Si j'ai mis autant de temps à visionné 99 francs c'est avant tout que je trouve ce Frédéric Beigbeder tellement antipathique et narcissique et que je ne suis donc pas forcément impartial ( chose qui me tiens à cœur ) ... Après le scénario et surtout la bande annonce m'on tapé dans l’œil, je range mes préjugés et me lance dans ce long métrage, au moins je serais fixé. Il faut plus prendre ce film sur le ton de la comédie que de la satire pure, car de ce point de vue ci le film est une demi déception ... Il y'a quelque scènes bien marrantes et original comme lorsque Octave ( Dujardin ) et Charlie ( Quivrin ) ponde une pub dites " bouse ". Mais dans l'ensemble sa reste un peu léger, la pensée en elle même reste assez superficielle et un peu " stupide " ... Un gros casting avec en tête d'affiche un Jean Dujardin à contre emploi, il se débrouille pas trop mal il fait le job et son duo avec Charlie interprété par feu Jocelyn Quivrin est divin ( je pense surtout à leur délire dans l'avion ! ). Nicolas Marié et Patrick Mille sont eux aussi aux niveau, les actrices à savoir Élisa Tovati et Vahina Giocante ont quand à elles hérité du sale boulot, de se fait c'est bien plus difficile de se démarqué. Mon premier film de Jan Kounen, je suis un peu partagé ...
Délirant, humour décapant à la française, bien mené, bons acteurs, bons effets spéciaux au bon moment, message passé. J'ai vu le film 2 fois avec autant de plaisir. Je mets 5 étoiles car c'est un petit bijou.
Volà un film qui a du culot ! Le thème, la réalisation, les dialogues, les personnages, tout dans ce film est innovant ! Que ça fait du bien de voir un film français qui prend des risques pour proposer autre chose que les habituelles comédies tout en visant un public assez large en mettant Jean Dujardin en tête d’affiche. On sent la patte de Frédéric Beigbeder sur ce film qui va à 100 à l’heure, comme si le réalisateur était aussi chargé que les personnages qu’il filme. Car oui, de la drogue il y en a à foison dans 99 francs, moteur du quotidien des publicitaires incarnés par Jean Dujardin et Jocelyn Quivrin. Porte d’entrée d’une critique acide du monde de la publicité et plus globalement de notre société de consommation. Symbole de cette critique : la présentation du premier projet de pub dans les bureaux de la société qui commercialise le produit. Créatifs dans l’âme, les deux publicitaires voient leur projet audacieux recalé par un patron qui veut du vendeur, du débilisant. Tiraillé entre ses envies de création et la réalité matérielle de ce qu’on lui demande de faire, peu soutenu par un supérieur lâche et faux ami, Octave Parango (Jean Dujardin) pète progressivement les plombs pour notre plus grand plaisir ! Entre délires hallucinatoires, cuites monstrueuses et dépressions brutales, l’ascenseur émotionnel ne chôme pas. En à peine plus d’1h30, il n’y a pas de temps mort, pas le temps de souffler. Les acteurs sont particulièrement inspirés à commencer par les deux acteurs principaux. Jean Dujardin est exceptionnel en publicitaire cynique et drogué 24h/24h. Il est bien épaulé par Jocelyn Quivrin, plus sobre mais pas moins remarquable. La réalisation de Jan Kounen est très inspirée. Placer une séquence en animation sortie de nulle part, il faut oser ! Tout marche pour lui. Idem pour les dialogues acérés, ponctués de répliques cultes. Alors pourquoi seulement 4 étoiles ? L’impression générale que le monde de la publicité est caricaturé pour passer à l’écran et que l’ensemble est un peu vain. Le message du film n’est pas bien clair, c’est parfois brouillon. Mais tout va tellement vite qu’on n’a pas le temps de s’attarder sur ces détails !
"99 francs" (titre ô combien ringard^^), tiré du best-seller de Beigbeder, est un gros délire visuel de Jan Kounen qui nous immerge dans l'univers cynique de la publicité. D'ailleurs, la scène que l'on retiendra de cette comédie branchouille c'est ce trip cartoonesque en bagnole absolument jubilatoire. Pour le reste, il y a du style, du rythme, ainsi qu'un humour assez noir, même si je n'ai pas autant ri que je l'aurais espéré. L'autre souci du film, c'est qu'il est hyper caricatural, et si c'est probablement voulu, ça manque quand même de subtilité à ce niveau là... Jean Dujardin est très à l'aise dans ce rôle de type antipathique et méprisant, allant même jusqu'à éclipser le reste du casting (à part Pascal Marié bien sûr). Quant au dénouement spoiler: (le second^^) , il est assez surprenant, mais plutôt cohérent, quoiqu'une fois de plus caricatural. Un bon produit de consommation.
Apres une première heure excellente, dans laquelle le film, à travers son personnage principal, démonte pièce par pièce notre monde "télévisuelle" basé sur la consommation. La seconde partie, où l'on tombe dans le "bad-trip" d'Octave est moins prenante. Néanmoins, la qualité de la mise en scène ainsi que le jeu des acteurs suffisent à tenir le film, et à faire passer un message très intéressant.
L'adaptation du livre de Frederic Beigbeder est sans conteste un pur produit de notre époque et un chef d’œuvre du cinéma. Pointant ou plutôt martelant l'une des plus grande pollution que nous vivons au quotidien, la publicité à outrance rend dingue surtout ceux qui la font dans leur tour d’ivoire parisienne. Dujardin interprète à merveille Octave , un publicitaire caricaturé (mais certainement réel) qui carbure à la coke pour mieux affronter ce monde impitoyable . Réalisation extraterrestre, remplies d'animations acidulées, superpositions d'images, couleurs dans tous les coins, le film est exceptionnelle, les personnages intéressants, des dialogues grossiers mais propre à ce monde fermé, un régal.
Le roman éponyme de Frédéric Beigbeider était une critique de l'intérieur des agences de publicité, et plus généralement de ce système absurde axé sur la surconsommation, où il s'agit d'inventer des besoins à destination des citoyens : toujours plus vendre et toujours plus consommer, afin de satisfaire les fabricants et les actionnaires. Dans le film "99 francs" (2007), Jan Kounen reprend cette thèse pour la dénoncer, en axant son propos sur un aspect corollaire : la fonction centrale du système, la création des besoins, est confié à une bande de créatifs irresponsables, complètement défoncés, en total décalage avec les consommateurs et même avec les clients des agences de pub. spoiler: L'un de ces créatifs, lassé et écoeuré devant sa propre participation à ce marché de dupes, finit par péter les plombs spoiler: et décide de saboter une campagne gigantesque.
Jean Dujardin incarne assez efficacement ce publicitaire jouisseur et ambivalent, mais ce sont plutôt les seconds rôles qui m'ont convaincu : Jocelyn Quivrin le créatif à la cool, Nicolas Marié le boss abject, Patrick Mille le collaborateur suce-boules,... Un film imparfait qui a toutefois le grand mérite d'exister, ayant été vu par plus d'un million de spectateurs en salles, et qui constitue la dernière œuvre appréciable de Jan Kounen, un cinéaste autrefois prometteur.
critique acide et réaliste de la société de consommation a travers le portrait des "créa", ces "artistes" des temps modernes qui inventent les films publicitaires. jan kounen a une mise en scène loufoque, violente, choquante, et extrêmement moderne au service de son message : tout consommateur est manipulé a tout niveau et avec, toute la société moderne. si le style rock and roll hyper inventif du réalisateur peut déranger, le message quand a lui est objectif voir indiscutable : nos désirs sont manipulés. jan kounen joue meme avec le public dans la structure de son film ( voir la fin ). et jean dujardin est parfait dans ce personnage sans coeur, égocentrique et narcissique a souhait. il en fait des tonnes et assure le show. le film fait rire, mais nous fait surtout réflechir sur des concepts pourtant familiers ( la pub, nos désirs... ).un divertissement utile a voir pour premierement, un jean dujardin jubilatoire et délicieusement odieux. deuxiemement: la mise en scène extraordinaire sous acide du réalisateur et pour finir: le message fort du film qui nous touche tous sans exception.
Rares sont les films qui gagnent à être interrompus par "une petite page de pub", en fait je ne connais celui-là (sans compter les films pourris quand on veut pas aller dormir). Extrêmement culotté, ne serait-ce que pour oser sans le cacher reprendre l'intro et la fin de "Le Grand Saut", 99 francs est une vraie satyre de la publicité et de tout ce qui y touche de près ou de loin (nous aussi donc et forcément la société). Le film est mené avec humour, excès bien sûr (le loup de wall street avant l'heure ?), et puis prise de conscience assez dramatique, de même qu'avec beaucoup d'originalité. spoiler: Le principe de fin alternative par exemple est excellent. Difficile de décrire tout cet esprit loufoque qui part -judicieusement- dans tous les sens. Rien que pour voir Dujardin qui exprimait déjà tout son talent ça en vaut la peine. Vous ne regarderez plus les pubs de la même façon, surtout celles de yaourts...
Le film est une réussite, déjà sur le plan esthétique. Je dois dire que j'ai été assez bluffé par ce film. Sur le plan musical, ça touche là aussi à la perfection (sauf 2 ou 3 trucs). Les acteurs sont bons et les dialogues sont bien écrits. Je trouve que la voix off est un peu trop présente, mais c'est bien le seul reproche que je pourrais faire à ce film, qui suinte l'originalité par tous les pores de la pellicule! Même la fin est réussie, c'est dire...
Quand J. Kounen s’attaque au domaine de la pub, il sait de quoi il parle. Du coup, son propos est d’autant plus fort et le matériau de départ semble aussi tenir la route. Il va décortiquer ce milieu avec un ton acide, un style visuel travaillé et dingue (presque un OVNI dans le cinéma français mais ça fait du bien) et ainsi propulsé les acteurs très bien dirigés et donc très bons, dans ce milieu déconnecté de la réalité où le succès et l’argent coule à flot. Tout passe à la moulinette avec J. Kounen sans faire de leçon de morale mais en exposant parfaitement un mode de vie qu’on pourrait envier mais qui au final montre ses limites. Lorsqu’il part dans son délire paradisiaque en fin de film après une intro’ stylisée qui montre la couleur de ce qui attend J. Dujardin, j’ai eu peur à un plantage magistral dans l’histoire. Mais c’était mal connaître J. Kounen et sa rigueur dans le travail fourni et le sens qu’il voulait donner à son film. Cela montre surtout que nous avons de bons réalisateurs français avec du style, un vrai sens artistique et un sacré talent, même si le sien est un peu dingue. Une bouffée d’air dans le marasme du cinéma français pour un film qui met un peu mal à l’aise mais totalement dingue.
Belle critique de notre société. jJ'adore Dujardin dans ce rôle complexe et désinvolte. De la bonne critique. L'envers du décors du marketing. Vrai ou intox ? En tout cas. plaisant à voir...