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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Plongée hallucinante et métaphysique dans la personnalité du célèbre peintre viennois Gustav Klimt. Au crépuscule de sa vie, nous voilas embarqués dans un tourbillons composé dune multitude dinstants de son existence , où se côtoient une foule de personnages réels imbriqués dans un imaginaire qui frôle la folie syphilitique ! John Malkovitch, une fois encore, nous laisse pantois devant son jeu tout de retenue et de finesse, nous laissant deviner, plus quil ne montre, les divers états dâmes dun homme qui essayera toute sa vie, et avec quel talent ! , de créer un univers à la fois sublime et onirique reflétant à merveille ses rêves, ses folies et ses démons intérieurs ! Quand le cinéma et le monde de la peinture sépouse ainsi à la perfection, on ne peut quapplaudir !
Beau, intelligent et pourtant dun ennui profond. Le travail de Raoul Ruiz est à maints égards admirable: faire un film "à la manière de" Gustav Klimt nétait pas un mince défi, et dans labsolu le réalisateur chilien sen sort haut la main. Collages, jeux de miroirs, déstructuration de lespace, flou savamment entretenu entre illusion et réalité... tous ces procédés familiers du grand peintre viennois se retrouvent à lécran. Nous baignons ainsi dans un monde étrange, souvent déroutant, où lil et lesprit sont stimulés en permanence. Techniquement, cest de très haut niveau, intellectuellement cest très impressionnant et visuellement cest magnifique (grand sens de la composition et des couleurs, photographie de grande qualité...). Après "Le temps retrouvé", Ruiz prouve quil a des affinités particulières avec la Belle Epoque. Il semble trouver dans cette période de raffinement, de sophistication, de décadence feutrée et de bouillonnement artistique un cadre naturel à son langage cinématographique. A vrai dire, le seul vrai raté concerne la langue dans laquelle il est joué: dans cet univers très Mitteleuropa, langlais fait totalement décalé. Et puis surtout, en dépit de ses innombrables qualités, ce film NE PARVIENT PAS A M'INTERESSER ! Jadmire, je respecte, je nai pas limpression davoir perdu mon temps. Mais je naccroche pas, et ça finit assez rapidement par me plomber les paupières. Impression que ça tourne à vide, quil ne sagit que dun brillant exercice de style. Dailleurs, en sortant, jai éprouvé lirrésistible besoin daller voir "OSS 117". Peut-être que je naime pas Klimt, finalement...