777 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
86 critiques spectateurs
5
21 critiques
4
25 critiques
3
7 critiques
2
17 critiques
1
11 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mars 2013
Cherche-la. Retrouve-la. Marche, il faut que tu marches. Que tu chantes aussi. La musique doit résonner plus fort. Qu'elle efface tout. Qu'il ne reste rien d'autre qu'elle. Attends un peu. Voilà, c'est ce bus là, cet horaire là. Elle se trouvait là mais personne n'a rien vu et. Tu ne peux pas rester là. Tu ne dois pas rester là. Il n'y a rien de bon ici, pour toi. Va t'en. Va t'en et ne te retourne surtout pas.
Une claque monumentale. Dans le monde du cinéma, quelque part entre Ken Loach et les frères Dardenne traîne ce film de Lodge Kerrigan, l'un des meilleurs d'une année 2005 pourtant déjà bien fournie en pépites. Keane est un film dérangeant, tout aussi insoutenable qu'irrésistible. Insoutenable car il nous met en face d'une souffrance extrême : celle d'un père qui essaie de retrouver à tout prix sa petite fille kidnappée. On assiste ainsi à sa lente déchéance, sa descente aux Enfers vers la folie et la détresse la plus totale. Exacerbée par le total dénuement stylistique du film (pas de fioritures, énormément de gros plans), la douleur de William Keane en devient atroce et obsédante tant celui-ci semble sombrer dans la paranoïa. C'est en rencontrant une jeune mère de famille et sa petite fille (la toujours impeccable Abigail Breslin) qu'il va tenter de se reconstruire, sans pour autant oublier sa quête sans fin et sans espoir, qu'il ne mentionne pas à ses nouveaux amis. Cette histoire désenchantée ne trouve son brio qu'au travers de la figure de ce William Keane, campé de manière sublime par un Damian Lewis ébouriffant, splendide de médiocrité et de misère. Sa lente autodestruction, il la magnifie par son jeu halluciné, par ses visions et ces voix qui résonnent dans sa tête. Je ne veux pas donner l'impression de me répéter mais son interprétation époustouflante vaut à elle seule le mérite de voir cette sombre tranche de vie désespérée. Ce film en devient irrésistible car intense : il prend le spectateur aux tripes et le confronte à tout ce que la tristesse de l'âme peut engendrer. Film poignant et profondément intimiste, Keane est une oeuvre dont on ne ressort pas indemne à tel point que l'on retient ses larmes quand la fin du film approche. Pour résumer, le troisième film de Lodge Kerrigan est une perle de noirceur et de cruauté, dont les ombres ne cessent de nous hanter même longtemps après l'avoir visionné. A ne rater sous aucun prétexte.
Par l'assourdissant mutisme urbain dont sa caméra est le premier témoin, Lodge Kerrigan entretient un manque déchirant, et créé un vide qui semble entièrement rétracter Keane autour de son protagoniste. L'ensemble des chemins qu'il emprunte, ainsi que sa quête désespérée, centre de gravité d'une oeuvre aux lignes claires, tout semble alors converger vers l'ultime seconde, d'une bouleversante évidence.
Un drame particulièrement dur qui nous invite à suivre le calvaire d’un homme dont la souffrance n’a d’égal que l’indifférence des autres face au désespoir. A l’aide d’une mise en scène frontale et d’un acteur d’une justesse indiscutable (Damian Lewis), Lodge Kerrigan réalise avec Keane un film humain d’une puissance incommensurable flirtant souvent avec le cauchemar éveillé et aboutissant en un final ambigu d’une tendresse infinie complètement ravageuse. Alors en effet, on peut le dire, Keane est un film qui nous touche au plus profond de nous-même... Encore faut-il avoir une part d'humanité en soi !
Visionné le dvd (v.o.) en octobre 2007. Magnifiques acteurs, la petite fille et son "adultisme" autant que le papa déboussolé... Plusieurs lectures possibles selon quelques commentateurs, dont le délire d'un psychotique qui n'aurait pas de petite fille pour de vrai ?... Pour ma part, j'y ai vu surtout la panique qui s'empare de n'importe quel être humain lors de la disparition d'un proche. Ce mélange de révolte et de chagrin, l'impression de devenir fou si ça se prolonge. Oui, ce peut être à ce point-là. Ceux qui ont perdu quelqu'un de cette façon, ou tout simplement comme moi, "failli perdre" un être cher, peuvent comprendre qu'on déjante de cette façon, avec cette intensité, cette forme de folie, limite suicidaire...Alors quand la vie apporte une compensation inespérée, sûrement qu'on s'y agrippe comme un noyé, jusqu'à revivre la scène pour en faire le deuil. Film très humaniste, qui a le mérite de consoler dans sa forme de "rachat", mais terrifiant surtout parce que ces disparitions-là existent, ainsi d'une seconde à l'autre ! Et sans laisser de traces !
Grand film qui nous laisse voir l'errance d'un homme englouti par un traumatisme. L'acteur est formidable. La caméra le suit, guidée par son énergie invraisemblable.
Un choc. Impossible de disserter sur Keane, c'est une expérience à vivre , c'est un bloc de souffrance pure, un long cri de douleur d'un homme envers son enfant disparu. Le comédien Damian LEWIS est au-dela de tout éloge. L'un des films les plus puissants que j'aie vu.
Il est impossible de rester insensible à ce film. Impossible aussi de l'oublier. Quant à l'acteur, il vous entraine avec force dans son désespoir. SIMPLEMENT BRAVO.
Je me suis laissée tenter par les bonnes critiques mais je n'ai pas du tout aimé ce film. Je l'ai trouvé trop lent et sans rien à raconter (on va dire que je n'ai rien compris mais j'assume). Par contre, une étoile pour l'interprétation des acteurs gigantesque !!
Keane raconte l’histoire d’un homme (William) qui passe désespérément son temps à la rechercher de sa fille, enlevé depuis déjà quelques mois. Le problème, cette première moitié du film, faite d’errance dans la ville et de consommation d’alcool et de stupéfiants, dure trop longtemps et est faite d’une succession de scènes sans transition… façon coupées à la hache… très pénible à suivre. Dans la deuxième moitié, William fait la connaissance d’une femme accompagnée d’une fille… Cette femme (Lynn) lui demande un jour de s’occuper de sa fille pendant son absence. Finalement, on patiente à l’affut du moindre rebondissement, on attend de voir où Lodge Kerrigan veut nous mener (je l’ai vu en VO sous-titrée), qu’en sera-t-il de la fille, de william… pour nous rendre à l’évidence qu’il voulait nous mener nulle part… Tout ce qu’on nous montre, c’est à quel point William souffre de la douleur causée par la perte de sa fille (si jamais il en a eu une !), et à quel point il est bouleversé et psychologiquement instable (on ne sait pas non plus s’il a toujours été comme ça ou pas !)… Même la description du personnage, elle est restée superficielle à mon goût. Une déception quand même.
Le film à mit longtemps à se lancer, et j'ai bien cru que ça n'allait jamais finir. Mais dès le moment ou tout commences vraiment, on ne s'ennui plus. Vu qu'il n'y a pas de version française, j'ai du le voir en VO sous-titrées, et c'est pas plus mal, ça a son charme. Très bons acteurs dont la petite Kira que l'on peut voir dans "Little Miss Sunshine". Un film tourné d'une manière marginale qui nous plonge vraiment dans le sujet, c'est comme si on y était. Le réalisateur maîtrise bien son sujet et ça se voit! Long métrage très touchant et à la fois troublant, il ne vous laissera pas sans questions. Je vous laisse donc le plaisir de lé découvrir. Je vous souhaite un bon film en VO!
Keane est un film étrange, un de ces films parfois pénibles mais qu'on a envie de voir jusqu'au bout (ahhhh, Mullholland drive...). Cette histoire de psychotique qui s'invente une fille kidnapée est très troublante. On peut la lire sous différents angles. Le mien sera le plus raisonnable, car il refuse ce kidnaping. On peut se demander si le film ne cache pas une première partie de flash-back, suite à l'inéluctable départ de Kira, à la fin, vécu comme insupportable par Keane. Voila pour ma vision des choses. L'acteur principal est extraordinaire. Une réserve cependant concernant la trop longue première partie dont on sort perturbé et fatigué.
Ennuyeux, ce film m'a donné le cafard. On est content d'en ressortir. La seule étoile revient à Damian Lewis. Pour ce qui est de l'histoire, c'est du déja vu. Je ne comprends pas les éloges des critiques qui m'on fait regarder ce film.
Quelle performence de Damian Lewis, il porte le film à lui tout seul !! Il erre dans la gare, à la recherche du moindre indice pour retrouver la trace de sa fille, erre dans la ville (bars, boites...) puis rencontre cette femme avec sa fille qui semble, au premier abord, vivre presque la meme chose que lui (seule, vit à l'hotel). Naturellement, un contact se créer avec la mère puis avec la petite fille (qui a le meme age que la sienne). Et c'est avec habileté que le réalisateur nous ammène l'idée de savoir s'il va lui aussi la kidnapper ou pas. Vraiment très très bon film.
Malgré l'interprétation irréprochable de Damian Lewis, l'histoire manque d'intérêt et l'ennui pointe rapidement le bout de son nez. Le film reste une succession de scènes aux prises de vues étouffantes et la fin n'apporte rien de plus que le film lui-même.