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Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mars 2007
Ce qui est étrange c'est qu'en apprenant la grande nouvelle (sa mort), le personnage joué par le très bon Melvil Poupaud n'a pas l'air plus étonné que ça. Comme s'il s'y attendait et que ça lui donnait le feu vert pour laisser expulser ses pensées et reflechir sur lui-même. "Le Temps qui reste" est sensible, une photographie. Ca va, on lui pardonne "8 Femmes" à Ozon...
C'est le genre de film dont je ne sais pas dire si j'ai aimé ou pas. Les acteurs jouent bien, Melvil Poupaud est super et très charmant. On ne s'ennuie pas du tout pendant le film mais voilà il ne se passe rien !! A vous de juger !
L'acteur me fait légèrement penser à Romain Duris. Le film nous met dans état de crispation dès le début. L'annonce de la mort proche du jeune homme est frappante! Il n'y a que le médecin, le jeune homme (Romain) et nous qui connaissons cette horrible nouvelle. L'acteur est vraiment excéllent et les prises de vue ainsi que les scènes d'émotions nous met rapidement les larmes aux yeux. C'est un film d'une sensibilité et d'une légerté rare que nous offre François Ozon. Le film s'ouvre sur une plage et se referme sur une plage. Le changement physique et mental de Romain sont térrible et nous fait très bien comprendre que la fin approche. Magnifique film! A voir!
un rôle pas facile pour Melvil Poupaud, celui d'un trentenaire qui apprend qu'il a un cancer généralisé incurable. François Ozon le filme alors, et le met à nu avec une caméra discrète mais habile, depuis son entrée dans le " couloir de la mort " (d'entrée de film) jusqu'à sa " délivrance ". Un film énigmatique qui peut déranger par ses silences les cinéphiles les moins avertis, et heurter par ses images la sensibilité des plus jeunes.
Je ne retiendrais que la derniere journée de Romain sur la plage : Plaisirs simples, le monde continuera a tourner sans vous dès demain matin. Tres tres poingnant. Donc tres beau film malgré quelques clichés et facilité sur un bilan de vie (enfance, sexe, désir de paternité, etc...). A oui j'allais oublier, Jeanne Moreau... Pile dans son role.
Un film poignant et émouvant. Le seul aspect négatif de ce film est qu'il y a trop de scènes de sexe. Les réalisateurs auraient pu insister d'avantage sur ses relations familiales notamment celle avec sa grand-mère.
Prenant, touchant, émouvant... Ce film est de toute beauté. Melvil Poupaud campe à merveille ce jeune homme au bord de la mort, on ne peut que s'attacher à lui, et le suivre, happé par son destin ineluctable. Plus qu'une simple tragédie, c'est une véritable réflexion sur soi, sur son rapport au monde. Jamais larmoyant, ce drame ne laisse pas indifférent.
Extraordinaire. Ozon réussit un chef d'oeuvre avec l'aide d'un Melvil Poupaud exceptionnel. Tout est juste dans ce film, du scénario aux personnages, en passant par les différentes scènes qui font avancer pas à pas le spectateur dans l'acceptation de la décision qu'a prise cet homme jeune de ne pas se faire soigner (il est vrai pour un profit douteux) pour vivre pleinement le temps qui lui reste. D'où sa rupture progressive du monde des vivants (à commencer par son copain et le "milieu gay"), et son passage de témoin en faisant un enfant à la femme d'un couple dont le mari est stérile. La fin est sublime, le monde continue d'être et c'est dans un monde de vivants qu'il choisit de mourir.
"Le temps qui reste" est un film que j'ai vu par "hasard". Et le hasard fait parfois bien les choses !
Ce long métrage reprends une formule déjà utilisée en littérature ou au cinéma :"Que feriez vous s'il ne vous restait que peu de temps à vivre?".
Romain (Melvil Poupaud), décide que ce délai lui servira, non pas à pleurer auprés de ses proches, ou à brûler la chandelle par les deux bouts, mais bien à se retrouver lui même. A faire le point sur ce qu'il est et ce qu'il a été, puisque désormais,il sait qu'il ne sera pas !
Jeanne Moreau est poignante de vérité et de fragilité en confidente de son petit fils.
Le message est simple, selon moi :Il est important d'avancer à tâton sur le long trajet de la vie, car, même si l'on se perd, on finit tous par arriver au même endroit, et ce, quelque soit le chemin que l'on décide d'emprunter.
Décidément un don pour instaurer les ambiances les plus calmes et les évocations les plus douces, oniriques... Pourtant, pour une fois qu'Ozon parvient à fuir l'excès, ce sont ses personnages, froids, qui décoivent. Bien trop peu poignant. Il ne concilie pas harmonieusement intimité et beauté.
Cest désormais une habitude, chaque année voit revenir le Père Noël (avec une ponctualité déconcertante) et François Ozon (qui, probablement pour contrebalancer, narrive pas à date fixe), créant l'un comme l'autre une même appréhension : celle du viser juste. Après avoir placé la barre assez haut une année auparavnt en nous offrant le magnifique 5X2, le prolifique réalisateur français revient cette fois transportant dans son traîneau Le temps qui reste, un film profondément intimiste, mais jamais exhibitionniste
Lhistoire nous emmène à la rencontre de Romain, un photographe de 30 ans qui apprend quil est atteint dun cancer et quil ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Insolent et égocentrique au début du film, le jeune homme va shumaniser petit à petit, apprenant à aimer une vie dont il doit faire le deuil au fur et à mesure que le long métrage (et le temps quil lui reste à vivre par la même occasion) sécoule. Porté par un Melvil Poupaud dévoué corps et âme à son personnage (à noter également la présence toujours appréciable de Valeria Bruni-Tedeschi et celle de Jeanne Moreau qui incarne ces derniers temps une sorte d'icône de crédibilité du 7ème art français), Le temps qui reste est un film subtil et pudique dans lequel les images et les gestes en disent beaucoup plus que les mots, un principe qui trouve son apothéose dans une sublime séquence finale durant laquelle Romain ne séteint que par suggestion, au fond de la tête du spectateur.
S'imposant comme l'un des longs métrages les plus aboutis de François Ozon, Le temps qui reste est un film touchant qui parvient à retranscrire avec finesse toute la complexe simplicité de la clé de la vie la mort.
Sur le papier, on redoute que le dernier François Ozon ne soit quun pâle plagiat du grand film de Xavier Beauvois, « NOublie pas que tu vas mourir ». Les arguments narratifs sont en effet similaires. Un jeune homme, à qui tout réussit, apprend par un médecin quil ne lui reste plus que quelques mois à vivre et décide de ne pas suivre de traitement médical pour vivre intensément ces derniers instants. Sauf que là où Beauvois jouait à fond la carte du romantisme adolescent (drogue, sexe, art, amour, guerre, sacrifice), Ozon développe une tout autre destinée à son personnage fort peu sympathique au départ (un Melvil Poupaud convaincant) et le fait se réfugier vers des valeurs beaucoup plus traditionalistes et bourgeoises. Avant de mourir, il ne faut pas oublier de dire à ses proches quon les aime. Le jeune homme va donc se rapprocher de son père (le sublime Daniel Duval, encore une fois excellent), de sa sur et de sa grand-mère (une Jeanne Moreau en roue libre), régler ses comptes avec son petit ami (puisquon est chez Ozon, le protagoniste est forcément homosexuel) pour pouvoir alors partir en paix, renoncer à la vie et se laisser littéralement mourir. Ce qui, évoqué de la sorte, pourrait paraître cliché, fonctionne pourtant sur pellicule. Ozon fait, pour une fois, dans lépure, et parvient à émouvoir simplement, sans racolage. Au vu du sujet traité, on ne lui demandait pas grand-chose dautre.
Le thème traité dans le film de François Ozon m'a touché car je pourrais en être concernée à n'importe quel moment de ma vie. Melvil Poupaud a joué avec une belle subtilité et grande sincérité le rôle de Romain, ce malade bien trop jeune. Quelle serait ma réaction, notre réaction face à ce compte à rebours face à la mort : peur, dépression, rage de vivre ? Peut-être la nouvelle la plus ignoble à gérer émotionnellement pour un être humain. Je mets 3 étoiles car les clichés de François Ozon m'ont quelque peu dérangé...
Un magnifique film, d'une finesse exemplaire. Le sujet a certes déjà été traité, mais il ne l'avait jamais été avec tant de vérité et d'intimité. La performance de l'acteur principal est criante de vraisemblance, de sincérité. On se lie très vite à celui-ci en voulant partager son combat perdu d'avance face la vie, face à son inéluctable mort. Une grande oeuvre cinématique, très émouvante, sans jamais basculer dans la niaiserie et le trop-plein de sentiments. Merci pour cette humanité.