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LA comédie romantique américaine des années 90, qui imposa la pétulante Julia Roberts, son sourire immense et ses jambes interminables. Blonde Louise Brooks spécialiste de l'amour tarifé, Vivian arpente les trottoirs de Beverly Hills dans l'attente du client. Egaré dans les rues de la ville au volant de sa puissante berline, Edward Lewis souhaite rejoindre son hôtel au plus vite. Il accoste la demoiselle... La romance peut commencer. Sur la trame archi élimée du choc des milieux et de l'histoire d'amour improbable entre un séduisant milliardaire et une pauvre fille sans le sou, Garry Marshall brode une comédie alerte et très attachante dans laquelle Julia Roberts crève l'écran. Désarmante de naturel, elle incarne toutes les nuances et contradictions de son personnage. D'abord décomplexée, vulgaire et tapageuse, mais au fond si candide et fragile, comme ses longs cheveux roux s'étalent sur les draps quand elle a tombé la perruque, on la voit petit à petit se transformer. De nature profondément altruiste et empathique, elle a le don d'ouvrir les coeurs avec la légèreté d'une plume. A ses côtés, Edward parvient à s'épancher. Il parle de lui et se libère de ses fêlures intimes. Elle est belle, désirable, il se sent bien en sa compagnie : prolongation de services d'une semaine. Pour coller à l'emploi et se métamorphoser en potiche de luxe, Vivian est une élève appliquée, pleine de la meilleure volonté du monde. On se régale du cours de rattrapage sur la fourchette à viande et la fourchette à salade et du shopping-marathon sur Rodéo Drive. Bien sûr, tout ça est un peu too much mais qu'importe, le charme opère. Question : les fraises font-elles vraiment ressortir le goût du champagne ? Il va falloir tester...
Ajoutée le 08 févr. à 12h37 Signaler un abus
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