The Servant
Note moyenne
4,2
779 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

75 critiques spectateurs

5
24 critiques
4
30 critiques
3
13 critiques
2
4 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 267 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2026
Souvent un peu surjoué, malheureusement, car ce servant qui devient the master aurait pu être un pur chef d’œuvre.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2026
Avec The Servant, Joseph Losey orchestre un huis clos vénéneux où les rapports de classe se muent en jeu de domination psychologique. La mise en scène, d’une précision presque clinique, exploite les miroirs et les espaces pour brouiller les hiérarchies apparentes. Dirk Bogarde incarne un valet ambigu, dont la soumission initiale dissimule une emprise progressive et insidieuse. Losey explore la porosité des rôles sociaux, révélant une lutte de pouvoir aussi intime que corrosive. Un film élégant et dérangeant, où le vernis de la respectabilité se fissure jusqu’à l’inversion des rapports de force.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2025
Un classique parmi les classiques. Un des films les plus pervers jamais faits. Car, et c'est fait exprès, on ne saura jamais qui tire réellement les ficelles de cette géante manipulation. En dehors de la réflexion sur l'éternelle relation entre le dominant et le dominé, jamais on ne pourra m'enlever de l'esprit que cette histoire était aussi le vecteur d'une vengeance à accomplir. Pourquoi ? Parce qu'à mes yeux, il y a, et ce dès le départ, un mépris de classe flagrant. L'aristocrate regardant de haut le domestique. L'hypothèse est d'autant plus crédible lorsque l'on sait en quelles idées Losey croyait. Rappelons qu'il fut un de ceux à être placé sur la liste noire. Le contraignant à s'exiler en Angleterre après la guerre. Sinon, en ce qui concerne tout le reste, que ce soient les autres éléments de l'histoire, (notamment cette homosexualité suggérée) la mise en scène, l'esthétique et l'interprétation (la délicieuse Sarah Miles, 22 ans, entrait par la grande porte), je ne peux rien ajouter à ce qui a déjà été dit. Même si j'ai quand même bien envie de m'attarder sur le cas de Dirk Bogarde. A vrai dire, il n'aurait même pas eu besoin de jouer ou ne serait-ce que de parler, sa seule présence suffisait à instaurer un climat malsain. On s'en rendait déjà compte à l'époque, mais je crois que ce n'est qu'aujourd'hui que l'on se rend réellement compte que cet immense acteur s'est bâti la prestigieuse carrière que l'on sait en ne tenant pratiquement que des rôles d'une complexité extrême. "The servant" faisait partie de ce que le cinéma anglais pouvait offrir de meilleur à une époque où nos amis d'Outre-Manche envoyaient l'artillerie lourde.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 267 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2025
Le film de Joseph Losey est la description de l'étrange relation qui se noue entre Tony et son nouveau domestique Barrett. Au début de leur histoire, rien ne semble devoir altérer le rapport convenu, so british, et distingué entre le jeune bourgeois un peu fat et son docile serviteur. Jusqu'au moment où l'attitude du second découvre quelques imperceptibles signes d'impertinence.
Longtemps, au regard de la mise en scène feutrée et sibylline de Losey, on est incertain quant à l'idée dramatique que poursuit le cinéaste. S'agit-il d'une réflexion générale ou d'une étude de caractères démontrant comment un valet prend insensiblement l'ascendant? Ou bien cette flegmatique première partie du film ne vise-t-elle qu'à donner un autre relief à un dénouement qu'on peut éventuellement imaginer spectaculaire et brutal?
C'est tout l'intérêt du film, tout son suspense, que de nous tenir dans l'incertitude de ses mobiles et, surtout, de ne pas nous éclairer sur la personnalité de Barrett, car c'est de son comportement que provient le trouble et dont on ne sait pas si l'attitude est calculée ou pas.
Joseph Losey maitrise parfaitement l'unité de lieu -l'appartement de Tony est, pour l'essentiel, le décor du film. Accompagnant la modification ou la transformation des deux personnages, le réalisateur parvient, par un usage expressionniste de jeux d'ombres et de miroirs, à faire de l'intérieur bourgeois de Tony un lieu inquiétant, maléfique. Les comédiens, Dick Bogarde en particulier, dans le rôle de Barrett, s'y montrent brillants et subtils.
Enfin, sans rien révéler des incidents nombreux qui tendent à destabiliser Tony, on est tenté, parfois, de voir dans son domestique son double, un double révélateur d'une bourgeoisie dont la distinction et la bonne éducation ne sont qu'un vernis superficiel.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Lutte des crasses

D’abord il y a le cadre, le décor qui tiendra lieu de scène quasi unique à ce huis clos, une riche demeure londonienne dont l’aspect non entretenu veut déjà nous exposer la dépravation d’une certaine classe. Ensuite ce sont les personnages, un aristocrate au visage aussi angélique que mortifère, un domestique qui révélera peu à peu sa nature de prédateur et une maîtresse aux mœurs libérées et assumées. De cette équation, sommes toutes assez classique, il serait aisé de s’imaginer assister à une sorte de pièce de boulevard façon Feydeau, mais nous sommes devant une œuvre de Losey et qui a déjà pu se familiariser avec les thèmes récurrents de son cinéma, saura instinctivement que très vite une critique au vitriol d’une certaine idée de la bourgeoisie, de la classe dominante, de la classe qui détient les moyens de productions et par voie de conséquences la position de dominants.


Baigné d’ombres funestes et ténébreuses qui m’ont évoquées l’atmosphère pesante dans le fond mais étrangement sublime malgré la noirceur qui se dégage de ces deux films, du chef d’œuvre La Nuit du chasseur (1955), ce film nous dévore de l’intérieur, nous soumet à un malaise lancinant, car si le commentaire social qu’il dépeint est incisif et guère glorieux il a ceci d’à la fois irritant et questionnant, d’une certaine universalité à travers les époques y compris la notre qui parait avoir atteint une sorte de paroxysme dans la décadence morale de la bourgeoisie. Depuis que je l’ai vu, je ne peux m’empêcher d’avoir envie de l’inclure dans un dialogue avec le cinéma de Claude CHABROL, dans son postulat d’explorer les bas-fonds moraux de cette caste qui à l’image de l’empire romain à sa fin, n’est plus que bassesse et évocations réitérées « ad nauseum » d’une idée rancie et tenace de son passé.


La scène d’abord, cette bâtisse imposante à la structure horizontale, là pour nous symboliser par la propriété sa vision souhaitée et sa réalité dans la société d’une structure sociale horizontale et stratifiée, où la hiérarchie est arbitraire et les inégalités le fruit d’un système qui laisse peu d’occasions aux classes inférieures d’accéder aux classes supérieures, être bien né devient alors plus important que de vivre de façon honnête et j’entend « honnête » dans son acception morale. « The servant » grâce à sa richesse visuelle et son récit bâti comme un labyrinthe est brillant et surprenant.


La réalisation n’est austère qu’en apparence, elle dissimule en fait un trouble baroque, les jeux de miroirs en étant le meilleur argument en ce sens, miroirs déformants la réalité des protagonistes. Mais c’est surtout dans la direction artistique qu’il faut chercher les preuves de ce trouble. Piégés dans cette demeure, plus proche du fascisme que de la démocratie, dans une mise en scène méthodique et consciencieuse d’une maestria visuelle rare qui transcende les barrières tant physiques que symboliques, The Servant » en devient alors indubitablement une histoire de « vampirisation », d’anéantissement psychologique et moral d’un homme ancré presque malgré lui - victime de son propre monde - dans un moule sociétal en décrépitude, inapte à comprendre et détecter le caractère vénéneux et insatiable ou juste ambitieux à outrance de son valet dont il n’est fait aucun mystère pour le spectateur de ses sombres desseins. Le film malicieux nous les étudie longuement mais sous la loupe uniquement de cette relation stricte entre ce maître et ce domestique.


Mais cette relation sadomasochiste que finement mais sans équivoque la réalisation de Losey inclus dans un discours et un univers homosexuel, pas forcément assumé mais présent, j’en veux pour preuve les nombreuses symboliques phalliques qui émaillent les plans où les deux personnages sont dans le cadre, tandis qu’a contrario la sexualité de la femme et donc par ricochet celle hétérosexuelle selon les mœurs d’alors sont traitées de façon frontale et générique de la femme castratrice ou hyper sexualisée. La maman ou la putain dans l’Angleterre post victorienne. Et c’est quasiment dès l’introduction, dans un des tous premiers plans du film que ça nous est stipulé, lorsque le serviteur se retrouve pour la première fois face à son employeur et maître, celui-ci avachi dans son fauteuil, à la merci déjà de son vis à vis, déjà mort peut-être ou assez proche de trépas pour déjà intéresser les charognards qui planent au dessus comme l’est alors le servant.


Dirk BOGARDE atteint un sommet de cruauté inédit face à un homme médiocre malgré son pédigrée duquel il compte bien tirer tout le profit pour surtout prendre la place du dominant, une domination non pas dans la servitude mais dans qui a le dessus psychologique sur qui. C’est ainsi toute l’Angleterre puritaine qui se retrouve vilipendée par le film dont l’incarnation se fait à travers les apparences d’homme réduits à des marionnettes.


Indiscutablement un des grands films de Losey, je suis en train de découvrir sa filmographie et il me manque trop de films pour déterminer si c’est son plus grand, de façon nullement objective, il est de ceux que j’ai vu, celui qui m’a le plus passionné. J’y vois l’œuvre d’un cinéaste en pleine possession de ses moyens, s’autorisant dès lors une désinvolture qui confine à l’insolence dans l’image que j’ai du cinéma d’alors.


Joseph LOSEY, cinéaste de la perversité, compose un opéra gothique sur la toxicité des rapports humains, au seins d’un microcosme bourgeois à l’agonie. Une œuvre au noir et blanc sublime, révélant toute la dégénérescence d’un ordre social évanoui.
O.M.A.
O.M.A.

10 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2024
Le réalisateur met en place dès le départ une ambiance dérangeante virant rapidement au huis-clos autour, d'une part de la dialectique hégélienne du maître et de l'esclave, d'autre part de la figure du vampire (concubines incluses!)

La maison constitue un personnage en tant que tel, avec son propre rythme de vie : le spectateur assiste sa "renaissance" puis à son inexorable dégradation.

Un 2e visionnage permettrait de sortir de l'état de sidération pour mieux appréhender l'aspect esthétique et technique.
iof
iof

7 abonnés 146 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2025
Beaucoup à été écrit sur ce joyaux du cinéma : le scénario diabolique d'Harold Pinter, la caméra virtuose de Joseph Losey, l'usage des miroirs et des tableaux, le jeu tendu des acteurs... En revanche, à ma connaissance, rien n'a été dit sur la mini jupe. Elle est revêtue dans l'intrigue par la fausse "sœur", personnage central qui incarne la figure éternelle de la tentatrice. Cette banale jupe qui laisse à peine entrevoir le genoux, introduit le trouble qui fissurera le héros et provoquera sa chute. Symbole majeur de la liberté sexuelle des années 60, ce vêtement iconique inventé par Mary Quant, tient ici un rôle subtile mais central : une allégorie de la puissance féminine et en miroir, de la vulnérabilité qu'elle entraîne chez les hommes. Et Pinter et Losey montrent avec délectation, la chute de cet homme faible.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 286 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2022
Film déroutant par son ambiance et par son intrigue. Ce huit clos nous plaque par sa maîtrise au niveau de la réalisation et du cadre. Les acteurs y sont excellents et le noir et blanc renforce cette détérioration du maître qui ne maîtrise plus rien qui se fait manipuler par son domestique, c'est un film qui traite trés bien l'archétype du personnage issu d'un statut social assez aisé et de l'autre un domestique qui travaille pour vivre. On voit ce fossé et ce décalage dans notre société qui montre que ces deux mondes ont dû mal à se parler et à se respecter. Film à découvrir absolument .
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 février 2022
Une intrigue de troisième choix pour un résultat peu satisfaisante, même après le visionage de ce film je ne parvient à comprendre comment c'est passée l'inversion des rôles qui semble plus magique que probable, le maître n'a ni amour propres ni rien, un être plus faible qu'un mollusque en casserole.

Film d'une heure cinquante qui m'a paru durer le double.
L'homme Scan
L'homme Scan

8 abonnés 242 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2022
Le film change de tonalité d'intensité au fur et à mesure, cette évolution est bien retranscrite par le bon jeu des acteurs, mais le film est parfois un peu longuet et les choix du personnage principale manque de crédibilité.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2022
Un chef d'œuvre un cadrage exceptionnel un scénario fantastique sur la dialectique maître esclave entre un aristocrate fin de race et un valet génial tout est fin élégant mais cruel et realiste
cinono1

366 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 janvier 2022
Les films de genre sont parfois moqué pour leur absence de crédibilité pourtant un peu inhérente au genre. L'important c'est d'y croire mais quand ce travers concerne es récits à dimension psychologique c'est bien pire... Il m'était tout à fait impossible de croire en l'ascendant pris par Dick Bogarde (formidable au demeurant) sur son maître. Tout simplement parce que c'est trop rapide, trop claire. Comment peut-on supposer qu'un homme ayant de hautes responsabilités puisse accepter de tels comportements ? La mise en scène brillante et oppressante de Joseph Losey ne peut rien y changer... Cela ressemble plus à une peur de grand bourgeois, ce film finalement.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2021
D'une maîtrise technique indubitable et parcouru d'une atmosphère dérangeante, inquiétante, le film hésite cependant entre réelle portée politique par la lutte entre maîtres et valets ou traditionnel jeu de manipulation amoureuse, rendant le propos hésitant et même bancal dans la dernière partie où les réactions psychologiques des bourgeois perdent en crédibilité. A voir pour le jeu de dupes mené par un fascinant Dirk Bogarde.
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 mai 2021
Si vous saviez que le serviteur et le maître étaient censés échanger leurs places qui est le point central du film vous serez extrêmement déçu. Cela aurait pu être très bien fait et cela semblait être une intrigue intéressante. Plutôt que de progresser doucement d'un état à l'autre ce film s'attarde sur chaque état pendant un certain temps. Par exemple vous voyez l'état où le serviteur et le maître sont à leur place puis ils changent vraisemblablement de place dans les dernières minutes de l'histoire. Ce n'est pas convaincant. Au lieu que le maître soit trompé il est simplement incapable de faire quoi que ce soit sauf peut-être de respirer et boire. Le valet n'est pas rusé il est juste là. Vers la fin il gémit et se plaint tu es si méchant le maître répond je suis désolé et le valet dit va me chercher une bière ce que fait le maître. Je peux seulement supposer que cela signifie qu'ils ont échangé leurs places parce que je n'ai pas vu d'autres indices et même après cela on ne voit pas vraiment le serviteur donner des ordres au maître. Pourquoi ce film dure-t-il deux heures car même s'il avait durer une heure et je n'aurais rien manqué...
Alasky

454 abonnés 4 561 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2021
Wow, grand film. Une véritable réussite à tous les niveaux. L'intrigue est complexe, la mise en scène soignée, le noir et blanc impeccable, les acteurs/actrices excellents. L'atmosphère est telle, que le côté rétro du film ne lui confère pas d'effet vieillot, au contraire, mais arrive à en faire un film "moderne" et angoissant, tout en détails et en subtilité. J'adore. Et je suis ravie de voir tant de critiques élogieuses.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse