J’ai découvert Écrire pour exister à l’école, et je dois reconnaître que c’est typiquement le genre de film qui fonctionne bien dans ce cadre… mais qui montre aussi ses limites dès qu’on essaie de le regarder avec un peu plus de recul. J’en ressors avec un sentiment mitigé, d’où ma note de 2,5/5 : c’est loin d’être mauvais, mais ça reste assez convenu.
Ce qui m’a plu, c’est évidemment le message. L’idée que l’écriture peut servir d’exutoire, de moyen d’expression et même de reconstruction est forte, et certaines scènes arrivent sincèrement à toucher. On sent une vraie volonté de mettre en avant des parcours difficiles et de montrer l’impact positif qu’un professeur peut avoir sur ses élèves. À plusieurs moments, j’ai été pris dans l’émotion, notamment grâce aux témoignages des élèves.
Mais en même temps, j’ai trouvé que le film tombait souvent dans la facilité. Tout est très appuyé, presque démonstratif, comme si on voulait absolument nous faire comprendre quoi penser et ressentir. Les personnages manquent parfois de nuance, et certaines situations semblent un peu trop idéalisées pour être totalement crédibles. Ça enlève un peu de force au propos, qui aurait gagné à être traité avec plus de subtilité.
Enfin, même si l’ensemble se regarde sans déplaisir, je n’ai pas été particulièrement surpris. Le film suit une structure assez classique, sans réelle prise de risque. C’est inspirant sur le moment, surtout dans un contexte scolaire, mais ça ne m’a pas marqué durablement. En résumé, un film bien intentionné et accessible, mais trop prévisible et parfois un peu simpliste pour vraiment me convaincre.