Des personnages simples, des situations courantes monsieur et madame tout le monde filmé dans le quotidien. Pourquoi pas ? Dautres cinéastes ont travaillé sur ce procédé narratif en essayant de sapprocher au plus près dune réalité quotidienne qui se fait lécho du vécu de monsieur et madame tout le monde. Mais quand on veut faire dans lauthenticité, on cherche alors à éviter le cliché. Et le cliché, hélas, est omniprésent dans ce scénario où lon associe le métier de huissier de justice à de linhumanité. En effet, dans la trame narrative, on présente Jean-Claude Delsart/Patrick Chesnais comme huissier de justice, sec et sans grande humanité. Au moment où il va connaître le sentiment amoureux, il va alors shumaniser et comprendre quil a toujours vécu dans un métier de merde, jusquà proposer à son fils de quitter ce boulot denfer. Merci pour les huissiers de justice ! Mais comment est-ce possible de tomber dans une caricature aussi grossière ? Stéphane Brize ne sarrête pas là dans la démonstration ! On va nous montrer par exemple léjection dune femme noire de son appartement pendant que deux policiers samusent et rient de leur côté. Si ce metteur en scène possède une qualité, cest bien celle de plonger en permanence dans le poncif et la caricature ! Le poncif et la banalité où tout ce qui est montré a déjà été vu un milliard de fois au cinéma, avec cette façon déplorable de téléphoner les situations. Tout est commun, attendu, répétitif, long comme ces interminables danses de tango qui nen finissent pas. Cest mal filmé et la mise en scène est inexistante. Jusquà lultime seconde de sa narration, le film se nourrira de grossièreté de situation dans son propos, avec en final une proposition de happy end romantique que même le cinéma américain a abandonné depuis des lustres !Heureusement, un grand comédien, Patick Chesnais est là pour sauver quelque peu le tout du naufrage.
Patrick Chesnay est bien le Bill Murray français avec un zeste de fragilité en plus. Sa prestation ne fait pas tout l'intérêt du film, la réalisation est également super bien fichu, et les différents sentiments sont très bien amenés et rendus: Il y a une scène d'un premier baiser très touchante. Très bon film!
Une comédie dramatique à la française comme on en voit beaucoup : ça n'est pas mauvais mais il n'y a rien qui dépasse, et, du coup, ça risque de s'oublier en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. La communication, ou plutôt son absence, est le thème central du film : les personnages entretiennent de piteuses relations parce qu'ils ne se parlent pas, ne savent pas s'exprimer ou ne se comprennent pas. Le principal atout de Je ne suis pas là pour être aimé réside dans son interprétation : Patrick Chesnay assure dans son registre habituel, Georges Wilson campe avec un réalisme terrifiant un vieillard aigri et méchant, mais celle qui illumine véritablement le film, c'est Anne Consigny, qui distille à l'écran une sorte d'espièglerie mélancolique et happe tranquillement l'attention du spectateur. Sa présence est la meilleure raison d'aller voir le film.
Au premier abord on peut avoir peur. Un pauvre type se met à danser le tango pour retrouver le gout à la vie c'est du déja viou et Patrick Chesnais ne fait ni rêver les cinéphiles ni le grand public. Et puis avec une affiche à la Lost in transaltion on peut craindre un film sans interet. Et pourtant ce n'est rien de ça. Il fait partie de ces films qui nous mettent sur un petit nuage ! En rentrant dans la salle j'étais fatigué et de mauvaise humeur. 1h30 plus tard j'étais joyeux heureux relaxés le sourire jusqu'aux oreilles ! La faute à quoi ? La faute au talent de Stéphane Brize. Ce type quasi inconnu qui n'a connu que des succès d'estime nous brosse là un film touchant, simple et d'une melancolie joyeuse entrainante. Patrick Chesnais fait là un retour fracassant avec ce role marquant poignant à la Bill Murray. Et face à lui le reste du casting est également remarquable. Anne Consigny vu en second role dans des exellents film comme 36 ou L'equipier trouve là le role qui devrait lui permettre d'avoir enfin la place qu'elle merite dans le cinéma français. Georges Wilson est irressistible en vieux bougon et les autres seconds roles Cyril Couton en tête élèvent encore plus le niveau de ce grand film ! Avec très peu de decor, un scénario simple Stéphane Brize reussit là un film touchant, prenant qui nous font sortir sur un nuage. Seul bémol le fait que l'action n"evolue que si peu. Mais je n'étais jamais sorti aussi comblé depuis Va,vis et deviens ! Un vrai coup de coeur !
A ne pas manquer. Un moment de bonheur au cinéma, ou comment filmer la difficulté de communiquer. Dans des décors minimalistes, Patrick Chesnay réussit à donner vie à ce personnage, qui n'a rien pour lui, mais qui pas à pas va découvrir une autre façon d'être. Bravo à Anne Consigny et à tous les second rôles derrière Georges Wilson, on y reconnaîtra tous qq'un. Stéphane Brize est sûrement un réalisateur à suivre.
Jean Claude Delsart, cinquante ans, est chiant et malheureux. Son père, lui, ne se contente pas dêtre chiant mais il est aussi le pire des chieurs. Quant à Thierry, son fils, il semble sur la voie royale pour sengluer à son tour dans une routine immarcescible. Jean Claude, voit les jours défiler comme les bovins regardent passer les trains. Heureusement, il se découvre une passion : le tango. Il sy adonne volontiers car la danse argentine entretient sa mélancolie. Oui mais voilà, il y rencontre Françoise, la trentaine et sur le point de se marier. Dans un premier temps, Jean Claude, campé par un bouleversant Patrick Chesnais, plie mais ne rompt pas. Il résiste pour se prouver quil existe. Mais il se retrouve finalement désarmé par le sourire séraphique de lingénue fiancée. Celle-ci, délicieuse Anne Consigny, ne semble pas prête à tout remettre en question pour un homme sur lequel elle ne sait rien...
Quand la bouche est muette, les regards parlent. Tout comme le gracieux emboîtement des pas de danse. Lamour est tu mais omniprésent, tandis que lenvie de souvrir au bonheur croît à mesure que le film avance.
Je suis venu, jai vu et je vais fissa me mettre au tango.
Un film français tout en douceur et en finesse sur la solitude d'un huissier de justice en fin de carrière qui sort de son train train quotidien en apprenant à danser le tango et qui fait une rencontre magnifique. Ce film est juste, admirablement bien joué, les scènes sont bien filmées et l'espace, notamment dans les scènes qui se déroulent aux cours de tango, est mpagnifique.On est ému, on sourit, on est bien... Très beau film à découvrir très vite.
Un film remarquable, plein d'humour et de passion. Il peut paraitre un peu long et le dénouement semble assez évident mais lesujet est traité avec mélancolie et finesse. Un seul mot: remarquable!
Un film touchant et sensible. Le jeu de P.Chesnais, sobre, est tout en retenue. Anne Consigny compose un personnage extrêmement attachant, Georges Wilson campe avec justesse un odieux vieux monsieur.Chacun étant incapable d'exprimer simplement ses sentiments. Beaucoup d'émotion dans le jeu des acteurs, jusque dans leurs silences, une émotion portée aussi par le tango.