Un Thriller noir et effectivement violent, magnifiquement mis en scène par David Cronenberg, a juste titre Césarisé pour ce film. Le climat de violence sous-jacente habite ce scénario de grande qualité. Il nous distille une grande intensité dramatique avec un suspense permanent. La bande son est aussi fantastique que l'affiche : Viggo Mortensen, très sobre, est remarquable d'efficacité dans ce double rôle principal. Il est très bien entouré par Maria Bello dans le rôle d'Edie, sa femme dans le film, et Ed Harris dans le rôle de Carl Fogarty le mafieux borgne. Le pitch : Tom Stall, sa femme et ses deux enfants vivent paisiblement à Millbrook, petite ville de l'Indiana. Après avoir éliminé la menace de deux tueurs dans son bar, Tom devient bien malgré lui le héros de la ville. Harcelé par les journalistes, Il passe même à la télé. Mal lui en prend car cette publicité inattendue va lui causer bien des ennuis.
David Cronenberg a eu deux phases dans sa filmographie, l'une portée sur l'horreur et l'autre sur le thriller. A History Of Violence est probablement le meilleur de cette seconde moitié. Tout démarre tranquillement, c'est presque cliché (le couple épanoui, le jeune adolescent qui se fait humilier au lycée par des gros bras, etc). Puis c'est la descente en enfer, le film devient violent et l'intrigue acerbe. Le film joue la carte de la dualité sur tout les aspects du film, à l'image du personnage de Viggo Mortensen. Les acteurs sont tous excellents et l'image est simple mais efficace. Un des meilleurs Cronenberg.
A History Of Violence est un thriller très particulier. L'histoire nous plonge dès les premières minutes dans cette univers à la violence froide et gratuite assez choquante. On suit cette famille menacé par des hommes déterminé et au fil des minutes on en apprends plus sur leur motivations. L'ambiance est oppressante notamment dans la scène spoiler: devant la maison des Stall quand les mafieux retienne Jack . A chaque fois que l'ont voit le véhicule des truands on se dit qu'il va se passer un drame ce qui fait monter la pression. Le rythme est lent mais il se passe toujours quelque chose et le film est court donc il n'y a aucunes longueurs. Du côté des acteurs, Viggo Mortensen interprète à merveille ce père de famille aux deux visages et sa femme joué par Maria Bello est une mère de famille désemparé. D'ailleurs j'ai beaucoup aimé leur relations avec cette histoire d'amour à la fois belle et violente. Ed Harris lui campe un méchant à la gueule inquiétante. Les autres personnages ne sont pas en reste et apportent tous quelque chose. Les dialogues eux sont cru et très bons tout comme la réalisation qui est sobre mais efficace. A cela s'ajoute une b.o. particulièrement bonne qui renforce cette ambiance sombre. Malheureusement la fin est vraiment décevante et aurait mérité un autre traitement. Il n’empêche que A History Of Violence est un film à voir car il possède beaucoup de qualités même s'il ma laissé sur ma faim.
C'est un grand film. Il traite du sujet de la violence d'une manière très forte. La premier plan du film annonce la couleur et alors que les premières secondes laissent profiler quelque chose de calme, on se rend vite compte qu'on à affaire à la folie humaine. David Cronenberg réalise un long métrage puissant et relativement déstabilisant (on ne s'attend pas forcément à ça). Viggo Mortensen est géant comme acteur, totalement impliqué et tellement charismatique. J'ai bien aimé Ed Harris, toujours un très bon second rôle, une valeur sûre. On voit donc ici la bestialité et la violence qu'il peut résider dans chaque être humain et la réalisateur égratigne en passant l'image de "gentille famille modèle américaine". Cette violence est montrée sous différents angles : physique, sexuelle, mentale, morale bref un très bon film sur le sujet.
Un thriller bien spécial avec une belle mise en scène. Le scénario est une histoire d'un homme qui cache une facette de son identité et son passé bien mis en valeur mais assez lent. Viggo Mortensen est le parfait acteur jouant deux personnalités, l'un en gentil mari et l'autre en une autre personne bien inattendue. Le reste du casting est convenable mais peut mieux faire. Une chose est sûre, le personnage principal tient à toujours garder sa vraie identité mais des événements lui empêchent jusqu'à qu'il doit en finir. C'est qu'il fait un film pas ennuyeux mais soit c'est lent ou soit il n'y a pas assez d'action. Les scènes d'actions ont été tournés de façon à bien connaitre le personnage principal et cela nous permet de rester éveillé jusqu'à la fin. L'amour, la confiance et la sincérité sont des choses bien mises en évidence. Pas le meilleur film du réalisateur mais reste un simple divertissement.
Un film qui démarre très bien dans sa première heure mais qui déçoit en dernière partie. Les acteurs sont tous excellents et portent véritablement le film. Á voir.
Un début qui promet, mais la suite ne tient pas la route je me suis moins ennuyé devant les épisodes de la petite maison dans la prairie c est pour dire ! Une B.O. qui nous endort, aucun rebondissement, linéaire, et puis c est lent, très lent , pourtant je connais des films lents qui sont des chefs d oeuvre mais lui n en fait pas partie. Thriller ? non juste un film surcoté si vous avez 1h28 à perdre de votre vie alors jetez vous sur ce navet. Tellement déçu de ce film . . .
History of Violence est un thriller assez dur, ponctué de scènes sanglantes mais filmées avec naturel. Quelques petits épisodes aussi bref qu'ultra-violents viennent secouer la vie d'une famille ordinaire dans une petite ville campagnarde. La violence est montrée dans tout ce qu'elle a d'aliénant pour l'homme : vengeresse, absurde, elle asservit ceux qui l'utilisent et ne savent plus s'en passer. Si ce côté du long métrage est réussi, avec un Viggo Mortensen en forme, le film pêche par naïveté lorsqu'il nous décrit la bonne petite famille moyenne de l'Amérique profonde. Cronenberg tombe souvent dans le sentimental mièvre en nous décrivant la communauté familiale parfaite, unie et pleine d'amour, ceci n'étant d'ailleurs qu'un simple prétexte pour ensuite mieux jouer sur le contraste avec la violence à laquelle la famille se trouve confrontée. Globalement, le scénario est bon mais on sens que le film peine à aborder les réactions familiales face au déchaînement de l'horreur : soit ces réactions sont caricaturales, soit elles tombent à côté de la plaque. La personnalité des membres de la famille, qui est finalement au centre de ce film, aurait gagné à être approfondie en évitant les clichés de la petite fille mignonne qui a peur du noir, du fils ado qui respecte son père mais pas trop, de la femme fatale qui joue les collégiennes amantes et devient hystérique dès que ça ne va pas. Le reste du film se tient, mais on aurait aimé que la violence si bien montrée se répercute de façon plus crédible dans cette famille trop parfaite, et que les conséquences de la violence aient été davantage étudiées.
Que dire ? L'affrontement entre Ed Harris et Viggo Mortensen est époustouflant, le ton monte à chaque minute du film, c'est une véritable bombe à retardement, à voir et revoir, en tous cas moi je ne m'en lasse pas ! :)
Plongée dans la petite ville de Millbrook, une bourgade américaine semblable à tant d'autres bien loin des grands centres urbains et de la criminalité qui les accompagne. Oui mais voilà, ce n'est pas parce que la ville est petite qu'elle est forcément tranquille et Tom Stall va s'en rendre compte à ses dépends le jour où son commerce est braqué par deux malfaiteurs de passage. A partir de ce moment tout va changer pour lui, son passé va remonter à la surface et remettre en question toute sa vie. Organisé en trois actes au cours desquels la violence va chaque fois crescendo, ce film tend à montrer à quel point la violence appelle la violence et comment une vie paisible et heureuse peut en une fraction de seconde basculer dans l'horreur. David Cronenberg nous livre ici une excellente histoire sur le fond malgré un scénario prévisible, la forme est également de qualité malgré quelques défauts, notamment les scènes de fusillades pas toujours réussies. Côté casting, Viggo Mortensen est excellent dans le rôle du père de famille à la lutte avec un passé qui revient le hanter au plus profond de lui. Il est secondé à merveille par Maria Bello qui livre une prestation remarquable ainsi que par le toujours impeccable Ed Harris. En somme, un drame maîtrisé qui mérite d'être vu, mais dont les scènes de violences crues invitent à le réserver à un public averti.
Un film assez surprenant de sa part mais parfaitement maîtrisé par Cronenberg. Cinéaste du corps et de l esprit il fait avec ce métrage un film plus sur la personnalité. L histoire et son déroulement est somme toute assez classique avec ce père de famille lambda à qui on découvre suite à un braquage qu il va stopper seul un passé pas aussi lisse qu il n y paraît. Un homme peut il changer, quelle trace laisse son passé sur un être humain, certains mensonges sont ils préférables à la vérité ? Voilà quelles sont entre autres les questions que pose avec une certaine malice Cronenberg dans un film moins viscéral qu à l accoutumé mais je le répète avec une maîtrise et un recul impressionnants, notamment dans une sexe de scène admirable pour le coup une des plus utile qui m a été donné de voir.
J'ai appris à adoré ce film au deuxième visionnage, certes j'avais aimé au premier, mais le format très court m'avait pris de court (justement), pas l'habitude d'apprécier un thriller de cette envergure en 1h30. Je précise de cette envergure car ce film est dingue justement, à l'image de son réalisateur. Classique, d'une simplicité qui laisse sans voix, A History Of Violence est une démonstration stupéfiante de la violence à l'état pure, qui ne se caractérise par rien, seule habitante bien vivante de son individu. C'est passionnant. Si je croise un jour un fan de Viggo Mortensen qui n'a jamais vu ce film je lui crache dessus. Il est excellent, un rôle quasiment taillé sur mesure pour l'amplitude de son talent, la force tranquille. La puissance Cronenberg, réside dans la façon de nous inibhé de tous reproches ou doutes envers son protagoniste, grâce à une présentation de l'américain modèle, modeste, irréprochable quoi. Il existe des films à la pelle bien plus violent en image, mais ou la violence est présentée et décrite de façon si radicale et ambivalente, sous-jacente, impossible. Il n'y a que A History Of Violence. Bon et puis le casting de luxe on est obligé de noter car ils apportent énormément, Ed Harris et William Hurt par ordre d'apparition. Fait parti de ces grands films à l'introduction et la scène finale complétement réussies, lourde de sens pour chacune, même si dans tout ce qui se passe entre il n'y a rien a jeter. Voilà, Cronenberg nous prouve qu'on peut pondre un chef-d’œuvre qui dure 1h35 sur un sujet ô combien exploité. Chapeau l'artiste.
Une longue mise en scène nous faisant penser à un film à l'eau de rose, dans lequel la mise en place du scénario se fait attendre et nous emmené à nous demander ce que l'on fait devant ce film. A cela s'ajoute un personnage principal faisant apparaitre un manque jeux entre ses différentes facette.
A history of violence adulé par la critique avec un engouement certain est qualifié de chef d’œuvre par certains. Eh bien, on ne doit pas avoir la même définition des chefs d’œuvres. Car le scénario et la mise en scène sont classiques et tout ce qu’il y a de plus courant dans ce genre de films mafieuso-policiers. Ensuite, c’est long, avec un rythme lent. Enfin les acteurs sont fades, les actions incohérentes, "pourquoi fait-il cela, alors qu’il pouvait simplement faire ça", et les dialogues, trop peu nombreux, rendent une situation familiale bien particulière et difficilement compréhensible à l’image d’un final froid, inadapté et étrangement muet. Je rajouterais que le sysnopsis de base avait un sens et était intéressant, le film n’a pourtant rien à voir puisqu’il se consacre sur des évènements antérieurs (dont on n’a pas connaissances d’ailleurs). Pour finir, la noirceur annoncée n’est pas là et le film au titre fort et prometteur est assez simple et peu recherché. Ce n’est pas ici qu’il faut trouver une réflexion sur la violence. On a donc un thriller assez bas de gamme qui s’essaie à la noirceur mais qui manque d’intensité et de conviction.