The Servant
Note moyenne
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75 critiques spectateurs

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stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2021
Un film d’auteur. Noir et blanc, musique, cadrages : on est tout de suite troublé par l’étrangeté malsaine de l’ascendant psychologique pris par le serviteur sur son maître, allant jusqu’à une emprise totale…
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2021
Magnifiquement servi par Dirk Bogarde dans le rôle principal, Joseph Losey a réalisé avec « The servant » un petit diamant noir du cinéma. Au-delà d’une lecture effectuée par le prisme de la lutte des classes, notion éminemment présente dans les années soixante, son film parle du pouvoir des individus sur leurs semblables, sur le plan individuel et psychologique. Des excès de ce pouvoir, symbolisés par l’assurance de l’aristocrate et ses humiliations envers son domestique, et de la lutte pour ce pouvoir, dans laquelle tous les coups sont permis, et utilisés par le domestique en question. La première heure est exemplaire : le lent et subtil glissement vers la manipulation perverse est magistralement mis en scène par Losey ; les angles de prises de vue, le montage, l’utilisation des miroirs (mémorable plan des deux miroirs symbolisant les deux facettes du personnages) distillent un trouble progressif dans l’esprit du spectateur, créant une atmosphère suffocante, jouant sur la relativité et la finesse des rapports de force comme sur les ambiguïtés sexuelles. Après une ellipse excessive suite aux retrouvailles dans le bar, les protagonistes ont bien (trop ?) changé, le spectateur ayant manqué une étape de leur process d’évolution, et la finesse jusqu’alors exemplaire du film laisse place à des scènes tout aussi esthétiques mais un peu outrancières, qui empêchent l’œuvre d’atteindre la perfection.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 janvier 2021
Cette série c’est juste un chef d’œuvre c’est vraiment une série où tu t’accroches grave sans t’arrêter . C’est que 30 min d’épisode ou tu la dévores sans la comprendre . La saison 2 je l’ai attendue comme une dingue moi et mon chéri, et j’ai vu la publicite de la saison 2 sur Tik tok j’étais trop contente la j’ai vu l’épisode 1 enfiiiin! Mais j’attend vraiment que ça s’éclaire un peu parce qu’on comprend tjr rien ! J’espère qu’ils vont arrêter le suspense parce que ça peut devenir lassant qu’ils nous éclairent pas
Geja Maup
Geja Maup

10 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2020
The Servant est un savant jeu de massacre où chaque spectateur peut décider de quel massacre il s'agit. Certes Joseph Losey a sa petite idée sur le sujet mais à aucun moment il ne nous l'impose. Pour réussir ce délicat jeu d'équilibriste il sème d'autres pistes, d'autres angles de vue (lutte des classes, ambivalence sexuelle) sans perdre pour autant son point de vue, sans se perdre lui. Pour résoudre l'énigme qui pourrait se résumer à «qu'est ce que monsieur Losey veut nous dire à travers ce règlement de compte cruel ?» aucune certitude mais une intuition. L'origine familiale de Joseph Losey peut être une clef de compréhension. En effet le réalisateur jusqu'à l'âge de 20 ans appartenait à la haute bourgeoisie puritaine du Wisconsin mais le krach boursier de 1929 changea la donne et l'obligea lui et sa famille à travailler, à se confronter au monde réel et difficile des années 30 et donc à changer de niveau social. Á l'éclairage de cette histoire familiale un peu particulière on peut considérer le point de vue du majordome Hugo Barret /Dirk Bogarde comme celui du réalisateur. Dès le générique Losey par la présentation des deux personnages nous désigne clairement lequel a ses faveurs : présentation très digne et respectueuse, digne d'un lord anglais du majordome en opposition totale avec la présentation avachie du maitre et de son mode de vie superficiel et falot. Très vite le serviteur réalise que son maître n'a que l'apparence extérieure de la classe à laquelle il appartient (ou du moins du mode de vie de l'aristocratie), mais celui ci n'en possède ni l'essence, ni la morale. Losey est très explicite sur ce sujet car il nous informe que spoiler: Tony travaille sur un projet immobilier au Brésil
or le propre de l'aristocratie de souche est de ne pas travailler, donc Tony trahit sa classe. Erreur fatale car être un Lord anglais est loin de ne signifier seulement l'aisance matérielle. On pourrait d'ailleurs mettre en opposition The Servant et La Splendeur des Ambersons d'Orson Welles où George Minafer/Tim Holt s'évertue envers et contre tout même jusqu'au plus complet dénuement à rester un Amberson. De ce point de vue Tony pourrait être George Minafer/Amberson si celui ci s'était adapté aux changements du monde.
Cette faute impardonnable permet donc à Hugo Barret de se livrer à toutes sortes d'humiliations sur son maître car celui ci n'en est pas un, il se doit même d'inverser les rôles et de prendre sa place.
Le mépris de Losey pour ce personnage est si fort qu'il va même jusqu'à lui refuser de lui donner un nom de famille et pour la noblesse du prénom on sera prier de repasser (Tony pourquoi pas John ou Bob ?). Á noter également que le majordome lui, possède un nom et un prénom (un peu plus classieux d'ailleurs). Le réalisateur n'a de cesse de jouer sur le rapport dominant/dominé avec l'utilisation d'éléments du décor (miroir déformant, escalier, tableaux...). Les tableaux de famille semblent porter un regard ironique et méprisant sur les faits et gestes de Tony. spoiler: La scène de l'escalier et du jeu de balle
illustre à merveille ce rapport de classe qui ne cesse de s'inverser au fil de la scène selon qu'un personnage se trouve en haut ou en bas de l'escalier. Á noter que le seul moment où les personnages se parlent d'égal à égal c'est quand les deux sont assis au milieu de l'escalier.
spoiler: La seule personne pouvant s'opposer à ce massacre est la fiancée de Tony, Susan qui saisit très vite que quelque chose ne tourne pas rond et que le majordome n'est pas à sa place. C'est la seule personne à faire opposition à la destruction de Tony et même si elle n'en sort pas gagnante, une sorte de respect mutuel s'établit entre elle et le majordome (pour preuve ce baiser troublant dans une des dernières scènes du film).
Elle sait au fond d'elle même que Tony est indéfendable, d'ailleurs tout au long du film son mépris envers lui est palpable et que le vrai coupable c'est bien lui car à la différence du majordome il ne tient pas son rang. spoiler: Le baiser et la gifle de la fin
pourrait s'interpréter par je comprends ce que vous faites mais dieu que vous êtes cruel envers l'homme que je n'aurai pas du aimer.
Pour conclure une des clefs de l'énigme de ce chef d'oeuvre de Joseph Losey pourrait être que si l'on refuse d'être ce que l'on est, on court irrémédiablement à sa perte.
NammJones
NammJones

139 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2020
L'idée est bonne, le casting aussi.
Difficile de comprendre si on ne suit pas en détail à cause des flashback notamment mais dans l'ensemble, c'est plutôt une réussite.
On sent la touche Shyamalan.
Valentin B
Valentin B

16 abonnés 76 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2019
The Servant fait partie des rares films de l’histoire du cinéma à faire preuve d’une exemplarité esthétique si irréprochable. Joseph Losey a su mettre en scène un maître déchu et son valet aux moeurs décadentes, en faisant des décors une métaphore grandiose du théâtre élisabéthain de William Shakespeare. Les plans sont soignés, Dirk Bogarde est impressionnant. Du grand art, le 7e art porté à son paroxysme. Il n’y a qu’un pas entre le théâtre et le cinéma. Ce tableau d’une bourgeoisie conservatrice déchue est complexe, pointilliste, novateur.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2018
Si 'The Servant' est certainement surestimé en tant qu'étude des rapports de domination, il vaut certainement le détour pour sa mise en scène étourdissante, largement empruntée au cinéma fantastique et au film d'horreur. Dirk Bogarde est quant à lui un serviteur ambigu très convaincant.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 897 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2018
Les décors victoriens londoniens, le noir et blanc m'ont fait pensé à Répulsion, film de Polanski de la même époque, plus tourné vers la folie individuelle que la manipulation mentale. Dirk Bogarde domine parfaitement son rôle de maitre-d'hotel faussement dévoué. le reste de la distribution reste un ton en -dessous, en particulier son "maitre" james Fox. Rien ne nous sera dit des intentions finales du couple de domestiques. Seul ont traversé l'écran, et c'est déjà pas mal, des sentiments de malaise croissant, d'attirance sexuelle malsaine- et un peu naïve (légèreté du scénario?), de vengeance contre l'oisiveté. On reste dans les années soixante, pas de sexe à l'écran, tout en suggestion. Une belle mise en scène. TV1 - octobre 2018
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2018
Un an après une « Eva » fort bien réalisée mais m'ayant peu intéressé, Joseph Losey fait part d'un talent identique derrière la caméra tout en racontant une histoire infiniment plus captivante. Alliant une maîtrise de tous les instants à un scénario subtilement malsain signé par un Harold Pinter en forme olympique, « The Servant » livre un portrait insolent de la société anglaise sans que celle-ci ne soit ridiculisée ou humiliée gratuitement. L'étrange relation unissant l'aristocrate et son valet va bien au-delà, d'autant que son évolution, progressant vers quelque chose d'aussi dérangeant que fascinant, est toujours filmée avec une insolente élégance, certains plans illustrant admirablement le travail de Losey derrière la caméra. Plongé dans un noir et blanc du plus bel effet, la maison apparaît également vite comme un protagoniste à part entière, que l'on finit par connaître par cœur, confortée par la fluidité avec laquelle chaque scène y est tournée, parfois de façon vertigineuse, notamment à travers l'utilisation des escaliers ou encore lorsque spoiler: la vérité explose au visage
de James Fox et Sarah Miles (tous deux très bons), hallucinant moment. Un film de sensations, étrange et beau jusqu'au point de non-retour, pensée de façon millimétrée, inévitablement moins scandaleux qu'à sa sortie, mais toujours aussi remarquable dans son regard sur les rapports humains, livrant une subtile analyse sur la « lutte des classes » et la domination, l'emprise spoiler: que peut insidieusement exercer un être (en l'occurrence Dirk Bogarde, magistral) sur un autre, sans même que ce dernier n'en soit réellement responsable ou ne s'en rende compte lorsqu'il est encore temps
... Une œuvre complexe, profondément troublante : le cinéma anglais (ici par un réalisateur américain!) à son meilleur.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2018
Œuvre culte du début des années 60, The servant est un incroyable film sur le pouvoir, la domination et la servilité. La mise en scène signée Joseph Losey est impressionnante de maîtrise et son utilisation de la lumière et de l'espace remarquable : la demeure victorienne dans laquelle se déroule l'intrigue, aux nombreux miroirs déformants et aux multiples entrées et sorties, devient quasiment un personnage à part entière. Le scénario du prix Nobel Harold Pinter nous embarque dans des directions complètement inattendues et très surprenantes, abordant de manière implicite des thématiques particulièrement osées pour l'époque. Enfin, les acteurs sont géniaux, Dirk Bogarde, James Fox et Sarah Miles en tête. Fascinant.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2018
Joseph Losey collabore avec le dramaturge Harold Pinter pour réaliser un film classieux à l'extérieur mais hautement malsain à l'intérieur. Nous prenons tout d'abord pitié pour Dirk Bogarde du fait de son poste assez dévalué par son maître et sa fiancée, mais dès l'instant où l'on se rend compte que le serviteur se révèle être un cerveau manipulateur, les sentiments se révèlent retournés avec lenteur et sadisme jusqu'à un final incroyablement pervers sans le moindre repère. Le concept de maître et serviteur est complètement floué une fois qu'une dépendance naît entre les deux hommes, l'un croyant être intrinsèquement supérieur à son employé et l'autre sachant pertinemment que l'un n'est rien sans lui et en profite de toute les manières jusqu'à totalement retourner l'ordre de pouvoir. Losey ne fait pas une critique unilatérale, il en fait par sa mise-en-scène virtuose une horreur générale où les plus vertueux eux-même sont des propriétaires se servant sans vergognes des prolétaires.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 septembre 2018
Un majordome de plus en plus "chelou" qui empoisonne progressivement la vie quotidienne du jeune homme qui l'a embauché. Un film bien pervers, en noir et blanc, qui plonge le spectateur ds une atmosphère trouble. Du Losey, quoi.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2018
Ce film est une petite perle. Dirk Bogarde est parfait dans ce rôle. Il sait très bien joué le valet servile ou le maître intraitable.
Car oui il est le personnage central de ce film. Engagé comme domestique il sait être au petit soin avec son maître mais les rôles vont s'inverser.
Après la complicité c'est la domination totale qui va s'instaurer entre les 2 protagonistes et c'est leplus fort qui gagne.
Ce film se regarde facilement, et le fait que l'action se passe princiaplement dans une maison, un lieu clos, n'est pas un problème.
J'aurais aimé une fin un peu plus tranchée, nette.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2018
Un huit-clos étouffant d’une perversité folle, filmé dans un magnifique noir et blanc, avec le génial Dirk Bogarde. Un classique.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2017
Très bon film de Joseph Losey sur la manipulation et les rapports de force entre un riche employeur et son valet. L'intrigue débute calmement pour gagner progressivement en intensité. Le film repose en grande partie sur les relations conflictuels et ambigues des personnages, premiers comme seconds rôles. La mise en scène de Joseph Losey est bluffante et concourt grandement à installer une ambiance particulière, à la fois dérangeante et délectable. L'ensemble est intelligemment mené même s'il connait une baisse de rythme vers la fin. "The Servant" est un film machiavélique et troublant comme on les aime.
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