S'il n'avait été signé Atom Egoyan, "La Vérité Nue" aurait pu sembler être un joli coup d'essai. Ambiance noire à souhait, voix off flottante et presque déréalisante impeccablement maitrisée, jeu des acteurs quasi parfait (Kevin Bacon est saisissant, et ce rôle donne la véritable mesure d'un acteur trop souvent employé dans des seconds rôles), humour fin... Mais au final on finit par se noyer dans un montage qui nous brinqueballe parfois inutilement dans d'incessants allers-retours qui finissent par amoindrir l'intérêt du scénario, lequel souffre déjà de quelques liens un peu faciles. Et puis, et c'est peut-être là le principal défaut, la caméra colle aux personnages au point de les vampiriser, comme si le réalisateur n'avait pas su trouver la juste distance pour les dépeindre. Quant à la reconstitution des années 50 et 70, elle sonne un peu carton-pâte à force d'être trop impeccable. Bien sur, demeure une impression d'étrangeté forte intéressante, mais qu'est-ce à côté de celle d'"Exotica", de "De beaux lendemains", ou même de "Felicia's journey" ? Un bon film donc, mais pas un grand Atom Egoyan. Je conseille donc aux fans du réalisateur de ne pas trop attendre de ce film et de patienter jusqu'au prochain. PS : le titre, que ce soit dans sa version originale ou en français, est un peu déconnecté
Que dire, nous avons là une intrigue policière plutôt maigre dans le fond mais dont l'enrobage est cousu de fils blancs... Kevin Bacon garde son charisme et interprète bien son rôle ce qui permet de tenir dans la longueur, mais cela ne suffit pas et on reste sur notre faim... Dommage.
On a envie de savoir où nous ménera la fin, un excellent film mené d'une voix off agréable sur le show-biz télévisuelle des années passées américaines.
C'est un film non seulement beau esthétiquement, avec une copie si correcte des années 50, mais aussi un film intelligemment mis en scène avec un montage intriguant! Les acteurs son formidables, mystérieux et inconstants. Faut pas juger ce film au premier degré, mais faut regarder plus loin, en prenant en considération tout le milieu du showbizz, l'époque... c'est digne d'Egoyan!
L'intrigue se passe dans les années 50...et tout le reste aussi : mise en scène, dialogues, jeu des acteurs y compris les fantasmes poussifs et poncifs d'Egoyan. En résumé ça sent la naphtaline et ça n'aurait pas du être autre chose qu'un vague téléfilm.