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Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un petit ovni est arrivé parmi nous. Son nom ? Tarnation. Une véritable oeuvre d'art dont il existe des multiples façons d'interpréter le tout. Jonathan Caouette filme sa vie depuis l'âge de 11 ans et a décidé de monter tout ça. Le résultat est surprenant. Il faut avouer qu'il n'a pas eu une vie de tout repos. Sa mère est devenue très vite folle à cause de l'éducation qu'elle a eu et il a eu quelques problèmes par la suite. Le spectateur est captivé dans cet univers assez particulier et la mauvaise qualité de la bande Super-8 ne fait que renforcer le réalisme. Car Tarnation est réaliste puisque Jonathan Caouette a simplement filmé sa vie et monté le tout. Jonathan Caouette a aussi réussi la première autobiographie audiovisuelle au cinéma. Jamais l'on avait pu voir quelque chose d'aussi poussé au cinéma. Le cinéma est la vie, et Jonathan Caouette expose la sienne durant une heure et trente minutes. C'est court, surprenant et surtout incroyablement intéressant et pas narcissique du tout.
Bouleversant. Jonathan Caouette est un jeune homme audacieux qui n'hésite pas à dépasser ses propres limites. C'est trop rare pour ne pas être signalé.
Comment retrouver le plaisir simple du cinéma en 1 h 20 ! L'idée de départ peut laisser augurer du pire puisqu'il s'agit d'un documentaire où l'on suit les traces d'un jeune homme qui s'est filmé de l'âge de 11 ans jusqu'à l'âge de 31 ans. Le spectre d'un "loft story" semble souffler sur ce procédé encourageant le voyeurisme. Pourtant le résultat est surprenant à plus d'un titre. D'abord, parce que la vie de ce jeune homme est loin d'être anodine (à 11 ans, il a connu ce que peu de gens connaissent en une vie), ensuite, parce que le jeune cinéaste n'oublie pas de réaliser un objet cinématographique fascinant, à la lisière entre le pop art et l'underground. Il est aidé en cela par une BO magnifique et très pertinente. Rapidement, on se trouve happé par l'univers décalé de l'auteur, puis bouleversé par les horreurs qu'il nous conte. La scène où il se filme face à la caméra à l'âge de 11 ans en train de pleurer et de hurler sa détresse restera longtemps dans nos mémoires. Dur et émouvant.
La vie de Jonathan aurait pu être un roman, il en a fait un film. Un film dont le héros, souvent malgré lui, témoigne dun formidable instinct de survie face à lhorreur. Celle dun quotidien peuplé de cauchemars et de souvenirs, mais aussi de rêves. Le théâtre, le cinéma, la comédie musicale, lamour quil porte à sa mère. Elle sombre devant nous corps et âme dans cette folie qui le guette à son tour, mais quil transcende par son art. Un autoportrait sans concessions ni voyeurisme, et qui devient, à travers ce documentaire, une uvre à part entière.
Je suis sortie au bout d'une heure de film. Me suis demandée pourquoi je devrais resté à subir cette agression visuelle et psychique. C'est vraiment difficile à supporter, c'est une accumulation d'images, de films, de cris sans réel lien narratif, à part quelques phrases balancées de-ci de-là . C'est résolument choquant et intrusif. Tout est laid: l'histoire de ce pauvre gosse, les personnages, le sang, la nudité... Je comprends que certains aient appréciés cette immersion dans le monde de Jonathan Caouette, il s'est servi de son art comme d'une "bouée de résilience". On ressent le but cathartique de ce film, c'est pour ça que j'ai qd même mis une étoile. Cependant, ce film n'était résolument pas pr moi, j'aurai du aller voir l'exorciste....
Franchement, ce film mérite 3, voire 4 étoiles à mes yeux, mais je lui en ai mis deux par rage : c'est long, long, voire super long à trop de moments.
Ce film n'est pas un navet, il se rapproche d'ailleurs plus de l'oeuvre que du navet, mais je commence à m'insurger contre ces réalisateurs qui font "30 minutes de trop", que ce soit Tarnation, le long dimanche de fiançailles, etc... C'est devenu la grande mode de fin 2004.
Une performance extraordinaire, une heure et demie à partir de quelques vieilles images, de bandes sons "coupées-collées" et un montage comme je n'en avais jamais vu avant... Ce film sera peut-être le premier d'un genre nouveau? Si vous aimez le cinéma pour rire ou se détendre, c'est à éviter, mais pour vivre une expérience très particulière, allez y. On n'a pas envie de parler tout de suite en sortant de la salle, on est plongé dans ces images, choquantes, dérangeantes, mais porté par plein d'espoir. Le cinéma peut il sauver une vie?
J'ai été d'abord réticent aux premières minutes du film, difficulté à saisir le rythme, à s'immerger dans l'univers chaotique de l'auteur puis au fur et a mesure tout se construit et se montre, avec une pudeur touchante...je suis sorti bouleversé et mal à l'aise de ce film, une réussite donc...le côté vidéos de famille bricolées sur mac au "feeling" contribue je pense largement au coté intimiste du film. On se sent un peu voyeuriste, un peu coupable. Bref, une oeuvre qui je pense ne touchera pas le "grand public" et c'est dommage!
Film trés dur autant physiquement que psychologiquement Caouette nous fais part de sa vie et c'est vraiment une claque pour le spectateur. Tarnation m'as mis dans des états alors que les super production ni sont jamais arrivées. Le film est monté d'une telle façon que l'on prend des images plein la tete pendant environ 1h30. Les vieux films et les vielles photos donnent un aspect de vrai et de réalité au film que parfois cela devient intenable. Chapeau Jonathan avois vécu cela et en faire un film c'est vraiment fort.
Un peu déçue par ce film, soutenue par de grands noms du cinéma comme Gus Van Sant. Trop déjanté, trop égocentrique (bon c'est compréhensible et un peu obligatoire pour ce type de films), trop "bordélique". On ne sait pas trop où le réalisateur veut en venir. Un réel talent, c'est sur, mais pas assez exploité à mon avis. A voir tout de même pour l'originalité du montage.
Ce docu-autoportrait-film expérimental est une révolution cinématographique. Si le début nous paraît difficile d'accès, l'émotion affleure même pendant les moments les plus abscons. Il faut un immense talent comme celui de Jonathan Caouette pour faire un tel film à partir d'images amateur. On sent en lui une passion brûlante pour le cinéma, une envie compulsive de raconter son histoire, ce qu'il est et ceux qu'il aime. Même s'il les images sont réelles, le film est raconté comme un rêve, et nous trippons. Un film à son image donc : Différent et brillant.
Ce film est terrible ! D'abord parce qu'on n'en ressort pas déprimé (comme ça peut arriver dans ces fameux témoignages/débats animés par des gens très sérieux mais qui se battent les couilles de leur interlocuteurs une fois l'émission terminée...vous voyez de qui je parle là ?). L'auteur ne s'arrête pas sur la maladie de sa maman et de ses conséquences, même si le sujet est omniprésent, mais reste dans une dynamique de vie et de vitalité qui nous tient en éveil tout du long. L'auteur se permet souvent, en outre, d'abandonner le sujet principal (i.e. sa vie de 11 à 35 ans) pour insérer des séquences purement expérimentales de 2/3 min, résultat d'une quinzaine d'années de travail, séquences qui donnent une dimension plus poétique au film. Ajoutez à cela la bande originale qui est terrible, et on obtient un superbe film. Allez le voir !!!!!!!!!!!!
Film-claque dont on ne peut rester indifférent. Autobiographie révolutionnaire autant par l'histoire que par le montage virtuose très warholien. Tout à fait génial
Inclassable. C'est ainsi que l'on peut qualifier Tarnation, le film de Jonathan Caouette. Le réalisateur a filmé sa vie, sa famille entre 11 ans et 31 ans pour nous livrer une sorte de documentaire autobiographique. Et des choses à montrer, à raconter, Jonathan Caouette en avait beaucoup... A commencer par sa mère, Renee LeBlanc. Une femme qui sombre peu à peu dans la folie, alternant séjours dans les cliniques psychiatriques et vie familiale chez ses parents, Adolph et Rosemary Davis, un couple Texan, qui adoptera Jonathan face à l'incapacité de Renée à l'élever. Adolescent écorché vif, sa passion pour le cinéma "expérimental" et le spectacle s'affirme. Aujourd'hui, jeune cinéaste trentenaire, Jonathan Caouette reste traumatisé à jamais par les séquelles psychologiques de son passé. Avec Tarnation le spectateur est entraîné dans un tourbillon aliénant. Le film suinte la folie sur tous les plans : traitement de l'image (mosaïques d'images, effets "kaléidoscope"), une musique très présente tout au long du film à vous miner le moral pour le reste de la journée et, le sujet bien sûr, la déchéance de Renee, cet amour filial et maternel, dont nous devenons les témoins. Ce condensé de détresse humaine dérange. Comment ne pas se sentir voyeur devant ses séquences où l'on voit la mère du réalisateur s'enfoncer un peu plus chaque jour dans la folie ? Il y a un côté impudique, façon "Bataille et Fontaine". On s'interroge : Est-ce vraiment un acte d'amour que de montrer au monde entier la vie de sa mère dans ce qu'elle a de plus cru et pathétique ? N'eut-il pas mieux valu avoir recours à la fiction pour illustrer cette folie afin de préserver l'intimité de la relation mère-fils ? En filmant au plus près la maladie mentale et l'amour qu'il porte à sa mère, Jonathan Caouette a manifestement voulu réalisé une uvre à visée psychothérapeutique. Certes, on ne peut rester indifférent face à cette profusion d'émotions mais on peut aussi trouver le temps très, très long