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Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mai 2012
A voir, à méditer et à garder dans un coin de son esprit....Le pire n'es jamais loin ! Du grand cinéma de papa, mais que l'on revoit avec plaisir. La qualité n'a pas d'age.
Un énorme film politique avec un suspense digne à la Hitchcock. Le film qui montre la montée en puissance de la police et des militaires, qui prennent le pouvoir peu à peu. C'est pour ça que il font assassiner le député (mème si il est laisser supposé que les américains ni soit pas non plus étranger). J'aime particulièrement la scène ou il appelle tout les militaires pour dire qu'ils sont en état d'arrestation et que ça tue leur orgueil. Heuresement la grèce en vrai à finit par sortir de ça. Costa-Gavras réalise bien son récit et Yves Montand, Trintignant et Perrin joue très bien.
Un excellent film politique mais aussi de prétoire. Dans le style typique de Costa-Gavras on suit les différentes histoires liées à l'assassinat d'un député (plus qu'inspirées de la réalité) et c'est franchement passionnant. Un film intelligent et utile et qui résonne toujours dans l'actualité.
C' est toujours difficile avec les films engagés de séparer le fond et la forme mais dans ce cas là pas de problème : la cause est noble et Costa Gavras nous livre un film prenant sans spectaculaire. Très bien.
Un must, tout simplement ! Pourtant je n'étais pas super emballé à l'idée de le voir, mais plus le film avançait, plus j'étais scotché. Costa-Gavras nous montre tout son génie à travers ce thriller politique. Il n'est dit nul part ou se passe ce film, mais Costa-Gavras s'est inspiré du roman de Vassilikos traitant du meurtre d'un député durant la dictature militaire grecque des années 60. Toutes les scènes sont importantes, on ne s'ennuie pas une seconde et les acteurs sont tous, sans exception, plus que convaincants.
Le Festival Lumière permettant de (re)voir de nombreux chefs d'oeuvre à petits prix, je suis donc allé découvrir ce film de Costa-Gavras dont je connaissais assez mal l'oeuvre... et "Z" m'a totalement conquis. Considéré comme le premier thriller politique français, on ne peut qu'admirer cette réalisation en avance sur son temps. Pas de personnage principal, pas d'histoire d'amour, de la politique... et une mise en scène dynamique telle que le spectateur, même connaissant un petit peu l'histoire grecque des années 1960, ne s'ennuie jamais et assiste fasciné au développement implacable des évènements. Chose que je n'avais pas imaginé en allant voir ce film : Jorge Semprun et Costa-Gavras ne manquent pas d'humour. En effet, une ironie bienvenue s'immisce discrètement à de nombreuses reprises, tant dans les dialogues que les situations, sans affaiblir le propos du film. La musique est également bonne (la musique des films de cette époque étant généralement bien meilleure que les violons actuels qu'on nous ressort à chaque production...) Le seul bémol, niveau réalisation, serait à mettre au compte des flashbacks, pas toujours très habiles... Indéniablement, "Z" méritait sa sélection dans la catégorie "Déjà classiques !"
L’assassinat d’un député en Grèce, et la difficile enquête qui s’en suit. En 1963, le député Lambrakis est assassiné par un groupe d’extrême droite. Vassilis Vassilikos tirera de ce crime un roman qui est la base du film, Z signifiant en grec ancien : il est vivant. Il s’agit donc d’un film politique, un film de dénonciation d’une Droite sans scrupule, dont l’action permit le coup d’état des Colonel en 1967. Film d’actualité donc, et le jugement est plus sévère sur eux quand le temps a passé. Questions forme, rien de bien marquant, seule l’abondance de petits flash-back cherchant à illustrer les propos est critiquable, car beaucoup sont superfétatoires. On peut aussi regretter le tournage en Algérie, l’ensemble des décors n’évoquant que fort peu la Grèce. Sur le fond, la naïveté des machinations ourdies par la police rend l’ensemble un peu invraisemblable, les principaux personnages sont stéréotypés, et ne jouent pas toujours juste, la musique de Théodorakis parait à présent simpliste et répétitive. Mais l’ensemble a un souffle, une envolée, servi par un scénario bien construit et des dialogues adéquats. On peut distinguer deux parties inégales. La première se languit un peu et sonne assez faux ; puis intervient Trintignant, en juge intègre et pugnace, et, grâce à sa remarquable prestation, la production prend une autre dimension, entraînant le spectateur pétrifié dans les rouages abjects d’un régime corrompu. La conclusion est noire, mais la réalité l’a hélas été également. Une production qui a vieilli, mais reste un témoignage sur une époque peu reluisante d’un pays par ailleurs attachant.
Après deux premiers longs-métrages déjà maîtrisés, Costa-Gavras touche au coeur de son cinéma avec "Z", un grand film politique virulent dénonçant la Dictature des Colonels instaurée en Grèce en 1967. Datant de 1969, le film s'ouvre avec cette accroche : "Toute ressemblance avec des événements réels, des personnes mortes ou vivantes n'est pas le fait du hasard. Elle est volontaire." Dès le début, Costa-Gavras et son co-scénariste Jorge Semprun s'affirment. La messe est dite et "Z" sera politique ou il ne sera pas. Inspiré de l'assassinat du député grec Grigoris Lambrakis, le film se montre admirable de bout en bout, ne commettant jamais la moindre faute de goût. Engagé et pourtant objectif dans sa mise en scène, Costa-Gavras préfère rester sobre et fait tout simplement confiance à la qualité de son scénario et de sa distribution (réunissant tout de même Jean-Louis Trintignant, Yves Montand, Charles Denner, Pierre Dux, Jacques Perrin, Jean Bouise, Bernard Fresson, François Périer, Julien Guiomar ou encore Marcel Bozzuffi) pour étayer son propos, clair et concis, se montrant contre toute forme de totalitarisme. Admirablement construit, étoffé par la musique de Mikis Theodorakis et Bernard Gérard, "Z" n'a pas pris une ride et se montre d'une actualité terrible et intemporelle. La marque des grands films, assurément.
Le premier film politiquement engagé au cinéma a fait sensation lors de sa sortie.D'un réalisme sans fard,"Z." dénonce la dictature des colonels en Grèce à la fin des années 60(on peut penser aussi à Pinochet).Même si le pays n'est jamais mentionné,Costa-Gavras traite bien de son pays d'origine,et montre de façon exemplaire l'extension de la corruption au sein des forces armées,ainsi que l'étouffement dans l'oeuf de tout soulèvement populaire.Un député de gauche(Yves Montand,déterminé))est assassiné lors d'un discours pour la paix.Si les militaires complotent pour faire passer l'homicide pour un simple incident,l'enquête approfondie du juge d'instruction(Jean-Louis Trintignant,courageux)révèle bien vite des preuves accablantes de manipulations politiques.Costa-Gavras nous prend aux tripes dès la première seconde pour ne plus rien lâcher.Une sensation d'étouffement exacerbée par le montage saccadé,les mouvements sur les visages,en opposition aux couleurs chaudes et claires.Ce thriller politique est plus que pessimiste,rendant compte de situations intolérables concernant chaque totalitarisme déguisé.Un casting empli de convictions(Jacques Perrin,Charles Denner,Georges Géret)se charge de mettre sa patte sur une oeuvre,qui caractérisera à la fois Costa-Gavras et le cinéma comme étant un art d'éveil des consciences,au-delà du simple divertissement.
Une excellente satire politique cynique et teintée d'un poil de parodie et de beaucoup de vérité. Un grand film qui se veut modeste, engagé et surtout efficace. A voir pour le plaisir mais aussi pour ne pas oublier qu’un état peut toujours manipuler ses citoyens de manière basse et insidieuse.
Un film politique prenant, surprenant et réalisé de main de maître. Les acteurs sont excellents et le message politique toujours d'actualité. Grand film.