Franchement, je ne suis pas fan des films de Quentin Tarantino. Le seul que j’ai vraiment adoré, c’est Django Unchained, et encore, c’est le moins “tarantinesque� de toute sa filmographie. Pourtant, j’ai voulu voir Inglourious Basterds pour une raison simple : le personnage de Hans Landa, ce méchant emblématique qui est devenu un vrai mythe sur internet.
L’histoire se déroule en France, autour de la vengeance d’une jeune juive, et même si c’est du Tarantino, j’ai aimé ce film. D’abord, les acteurs sont top, surtout Christoph Waltz dans le rôle de l’antagoniste principal. Son jeu est juste incroyable. Le Hitler du film est caricatural à souhait, mais je pense que c’est voulu, vu que le film cherche à venger les juifs. Le caricatural passe donc très bien, c’est cohérent avec le propos.
Ce qui m’a surpris, c’est qu’ici, il y a un vrai fil conducteur, une cohérence dans l’histoire et un lien clair entre tous les personnages. Ça change des autres Tarantino un peu chaotiques. La première heure, qui présente les personnages, est un vrai succès : même si on ne saisit pas tout de suite les liens, c’est tellement bien fait, tellement prenant, que ça fonctionne parfaitement. La scène d’introduction avec Hans Landa ? Du génie pur. Ce mec est terrifiant juste en parlant, on a plus peur de ses mots que d’un flingue braqué sur nous.
Le scénario est spectaculaire, théâtral, comme toujours chez Tarantino, mais ça fait partie du cinéma, et ce n’est pas une critique négative ici. En revanche, deux points m’ont un peu dérangé : le film est un peu trop long à mon goût, et la fin laisse un goût doux-amer.
Les juifs sont vengés, Hitler est éliminé, ok, mais Hans Landa, le grand méchant, n’a pas une vraie victoire. J’aurais préféré que son personnage gagne pleinement, que sa grandeur tragique soit totale. Ça aurait donné un côté plus mémorable et marquant, un méchant vraiment légendaire.
En résumé, même si je n’aime pas trop Tarantino d’habitude, Inglourious Basterds m’a plu parce qu’il est cohérent, bien joué, et que le personnage de Hans Landa est une vraie réussite. Mais il reste ce petit manque d’équilibre dans le traitement du méchant qui aurait pu rendre le film encore plus fort.