Le temps qui reste
Note moyenne
3,4
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152 critiques spectateurs

5
41 critiques
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38 critiques
3
14 critiques
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30 critiques
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20 critiques
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9 critiques
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Je ne fais pas partie de ceux qui détestent Ozon. J'avais adoré "Sous le sable" pour sa délicatesse et son étonnante maturité. Là, je suis consterné. C'est lacrymal, facile, cliché (ah ! Poupaud se regardant dans la glace et se revoyant enfant). Ce film est nombriliste, égoïste. La presse est hypocrite. Ozon n'est pas Douglas Sirk !!!
Chatterer
Chatterer

94 abonnés 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Film très dur qui nous raconte les derniers jours d’un homme de 30 ans atteint du cancer…
Plutôt que de se battre, et de subir un traitement violent, il décide de partir en quète de lui-même, loin de la pitié de ses proches. Il va d’abord commencer par éloigner son petit ami, puis sa sœur en la rabaissant très cyniquement lors d’un repas qui se termine en catastrophe…
Il vit alors ses derniers instants en prenant en photos ceux qu’il aime. Il se revoit enfant et préfère un face à face et seul avec cet enfant qu’il était …
Le film nous montre comment il est difficile d’appréhender le temps qui reste, de voir chaque individus que l’on a aimé une dernière fois, de vivre les choses que l’on aime pour une dernière fois…
L’acteur principal, Melvil Poupaud est sublime, touchant…
Le film mérite vraiment d’être vu.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Quand l’émotion vous saisit à ce point vous ne pouvez sortir de la salle tout à fait indemne. François Ozon réalise la une œuvre infiniment troublante et personnelle. Le sujet n’est pas des plus originaux ; les derniers jours d’un homme et la manière d’appréhender sa mort. On pourrait même faire un parallèle avec les nuits fauves de Collard. Mais là où ce dernier voulait un héros dévoreur de vie, inconscient et jouissant d’excès, Ozon lui, nous raconte l’histoire simple de Romain. Lui aussi est beau, lui aussi jouit d’une belle prestance dans la vie, lui aussi apparaît comme un monstre d’égoïsme. Ces deux héros ont tout pour eux et il y a comme une injustice de les voir frappés si jeune par la mort. Mais la comparaison s’arrête là. Les dernières heures de Romain sont empreintes d’une spiritualité et se fondent sur le pourquoi de l’existence. Faire table rase du présent qui ne répondra plus au futur, et se pencher solitairement sur le passé. Non avec regrets mais avec un certain fatalisme pour trouver enfin la sérénité de dire oui à la mort. Aux couleurs bigarrées et au brouhaha, Ozon préfère distiller des petites tranches de vie. La maladie n’est pas le sujet, il pourrait s’agir tout autant du sida que du cancer, moins encore la mort. Ici c’est la vie qui est exposée dans toute sa puissance avec la pudeur et le respect que ressent chaque individu dans ces moments là. Interprété par un Melvil Poupaud plus enchanteur que jamais et une admirable Jeanne Moreau ce film est sans aucun doute l’une des plus belles surprises de l’année.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Film ni bon ni mauvais, le personnage central est trop antipathique, on reste peu imprégné par ces problèmes. mais rien à dire sur la mise en scéne et le travail d'acteurs.
al111
al111

25 abonnés 348 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un jeune homme apprenant qu'il va mourir, voilà un sujet très cinématographique ! Mais qu'a voulu faire Ozon ? Ses films sont souvent très léchés, ce sont des splendeurs visuelles avec une recherche de cadre à chaque plan, et pourtant ce "temps qui reste" ressemble à un téléfilm, il n'y a aucun parti pris de mise en scène, c'est plat, froid, terne. Les scènes attendues défilent, avec la grand-mère, avec l'amant, avec les parents, à l'église, avec le médecin à l'hôpital, et puis tiens, un petit coup de souvenirs d'enfance, tout ça pourrait être très émouvant, c'est juste anecdotique, dialogué sans crédibilité. Le personnage principal est très antipathique (Melvil Poupaud, pas de charme, pas drôle, juste un peu beau), et son adoucissement progressif est artificiel. La seule surprise, c'est la rencontre avec le personnage de la serveuse (Valeria Bruni-Tedeschi), mais à la réflexion, elle apparaît comme une balise un peu facile du cheminement du héros.
Après un 5X2 pas très réussi, François Ozon déçoit, encore. Peut-être a-t-il besoin de légèreté (Huit femmes, Swimming pool) pour être convaincant...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film permet à François Ozon de nous livrer un film simple mais sincère, souvent très juste et plein d’émotion. Aucun autre réalisateur n’aurait pu traiter ce thème aussi brillamment que lui. D’autant plus que ce film lui permet de traiter également d’autres sujets qui lui tiennent particulièrement à coeur tel que la paternité des homosexuels.
A travers ce film Ozon suit le personnage de Romain, 30 ans interpreté par Melvil Poupeau.L’acteur incarne ce personnage avec une justesse extraordinaire. Sa dégradation physique tout au long du film est à la fois saisissante mais aussi très bouleversante. Sa faiblesse en devient presque palpable, on voudrait tant le sortir de cette impasse tellement on est transporté dés le début jusqu’à la scène finale, une scène très simple, lourde de sens mais pleine profondeur. On doit alors se résoudre à abandonner pour de bon Romain, un personnage captivant pour un film inoubliable…
Encore une fois mercis Mr Ozon!
freedom13
freedom13

6 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Il y'a des oeuvres qui vous touchent profondemment et qui vous hantent pendant longtemps. "Le temps qui reste" fait parti de celles là. Je ne me souviens pas avoir autant pleuré devant un film, sauf peut être "Elephant Man". Melvil Poupaud est incroyable de justesse et de retenue dans ce rôle de trentenaire homosexuel qui apprend qu'il va mourir (et non pas du sida, d'un cancer). Que ferions-nous à sa place ? Cette question revient sans cesse. Chaque scène de ce film est d'une beauté sidérante et ravive souvent des souvenirs d'enfance. Que faire lorsque l'émotion vous envahie ? Rien, si ce n'est se laisser aller. Que dire de plus ? Rien, si ce n'est remercier Monsieur François Ozon d'avoir réalisé cette oeuvre si simple et délicate mais tellement bouleversante et essentielle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ozon c'est pour moi un des plus grands realisateurs français même si ces derniers temps il a un peu baissé de niveau ces derniers temps c'est pourqoi je me devais de voir ce film. C'est donc un vrai drame que nous sert le realisteur de 8 femmes. Un type apprend qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre. Il a 30 ans il est pas très sympathique et est photographe homosexuel (l'homsexualité qui est la seule vraie patte Ozon dans ce film). Le début est très interressant. Les relations familiales qu'il tisse avec ses parents et sa soeur et surtout avec sa grand mère magnificié par Jeanne Moreau donne au film un début passionant.La suite confirme. Il ya un enchainement de tres belles scénes. L'homosexualité propre à Ozon, la famille, les enfants, le desir de paternité,tous ses thèmes se retrouvent dans ce film petit par sa durée mais grand par son propos qui s'avère passionant. Melvil Poupaud que je n'aimais pas trop reussit à merveille son interprétation. Malgré une simplicité de façade et quelques longeurs Ozon signe un film profond sublimé par un final somptueux. Tout en nuance, c'est une metaphore de la vie, un film qui fait reflechir, un film qui fait du bien.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
François Ozon nous confronte ici à une histoire d'une banalité déconcertante et que d'aucun ont vécu ou vivront, malheureusement pour eux. Il ose de surcroît mettre en scène un personnage pas très sympathique, capricieux et immature qui va devoir en quelques secondes prendre la décision de toute une vie, de toute sa vie, de celle qui lui reste. Ceci est fait sans aucune concession au spectateur, au pathos ou à la mièvrerie. C'est tourné avec un réalisme exacerbé à l'extrême et l'émotion réelle qui enveloppe les acteurs dans leurs personnages nous renvoie à notre propre souffrance face à l'inéluctable. Melvil Poupaud, d'ordinaire si transparent (et là encore il faut reconnaître le talent de Ozon pour filmer d(es acteurs qu’il transcende), est d'une acuité parfois difficile à supporter dans ce rôle qui l'a visiblement mangé de l'intérieur, tout comme ce foutu crabe qui dévore peu à peu Romain. C'est un travail de deuil, pas pour ceux qui restent mais pour celui qui part . Ces vivants qui d'ailleurs ne comprendraient pas, sauf peut-être une grand-mère si vivante et pourtant mathématiquement au seuil de la mort elle aussi. Ce sont également les flash back récurrents qui hante l’imaginaire à la recherche de tous ces moments d’humanité à jamais perdus, les plaisirs simples de l’enfance, les douces sensations, tous ces instantanés de la vie que l’on stocke dans un appareil numérique bientôt inutile, l’amour qu’on veut faire encore une dernière fois et l’espoir de la vie qu’on veut quand même laisser au bout du compte. Le tout forme un film bouleversant, au ton très juste et où tous les acteurs sont magnifiques de retenue et de pudeur. Décidément François Ozon est le tout meilleur de sa génération, et mis à part le très cucul
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le temps qui reste m'a paru extrêmement sobre et vide, presque dénudé. Cette sensation de vide est de plus en plus intense, et je me suis rendue compte que c'était très juste : on doit ressentir un grand vide quand on se retrouve face à la mort. En peu de mots, peu de scènes, le réalisateur met en évidence à quel point la vie est absurde parce qu'absolument tout est pensé à long terme, même les plus simples plaisirs. Comment vivre alors que cette dimension du futur s'estompe ?
François Ozon pose de bonnes questions et y répond sans une once de naïveté.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
On est pas loin d'un chef-d'oeuvre! Emouvant, poignant, réaliste, excellement porté par le magnifique Melvil Poupaud ! Est-ce le réel début de sa carriere ? Petit bémol pour le rôle de Jeanne Moreau ! Je ne souhaite à personne d'avoir un membre de son entourage aussi peu psychologue ! De plus, la performance de Mme Moreau est très plate ! A part ça, Dieu que Marie Rivière a vieilli !
On peut à présent dire que Mr Ozon fait partie des grands du cinéma ! Son style est sublimissime ! Bravo ! Un grand moment... A ne pourtant pas conseiller aux dépressifs !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Quelle grosse déception ! Chauffée à blanc (et, au bout du compte, exaspérée) par une certaiune presse annonçant un chef-d'oeuvre, décontenancée par une promo télé ciblée et attrape-gogo (évocation des bakrooms avec Ardisson, surmultiplication des apparitions dans un ou deux talk-shows improbables), je m'étais efforcée de rentrer dans la salle sans aucun a-priori à part le fait que j'aime bien les films d'ozon en général. Au bout d'une heure et demie, très grosse déception et beaucoup de colère. Mais où est donc passée l'émotion ? Où sont donc ces moments de grâce et de subtilité qui ont toujours émaillé les autres films d'Ozon ? Oui, Melvil Poupeaud est un peu mieux mis en valeur que dans ses précédents films, mais il ne m'a touchée à presque aucun moment. Bien sûr, il est touchant face à Jeanne Moreau, mais qui ne le serait pas ? Seul, il convainc moins (j'ai failli rigoler lors de la scène où chaussé d'immenses lunettes noires, il titube dans la rue, ses courses à la main, dans ce qui se voudrait être une preuve de l'avancée de sa maladie). Quand aux scènes supposées "épater le bourgeois" (scène de sexe entre Romain et son petit ami, scène dans la bakroom), elles ne veulent plus rien dire tant on a l'impression qu'elles ont été allégées de peur de choquer. Du coup, elles en deviennent gratuites , un comble chez Ozon qui, d'habitude, filme si bien les corps ! J'attends le DVD pour voir ce qui manquait tant à ce film pour qu'il soit vraiment convaincant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Sentiment assez étrange à la sortie du film ... est ce que j'ai aimé ou non. Difficile à dire. Bon alors les points négatifs : Jeanne Moreau on doit la voir 15minutes dans le film alors qu'elle en fait la promo partout, l'absence quasi-totale de scénario, les gros clichés sur les homos ... ( je me demande toujours qui sera le premier réalisateur qui osera mettre un homo en acteur principal sans pour autant que ce mec soit une nympho ... ) .
Mais à coté de ça, malgrès tout le film passe très vite, les acteurs sont excellents et on ne s'ennuiee pas vraiment...
Enfin un film bien, mais à louer en dvd car bon 7€ pour ça c'est trop.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Les films d’Ozon, je les ai tous vus. J’aime la grande originalité qu’il a su insuffler à ses toutes premières réalisations (« Sitcom » et les « Amants criminels » en particulier.) Il y avait là tout un univers intense, drôle, intelligemment impudique et n’ayant surtout pas peur d’une certaine autodérision…
Mais (parce qu’il y a évidemment un « MAIS »), les moyens sont rapidement arrivés comme on pouvait le prévoir. On devrait plutôt s’en réjouir, mais dans certains univers artistiques, cela annonce une période d’embourgeoisement et donc à 90% le début d’une fin. Les rêves de jeunesse devenant donc réalité (et les stars abordables), son cinéma a commencé à se construire « Autour » mais plus « Avec ». On imagine donc l’avalanche de petits fours (à l'Aspartam of course) engloutis par nos stars locales, valeurs (trop) sûres, heureuses de « dépasser » et s’encanailler auprès d’une valeur montante. Mais lorsque la valeur monte le magnétisme lui diminue souvent. C’est alors qu'il faut prouver que l’on est encore capable d’être vrai, profond, authentique, et donc capable d’aborder de vrais sujets…
Et nous voilà parti sur l’histoire (plus que casse gueule) de l’inexorable compte à rebours. Et durant ce décompte, les clichés défilent sans s’interroger une seule fois de leur crédibilité. Alors bien évidemment on « transgresse » un peu par-ci par-là car on ne veut pas décevoir son public un peu voyeur ; mais où est le discours ? où est le fond ? où est l’émotion ? où sont les TRIPES ???? Ozon a t-il connu une telle expérience ? Et dans la négative, ne serait-ce pas une chose nécessaire à éprouver pour que la narration s’enrichisse des ces milliers de petits détails qui transpirent la grâce et la renonciation...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
C'est un film bouleversant et magnifique qui vous prend et ne vous lâche plus d'un bout à l'autre. Melvil Poupaud est superbe. François Ozon filme avec une retenue et une grâce remarquables. Malgré le sujet, il évite complètement le pathos et saisit l'étrangeté de l'humaine condition entre enfance, mort et sexualité. Le meilleur film que j'aie vu depuis de longs mois.
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