Ni originale ni passionnante comme histoire. Du réalisme dans les dialogues, les situations, les discussions de comptoir ou de commissariat. En faire un film, pourquoi pas, seulement il ne faut pas attendre un grand enthousiasme du spectateur .
Les débuts d’un jeune lieutenant à la PJ. Au début cinéma vérité avec les bons et les mauvais côtés, le film se mue en enquête policière puis en drame bouleversant avec un personnage central magnifiquement interprété par Nathalie Baye (beaucoup plus crédible que Jacques Perrin). De très bonnes scènes (le joint) et une direction d’acteurs de qualité.
Le Petit Lieutenant est un film policier français assez convaincant, signé Xavier Beauvois. Le film marche en grande partie grâce à une excellente distribution menée par Nathalie Baye, avec de très bons Roschdy Zem, Jalil Lespert et Jacques Perrin. Ce film nous plonge avec un certain réalisme dans le monde d'une brigade de police constituée d'individus qui sont assez attachants du fait qu'ils sont finalement assez normaux (ils cherchent à s'entraider au quotidien, s'engueulent sur des discussions politiques et se prennent parfois des bitures le soir pour décompresser). L'intrigue autour d'un crime finalement assez banal offre un rebondissement assez inattenduspoiler: (la plongée dans le coma du personnage principal à travers les yeux duquel on découvrait la police, qui se terminera par son décès à la fin du film) qui nous tiendra en haleine durant la moitié du film.
Il vaut clairement mieux regarder ce genre de film pour se faire une idée de la police plutôt que les reportages bidons d'immersions qui passent à la télévision.
Petite pépite, un peu conventionnel sur les bords avec un scénario très efficace. Un peu comme le père de Polisse, ici on rigole un peu. Après pas vraiment comme dans Polisse, faut pas abuser non plus. Je n'irai pas survendre ce petit film non plus. Puisque ça reste un film qui est dans la vague de ceux qui parle de personnes assez simple sans avoir une vie immensément riche en chose à raconter ni à construire. Non pas que ça n'est pas beau mais c'est autre chose. Les grands film sont ceux qui parlent de grande choses. Au delà du scénario, le film est rondement mené, c'est avec intérêt que l'on voit le film faire évoluer toute cette histoire assez banale dans le fond du sac. J'admets me dire que c'est surtout un film de mélancolie de parisien plus que de simple policier. Après il n'y a pas forcément à chercher plus loin, il s'agit d'un film émotionnel.
Un film presque intime qui se concentre sur la personnalité d'un seul élément: le jeune lieutenant. Il met en évidence avec ce portrait l'esprit de camaraderie et le soutien d'un groupe pour un individu. Prenant et tragique évidemment
Un film qui lorgne du côté de L. 627 ou Polisse, sujet encore une fois sur la vie dans le monde de la police, realiste et très bien interprété. La réalisation est sommaire mais donne le ton juste. Et tous comme ces autre films du genre, le drame remporte encore la partie.
D'un réalisme saisissant. Une immersion très prenante au cœur d'un service de la police judiciaire parisienne où un jeune lieutenant commence sa carrière. Bien sûr le jeu de Nathalie Baye est excellent mais c'est surtout l'ensemble des acteurs qu'il faut saluer. La mise en scène est construite d'une telle façon que le spectateur se croit pratiquement dans un documentaire. La tension monte au fur et à mesure que l'équipe se lance dans une enquête de meurtre dans le milieu de la mafia russe et on vit chaque minute avec la même oppression que les policiers. Un film très réussi qui mérite largement ses 4 étoiles.
Excellents acteurs et direction d'acteur. Ils sont vraiment tous excellents ! Très réaliste. Un scenario bien tendu même si l'intrigue est finalement assez légère. Une belle réussite.
Ce film, comme avant lui « 36 Quai des Orfèvres » (2004) d'Olivier Marchal, suit la mode, initiée par le « L.627 » (1992) de Bertrand Tavernier, du film policier français réaliste. Il nous fait suivre le quotidien d'une équipe de policiers avec ses concurrences entre services, les distractions et travers des policiers (alcool, drogue) et leur vie familiale spoiler: (célibataires géographiques, alcoolique anonyme faisant le deuil d'un enfant...) . On suit à la fois un jeune policier, plein d'attentes et d'espoirs envers son métier, dans la découverte de son environnement spoiler: (le maniement de son arme, les avantages de la circulation en ville en voiture de police avec sirène et gyrophare, la facilité de se procurer de la drogue, etc.) et sa supérieure dans une routine qu'elle connaît trop bien : désabusée, elle sait que les grandes affaires criminelles se comptent sur les doigts d'une seule main dans la longue carrière d'un enquêteur. Tout est tellement bien observé, si près de la réalité que l'on est très vite immergé dans ce quotidien, loin d'être rose. La qualité du scénario est renforcée par une distribution, dans son ensemble, remarquable de justesse. A noter que l'absence totale de musique déroute un peu mais, bon, il y a suffisamment d'autres éléments positifs pour que cela ne perturbe pas trop le spectateur.
Un polar qui ne brille pas par son originalité, mais plutôt par un réalisme assez efficace (jusqu’à caster une partie de la famille de Jalil Lespert et Roschdy Zem pour jouer leurs proches) et par le talent de ses acteurs, Nathalie Baye en tête. Malheureusement, les scènes nocturnes qui ponctuent la première moitié et font tout le charme et l’atmosphère brumeuse du film disparaissent ensuite pour ne laisser de place qu’à l’enquête, pas franchement passionnante.
Dès la première scène, j’ai détesté jusqu’à la fin, c’est digne d’un téléfilm où les rideaux se rabaissent et la lumière s’éteint, réalisé par l’acteur qui jouera le futur roi Louis XVI dans « les adieux à la reine », ce qui explique les critiques favorables d’excellence. Cette représentation de la police fait l’unanimité de la presse, un ménage propre dans le paysage cinématographique français. Le seul point que j’accorde pour une réalisation qui ne m’a pas convaincue, « le petit lieutenant » est un officier de police de la PJ, un jeune stagiaire qui brûle les étapes et s’y cassera le cou. Sa supérieure hiérarchique est la première venue, très importante personne autrement dit VIP, une commissaire au parcours de vie comme alcoolo inscrite au club anonyme de France télévision. Il ne s’adresse pas directement au spectateur, l’envers du décor pour l’interpellé du métro, son orientation prend la tournure d´une mise en scène, il y en a des tas de films qui se ressemblent et s’assemblent les uns des autres.
Un film très interessant sur le quotidien d'un commissariat loin de la vision "thriller" et prenante des séries Tv. Le personnage d'Antoine, est également très interessant.
Un film épuré , très sobre , un peu lent parfois, mais qui est certainement un reflet très juste de ce qu'est la police. Ici pas d'effet d'action , de rapidité, ou d'effets spéciaux, mais le travail quotidien de la police, la routine. Beaucoup de temps morts , d'attente ,et de glandage au bureau. Comme le dira bien Nathalie Baye ( très bien et très juste dans ce drôle) : Elle aura vécu 2 ou 3 grosses affaires dans toute sa carrière . Vers la fin l'intrigue s'accèlère avec "l'accident" survenu au tout jeune Lieutenant. Sobrièté et efficacité pour ce polar d'un autre genre..