Phantom of the paradise
Note moyenne
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308 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 février 2023
Pour commencer, il faut savoir que De Palma s’est largement inspiré de deux oeuvres essentielles : « Faust » et « Le Fantôme de l’Opéra ».

Le film nous présente alors le portrait d’un artiste brisé, devant porter un masque, obligé de se cacher et de se refouler en quête de la lumière qui l’habitait jadis et dont le spectateur fut témoin.

Il parait cependant évident que le but de De Palma n’est pas de refaire un remake moderne des oeuvres citées précédemment mais bel et bien de faire une critique de la tyrannie du show-business de l’époque.
Le film traite de la difficulté des artistes à affirmer une vision personnelle lors d’un processus de création et de production.

Par ce décalage entre artistes qui recherchent une notoriété et labels qui recherchent du profit, on se rend compte que l’industrialisation de l’art vient à changer les modes très vite, dans un monde où le public est toujours en quête de « neuf ».
Le rythme du film vient alors suivre cette cadence, frénétique, colorée, oppressante et dans un esprit de consommation d’images à outrance.

« Phantom of the Paradise » reste et restera un OVNI inclassable, mythique et déjanté.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2023
Phantom of the Paradise est certes très kitch et fait assez vieux. Et un côté trop déjanté dans sa fin surtout. Mais en dehors de ces défauts, je suis resté complètement ébahi par la mise en scène parfaite de Brian De Palma et l'incroyable BO de Paul Williams, qui s'est inspiré des chanteurs de l'époque (The Beach Boys, Kiss ou Janis Joplin). Bourré de références culturelles du cinéma et de la littérature, son récit est extrêmement bien mené, De Palma s'inspirant à la fois du Fantôme de l'opéra, Faust et du Portait de Dorian Gray pour en faire une œuvre personnelle et unique. Pour les cinéphiles, c'est un graal mais même si, comme moi, on en est pas un, le plaisir est immense. Et puis découvrir le costume de Winslow nous fait tout de suite comprendre d'où vient le design de Dark Vador ! Sans qu'il soit mon film préféré de De Palma, Phantom of the Paradise est assurément un chef d'œuvre singulier !
salvo C.
salvo C.

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2022
Un chef d'œuvre absolu, un Faust moderne, une mise en scène exceptionnelle épaulée par une bande son d'une totale créativité. Tant de variations autour du thème de Winslow. A voir et revoir.
Caverneux Boutonneux
Caverneux Boutonneux

8 abonnés 55 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2022
Plus c'est kitsch, plus c'est cool : cette relecture du Fantôme de l'Opéra mixé avec le mythe de Faust sauce Opera Rock est un objet hybride délirant et complètement halluciné dans lequel Brian de Palma se lâche complètement (son chef-d'œuvre pour moi). À une époque où les midnight movies faisaient un carton (comprendre : où on pouvait à peu près tout se permettre au cinéma), Phantom of the Paradise - un an avant le Rocky Horror Picture Show s'il vous plaît - s'inscrit comme une comédie musicale unique née à partir d'idées folles et un budget modeste n'arrêtant en rien les ambitions artistiques du réalisateur qui n'en finit pas avec les trouvailles de mise en scène (le split-screen est juste délicieux). En somme un film culte dont les limites budgétaires en font tout le charme.
Romain Laroche
Romain Laroche

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 août 2022
Quel chef d'œuvre !!!
Un film parfait de bout en bout.
Une histoire entraînante , des acteurs majestueux , une b.o sublime , une photographie époustouflante , de sublimes décors et surtout surtout Monsieur Brian de Palma aux commandes.
A recommander d'URGENCE !!!!!
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2022
Winslow Leach (William Finley), compositeur inconnu, joue une de ses compositions à l’influent producteur Swan (Paul Williams) qui les lui vole et le fait emprisonner. Winslow, défiguré et ayant perdu sa voix, s’échappe, décidé à se venger.
La musique (super) permet de rentrer immédiatement dans le sujet, de manière crédible. On est vraiment dans les années 70.
L’histoire est très prenante, glaçante, les acteurs parfaits. Tout au long du film on voit les références ou les influences que celui-ci a eu. On ne voit pas le temps passer (fin peut être un peu trop rapide), j’ai beaucoup aimé.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 377 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2022
Écrit et réalisé par Brian De Palma, Phantom Of The Paradise est une très bonne comédie musicale, qu'on ne peut résumer qu'à ce genre tant elle offre bien plus que cela à travers ce film atypique. L'histoire nous fait suivre un chanteur qui va se voir voler sa voix par un propriétaire de maison de disque peu scrupuleux désireux d'ouvrir un lieu de spectacle qui jouera sa chanson en introduction. Le jeune compositeur talentueux va alors signer un contrat avec le diable après avoir été défiguré et va chercher à se venger. Ce récit nous plonge pendant un peu moins d'une heure et demi dans une ambiance singulière adoptant un ton à la fois léger et dramatique à l'image de ses personnages mémorables interprétés par un superbe casting. Paul Williams incarne Swan une sorte de gourou voyeur et manipulateur secondé par son acolyte Beef campé par Gerrit Graham, qui vont causer beaucoup de tords à William Finley et Jessica Harper qui sont tout deux irrésistibles. Tous ces visages sont marquants. Les relations entre tous ces protagonistes fonctionnent parfaitement, jusqu’à ressentir de l'empathie pour un Winslow devant se cacher sous son masque. Ce très bon scénario est magnifié par l'esthétique globale du long-métrage qui est tout aussi travaillée. La réalisation est excellente avec sa caméra mouvante qui sait laisser vivre son récit à travers les scènes. Les environnements sont agréables et colorés ce qui offre une belle photographie. Tout ce visuel créatif est sublimement accompagné par une b.o. omniprésente pour notre plus grand bonheur tant celle-ci est qualitative. Ses compositions sont un mélange entre douceur et délire psychédélique rendant le tout envoûtant. De plus, on a le droit à beaucoup de chansons en live ce qui rend le tout d'autant plus vivant. Reste une fin réussie venant impeccablement conclure Phantom Of The Paradise qui assurément est une œuvre à part qui mérite d'être découverte.
Julien T.
Julien T.

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2021
C'est le meilleur film de tous les temps, on est tous d'accord.
Barré, baroque, pop et romantique.
Hilarant, inquiétant et bouleversant.
La dernière scène est la séquence la mieux montée de toute l'histoire du cinéma.
C'est subjectif, mais si vous n'êtes pas d'accord, c'est que vous n'y connaissez rien.
Thomas B
Thomas B

7 abonnés 346 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2021
Film qui est le vrai premier succès critique et financier de Brian De Palma, Phantom of the Paradise est toujours aussi appréciable à visionner aujourd'hui. Il faut dire que le mélange de cinéma fantastique, d'horreur et d'opéra rock fonctionne très bien grâce à la présence d'une mise en scène de qualité et d'une histoire bien agréable. Quant au casting, c'est un autre point fort du film comme en témoigne les performances de Paul Williams, William Finley et Jessica Harper.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 mars 2021
Je me suis ennuyé à mourir,je le conseille à personne!!! Je m'attendais à 1 film bizarre certes mais 1 comédie musicale hard-rock ou du moins rock et aux faites pas du tout: Il en est rien de tout ça et même en étant surpris et à côté de la plaque sur le déroulement de l'histoire: C'est nul!!! Pour de "Brian de palma": Très décevant!!!
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mars 2021
Le Mythe de Faust croisé avec celui du Fantôme de l'Opéra à la sauce De Palma...
Une œuvre devenue culte complètement folle, visuellement délirante, accompagnée par une BO géniale.
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2021
Un peu un ovni dans la filmo de De Palma pour le coté comédie-musicale et ultra-kitsch (un peu à la manière d'un Rocky horror picture show), on retrouve pourtant la plupart des thématiques chères au réalisateur.
Comme toujours avec De Palma c'est très maitrisé sur la forme mais si on n'est pas réceptif à la musique on trouvera surement le temps un peu long.
Cinememories

585 abonnés 1 666 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2021
Savoir distinguer la réalité du divertissement est une nécessité qui alimente toute la démarche d’un Brian De Palma blessé, mais loin d’être abattu pour autant. Tout promptement sorti d’un « Sœurs de sang », injustement réprimandé pour ses hommages les plus sincères à Hitchcock, en passant par la trahison qu’il a subie de la part de ses producteurs sur son « Get to Know Your Rabbit », le réalisateur trouvera l’écho et l’élan solennel dans un nouveau long-métrage, plein de cynisme, de douleur et de parodie. Lui, qui a souffert du système de contrôle des majors Hollywoodiens, il vient insuffler à son récit, évidemment emprunté au « Fantôme de l’Opéra » de Gaston Leroux, mais également au conte mythique de « Faust », les deux ayant déjà été porté à l’écran. Et il serait facile de s’arrêter là, mais la plupart des références sont à découvrir par le biais des chants et des citations les plus symboliques, développant ainsi cette fièvre qui s’empare de l’âme des artistes et de cette terreur qui génère une consommation de masse et abrutissante.

On ne tarde donc pas à saisir toute la tonalité dramatique, mais avant tout parodique de la chose. Des Juicy Fruits, qui ne demandent qu’à être pressés de toute leur substance ludique, au Glam Rock des années 70, qui met en évidence de manière grossière les artifices du spectacle, les confrontations seront nombreuses. Et c’est à travers Winslow Leach (William Finley), que Palma s’identifie au risque de se heurter à sensibilité d’un public irrité, toujours zombifié et qui a sacrifié son intellect pour une dépendance absurde. En quoi ce film serait-il un objet artistique, s’il ne parvenait pas à éveiller quelques consciences, tout en lui offrant ce qu’il réclame quotidiennement dans leur vie, une dose d’ironie ? Winslow se retrouve alors rapidement démuni de ses œuvres et de sa passion, la musique, qu’il couve dans chacune de ses notes et qu’il renvoie dans chacun de ses chants. C’est tout autant son ambition que l’on ampute, à une personne, tout ce qu’il y a de plus humain, qui essaye, souffre et saigne pour enfin exister. Il convient alors de lui accorder une opposition, qui parvient à la fois à relayer cette incarnation du mal et de cette allégorie de la possession. Et en le personnifiant, tout finit par être clairvoyant.

Paul Williams, qui nous envoute d’abord grâce à sa sublime composition, puis par sa prestation dans la peau de Swan. Ce dernier est pourtant loin de l’idée que l’on se ferait d’un mégalomane instable et il se situe pourtant dans un voyeurisme perçant, digne d’un Big Brother. Nul soupçon sur ses intentions malsaines, hélas. Toute la discussion et les sacrifices, sur l’intégrité artistique que l’on cherche à préserver, rencontrent inévitablement cette pathologie liée à la figure emblématique de Dorian Grey, convoitant l’éternité et soumettant ainsi son univers aux péchés les plus primaires. Si Phoenix (Jessica Harper) semble souligner le prolongement d’un maléfice bien distinct, c’est notamment grâce au détour par le cinéma d’horreur, qui cherche à nouer le plus de nœuds possibles, en mixant ardemment toutes les références dans un même lieu, à savoir le théâtre du désespoir. On ne vit pas la même chose sur scène, en coulisse et au cœur du public. Cependant, on les entremêle avec juste ce qu’il faut d’élégance afin de nous investir dans l’embarras du spectacle, que l’on reconnait factice et impitoyable pour ses acteurs majeurs.

Toutes traces d’humanité s’effacent dans l’esprit du fantôme qui hante les lieux d’une tragédie, source d’un succès qui en demande plus. Les valeurs du Death Records transcendent l’écran et l’actualité ne cesse de revenir à cette dévitalisation à laquelle on nous invite et à laquelle on nous incite à pactiser avec des forces supérieures, hors de notre portée et hors du temps. « Phantom Of The Paradise » façonne ainsi ses protagonistes dans un environnement contre-culturelle, diluée dans le cinéma Hollywoodien et dans bien d’autres entreprises, qui usent encore aujourd’hui des mêmes rouages. Le public en est abreuvé, mais n’en restera jamais rassasié, car une nouvelle estampille divine l’approchera un peu plus d’un paradis. Il possède malgré tout ses limites, qui reposent dans la crédulité de ceux qui encouragent ce mouvement sans fin. Pourvu que les masques tombent assez rapidement, afin d’éviter la propagation de l’angoisse éternelle des pulsions, même les plus nobles.
olivier de LG
olivier de LG

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 novembre 2020
Le film le plus abouti de Brian de Palma, une musique exceptionnelle et des interprètes remarquables au service d'un thème intemporel
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 septembre 2020
j'ai bientôt 60 ans et j'en ai vu des films dans tous les styles.....je suis aussi musicien...c'est ma passion. Dans ce film Brian de Palma a-à mon sens- pratiquement réussi le film parfait. Bien sur il y a ce mélange des mythes de faust et du fantôme de l'opéra...Il y a la chanteuse qui finit par être trompée par Swan qui lui apporte la gloire et nait en elle un égo, une acceptation de la réussite à n importe quel prix...cela me fait penser à certaines chanteuses actuelles... On y ressent les prémisses de la télé réalité....Il y a cette musique envoutante...et moderne pour l'époque...Le personnage de Winslow
qui est entre l'amour pour Phoenix, et la haine qu'il a pour Swan qui lui vole sa musique, son âme aussi.
Ca n'a pas pris une ride, ça dénonce la nature humaine...pas très belle...Le désir de vivre presque éternellement, donc la peur de la mort. La naiveté de Winslow....Le larbin de Swan prêt à tout pour son mentor...
Tout passe bien, le côté déjanté, parodique, baroque. J'adore le costume, le masque du Phantom, j'adore la voix de Paul William....on peut dire ce qu'on veut, mais ces dernières années le cinéma manque de chef d'oeuvres. Je le regarderais encore et encore...
Half asleep i hear a voice...is it only in my mind...or someone calling me, someone i leave and left behind.....
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