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benzinemag.net
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4,0
Publiée le 28 janvier 2007
un film coup de poing, haletant, flippant, superbement interprété par Damian Lewis. Un film dont on ne ressort pas indemne et qui confirme tout le talent de Lodge Kerrigan.
Puissance du duo Lewis/Breslin, authenticité et intimité de la caméra à l'épaule, dureté et dépouillement des 3 premiers quarts d'heure inégalables (hormis par les frères Dardenne...par intermittence) : Keane est du très grand cinéma !
Je suis assez mitigé par ce film car j'en attendais beaucoup plus vu les critiques que j'ai pu lire ou entendre. Au final, le film est certes intéressant, mais pas aussi bouleversant que ça je trouve. Il a manqué un truc pour que j'adhère vraiment. Il faut dire aussi que j'ai vu la VF où les doublages et bruitages sont d'une calamité absolue !!!
Un film très intéressant, à la réalisation un peu répétitive mais au scénario étonnament original pour une histoire aussi exploitée que celle du désaxé. Une curiosité à découvrir.
American schizo. Sentiment mitigé devant ce "Keane" dont les qualités sont nombreuses, mais pas toujours suffisantes. Le cinéaste décide de suivre pas à pas son personnage principal qui révèle rapidement ses fêlures et son caractère obsessionnel. La caméra le suit dans ses moindres mouvements, portée à l'épaule, donnant ainsi pas mal le tournis. D'autant que l'homme en question est particulièrement speed, totalement défoncé et schizo / parano. Cela dure au moins trente minutes et on commence à se demander à quoi rime le fait de filmer un homme qui disjoncte. Puis, lorsque celui-ci rencontre la femme et sa petite fille et qu'on voit bien qu'un transfert est en train de s'effectuer, notre intérêt redécolle. Toutes les scènes avec la gamine sont très réussies et l'émotion finit par passer dans les dernières minutes du métrage, peut-être un peu tardivement tout de même. En attendant, on se sera pas mal ennuyer, même si l'acteur principal est particulièrement bluffant de naturel. C'est donc un bon film, magistralement interprété, à la mise en scène assez épurée, mais qui ne dépasse malheureusement jamais l'exposition d'un cas clinique. On attendait mieux vu le concert de louanges autour du film.
bof. gros bof. Ca paraît incroyablement long. Aurait pu faire un court métrage passable. Economisez vos 9 euros, sauf si vous adorez les films où il se passe rien, où toute 'action repose sur une seule personne (ds un monde dur et cruel où tout le monde est tout seul et la vie est dure mais en fait on veut juste de l'amour etc.)
La caméra de Lodge Kerrigan colle au visage de l'acteur, à l'affut de la moindre émotion. D'un réalisme cru servi par de beaux plans sequences, Keane nous met face à la douleur d'un homme et nous fait sentir l'odeur de l'angoisse et de la folie naissante. Il ressort de ce film une étrange beauté, sorte d'esthetique du desespoir. Un grand film.
Peu de choix dans mon cinema donc je me suis decidé a aller voir ce film Keane qui, disons le a été assez bien noté par la presse, ce qui est rare. Filmé comme le film Elephant ce film documentaire deconcerte on se demande d'un bout a l'autre du film si sa fille a réellement disparue ou est-ce la drogue et l'alcool qui lui on fait perdre la raison. On s'y perd un peu. Peu de musique durant le film fait que l'on apprecie la performance de l'acteur ce qui lui vaut une étoile. Apres le film est long, on a du mal a s'attacher, pourtant je suis très bon spectateur mais là, impossible. La manière de filmer ne m'a pas gené plus que ca c'est surtout la lourdeur du film qui est longue a regarder et apprécier. Une durée un peu plus courte aurait permis de mieux apprecier le film. Premiere fois que je regarde autant ma montre durant une séance pourtant je suis bonne spectatrice d'habitude. Pour finir un malaise s'installe le long du film, tellement grand qu'a la fin du film le silence continue, personne ne parle, personne ne se lève. Un film a voir mais pas a revoir.
Si l'idée de départ est intéressante, on tombe très vite dans les poncifs modernes habituels : l'alcool, la drogue, la baise dans les toilettes... Alors, au bout de trois longs quarts d'heure de caméra sur l'épaule, on se lève, on s'en va, tout heureux de retrouver l'extérieur, de rentrer chez soi, heureux de voir que le toit ne s'est pas effondré, que la banque d'à côté n'a pas (encore) été braquée, et que les voisins ont leur mine normale, que les enfants dorment, que l'électricité fonctionne, bref, on ne regrette que d'être sorti de chez soi. Etonnez-vous, après cela, que les pectateurs manquent dans les salles de cinéma !
Je dois admettre qu'il est difficile d'écrire une critique de Keane quelques jours après sa vision. En effet, Keane est le genre de film qu'il faut digérer une bonne semaine et revoir une seconde fois afin de l'analyser. Pourquoi ? Parce que c'est avant tout une oeuvre assez étrange qui joue avec des procédés peu utilisés au cinéma. Autant dans les dialogues que dans la mise en scène, on ressent ce besoin de réalisme qu'a voulu apporter Lodge H. Kerrigan. Le temps dans le film est lui aussi remis en question. Faudrait-il raconter une histoire dans un ordre précis, faut-il croire aux rêves, ... Bref, Keane est une spirale qui prend l'esprit du spectateur et l'emmène dans un univers dont il peut choisir sa vérité. On peut se permettre d'ajouter que Keane est produit par Steven Soderbergh, le réalisateur skysophrène d'Hollywood. Pas étonnant que entre Ocean's Twelve et Bubble, il aie produit ce film. Pour terminer, Keane est un bon film, malgré quelques longueurs et participe à une réflexion intéressante.
Le film fait penser à « une femme sous influence », hors ici lhumanité chaleureuse du film de Cassavetes laisse place à une froide paranoïa, alimenté par lextrême solitude du personnage. Le ton pessimiste est donc un peu plus dans lair du temps. Reste quil est difficile de ressentir une quelconque empathie pour ce personnage qui sombre dans la folie totale. Tout juste peut on être attristé par son sort. La performance de Damian Lewis (le major Richard Winters de « Band of brothers ») est impressionnante, le film lui doit beaucoup.
C'est pénible de s'embêter tout au long d'un film et de ne lui trouver des qualités qu'à la sortie de la salle. Un film c'est un divertissement avant tout...Franchement, je ne m'y suis pas senti bien...J'avais hâte que ça se termine... Comme je viens de dire...C'est vrai qu'après coup on peu lui reconnaître beaucoup de qualités...Mais seulement après! Lacteur est très bien, son personnage de psychotique est très crédible, lhistoire est pas mal
Très intimiste, Keane tient sa puissance d'un formidable Damian Lewis qui incarne à la perfection le desespoir, la solitude, puis la nostalgie et les remords auxquels sont confrontés ce père de famille, perdu, et qui a perdu. Le montage final est superbe, la fin sublime. Un film émouvant.
Un homme aux frontières de la folie (Damian Lewis, dun naturel et dune justesse époustouflants) recherche sa fille disparue quelques mois plus tôt. La caméra discrète mais curieuse de Lodge Kerrigan ne le quitte pas dune semelle (mais rassurez-vous, nous sommes ici à des années lumières de la caméra énervée et énervante des frères Dardenne dans Rosetta). Et cela dure 1h30 1h30 pendant lesquelles, à en croire certains spectateurs, il ne se passe rien. Pour dautres -dont je fait partie- voir un homme lutter contre sa folie est passionnant, surtout lorsque la mise en scène est aussi maîtrisée et respectueuse des personnages. Avec son troisième film en 10 ans, Kerrigan confirme tout le bien quon pense de lui depuis le choc Clean, Shaven.
Lhistoire est simple, cest lhistoire dun père qui a perdu sa fille dans une station de métro et qui hante les lieux pour tenter de la retrouver. On a plus limpression que cest un essai pour tester le talent dacteur de Damian Lewis, qui ma foi est plutôt bon dans ce rôle de père désespéré plutôt quun film basé sur un vrai scénario. Le film dure 1h30, mais on a limpression que cest une éternité tant le film est vide dévénements. Filmer le désespoir et la tristesse que cela représente de perdre un enfant pourquoi pas mais encore aurait-il fallut un scénario plus étoffé. La mise en scène nest pas trop mal, avec des passages caméras à lépaule de temps en temps mais na pas réussi à me faire oublier le profond ennui que jai ressenti.