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Jarhead - la fin de l'innocence
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Jarhead - la fin de l'innocence" et de son tournage !

D'après une histoire vraie

Jarhead est adapté du livre éponyme d'Anthony Swofford publié aux Etats-Unis en 2003. L'ancien marine y raconte ses expériences pendant l'opération Tempête du désert, lors de la première guerre du Golfe.

Les sentiers de la guerre

Sam Mendes évoque sa vision du livre et ce qui l'a poussé à en diriger l'adaptation : "A ma première lecture du livre d'Anthony Swofford , j'ai surtout été sensible à son approche subjective de la guerre, vue à travers les yeux d'un homme à la recherche de lui-même. J'ai été passionné par le mélange de machisme, d'humour, de situations surréalistes, et d'observations politiques très pointues. Ce récit de guerre, qui ne ressemblait à aucun autre, nous parle d'une guerre qui ne ressembla à aucune autre. Pouvait-il donner naissance à un film de guerre qui ne ressemblait à aucun autre ?"

Qu'est-ce que ça veut dire?

Le titre original "Jarhead", littéralement "tête de jarre", est le nom que se donne les Marines entre eux. Le mot renvoie à la coupe de cheveux qui leur confère une allure si caractéristique.

La face cachée de la Guerre du Golfe

"Nos souvenirs de la Guerre du Golfe ce sont ces minuscules images télévisées, parfaitement propres, de frappes " chirurgicales " sur des villes en modèle réduit, dont on ne pouvait même pas concevoir qu'elles fussent habitées, explique le réalisateur. Sur le terrain, les militaires n'avaient aucune idée de la situation. Nous non plus, d'ailleurs, puisque nous n'y avions pas accès. C'est pour cela que j'ai eu envie de découvrir ce conflit à travers les yeux d'un fantassin. Les expériences de Tony dans le désert révèlent la face cachée de la Guerre du Golfe, elles sont à l'exact opposé de ce que nous croyons être " normal " dans le déroulement de tout guerre ".

Un tournage éprouvant...

Lors du tournage, l'équipe du film s'est retrouvée dans des conditions climatiques proches de celles du désert saoudien : Tempêtes de sables, intempéries, et le froid glacial nocturnes sont ainsi venus perturber le travail des comédiens et des techniciens... Une équipe principalement masculine comme l'explique Peter Sarsgaard : " J'avais déjà travaillé au milieu de groupes exclusivement masculins, où se nouent de forts liens de solidarité. Mais ici, c'est toute l'équipe, à l'exclusion de la scripte et de deux ou trois autres femmes, qui était masculine. Même les coiffeurs et maquilleurs étaient des hommes. Cela devient vite insupportable car on se lasse des grosses blagues machistes qui tournent autour de la violence et du sexe. Des factions se forment, des bagarres éclatent. Je n'avais jamais vu autant de disputes - ni autant d'amour - sur un tournage. "

Paysages californiens et mexicains

Le tournage de Jarhead débuta aux Studios Universal, puis se déroula sur le terrain d'aviation de Holtville et la George Air Force Base de Victorville. Quelques prises de vues ont aussi été effectuées sur les vastes salants de Baja au Mexique. Le tournage dura en tout cinq mois avant de s'achever dans le désert de Glamis en Californie.

A hauteur d'homme...

Sam Mendes revient sur ses choix de cadrage : " J'ai délibérément omis les sacro-saints " master shots " d'exposition. Chaque scène démarre par un plan rapproché de Swofford pénétrant en un lieu donné, agissant ou observant. C'est à partir de lui que l'ensemble du film s'articule, " au ras du sol ", puisque nous ne voyons à l'écran que ce que lui et ses camarades sont en mesure de voir. Donc, aucun plan de survol du " point de vue de Dieu ", aucun mouvement de grue géant, aucun plan pris d'hélico sur ces " fourmis " perdues dans l'immensité du désert. Le cadreur se déplace avec les acteurs, à leur rythme, et chaque mouvement d'appareil est motivé. "

Stage de Marines

Le réalisateur, Sam Mendes, souhaita que ses comédiens subissent un entraînement physique précis afin qu'ils apprennent les gestes et les comportements leur permettant d'incarner des Marines convaincants. Avant le début du tournage, les comédiens suivirent ainsi un stage de quatre jours à la George Air Force Base, sous la direction du sergent-major James Dever, conseiller technique et collaborateur sur Le Dernier samouraïet Nous étions soldats.

Artifices visuels

Afin de rendre le désert plus proche visuellement d'un véritable désert saoudien, les équipes responsables des effets visuels furent chargées d'occulter toute trace de végétation hivernale sur le paysage. Parallèlement, pour recréer la vision infernale des puits de pétroles en feu, la production filmèrent un seul puit en feu qu'ils multiplièrent ensuite sous différents angles. D'autres effets furent employés lors de scènes présentant un risque physique (l'explosion d'une tour de contrôle, le tatouage au fer...) ou prohibées par l'American Humane Association (le duel de scorpions).

Un parfum d'Apocalypse

Le chef monteur de Jarhead, n'est autre que Walter Murch, qui s'était chargé du montage d'un certain... Apocalypse Now. Un film que l'on retrouve justement dans Jarhead au cours d'une scène où les Marines assistent à une projection du film.

Cinq stars pour un soldat

Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire, Christian Bale et Joshua Jackson ont été pressentis pour le rôle principal de Jarhead, finalement tenu par Jake Gyllenhaal.

L'avis du vrai Anthony Swofford

Anthony Swofford, l'auteur du roman à l'origine de Jarhead a passé un accord tacite avec Sam Mendes pour se tenir à l'écart du tournage : " Je n'aimerai qu'un directeur de collection vienne me déranger en plein travail, et encore moins un lecteur, avoue-t-il. Sam m'a projeté le film en aout 2005, en compagnie de Walter Murch. Au bout de quelques scènes, je m'étais parfaitement habitué à entendre un personnage se faire appeler Swofford. J'ai retrouvé l'histoire de " Jarhead ", sa narration fiévreuse, ses lignes de force psychologiques et métaphysiques, plus discrètes, plus nuancées, qui jalonnent et intensifient les expériences guerrières de Swoff et ses camarades. Dans le monde réel, la guerre n'a qu'un objectif : vaincre. En art, la guerre vise à accroître et renforcer notre sensibilité, à faire exploser l'émotion, du sens et de la beauté. "
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