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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film est tout simplement splendide, vous emmène dans un pur bonheur. On ne peut s'empêcher d'être heureux et espérer la joie de ce couple... La façon de filmer et le scénario sont tout fantastiques ! A voir absolument.
surprenant, étrange, bizarre... mais incroyablement beau. il n'y a pas d'autres mots. alors, faisons comme les protagonistes du film: taisons-nous et profitons.
Le cinéma coréen semble vraiment sortir du lot ces dernières années, c'est un constat évident! Mais "Les Locataires" sort en plus du lot des films coréens, c'est dire! Fin, drôle, subtilement pervers, ce film est comme une personne dont on tombe amoureux : attirant et pourtant irrémédiablement mystérieux.
Splendide, ce petit bijou constitue une véritable invitation au bonheur au terme d'un cheminement des plus poétique. Certains pourront y voir de la superficialité, je préfère pour ma part y voir de la légèreté, étonnament salvatrice. Simplement Un film qui fait du bien, jouant sur les sensations et les faux semblants. Au final, on se sent comme en apesanteur, loin du poids des choses ordinaires et des intrigues bancales. Comme si un soupçon de baroque avait été intégré avec brio à notre réalité quotidienne.
Originalement inspiré, Kim Ki-duk transcende à la fois stricto et lato sensu son cinéma et sa vision de l'amour dans cette envoûtante poésie d'une heure trente. Au-delà des idées scénaristiques, d'un certain esthétisme et de cadrages réussis, le cinéaste dépasse les lois de la caméra et de la cinématographie même pour que l'oeuvre et les héros deviennent vie, deviennent l'oeil au travers duquel nous voyons, et au final, nous nous élevons.
Un film avec beaucoup de communion entre les deux protagonistes qui pourtant n'échangeront aucun mot pendant une heure trente. Contrairement à "une femme coréenne", en ce moment sur les écrans parisiens, qui nous a paru très en phase avec le mode de pensée occidental, "locataires" est très ancré dans les philosophies extrêmes orientales de l'éloignement par rapport aux choses matérielles. La séquence de la disparition du détenu dans sa cellule est typique de ce contexte culturel. Tae-Suk se dématérialise pour résister à la violence brute du geôlier : séquence perçue comme fantastique car incompréhensible pour un esprit occidental. En contrepoint se situe la violence extrême de la société symbolisée par le mari et le policier. Pour finir, on ne sait pas si le jeune héros est réellement présent ou s'il ne vit que dans l'imaginaire de l'héroïne. Occident et orient se rejoignent alors dans un univers onirique que tous deux ont en commun.
Fascinant. Une interprétation sans faille. Une ambiance à la David Lynch. Une B.O magique. Et des questions plein la tête pour meubler une soirée passionnée entre amis. Est-ce une histoire de fantomes ? le récit d'un fantasme tiré de l'esprit femme battue et amoureuse ? A chacun de tirer ses conclusions de ce grand moment de cinéma coréen. Le meilleur film de Kim Ki-Duk.
J'ai découvert KIM KI DUK durant l'intégrale qui lui a été consacré au FESTIVAL ASIATIQUE DE DEAUVILLE. J'ai aimé certains de ces films mais LOCATAIRES que je viens voir en DVD est un foutage de gueule caractérisé. J'adore le cinéma asiatique (particulièrement HOU HSIAO HSIEN) mais là KIM KI DUK nous prend pour des cons. Venise aussi s'est fait berner par ce film vide, lent (les films asiatiques son souvent incompris par les spectateurs occidentaux), et inintéréssant. Le véritable connaisseur ne se laissera pas attendrir par une mievrerie pareille. Passer votre chemin, rien à dire de plus.
Faire un film avec aussi peu de mots fallait oser! Moi qui suit fan de Tarantino et en particulier de Reservoir Dogs où ici les dialogues sont prépondérants, j'ai tout de suite voulu voir comment Ki-Duk pouvait gérer la réalisation et le pari est réussi! La parole est remplacée par les expressions du visage et c'est pas difficile à traduire. En quelque sorte: un nouveau style de cinéma.
Doux, calme, sensuel, profond, touchant, apaisant, sublime, merveilleux, et même envoutant...chut...aucun de ces mots ne saurait qualifier un tel film...sans doute mon préféré après "printemps, été, automne..." là encore de Kim Ki-Duk qui ne cesse de nous faire rêver!
Contrairement à ce que pouvait laisser craindre la bande-annonce, on est loin de l'univers élitiste et ennuyeux à mourir de Hong Sang-Soo et compagnie. On est plutôt proche ici de la délicatesse d'Edward Yang (Yi Yi). "Locataires" est une perle, visuellement splendide et en permanence surprenante dont la douceur et la poésie sont bouleversantes. C'est, en prime, une merveilleuse histoire d'amour. A voir de toute urgence !
Remarquable. Une fois n'est pas coutume, on félicitera en premier lieu... le décorateur, qui a fait vraiment un boulot fantastique pour concevoir les intérieurs où évoluent les héros du film. Véritables micro-univers, ces intérieurs parviennent à tout dire de leurs propriétaires, bien avant que ces derniers n'apparaissent à l'écran. Leur juxtaposition donne au film l'allure d'un kaléidoscope magique, baignant dans une atmosphère onirique assez fascinante, même si l'émotion y est toujours soigneusement tenue en laisse. Kim Ki-Duk contribue puissamment à cette dimension onirique par la justesse et la sobriété de sa mise en scène, servie par un très grand sens du cadrage. Jae Hee, le héros masculin du film, est vraiment une révélation : quelle intensité dans le regard, quelle légèreté dans la gestuelle! Totalement muet, son personnage crève pourtant l'écran. Quand on aura dit qu'en plus, le film s'appuie sur un scénario parfaitement maîtrisé, qui rebondit de façon totalement inattendue dans sa deuxième partie, on comprendra qu'on ne peut dire qu'une chose : bravo!
Ce film parle de l'essentiel d'une relation amoureuse : la fidélité et la dévotion. C'est donc sans paroles et sans artifices que ce couple vit son amour, s'introduisant inocemment dans des foyers inoccupés, s'attirant les foudres d'un monde extérieur qui ne perçoit pas la bonté de ces deux êtres. La réalité l'emporte un instant sur l'homme, qui passe un séjour en prison. Mais il réussit à s'élever pour retrouver cette femme qu'il aime, et ce monde idéal dont la réalité est finalement remise en question. Locataires est un regard rare sur l'amour, et je vous le conseille vraiment.
Merveilleux, merveilleux. Sublime de finesse, d'émotion, de poésie. La fragilité à l'écran. Où l'on n'ose plus respirer pour ne pas perturber l'intimité des acteurs, dont la beauté est magnifié par la caméra. Que c'est beau. Ce cinéma là n'a pas fini de m'émerveiller. L'un des grands films de 2005.
agréable film qui semble avoir été fait pour briller dans les festivals. Quelques problèmes de rythme, mais les acteurs sont charmants. Loin d'être le meilleur Kim Ki-duk (mais également loin d'être le moins bon!!!)