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Oxymetal
101 abonnés
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4,0
Publiée le 8 mars 2011
3em film d'animation réalisé par le très regretté "Satoshi Kon" (Décédé à la suite d'un cancer en Août 2010) "Tokyo Godfathers" s'apparente à une version moderne des "Rois Mages" au coeur de la célèbre ville de "Tokyo". Et sous ses airs de petit "Manga" sans prétention il réussit à nous captiver du début à la fin. Mixant de manière étonnante le drame social, la comédie, la poésie, l'aventure et le thriller, "Tokyo Godfathers" reste un animé de très grande classe due très certainement à ses personnages principaux attachants et crédibles à 200%. Sans aucuns doutes l'une des perles de l'animation Japonaise !
"Tokyo Godfathers" est l'animé le plus atypique de son auteur,Satoshi Kon.Loin des récits enchevêtrés,il s'agit d'une histoire assez simple,basée sur les rois mages et la naissance de Jésus,dans une transposition du Japon moderne.Avoir donné la vedette à 3 clochards est la preuve que Kon ne choisit jamais la facilité,mais entièrement l'artistique.Hana est un travesti d'une cinquantaine d'années,dont la fibre maternelle,grandit en trouvant un bébé dans les ordures.Gin est un menteur patenté,qui a pourtant un grand coeur.Quand à Miyuki,c'est une adolescente,qui a fui le foyer familial,en signe de rebellion et d'accomplissement.Ces 3 marginaux,à priori perdants,vont entreprendre un périple durant les fêtes de Noël pour rendre le bébé trouvé à sa Maman.Une bonne action pour une aventure pittoresque.Si le réalisme de cette odyssée urbaine ne fait pas forcément bon ménage avec les digressions enfantines nippones,Kon parvient à insuffler une certaine poésie et de l'espoir,et présente Tokyo comme la cité de tous les possibles.Cette fois,la narration est limpide,seulement entrecoupée de quelques flash-backs indispensables.Une jolie fable.
Satoshi Kon nous emmène dans un univers qui lui est propre, la où le vide et le trop plein se croisent avec indifférence, là où la grandiloquence prend le dessus sur tout pour aboutir sur un film agréable, bien foutraque tout en étant construit de fort belle manière.
Et c'est la grandiloquence qui marque donc à tout les niveaux, à commencer par le graphisme très stylisé de Kon, il force les traits tant physiquement que caractériellement et tend ainsi vers une forme parodique qu'il conservera jusqu'à la fin du film et qu'il accentuera notamment avec l'abondance de musique symphonique et de comiques de situations.
C'est ce qui créera ce système d'entrain, de quête aux allures grotesques que mèneront nos trois personnages délurés où les évènements s’enchaînent crescendo emportant le spectateur dans ce maelström de situations et de personnages, situations qui sont d'ailleurs toutes très bien imbriquées, on saluera au passage la construction du scénario qui part sa malice prête à sourire. Tout détail a son importance et Kon se base essentiellement sur cette affirmation pour construire son univers.
Les personnages sont très caractéristiques et il peut paraître de ce fait très ardu de s'y identifier que ce soit à travers ce travesti ultra sentimentaliste, cet homme fauché à la conscience lourde ou cette petite fille fugueuse et un poil mystérieuse. Les traits étant qui plus est très forcés on ne peut être que dubitatif au premier abords et pourtant tout ces personnages s'ancrent tellement bien dans cet univers à la fois froid et joyeux, que l'on finit par les apprécier, par les suivre avec plaisir parfois même au delà de la caricature un peu lourde par moments.
Satoshi Kon réalise là une oeuvre généreuse et qui ne vaut pas que pour son coté divertissant car au delà de tout cela, le réalisateur japonais tente tant bien que mal de dénoncer certains vices de la société nippone, tant bien que mal puisqu'il ne se contente que seulement de les évoquer, ne poursuivant jamais son raisonnement. Il effleure les problèmes pour partir ensuite dans de nouveaux comiques de situations. La volonté est bien présente mais n'est que trop peu affirmée. Mais justement à ne seulement que pointer du doigt, le réalisateur gagne en temps et en espace pour multiplier les références , faisant de Tokyo Godfathers une oeuvre très documentée.
Au final on passe un très bon moment devant cet oeuvre de Satoshi Kon, le réalisateur nippon en profite pour faire un tour d'horizon de la société et de ses problèmes, le rire est au rendez-vous et la bonne ambiance est de mise. Tokyo Godfathers est un film qui s'ouvre à tout les publics et qui est une belle oeuvre d'animation.
Un film superbe, très bien dessiné, de l'humour, des personnages très attachants, une jolie histoire, originale. Est différent des autres films d'animation japonais. à voir !
un film magnifique, ambiance de noël dans les rues de Tokyo, personnages marginaux très attachants. un travail parfaitement réalisé, maîtrise du crayon et des couleurs, c'est parfait, A VOIR ABSOLUMENT !
Un film drôle et émouvant, fantasque et lucide. Satoshi Kon est décidément parfaitement qualifié pour créer un film social et psychologique. Ici, les histoires semblent se recouper, et toujours suivre le même fil. Un bon moment.
Satoshi Kon, fidèle à lui-même, nous livre ici un film d'une beauté magnifique. On peut regarder Tokyo Godfathers de deux façons différentes : l'histoire de base, road movie à travers Tokyo.Même si le sujet a déjà été exploité à maintes reprises, Satoshi Kon lui apporte une note de douceur amère qui fait qu'on le regarde avec plaisir. Puis, on peut observer la toile de fond : à travers ce film, il nous livre un portrait de la société japonaise bouleversant. Des êtres d'une solitude extrême qui partagent des petits bouts de vie, des petits bouts de bonheur... A première vue pessimiste, ce film livre un incroyable message d'espoir. La vie réserve bien des surprises : on peut la haïr, la détester parce qu'elle ne nous fait pas de cadeaux, mais on ne peut oublier ces petits instants de joie qui font qu'elle mérite d'être vécue jusqu'au bout... Côté graphique, rien à dire, c'est irréprochable : c'est beau tout en restant réaliste, un paris difficile. Et admirez la palette d'expression des visages ! Du grand art, comme toujours, Satoshi Kon reste pour moi un artiste d'une très grande classe... Bref, Tokyo Godfathers est un film magnifique !
Satoshi Kon est décidément une valeur sûre sur qui compter, son Tokyo Godfathers est un film très touchant, on ne peut qu'apprécier les péripéties de ce trio de personnages délirants!
Un bon film qui part d'une idée originale. L'histoire est simple et facile à comprendre (bien pour ceux qui n'avait pas aimé paprika parce que c'était trop compliqué ^^).
Un classique du genre, un des meilleurs mangas à mes yeux.. L'histoire est boulversante et les personnages attachants, beaucoup d'humour, on en ressort grandi ! A voir absolument !
(….) Si la structure, tout à fait linéaire, est elle-même a-priori moins ambitieuse que celle d'un Perfect Blue, la faute à un pitsch ''humain'' ou les faux-semblants n'ont pas vraiment leur place, les aventures de ces parrains vagabonds, famille rêvée s'il en est, passionnent au moins autant l'auditoire. Kon fait preuve encore une fois d'un traitement très occidental, un peu à l'américaine pour la trame [le film a des airs de road-movie urbain] et profondément italien dans sa façon de faire s'entrechoquer cynisme et émotion, instaurant un perpétuel décalage entre noirceur et comédie. Tokyo Godfather en tire un parfum d' ''authenticité'' absolu alors que cette épopée ordinaire ne recule jamais devant l'improbable [la gamine teigneuse prise en otage avec le bébé et autres rebondissements à foison].
Il s'en dégage ainsi un positivisme réjouissant. Le détournement de l'Hymne à la joie illustre parfaitement le ton de TG, joli conte pragmatique découvrant un auteur décidé à faire confiance à son matériau, sans parer de fioritures la psychologie de ses personnages. Perfect Blue se voulait cinglant, il l'était, mais impressionnait autant dans la forme qu'il tissait son intrigue autour d'un canevas esbroufeur plutôt vain ; en somme, il prenait les astuces de son modèle [De Palma] au pied de la lettre. Ici le propos n'est pas étouffé par une démarche à la sècheresse esthétisante et si le film ne se soustrait pas à quelques séquences oniriques bien senties [mais il n'y en a qu'une ou deux], tout y est envisagé de front. La vie l'emporte et les états d'âmes font l'écran sans chercher à se moduler ; on chante, on crie, on balance, on cogne, on se dit tout sans retenue et ce cocktail est communicatif.
Le réalisateur de Perfect Blue et de Millenium Actress, à savoir Satoshi Kon renouvelle sa maîtrise parfaite du scénario. Magnifique sur tous les plans, des personnages extrêmements attachants, une poésie sincère et humaine. Folie et perfection sont les maîtres mots!