Juste avant de réaliser Bad Lieutenant (1993), Abel Ferrara s’était attelé à la réalisation d’une thriller sombre très violent. L’histoire d’un pionnier dans l’univers mafieux de New York, où lorsqu’il sort de prison, choisit de « se ranger » du business, de laisser une bonne image de lui avant de quitter son poste, (construire un hôpital, par exemple). Mais la police voit tout cela d’un très mauvais œil et va se charger de lui faire regretter son règne sur la ville. The King of New York (1990) réunie une très belle brochette de stars avec dans le rôle titre : Christopher Walken, parfait dans ce rôle de truand, aux côtés de Laurence Fishburne, David Caruso, Paul Calderon, Wesley Snipes & Steve Buscemi. Une réalisation âpre, prenante où le réalisateur excelle une fois de plus !
Premiere scene du film: un prisonnier vu de derriere, est appele. Il s arrete pile devans la camera. Nous reconnaissons le visage de l acteur: Christopher Walken, imperial dans ce role psycholigiquement inssaisissable. Oui car le Franck White de l acteur est tellement bien joue qu il en devient ainsi un homme aux 1000 visages: Walken est capable de rire, de danser, de s amuser tout en gardant cet air melancolique et desabuse qui caracterise le personnage : un roi sans heritier, qui sent sa fin proche et qui essaie donc d accomplir un maximum de bonnes choses. Sauf que voila, il est entoure d un monde plein de non. Non quand il demande des services a ces rivaux. Apres les avoir tout simplement elimines, il se rend compte qu une autre bande rivale, bien plus feroce celle ci, l empeche de trouver la redemption: les flics. Et quelle bande de flics! Mais la plus grande qualite du King of New York est sans doute le fait que le scenario et les personnages soient au premiers abbords on ne peut plus simples. En effet tous les stereotypes sont la: le gangster sorti de prison, les flics bruteax et violents d un cote et moralisateur de l autre, la chute innevitable du heros, etc. Mais tous ces cliches deviennent sous l emprise d un scenario etudie deviennent peu a peu des cas a part dans l histoire du cinema: les flics sont plus sauvages que les gangsters, le gangster quand a lui ne sait finalement pas ce qu il veut et sa chute en devient terrible car, des deux cotes de la loi, tout le monde meurt. Et la faute est finalement partagee, le Bien et le Mal n existent plus, il n y a plus de frontiere, plus de redemption plus rien en somme. Plus rien sauf ce film aux 10 dernieres minutes d une incroyable beautees. En effet, elles sont ponctuees d images d une poesie... indefinissable! Ou comment faire tout avec rien.
Le meilleur film de Ferrara sans aucun doute avec une histoire de mafieux au grand coeur mais trop intégré dans le milieu pour réussir à s'en sortir. Sombre et stylé, ce film se cré lui même sa propre ambiance et son univers assez particulier. C.Walken est excellent notament dans le finale.
Quelle déception ce film a été, Christopher Walken dans un Ferrara à priori ça devait être un très bon moment, on peut pas dire que ça est été vraiment le cas, bien trop classique et sans énergie pour qu'on puisse ressentir une quelconque émotion, une histoire peu passionnante ( un des moins bons film sur la mafia qu'il m'ait été donné de voir et j'en ai vu pas mal je pense) servie par des acteurs qui ne donnent que le strict minimum ( Walken ) ou qui ne sont pas taillés pour le rôle et en font trop ( Fishburne), pour ce dernier il n'est franchement pas aidé pour la VF ( la voix d'eddy Murphy quand meme...). Trop souvent vulgaire alors que rien ne le justifie et trop peu intriguant le film se conclue néanmoins sur un fin plutot réussie.
Abel Ferrarra se risque à un sujet casse-gueule et l'alcool n'aidant pas à garder l'équilibre, se casse la binette sur cette histoire de mafioso farfelue où le seul intérêt consiste à filmer la plastique de ses actrices. Rien n'est réaliste, tout est raté jusqu'à la réalisation et la fâcheuse tendance d'Abel a filmer de suffisament prés pour qu'on puisse compter les pores des visages de ses acteurs. On s'ennuie ferme, on décroche souvent et lorsqu'on essai de regarder ce film on se rend rapidement compte qu'Abel Ferrarra prend les passages obligés du film de gangster, sans jamais apporter une idée novatrice. Pourtant les intentions étaient là mais tout s'annule invariablement. Du gâchis.
Opéra funèbre et décadent, Le Roi de New York nous entraîne dans un univers d'extrêmes fait d'accès de violences et de fièvre sexuelle, de danses folles et de courses-poursuites avec la mort. Criminel convaincu de faire le bien, Frank White (Christopher Walken, remarquablement filmé) est mystère vivant. Contre lui, les trois personnages distincts de flics s'imaginent eux aussi investits d'une mission et foncent aveuglément pour l'atteindre. Dans ce monde déraisonable ou le mal et le bien flirtent dangereusement, Ferrara suit des hommes qui se prennent pour des dieux. Leur chute n'en est que plus pathétique. Parmi tous les films déjanté de Ferrara, ce film est sans doute le plus beau.
j'ai un point de vue mitigé sur ce film, Walken est assez impressionnant dans le rôle du gros bonnet mais aprés, il y a beaucoup de défauts, des scenes sont catastrophiques comme celle de la course poursuite sous la pluie, les flics et la bande se tirent dessus sans blesser personne pendant 5 minutes...(chargeur du revolver approvisionné à l'infini...), hors walken pauvre dans le dialogue; rien à voir avec les affranchis et l'impasse...je vous en prie, arrêtez avec Scarface, tony montana a lui aussi un chargeur de revolver approvisionné à l'infini, en + il est seul contre 100 types, intouchable. La fin est assez reussie grâce à Walken ,trés crédible.
Attention, chef d'oeuvre ! Une interprétation magistrale, un scénario en béton et une mise en scène travaillée... ce King of New York est vraiment un des meilleurs films de gangsters qui puisse exister !
ce film basé sur la montée d'un gangster dans cette bonne ville de New York est trés bien mené. Christopher Walken n'a rien à envier à Robert de Niro, car il interpréte de facon magistral le "parrain" de la drogue. J'ai un petit regret le film aurait pu être plus long, on pouvait accentué un peu plus la guerre des gangs et la guerre avec la police, on a le sentiment de rester un peu sur sa fin, c'est dommage.
"Libération" résume avec exactitude l'état d'esprit de cette oeuvre monumentale ; "Film rap, violent, aux faiblesses aussi abyssales que ses sommets sont époustouflants, "The King of New York" ressemble à son réalisateur : tutoyant le génie comme l'imposture". Complètement ça.
Venant d'Abel Ferrara et étant donné que "The King Of New-York" est reconnu par beaucoup comme l'un de ses meilleurs, si ce n'est son meilleur film, on était en droit d'attendre une oeuvre de gangsters superbe mais également un véritable travail d'auteur propre au cinéaste. En 1990, le grand Abel sortait auprès du grand public le premier volet de ses longs-métrages traitant ses thèmes récurrents tels que l'irréparable chute d'un homme incapable de faire face à son passé, le tout teinté de rédemption et d'allusions religieuses dans un cérémonial visuel nocturne évidemment sanglant où le sexe occupe là encore une place importante. La mise en scène s'avère moins "underground" que prévu, plus stylisée, souvent crépusculaire, au découpage implacable, au sens du cadre très précis, aux transitions fantastiques passant d'un extrême à l'autre avec un naturel ébouriffant. Ferrara s'est équipé d'une bande-son précise et a accordé une place importante à la photographie, chose n'étant pas franchement dans ses habitudes. Toujours est-il que ses acteurs excellents se plaisent dans cet univers et qu'ils ont étonamment été dirigées de manière classique. Entre deux bains de sang, les personnages blablatent, font certes avancer l'intrigue et préparent le terrain de quelques séquences mémorables mais (et c'est la plus grande faiblesse du film), ils ne sont que très peu creusés. Ferrara semble avoir du mal à sortir des grandes lignes de son discours, trace quelque peu grossièrement la personnalité de ses protagonistes. S'il manifeste un talent unique pour les rendre pathétiques, pitoyables, il n'en dit pas assez sur ce pseudo caïd-repenti. Ferrara poussera par la suite beaucoup plus loin ses études du pêché ("Bad Lieutenant"), de la loyauté ("Nos Funérailles") et du sexe ("New Rose Hotel"). Cette épopée New-Yorkaise est un très bon polar, haletant, mais seulement un vague brouillon de la thématique Ferrarienne.
Ce film n'est pas mauvais mais a beaucoup de défaut, déjà la mise en scène, c'est long et ennuyant, "l'histoire" avance très, trop lentement, et il y a des scènes qui frolent le ridicule ou l'inutile. Le bon côté, c'est qu'il y a des acteurs de choix: Walken, Fishburne, Caruso ... les fusillades sont bien filmé et il y a un côté humain chez les gangsters qui rappellent que ce ne sont pas que des voyous. L'erreur est peut être à chercher du côté du réalisateur et du scénario qui aurait pu faire de ce film, un bon film. Ne surtout pas regarder la publicité mensongère sur la jaquette: "Dans la lignée du parrain et de Scarface" ce film est loin derrière ces derniers.