclat du cinéaste évoquant l’assassinat du député grec Lambrakis et, plus généralement, de la Dictature des Colonels en Grèce (patrie d’origine de Costa-Gavras). A ce titre, le surprenant avertissement "Toute ressemblance avec des événements réels, des personnes mortes ou vivantes n'est pas le fait du hasard. Elle est volontaire" sonne comme une profession de foi, qui sera la marque de fabrique du réalisateur. Pour autant, s’il faut reconnaître un talent à Costa-Gavras avec ce "Z", c’est d’avoir su accompagner son propos hautement dénonciateur et polémique d’une mise en scène formidablement abordable et d’un casting terriblement attrayant. Dès le générique d’ouverture et le terrible speech qui s’en suit, on se prend à s’enthousiasmer pour ce brûlot politique (car il s’agit incontestablement d’un brûlot au vu de la description des mœurs du pays). Tout d’abord, il faut saluer l’effort de vulgarisation du scénario qui permet de comprendre les tenants et les aboutissants de l’attentat perpétré. Ce souci de simplification permet au spectateur de se passionner pour cette intrigue et d’enrager contre les manœuvres du pouvoir… sans pour autant sombrer dans la caricature vulgaire. En effet, Costa-Gavras fait le choix de montrer les "gentils" sous un jour pas toujours reluisants spoiler: (le député est infidèle et un peu inconscient, son bras droit est adepte d’une réplique violente, le journaliste reste à la recherche d’un scoop…)
et les "méchants" avec leurs failles spoiler: (les certitudes du général qui s’effondrent sous la pression, le colonel qui craque lors de sa présentation devant le juge, les hommes de main sont surtout des ignorants manipulés…)
. Ce refus du manichéisme permet de crédibiliser considérablement le propos du réalisateur et favorise l’adhésion du public à son message (on est loin de Ken Loach). spoiler: Il permet, également, de rendre particulièrement cruelle la conclusion du film qui restera comme un des meilleurs exemples de happy-end interrompu (avec "Le Professionnel" peut-être).
Sur un plan plus formel, le rythme s’avère étonnement soutenu, la BO (signée Mikis Theodorakis, lui-même victime de la Dictature des Colonels) soutient constamment le récit et les personnages, que ce soient les opposants politiques, les journalistes ou les membres du pouvoir en place, sont extraordinairement écrits et interprétés. Il faut dire que Costa-Gavras a pu compter sur des acteurs de tout premier ordre, tels qu’Yves Montand en député spoiler: (dont la mort prématuré et le peu de temps de présence à l’écran viennent renforcer l’aura du personnage)
, Charles Denner, Bernard Fresson et Jean Bouise en membres de l’opposition, Julien Guiomar en méchant colonel, Jacques Perrin en journaliste… mais surtout Pierre Dux en détestable Général et l’extraordinaire Jean-Louis Trintignant qui campe un Juge d’Instruction tout simplement époustouflant dans la tenue de son enquête (incontestablement le meilleur rôle du film). Seule le rôle d’Irene Pappas m’a laissé un peu dubitatif (certes, l’actrice est grecque mais avouons que le prétexte est un peu léger pour légitimer un rôle peu écrit, peu présent et, au final, peu intéressant). On peut, également, regretter quelques petits défauts de mise en scène (mouvement de caméra, zoom, montage surprenant…), inhérents aux films de cette époque ("Z" est sorti en 1969). Pour le reste, Costa-Gavras a incontestablement réussi son coup et a signé un très grand film politique qui évite le piège de la leçon de morale. On en vient presque à regretter que ce genre de films ait disparu des écrans de nos jours.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2014
Costa Gavras découvre le livre de Vassilis Vassilikos "Z" lors d'un voyage en Grèce, qui retranscrit l'histoire vraie d'une homme politique de gauche dissimulé par la police en simple accident. Il va écrire le scénario en s'en inspirant et en inscrivant son film dans un contexte politique fort où il dénonce le totalitarisme, mais aussi les rouages politiques, les liens avec la justice, le pouvoir, la dissimulation, le rôle de l'armée ou encore la manipulation à une époque où cette actualité était très forte et présente notamment dans le monde occidental et en Grèce. Le scénario nous fait suivre l'enquête d'un juge d'instruction qui tente de savoir où est la vérité et si il y a un complot après la mort d'un député opposant au régime totalitaire. L'écriture est brillante et de très grande qualité, que ce soit au niveau du scénario, prenant, fin et intelligent sans aucune lourdeur, des personnages, complexe, parfois mystérieux et bien étudié ainsi que les dialogues. Il donne à son récit une atmosphère angoissante et intense mais surtout réaliste, ce qui le rend d'autant plus effrayant. Il étudie de manière puissante et fine les liens entre le pouvoir, l'armée, la justice. La mise en scène est brillante et la réalisation stylisé, la photographie, assez contrasté, est impeccable et le montage bien fait. Les interprétations sont excellente, que ce soit Yves Montand dans le rôle du député ou Jean-Louis Trintignant. Premier film d'une trilogie comprenant "L'aveu" et "État de siège" portant les même thème sur la politique et le totalitarisme. C'est du grand cinéma engagé et un brillant thriller politique contre le totalitarisme que nous livre Costa Gavras.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2014
Archétype de la fiction de gauche des 70's démolie en tant que telle par les "Cahiers" de l'époque,difficilement réhabilitable aujourd'hui tant la réalisation s'affranchit de tout enjeu de cinéma dans son parti-pris illustratif et sa volonté obsessionnelle de coller à l'actualité . Reste le plaisir nostalgique de cet après-Mai 'une époque ou la "Gauche-artiste" mouillait malgré tout la chemise.
Une mention particulière également pour Trintignant tout en intériorité.
Alain M
Alain M

6 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2013
Ce film décrit de façon remarquable les rouages d'un complot afin de museler une opposition qui devient gênante. Elle démontre comment l'extrême-droite a manipuler la justice afin d'arriver au pouvoir. Ce film montre évidement ce qui s'est passé en Grèce avec le régime des colonels.
Que cela nous serve de leçon!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 25 novembre 2013
si le sujet reste d'actualité: le complot politique en l'occurrence, le film a terriblement vieilli de par la facture même, on ne referait plus cela de cette façon, trop de verbiage, juste quelques flash-backs et quant à l'interprétation il y a beaucoup à redire bien que le film soit interprété par une pléiade d'acteurs dont la plupart ont disparu, ce n'est certes pas le meilleur rôle de montand qui ici sert juste à gonfler l'affiche, il était alors en pleine gloire et allait encore faire quelques films avec costa-gavras , en ce qui me concerne, mis à part la première moitié du film, j'ai trouvé le reste fort ennuyeux, on ne regarde pas les mêmes films avec le temps qui passe sauf si ce sont des chefs-d'oeuvre ce qui n'est pas le cas ici
GregLeSuisse
GregLeSuisse

56 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2013
Excellent film politique qui plus est le reflet d'une affaire réelle. Grosse touche visuelle et musicale des années 70 et pourtant indémodable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 février 2013
Quoi de mieux qu'un film pour dénoncer la corruption d'un gouvernement ? Ici nous sommes dans l'histoire plus ou moins objective d'une enquête concernant la mort d'un député progressiste. Ce qui est fascinant c'est la manière dont tout se déroule et surtout son immoralité. Bien que la mise en scène soit simple, tout le scénario nous captive en parlant de ce sujet un peu tabou, et on en sort tout retourné.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2013
Inspiré de l'affaire Lambrakis (Grèce, 1963), ce film a connu un immense succès public et critique (36 semaines consécutives à l'affiche à Paris, Oscar du meilleur film étranger, Prix spécial à Cannes) et a ouvert la porte à un cinéma engagé. Spécialiste du film politique, Costa-Gavras prend à bras le corps ce sujet sensible (les prémices de la dictature des généraux), où il trouve des résonances personnelles liées à ses origines. Il monte ainsi un dossier implacable : démonstration judiciaire rigoureuse et précise, sans négliger l'aspect dramatique. Les preuves s'amoncèlent, le rythme s'accélère, les plans se succèdent comme coupés à la guillotine. La main est peut-être un peu lourde pour appuyer le message antifasciste, mais l'efficacité est là. Excellente prestation de tous les acteurs, Trintignant en tête (Prix d'interprétation à Cannes).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 novembre 2012
Un plaidoyer pour l'existence du juge d'instruction, même si ce n'était pas l'objectif initial de ce film.

A part sa, très bon film captivant du début à la fin.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 avril 2019
Après deux films ayant servi d'échauffement, mais laissant déjà apparaître une réelle maîtrise, ça y est, Costa-Gavras monte le curseur et signe le premier film de sa célèbre trilogie politique. "Z" est un film extrêmement courageux. En effet, Costa-Gavras critique férocement un régime qui n'est alors en place que depuis deux ans : le régime des Colonels qui, pendant sept ans, de 1967 à 1974, en plus d'exercer une dictature de tous les instants, a mis la Grèce en poussière sur le plan social et économique. Une sombre période dont les Grecs ne se sont jamais réellement relevés. En plus de cette junte militaire (Costa-Gavras s'emparera à nouveau du sujet quatre ans plus tard, mais en situant son histoire en Amérique du Sud), ce sont aussi les privilèges de la police qui sont montrés du doigts. Sur le fond, "Z" est un film extrêmement riche. Et son titre, d'ailleurs très énigmatique trouve sa signification tout à la fin. Quant aux acteurs, en réalité, Yves Montand n'apparaît que très peu de temps. Tout repose sur les épaules de Jean-Louis Trintignant. Lequel est tout bonnement excellent dans ce rôle de juge d'instruction acharné. Pour son meilleur rôle. A forte portée politique, deux autres films suivront: "L'Aveu", dénonçant les procès Staliniens et "Etat de siège", dénonciation des dictatures militaires d'Amérique du Sud qui avaient pour mécène, et ça n'étonnera personne, les Etats-Unis. Tous deux sont très bons, mais "Z" reste le meilleur des trois.
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