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Starwealther
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5,0
Publiée le 25 avril 2007
Le cinéma asiatique est de plus en plus reconnu dans le monde entier grâce à son originalité et son style qui sort de lordinaire. « Locataires » en fait parti. Lhistoire est celle dun jeune homme qui rentre dans des appartements que les gens noccupent pas périodiquement souvent parce quils sont partis en voyage, mais ce nest pour autant que cest un voleur. Il utilise ces logements vides pour passer la nuit, se faire à manger, il se sert de quelque chose de momentanément inutilisé. Ce nest pas un crime car il nabîme rien, il va même jusqu'à réparer plein dobjets comme une balance par ex. Après sa rencontre avec la femme battue, on se rend compte que le film commence à être onirique. Ce couple est ambigu, difficile à cerner, ils ne se parlent pas mais saiment silencieusement. On ne sait pas si ce qui se passe fait parti du rêve ou de la réalité. Le garçon nest peut être quun rêve que la fille sinvente, il incarne son sauveur, celui quelle aime. De cette façon, Kim Ki-duk montre que sans le rêve la vie ne serait pas vivable, pour supporter ses souffrances il faut pouvoir espérer, rêver. Ici la jeune femme rêve quelle ne se fera plus battre par son mari, elle rêve de vivre avec quelquun qui laime et quelle aime. Ce garçon est lange qui la rend heureuse, joyeuse. Cest aussi un fantôme, il réussit à être invisible, on sent sa présence mais on ne le voit pas.Par ses actions, les locataires ne savent jamais si ils ont rêvés ou si quelquun est vraiment chez eux. La plus belle scène du film est celle se déroulant dans la cellule de prison où le garçon arrivera à chaque fois à ne pas être vu par le garde qui deviendra fou. Ce garçon incarne le bien, ses gestes peuvent être angéliques dans le rêve (coup sur le gardien avec un club de golf invisible) ou alors catastrophiques dans la réalité (meurtre du passager dune voiture avec une balle de golf).Kim Ki-duk réussit à montrer que lhomme vivant dans le rêve et la réalité peut confondre les 2.C'est de l'art
Ce film est magistral, d'une grande beauté et d'une grace formidable. Nul besoin de dialogues pour montrer les émotions que peuvent ressentir les deux héros, muets.
En fait je crois que j'ai un soucis avec le cinéma asiatique. Tout le monde met plein d'étoiles de partout et moi je n'aime rien. Particulièrement pour celui-là ! il ne se passe RIEN ! l'histoire est jolie, voilà, ça change, mais on attend ! pas un mot de tout le film, pas de musique, on regarde... les cadres sont jolis, le tournage est bon, mais... non, je n'arrive pas a voir de l'interret a ce film ! enfin bref si quelqu'un veux bien m'éclairer sur ce que je ne capte pas je suis open...
Wahou ! j'ai vu l'affiche du film dans le mag télé, yavait marqué "selection officielle du festival de cannes", jme dit encore un film barbant et ennuyant...j'allume mon ecran quelques minutes avant de partir je ne sais plus ou, et là, boum. je tombe sur ce film, je serai en retard à mon rendez vous, tellement le coup est foudroyant. je ne connaissais pas kim ki duk, j'allais graver son nom et son chef d'oeuvre dans mon coeur pour toujours...
J'aimerais pouvoir exprimer tout ce que j'ai ressenti en voyant ce film, mais je crains de ne pas avoir les mots :-$ Il est tellement poétique ! Le morceau de musique "Gafsa" de Natacha Atlas utilisé comme leitmotiv y est d'ailleurs pour beaucoup, je pense, il permet au film d'exercer une certaine fascination sur les spectateurs. Kim Ki-Duk réussit aussi à nous montrer combien le silence peut être puissant et profond ; son personnage est exceptionnel et tellement humain, même s'il ne semble pas appartenir au même monde que nous. Il se rapproche de l'idée que certains peuvent avoir des anges. :o) Grandiose ! Un chef d'oeuvre !
Tae-suk est un cambrioleur un peu particulier, il s’installe dans les maisons inoccupées sans rien y voler et y fait de menus travaux (ménage, lessive, réparation). Il rencontre dans l’une d’elles Sun-hwan, femme maltraitée par son mari, et l’emmène dans ses errances… Kim Ki-duk, réalisateur coréen hors-normes, nous livre ici certainement son plus beau film (récompensé à La Mostra de Venise), un poème sur un couple étrange et muet (les deux protagonistes n’échangent pas la moindre parole et les seuls à parler sont des éléments perturbateurs de l’harmonie qui s’installe entre eux), pies voleuses et insaisissables fantômes. Oscillant entre la romance aérienne, la poésie zen et la critique de la société coréenne et de son inhumanité, Locataires perd peu à peu pied avec le réel. Rêve ou réalité, on ne peut savoir ce qu'il en est. Tout y est superbe, maitrisé, construit sur un équilibre fragile, celui de la perfection. Que dire de plus d'un film dont je suis sorti rêveur, touché par la beauté du discours ? Tout en finesse, on passe de l'errance d'un individu à l'envol de l'amour, qui brise les règles de la réalité. Merci monsieur Kim Ki-Duk, vous avez gagné un fervent admirateur car je suis votre filmographie depuis, et je retrouve à chaque film cette poésie qui nous font apprécier la vie. Vive le cinéma coréen !
Ce film est d'une beauté saisissante ! Zen et dérangeant à la fois, il dégage une atmosphère rare au cinéma. Je vous conseille également, dans le même genre, Printemps, été, automne, hiver de Kim Ki Duk également, que j'ai beaucoup apprécié
"Locataires" est vraiment un film zen où les images prennent le pas sur des dialogues quasi inexistants. Cette absence de dialogue m'a d'ailleurs un peu géné car je trouve qu'elle nuit parfois à la crédibilité du récit non pas dans les relations entre les 2 protagonistes mais plutôt dans leurs relations avec l'extérieur et cet "entêtement" à ne pas dire un mot m'a parfois un peu agacé. D'un autre coté, cela représente une véritable performance d'acteurs car on parvient parfaitement à comprendre la relation qui se tisse entre eux sans qu'aucune parole ne soit prononcée et cela renforce également la légèreté, la sérénité et la douceur (malgré quelques scènes assez dures) qui se dégage de ce film. Si à cela on ajoute le superbe titre de Natacha Atlas (Gafsa)on se retrouve face à un film qui, finalement, ne laisse pas indifférent
Beaucoup de choses ont déjà été écrite sur ce très beau "locataires" ,et je peux dire que le film mérite vraiment sa réputation .La première chose qui frappe en regardant le film, est son coté singulier et absolu .Les adeptes d'un cinéma dit classique seront, peut être desarçonnés par l'ambiance poétique et aérienne du film mais celà fait du bien de voir de l'audace et un vrai univers à l'écran. Le réalisateur dispose d'un sujet singulier et son traitement ne l'est pas moins : son film baigne dans un quasi mutisme et une atmosphère zen qui arrive à délivrer une ambiance d'une poésie rare .Après un départ classique ,K.Ki Duk nous emmene, petit à petit, par petites touches, dans une sorte de rêve .Un rêve où les personnages se jouent de l'espace et du temps .Un rêve où les amoureux peuvent se fondre en une entité parfaite et absolu .Car oui ce "locataires" est avant tout une merveilleuse histoire d'amour entre un homme et une femme qui réinvente le monde qui les entoure .Une ode à l'amour, à l'innocence et à la liberté ...Pour les thêmes on dirait presque du Malick et même si K.Ki Duk n'a pas le génie visuel du réalisateur américain, il nous offre, tout de même, quelques plans d'une beauté subjuguante . Les acteurs sont parfait (et au charisme invraisemblable) et il ne manque qu'un peu de cohérence scénaristique (la structure est bancale...) et une meilleure écriture des seconds rôles pour faire de ce "locataires" un vrai chef d'oeuvre .Il ne reste pas moins une oeuvre majeure du cinéma asiatique de ces dernières années. Brillant .
Tout simplement sublime. Ce film est comme une caresse un moment de grâce, rien n'est plus précieux que le silence. Un regard un geste un effleurement tout en douceur on ce laisse porter par se couple chargé d'émotion, de sentiment. D'une beauté oublier se film nous livre un secret mais chut ...
Le prix de "Locataires", le fait qu'il ne semble guère s'user quand on le revoit plusieurs fois, tient sans doute à cette superbe légéreté que semblent rechercher les deux personnages principaux, et ce jusqu'à la disparition. Face à une société brutale et tirée vers le bas par un matérialisme barbare, les locataires muets font le pari de la résistance par l'indifférence : les objets ne les intéressent que pour être réparés ou nettoyés, comme les corps d'ailleurs. Alors que formellement, KIM Ki-Duk effectue un travail remarquable, échappant au maniérisme publicitaire grâce à une sécheresse qui évite la séduction de la belle image, c'est encore dans les brusques trous de réalité - la violence, le sexe, la mort - qui abiment la surface lisse de l'utopie, que se manifeste le mieux l'impossibilité magnifique du pari de l'invisibilité au monde.
En général, les films asiatiques ne sont pas ma tasse de thé. Lorsque j'ai vu les critiques de Locataires, je me suis dit qu'il valait peut-être le coup de jeter un coup d'il. Cependant, tout le monde avait apprécié Old Boy, et j'avais trouvé le résultat un peu juste. Malgré tout, je me suis lancé dans l'aventure Locataires et le résultat est tout à fait convenable. S'il n'est pas évident de se mettre dans le film, il est facile de l'apprécier. L'originalité de Kim Ki-Duk, qui a réalisé Printemps, été, Automne, Hiver... et Printemps, paye. En effet, le fait que les protagonistes n'échangent aucune parole pendant les 90 minutes que dure le film est tout de même un exploit que l'on ne peut pas négliger. De plus, il s'appuie sur des images parfaitement maîtrisée - la fin est tout à fait remarquable. Cependant, on peut reprocher quelques longueurs et la qualité du scénario dans la seconde partie qui fait malheureusement chuter le film. Malgré tout, Locataires reste un film original et intéressant.
"Locataires" étonne par sa simplicité, par la candeur des 2 personnages Sun-houa et Tae-suk face à la terreur de ce monde où la perspective d'une tragédie tient en haleine jusqu'à la fin. Tout est si simple, trop simple. Il n'a pas le dégré de finesse de "In the mood for love" ou le côté folklorique de "2046", mais la sauce coréenne contribue à la notorité de son réalisateur et l'esthétique de ses acteurs. Il est direct et fort doté d'une qualité d'image rare. La deuxième partie du film donne une perspective sensiblement suréaliste avec un final d'une finesse remarquable. Un très beau film à voir sans aucune hésitation.