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La Prisonnière
note moyenne
3,6
90 notes dont 23 critiques
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Votre avis sur La Prisonnière ?

23 critiques spectateurs

chrischambers86

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3,5Bien
Publiée le 30/11/2011

"J'espère quelle est jolie au moins ? C'est pas le plus important ! C'est quoi alors ? Qu'elle soit soumise !"...Dernier film du grand Henri-Georges Clouzot qui abordait pour la première fois la couleur, "La prisonnière" met en scène un photographe amateur de femmes enchaînèes avec des scènes de soumission (Dany Carrel, très impressionnante dans la sèance photo) qui portèrent un coup sèvère à la censure de l'èpoque! Très vite, le cinèma èrotique devient un vèritable genre en soi, attirant le grand public et les rèalisateurs s'enhardissent tels que Clouzot en 1968! Laurent Terzieff est particulièrement ambigu dans ses jeux pervers de la soumission et du voyeurisme! Quant à Elisabeth Wiener, elle prête sa prèsence sensuelle et connaît, en cette annèe de bruit et de fureur en France, son heure de gloire en ètant cette "prisonnière" dans une descente aux enfers de la perversion rèalisèe par un Clouzot en pleine possession de ses moyens...

ygor parizel

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4,5Excellent
Publiée le 14/07/2012

Quelle belle surprise que ce film. Henri-Georges Clouzot ose un sujet risqué (masochisme, perversité, ...) et s'en sort à merveille. Il filme les décors, objets et corps de manière très subtil et rend érotique chaque mouvement et dialogues. Laurent Terzieff est parfait pour ce rôle et Elisabeth Wiener est pas mal non plus. Il y a plusieurs scènes qui sont des tout grand moments de cinéma.

gimliamideselfes

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3,0Pas mal
Publiée le 06/01/2016

Assez déçu par ce Clouzot que j'ai trouvé assez brillant dans sa mise en scène, où j'ai bien aimé la première partie, mais qui finalement semble n'aller nulle part et que je suis surtout un peu long pour rien. C'est assez évident au début que Clouzot s'amuse à expérimenter avec sa caméra, qu'il nous sort ce qu'il n'a pas pu nous montrer dans l'Enfer, il nous suggère des choses rien qu'avec la mise en scène, j'aime beaucoup cette recherche visuelle quasiment constante et cette précision dans la réalisation. J'aime comme dit également assez le début, avec la tension et la tension sexuelle, cette fille qui veut et ne veut pas en même temps se faire humilier, qui veut et ne veut pas obéir, qui a honte et qui se refuse d'avoir honte pour ne pas être une petite bourgeoise... et qui reste toute excitée et gênée en même temps lorsqu'elle voit les "sévices" qu'un homme qu'elle "aime" peut faire subir à une autre femme. C'est ambigüe, j'aime plutôt bien. Et le film fonctionne vraiment bien pendant une heure. Seulement voilà, le film aurait pu s'arrêter là et ensuite toutes les 40 dernières minutes ça m'ennuie assez. Disons que je présage le genre de fin qu'il y aura et en même temps je m'en fous de ces personnages qui pour moi n'existaient que dans la tension sexuelle qui les unissait. Donc je suis vraiment déçu, car c'est la première fois que je vois Clouzot relâcher la tension de la sorte. D'habitude je suis tendu quasiment jusqu'au dénouement, mais pas là. Là je regarde ma montre. Après qu'on soit fasciné par la mise en scène, je peux parfaitement le comprendre, mais pour moi il me faut quelque chose en plus, là cette histoire ne me touche plus, ne m'intéresse plus. Mais on avait un vrai bon film d'une heure. J'ai pensé un peu au Voyeur de Powell, je ne sais pas si c'est ma copie, mais limite j'aurai aimé que les couleurs soient aussi contrastées que chez Powell.

FandeDQ

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4,5Excellent
Publiée le 30/05/2013

Sorte de pendant français à Blow Up, Clouzot nous plonge, pour son dernier film, en couleur, dans un véritable enfer. L'enfer intérieur d'un galeriste pervers, impuissant, incapable d'aimer, qui se réfugie dans la photographie malsaine, sadomasochiste, seul univers où il parvient à rendre des femmes soumises. Cet enfer est donc double, et la Prisonnière, la douce Elizabeth Wiener, y plonge sous deux formes : la première en découvrant la dernière exposition dans l'immense galerie de Terzieff, se perdant entre ces œuvres mystérieuses, hypnotiques, labyrinthiques (comme un dédale sorte d'allégorie des vices de cet homme, de sa folie), la seconde, par curiosité, en assistant elle-même à une séance photo, la poussant ensuite, par amour - ce qui se révèle assez ironique puisque jamais cela ne sera réciproque - à être elle-même au centre de ce "jeu" pervers. La caméra de Clouzot n'omet rien, nous plongeant dans une constante angoisse, et le spectateur voyage entre ces œuvres d'art morbides, presque effrayantes, et les séances photos du galeriste. Elle frôle les personnages, que ce soit les corps de ces jeunes modèles nues ou le mélange de peur et d'excitation qui se lit constamment sur le visage de Wiener, ou encore l'air manipulateur et autoritaire de Terzieff, ravi de mettre cette femme à ses pieds. Là où Clouzot se révèle un génie, c'est qu'il parvient à sortir de ce cadre, qui pourtant pourrait se suffire à lui-même (se contenter d'une descente aux enfers banale de Wiener aurait pu faire l'affaire) et ce à plusieurs reprises. Les deux personnages, s'étant pourtant avouer toutes leurs différences, partent en vacances à la mer, et Clouzot nous offre une scène d'un grâce folle, ces deux pseudo-amants se retrouvant près des vagues houleuses, sur un rocher perdu (prisonniers, où ça ?) ; l'idylle va se croire réelle, mais ne le sera jamais. Lui, par peur que ça se sache (elle s'apprêtait à écrire des lettres parlant de cette relation), fuit. Le spectateur aura cru qu'il pourrait réellement l'aimer, au sens commun du terme, loin de ses vices tortueux. Le mari et le galeriste s'affrontent, sur les toits de Paris, et quelques vérités éclatent. La prisonnière est partagée entre ces deux formes "d'amour", la prison s'étend. Elle frôle la mort, préoccupée par ce tournant de vie, et se retrouve dans le coma, clouée sur un lit d'hôpital ; la prison s'étend encore. Elle rêve, et Clouzot évolue encore, nous offrant quelques minutes expérimentales démoniaques, on se croirait dans Persona de Bergman, on voyage entre les personnes, qui pendant un temps ne font plus qu'un, elle assiste, soumise, à ce déchirement, et semble autant en souffrir qu'en prendre plaisir. La prisonnière, c'est elle. Le prisonnier, c'est le galeriste, enfermé dans ses mondes. Le prisonnier, c'est le mari, considérant sa femme soit "comme une sainte ou une putain", incapable d'avoir une conception plus large, incapable de vouloir comprendre.

Plume231

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4,0Très bien
Publiée le 08/12/2009

Le dernier film d'Henri-Georges Clouzot est un film plus fascinant que malaisé sur le sado-masochisme. En effet, le réalisateur soigne tellement la forme de son oeuvre en y incrustant des recherches formelles (qu'il n'avait certainement pas pu mener à bien pour "L'Enfer"), notamment dans la scène du coma, ce qui le rend parfois quasi-hypnotique. Laurent Terzieff est excellent mais c'est sans conteste sur la très belle Elisabeth Wiener que Clouzot concentre son regard, et donc le nôtre, en nous la filmant et nous la dirigeant admirablement. Même si le film ne donne pas l'impression d'être entièrement abouti, c'est un remarquable final a une des plus brillantes carrières de cinéaste.

Bertie Quincampoix

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4,0Très bien
Publiée le 01/12/2016

Ultime œuvre d'Henri-Georges Clouzot, ce film, particulier dans la filmographie du cinéaste, bénéficie d'une très forte charge érotique. Superbement porté par un Laurent Terzieff possédé, le long-métrage, qui s'inscrit dans l'atmosphère artistique des années 60 et de l'essor de l'art cinétique, s'intéresse à la question de la soumission et de la domination sexuelle. En résulte une atmosphère troublante et prenante. Passionné et passionnant.

JimBo Lebowski

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3,0Pas mal
Publiée le 30/12/2014

Clouzot reste certes un metteur en scène confirmé mais ce film ne m’a pas vraiment enthousiasmé dans sa globalité, j’ai trouvé sa réalisation un peu trop formaliste par moment, instaurer ses délires kaléidoscopiques dans la première partie c’est très bien mais au service de quoi ? Les désirs de Josée ? Pas très convaincant, enfin à mes yeux. Et j’ai souvent eu l’impression de voir du sous-Godard dans la narration mais sans vraiment de matière et d’émotion, j’ai traversé le film sans en ressentir véritablement la substance première qui m’aurait permis de me capturer dans ces enjeux relationnels. Terzieff est franchement excellent, Elisabeth Wiener reste dans la lignée de ces actrices que Clouzot forge à la perfection, bref le casting est sans reproches, mais au service d’un scénario un peu trop vague. Par contre lors de la séquence de l’hallucination comateuse on sent que la Clouz’ se lâche et balance tout ce qu’il a pu tester comme effets dans son Enfer inachevé reflétant cette fois parfaitement l’ambiguïté des sentiments de Josée, ça j’ai aimé, mais ça arrive un peu tard.

NomdeZeus

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3,0Pas mal
Publiée le 09/12/2014

Avec ce film, Clouzot démontre une fois de plus que les grands pontes de la Nouvelle Vague qui le traitaient de réalisateur « à la papa » avaient tout faux. Sur la forme, cette œuvre cinématographique est splendide et ne ressemble à aucune autre. Le spectateur en prend plein les mirettes au cours de scènes psychédéliques à l’érotisme trouble. En revanche, sur le fond, toute cette réflexion sur les rapports de force au sein du couple m’a paru un peu opaque. Question de sensibilité sans doute.

loulou451

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3,0Pas mal
Publiée le 12/06/2013

Le dernier film d'Henri-Georges Clouzot est une plongée en enfer dans le monde de la perversion, sorte de métaphore du voyeurisme et du cinéma. Certes, on pourra regretter le casting, des acteurs qui peinent à rentrer dans la peau de leur personnage (pauvre Elisabeth Wiener, et que dire de laurent Terzieff...), mais il faut avant tout saluer ici la qualité de l'image qui rend l'oeuvre de Clouzot bien au-dessus de la moyenne. Hélas, le film pêche par la minceur de son scénario et la pauvreté de ses dialogues... Dommage.

ClockworkLemon

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4,5Excellent
Publiée le 24/08/2011

Le dernier film de Henri-Geoges Clouzot est la preuve même qu'il est un réalisateur hors du commun, unique en France. Difficile de parler de ce film... "La Prisonnière" ne ressemble à rien de ce que l'on connait avant cette période, du moins en France... Plastiquement, Clouzot use à merveille de l'art contemporain pour donner un aspect visuel original au film. Tout en symétrie, haut en couleurs, aux cadres parfaits, c'est visuellement époustouflant et ça peut faire penser à du Antonioni. Et pas que dans la forme, le fond est tout aussi surprenant et osé. Le réalisateur français explore en profondeur l'esclavage dans la relation sexuelle... Tout comme le personnage de Stanislas, le photographe intellectuel rigide, incarné brillamment par Laurent Terzieff, le spectateur est voyeur. Les corps des femmes se dénudent, on les voit se dénigrer, prendre "du plaisir dans la honte"... Tout est obsédant et déstabilisant. Rien que la séquence initiale où l'on voit un homme manipuler doucement des petites figurines de femmes nues, ou encore pendant la séquence psychédélique du rêve, pendant le coma de Josée, à la toute fin du film. Une vraie perle rare.

Maqroll

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3,5Bien
Publiée le 18/07/2011

Pour son dernier film, Clouzot choisit de prolonger sa recherche initiée dans Le Mystère Picasso, avec une nouvelle réflexion sur le regard et les images… Regard dans un premier temps du voyeur, celui qui prend les photos et qui fascine par le simple fait de poser son regard sur un corps soumis… Ce n’est d’ailleurs absolument pas un film sur le sado-masochisme comme l’ont cru certains, bernés par l’illusion d’optique créée par le réalisateur, épris d’art cinétique au point d’en délirer dans une fin très esthétique… C’est un film sur la possession engendrée parfois par l’amour, qui n’est pas sans rappeler Le Repos du guerrier, de Vadim. La différence (de taille) est qu’ici nous avons affaire à un véritable cinéaste… Laurent Terzieff et Bernard Fresson sont superbement dirigés et rendent une copie très honnête mais c’est vers Elisabeth Wiener, belle et sulfureuse, que convergent tous les regards… On se prend à regretter pour elle une carrière trop confidentielle car, au vu de sa performance ici, il est certain qu’elle méritait mieux.

Yoloyouraz

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4,0Très bien
Publiée le 20/12/2007

Valeurs bourgeoises, bien pensant, libertés : H.G.Clouzot, grâce à superbe couple en tête d'affiche, réussit avec une intelligence et une efficacité frappantes son entreprise de démolition intellectuelle. Une oeuvre d'un intellect superieur.

Broyax

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1,0Très mauvais
Publiée le 01/01/2017

Dernier film de Clouzot et on ne peut pas dire qu'il sort par le haut, le bougre. On pourra sans doute lui reconnaître son caractère scabreux et provocateur (pour l'époque !) à mi-chemin entre une Histoire d'O larvée, le Marquis de Sade et un certain Sacher-Masoch entre autres "références"... Résolument bizarre, le film baigne dans l'art très con-temporain des croûtes et autres saloperies de l'art (?) existentiel-existentialiste néo-moderne, "sculptures" interactives de brocante à crevards, musique dodécaphonique-cacophonique et ce grand dadais intello qui aime la photographie, donner des ordres aux jeunes filles et leur faire prendre la pose. Car elles aiment ça l'obéissance, que dis-je, la "soumission" les bougresses ! car selon ce film, en chaque gonzesse sommeille une petite "traînée" bien soumise qui aime par dessus tout l'humiliation -non le plaisir !- de devenir un objet. Et de l'autre côté, l'homme "sadique" y trouve son compte. Tant pis pour le compagnon de la donzelle -l'excellent Bernard Fresson- le type "normal" qui va finir gros Jean comme devant et légitimement dépité. Le film est de 1968, qu'en pense le MLF de l'époque et les Femen d'aujourd'hui qui secouent leurs nichons devant le journal télévisé à chaque occasion écolo-dramatique ? Elisabeth Wiener est en tout cas une ravissante rouquine, très filmogénique. Hélas, ce film éboulifiant-étonnifiant reste éminemment désagréable et le poids des ans n'arrange rien. C'est sans doute la contribution un peu tardive de Clouzot aux étrons de la "nouvelle vague", une contribution dont il aurait pu se passer, à la teneur débectante et prétentieuse qui le ferait presque sombrer dans le ridicule s'il n'était pas aussi premier degré.

pietro bucca

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3,0Pas mal
Publiée le 11/11/2015

Dans une ambiance psychadélique, une bien jolie jeune femme curieuse des interdits finit par tomber amoureux d'un homme quelque peu farfelu.

bsalvert

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1,0Très mauvais
Publiée le 20/03/2013

un film qui a mal vieilli malgré un scénario intéressant. PLV : à réserver aux amateurs de vieux films.

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