batsup
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3.5 - Bien
En 1585, après vingt-sept ans de règne, l’Anglicane Elizabeth I (Cate Blanchett), a ramené la paix dans le royaume. Mais elle est dans le collimateur du roi Philippe II d’Espagne (Jordi Mollà), qui a entamé une guerre sainte en Europe. Afin de ramener le catholicisme en Angleterre, il complote avec Marie Stuart (Samantha Morton), reine d’Ecosse, assignée à résidence au château de Fotheringhay par sa cousine… De l’ombre à la lumière, c’est ainsi que l’Indien Shekhar Kapur décrit l’évolution entre les deux films qu’il a consacrés à la Reine vierge. En 1998, le sombre Elizabeth brossait le portrait d’une jeune souveraine en lutte pour sa survie dans un monde d’intrigues. Neuf ans plus tard, le bien nommé Elizabeth : L’âge d’or rend hommage à une reine toute puissante, qui aspire à la divinité et l’immortalité. Mais les deux films sont avant tout la rencontre d’un rôle avec une actrice surdouée, Cate Blanchett (révélée avec le premier épisode), qui tient la comparaison avec ses illustres aînées Glenda Jackson et Helen Mirren. Shekhar Kapur la filme en icône moderne (on remarquera des similitudes avec la Jeanne D’Arc de Luc Besson), femme déchirée entre ses désirs et son devoir, tantôt vulnérable, tantôt guerrière. S’il se révèle plus académique et moins troublant que le premier volet, le film, aux images et décors somptueux, profite d’un aspect épique réjouissant, et un peu kitsch (école Bollywood), à l’image de Clive Owen, qui campe le fantasmatique corsaire Walter Raleigh. Qu’il prenne sa pose à la Errol Flynn, dressé fièrement sur le pont de son navire, prêt à en découdre, et ce sont tous les films de pirates de l’âge d’or d’Hollywood qui reviennent en mémoire. Elizabeth : l’âge d’or a remporté l’Oscar 2008 des Meilleurs costumes. Cate Blanchett a reçu une nomination pour sa performance.
Ajoutée le 03 janv. à 16h54
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