Quand la France adapte des séries TV au cinéma, les spectateurs tremblent. Les résultats furent à chaque fois désastreux, que ce soit des adaptations peu fidèles, des ratages artistiques désolants ou des francisations navrantes (Absolument Fabuleux), on ne peut pas dire que les Français sachent y faire. Pourtant, il fallait attendre 2006 et l'arrivée de Jérôme Cornuau pour avoir enfin une adaptation digne de ce nom, le réalisateur de Bouge! et Dissonances réalisant Les Brigades du Tigre inspiré de la série TV éponyme des années 70 qui mettait en scène la célèbre escouade policière des années 1910... En premier lieu, nous retrouvons tout ce qui faisait le succès de la série : une enquête haletante mêlant les débuts de police scientifique aux évènements marquants de l'époque et un trio de héros tous plus sympathiques les uns que les autres. Ici, les moyens mis en œuvre n'ont pas été vains : on se retrouve immédiatement plongé dans le Paris du début du siècle où les premières voitures commencent à circuler en ville, où l'argot de l'époque sifflent dans nos oreilles et où l'on commence à peine à parler de détecteurs de mensonges et de menottes. Extrêmement fidèle à la série originelle, le long-métrage impressionne de par son scénario envolé, ses scènes d'action réussies, sa mise en scène soignée et son interprétation haut de gamme. Et s'il est difficile de remplacer Jean-Claude Bouillon, Jean-Paul Tribout et surtout Pierre Maguelon et son accent marseillais inimitable, le nouveau trio composé de Clovis Cornillac, Édouard Baer et Olivier Gourmet s'avère parfait. Communicatifs, complices et très vite attachants, ils sont dès le début du film accompagnés d'un quatrième luron (l'Italien Stefano Accorsi), un bleu fraichement intégré à la Brigade qui va avoir un rôle important dans cette intrigue garnie de complots, de révolutionnaires et de corruption. Une intrigue sacrément bien ficelée qui nous happe sans tarder pour ne plus nous lâcher. Bien entendu, on est loin des films d'action hollywoodiens et probablement seuls les spectateurs français s'intéresseront au plus près à ces aventures cocorico mais quoiqu'il en soit, Les Brigades du Tigre est une franche réussite qui a le mérite de ne jamais trahir son matériau d'origine tout en y apportant un vent de fraîcheur plus que bienvenu.
Si je n'ai pas ete emballé par l'histoire peu interessante et surtout bien trop longue ,il faut reconnaitre que le casting ,lui assure avec une flopé de bons comediens dont le parfait trio d'inspecteurs aux personnalités distinctes mais attachante.La reconstitution des années 1900 a beneficié de moyens consequents (decors,costumes) qui participe a une immersion dans l'epoque globalement reussi ( exterieurs 1 peu artificiel et explosions trop exagérés) Il manque egalement de l'humour (quelques rares repliques quand meme) dans un recit trop serieux et sombre qui entre 2 scenes d'actions s'enlise dans des dialogues ennuyeux que la realisation peine a dynamiser.Fremont lui est tout simplement genial en machiavelique Anarchique Russe alors que la belle Kruger s'en sort + qu'honnetement.Il ne faut pas oublier la celebre musique de Bolling ou les seconds roles relativement solides.
On perd beaucoup au change dans l’ensemble pour ce qui est de la psychologie des héros de la série. Le rôle très réussi par Pierre Maguelon, le marseillais Marcel, grande gueule au grand cœur, est plutôt bien repris par Olivier Gourmet. Pujol, le teigneux manieur de canne et de bons mots que jouait Jean-Paul Thibout est modifié positivement par Baer. Les consignes données à Clovis Cornillac par le metteur en scène Jérôme Cornuau, de toute évidence, étaient de prendre le contre-pied du personnage joué par Jean-Claude Bouillon à l’époque. Un commissaire Valentin rusé et ayant l’autorité sur ses hommes, mais flamboyant et jovial. Le nouveau Valentin est fort mal réussi. Ostentatoirement et constamment bougon, avec un parler toujours assez racaille, le Valentin nouveau est globalement terne. La trouble ambiguïté de Faîvre, le commissaire en chef, magistralement interprétée jadis par François Maistre est affadie considérablement par Jugnot. Le scénario, quand à lui, est certes très intéressant et fort recherché, mais un étirement démesuré de certaines courses poursuites ou de bagarre, et de certaines scènes de pathos (agonie de Bonnot, attentat à l’opéra), effrite l’effet du suspense et notre engouement à suivre l’action. Méritant mais finalement décevant.
Une réussite, même si des libertés ont été prises par rapport à la réalité historique mais c'est à l'avantage du scénario qui est ainsi intéressant et distrayant, avec notamment des passages importants qui ont une force dramatique très bien mise en scène. Diane Kruger y tient un de ses tout meilleurs rôles avec son personnage qui est le + marquant du film.
Si vous connaissez la série télévisée, vous allez être fortement déçu en voyant ce film qui confirme la règle que ceux qui sont tirés de séries sont en général ratés à de très rares exceptions près. D'abord pour les acteurs : dans le rôle du Commissaire Valentin, Clovis Cornillac est ridicule en flic arrogant et vulgaire si on le compare à la classe de Jean-Claude Bouillon ; dans le rôle du commissaire divisionnaire Faivre, Gérard Jugnot est un mou sans envergure si on le compare au charisme de François Maistre (pourquoi choisir un acteur comique pour ce rôle ?) et je préfère ne pas parler de Pujol (à moitié maquereau) et Terrasson (surnommé le "Colosse de Rodez" dans la série, en allusion au "Colosse de Rhodes", l'une des 7 merveilles du Monde, mais "l'Hercule de Rodez" dans le film, ce qui ne veut rien dire et qui prouve l'inculture des scénaristes, acteurs et réalisateur). Quant à l'histoire : comment croire que Jules Bonnot ait pu être l'amant d'une princesse russe, de surcroît épouse de l'ambassadeur de Russie (dont Valentin semble aussi en tomber amoureux), et qui assassine un inspecteur de la brigade mobile en lui plantant une paire de ciseaux entre les omoplates...
L'univers de la série y est assez palpable même si Cornillac ne semble pas super inspirée. Une bonne intrigue mais sans plus pour finalement un bon film policier qui, certe ne révolutionnera pas le milieu, mais aura eu au moins le mérite de nous ré actualiser une vieille série culte.
Une confirmation pour un film dont j'attendais beaucoup. Acteurs, réalisation, photographie, costumes, décors ... Ce film est un sans faute, du cinéma comme ça, on en redemande. Même le scénario est bon, ce qui devient de plus en plus difficile pour un film policier.
Attention, Mr Clémenceau, voici vos fameuses brigades portées sur grand écran ! Avec un casting de choix porté par Clovis Cornillac et Edouard Baer (entre autres), le film est agréable à regarder sans être excellent. On regrettera la "transparence" du personnage de Stefano Accorsi et la scène de fusillade contre Jules Bonnot beaucoup trop exagérée ! La reconstitution de la Belle Epoque est plaisante et l'intrigue sous-tend des magouilles politiques aux conséquences historiques tristement prévisibles... A voir !
Le film est une bonne daube quand même, le scénario est lent, d'assez mauvaise qualité, on s'ennuie ferme dès le début. C'est dommage car il y avait du potentiel dans ce film.