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JamesDomb
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2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Un film quelque peu sur-estimé. Lodge H. Kerrigan revient six ans après l'excellent Claire Dolan. Keane narre la quete obsessionnelle et désespérée d'un homme à la recherche de sa fille dans la solitude de New-York. Ce qu'on retient avant tout de Keane c'est la révélation Damian Lewis. L'acteur se livre corps et ame dans ce role complexe et ambigue qui peut-etre n'est qu'un simple schizophrène et non un père désespéré...ambiguité qui laisse d'ailleurs un gout amer car on ne se sent pas tellement proche de ce personnage, ne sachant sur quel pied danser. Le réalisateur est très bon pour décrire l'aliénation mentale ou physique subie par Keane, bien que sa réalisation bourrée de tics puisse au final laisser perplexe. Keane est certes une expérience intéressante mais la façon caméra à l'épaule suivant la dérive paranoiaque du personnage principal a déjà été maintes fois utilisée. On retiendra surtout de ce film les très jolies scènes entre Keane et la petite fille entre lesquels s'installe une relation ambigue laissant planer le doute quant à la véracité du drame vécu par le personnage principal. Damian Lewis vaut néanmoins qu'on s'y attarde car l'acteur livre une prestation étonnante.
Un film magnifique et emprunt d'une émotion à la fois toute en finesse et surtout imbibée d'une authenticité sidérante qui captive l'attention du spectateur. Difficile, en effet, de ne pas être bouleversé par ce film qui aborde autant de thèmes omniprésents dans la société moderne tels que la solitude, les problèmes familiaux ou encore la difficulté de survivre dans une société capitaliste et individualste. Reste que Keane peut être assimilé à un sublime message d'espoir qui nous dépeint la descente aux enfers psychologique d'un homme avant sa remonté vers la conscience et l'humanité. Damian Lewis foudroie littéralement le spectateur avec sa prestation magistrale et pleine de sincérité. Un grand moment de cinéma à la fois pur et simple, mais qui risque de rebuter certains en raison d'une mise en scène très sobre et proche de l'amateurisme et du dilettantisme ou encore de l'absence de musique et très souvent de dialogues.
Longues séquences, caméra accrochée au visage du héros, monologues hallucinés, et délires (ou non?) schizophréniques, c'est un film sur le coup fascinant. Le problème, c'est qu'il n'y pas vraiment grand chose à en tirer. L'acteur Damian Lewis est excellent, vraiment, tout le film repose sur ses épaules et il maîtrise e personnage. Sinon, comme tout film qui se veut indépendant, le contenu est ambigu, le réalisateur te laisse te perdre dans des réflexions inutiles, puisque lui même ne sait pas vraiment où il veut en venir. C'est un portrait interpellant, réaliste, sur une détresse bouleversante, d'un homme reclus, seul au monde et qui tente de lutter avec ses démons pour supporter le monde extérieur.
Ce pere ne quitte pas l'ecran et nous on reste au fond de notre fauteuil. Oui ce qui lui arrive est atroce et on le ressent bien. Grosse performance de l'acteur. Dur dur quand meme.
La première moitié du film, on s'ennuie royalement. Même si l'acteur est très bien dirigé. Ce n'est qu'à la 2ème moitié, que le film gagne de l'intérêt et devient un tant soit peu touchant. Mais dès qu'on sort on oublie ce qu'on vient de voir!
On est parmi super confiant voir ce film, tant la critique était unanime. Quelle ne fut pas notre déception!!!! Un scénario pauvre, il ne se passe rien. On attend à chaque instant que le film démarre, mais le générique de fin arrive avant...Les 1h30 de film semblent durer une éternité. Le synopsis d'allociné est assez révélateur de la vacuité du film, en effet la rencontre de la petite fille et de sa mère n'intervient que dans le dernier tiers du film... les deux premiers tiers montrent la névrose du père, en long, en large, en travers... on comprend, vu la situation, mais on aurait attendu que ça évolue un peu ... le huis-clos avec le père est trop pesant, trop lourd. On aurait voulu qu'il interragisse plus tôt avec d'autres individus... Le générique de fin arrive et on est au même point qu'au départ, 1h30 plus tard, 8 euros en moins... Nous sommes sceptiques quant à l'unanimité de la presse sur ce film et nous nous méfierons la prochaine fois que cela arrivera...
Un film problèmatique que j'aurais pu un peu mieux noté comme j'aurais pu le descendre en flamme. Au rayon "pour", il ya bien entendu la performance d'acteur de Damien Lewis qui est proprement phénoménale, sans cabotinage, ni tout les affécteries que d'autres auraient pu y mettre. Chaque geste, regard perdu, chaque mot anime son personnage jusqu'à le rendre présent physiquement au-delà de la distance qu'impose l'écran. Le réalisateur, pas bête, centre sa mise en scène sur cet homme, et bien que teintée de ce naturalisme pseudo-docu que j'exécre, l'image colle littéralement aux basques de cet homme. Alors, où est la faute me dira-t-on? Et bien dans le point de vue qui n'est, à mon avis, rien de moins qu'infect. Car à montrer des individus un perdus ou vraiment nevrosés, et à vouloir les catégoriser systématiquement comme "marginaux" pour susciter la compassion, le réalisateur se tire une balle dans le pied, le spectateur se sentant bien à l'abri dans son fauteuil, protégé par une "mauvaise" conscience (achetée 8 euros!), mauvaise conscience qui a l'avantage de nous faire croire qu'on est tous des types formidables dès qu'on pleure sur le malheur des autres, surtout quand ces "autres" nous sont rendus si étrangers. Il faudra bien se rendre un jour à l'évidence que l'approche compassionnel ne crée pas l'empathie mais l'empêche bien plutôt.
Bouleversant !!!!! Keane est dure, poignant, tendre, profond...il est délicat a décrire tant il nous prend de l'intérieur. Impossible de rester indifférent à la détresse de cet homme... Une Grande Oeuvre inconnue du grand public !
Je suis resté dehors ! Désole de ne pas aller dans le sens de la presse et de la critique mais ce film ne m'a pas du tout interpelé. Au début, cela commençait bien, mais très vite je me suis profondément ennuyé. J'ai mis une Etoile pour la jolie performance d'acteur mais la réalisation, l'image, ... sont banales. Je n'ai pas ressenti l'attachement de Kayne à la femme qu'il rencontre, ni à la petite fille. Pire, la caméra à l'épaule est pesante et "sujets au mal de mer" s'abstenir ...
Jaurais beaucoup aimé participer à leuphorie de lovation des médias, malheureusement, et comme pour beaucoup de spectateurs dans la salle, ce ne fut pas le cas. Plusieurs sont même partis avant la fin du film. Je les comprends. Perso, jai trouvé le film dune lourdeur exceptionnelle : les partis pris sont grossiers, entre lhyper gros plan visuel et sonore, le style docu, la paranoïa mal interprétée et caricaturée (un sourcil relevé et un halètement grotesques !), et la laideur de limage posée en esthétique recherchée : le tout dune prétention intello à peine dissimulée. Quand au message social sur le traitement de la pauvreté aux US (qui me révolte moi aussi), elle ne sert que de remplissage moralisateur (avec, en prime, un bon rôle de bien méchant : celui qui est insensible à la détresse). Le film tire la grosse ficelle de lindétermination, du leurre, du mystère de la psychose du héros. A peine si on peut apprécier lart de rester dans le flou, dans la mesure où ce flou ne nous fait rien voir dautre. Une pseudo originalité qui naboutit à rien. Jallais oublier : le générique est sans musique, ça fait sûrement plus sérieux ! A voir tout de même : une arnaque bien montée et le film a le mérite de nous faire nous poser cette question : comment fonctionne la critique en France pour que presque tous aient encensé « Keane » ? Je peux comprendre quon tombe dans le panneau, et quon se gargarise dun tel film, mais tous en même temps ??? Vivement la sentence du public.
Un danger planait sur cet objet filmique incroyablement prenant dès les premières minutes : celui de lasser. En effet si Lodge H. Kerrigan avait prolongé la capture (mouvementée) de la déambulation obsessionnelle et solitaire dun homme omniprésent à lécran, il y aurait sûrement eu de quoi décrocher. Heureusement cette solitude na quun temps et les situations se diversifient (à partir du moment où Lynn et Kira entrent à leur insu dans sa tentative de reconstruction). On ne peut manquer de souligner linterprétation magistrale de Damian Lewis qui donne à son personnage une force désemparée. William Keane cherche de toute évidence à exorciser. Au début on est dailleurs peinés de le voir refaire ainsi méthodiquement chaque geste du moment fatidique. Le processus quil a entamé sannonce long, on sent en entrant dans cette histoire quil ne sera pas aisé de laccompagner. Le sujet était compliqué à traiter car il implique lobservation de peines indicibles (lhorreur de sêtre fait kidnapper son enfant, la culpabilité quil ait échappé à sa vigilance). Le résultat ma convaincu. La petite Abigail Breslin sen sort très bien. Cest assez décontenançant mais il y a plusieurs degrés de lecture possibles de "Keane" (dont le plus cohérent nest pas forcément le plus flagrant). Un film qui ne soublie pas juste au sortir de la salle.