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Amusant de constater les similitudes qui lient Living End et Totally Fucked Up. Pas seulement au niveau de la thématique, évidemment, mais des acteurs, des décors, jusqu’à cette fameuse affiche d’Andy Warhol, la même qui apparaît dans les deux films. Hormis cette anecdote, que retient-on de ce film, basé sur les traits du documentaire ? Et bien, un sacré témoignage d’une jeunesse américaine descendant tout droit de la Génération X que traite Bret Easton Ellis. Une peinture de jeunes adultes qui porte bien le nom du film, Totally Fucked Up/Complètement paumée. Araki réalise là un film cru, en proposant, comme stipulé dans les cartons du générique introductif : « Un autre film d’homos par Gregg Araki ». La société conservatrice américaine se prenait ici un véritable missile dans la gueule, et c’est tant mieux ! Côté réa, on se rapproche du cracra de Larry Clark plus que dans les images poétiques de My Own Private Idaho. Faut aimer, certes, mais une fois qu’on se laisse emporter, c’est par un torrent de doigts levés en direction de la Bush/Texan Attitude. Et ça fait comme qui dirait mal au derch’.
Ajoutée le 24 juil. 2011 à 20h02 Signaler un abus
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