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inspecteur morvandieu
93 abonnés
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4,5
Publiée le 2 juillet 2024
Les quatre cents coups d'Antoine Doinel pourraient être ceux de tous les adolescents dans leur contexte scolaire et familial; à la différence que la relation pauvre du jeune Doinel avec ses parents entraine l'adolescent dans une solitude plus amère que la normale, jusqu'à la rupture. Pas en enfant battu Antoine, mais un enfant négligé, dérangeant, mal-aimé, à la façon d'un Poil de carotte peut-être. On sent, dès son premier film, toute la sensibilité et l'humanité de François Truffaut. Des figurants au rôle principal, en passant par les seconds, tous ses personnages sont vrais, humains, c'es-à-dire dépourvus des conventions et balourdises que le critique Truffaut dénonçait jusqu'alors dans le cinéma français. Penché sur son passé, le réalisateur s'y met en scène (puisqu'on sait que Doinel est son double) sans pathos, avec humilité, avec sagesse et simplicité. Le cinéaste n'accable ni les parents ni ces adultes cassants qui sont l'entourage sévère d'Antoine, et il filme sa jeunesse avec le recul des années comme si elle n'était pas la sienne, sans parti-pris vindicatif. C'est un cinéma intègre et sincère -co-fondateur de la Nouvelle vague- comme l'a toujours défendu Truffaut. Il le doit aussi à Jean-Pierre Léaud, qui ne sera plus aussi naturel et bon acteur que dans ce film...
La dureté des rapports familiaux, être adolescent à une époque où le concept était à peine naissant, traîner sans but, connaitre les galères de la vie...
C'était mieux avant ? On peut en douter, sur de nombreux aspects.
Qu’est-ce que c’est sympa de se replonger dans ces époques que l’on a même pas connues avec des mœurs différentes et une toute autre vie dans des décors passés. Les 400 Coups c’est les débuts de François Truffaut au ciné et un récit pas mal autobiographique à priori mais aussi le point de départ de la Nouvelle Vague dont Truffaut sera à mon sens l’artisan le plus intéressant. Il nous livre là une chronique touchante de la vie parisienne de la fin des 50’s et met en scène pour l’occasion de sacrés jeunes comédiens, tous très bons. Il est amusant de constater également que peu de choses ont évoluer finalement en 60 ans puisque les problématiques liées à l’enfance, à l’école, au couple et à la précarité sont toujours bien présentes à l’heure actuelle. Les 400 Coups c’est surtout un témoignage du passé bien agréable avec lequel on peut faire le lien sur bien des sujets actuels et si ce n’est pas toujours palpitant, on n’en manque pas une miette, Truffaut maîtrisant également aussi parfaitement ses comédiens que sa caméra. Une petite perle.
Très beau film sur les sales gosses qui sont ballottés par des adultes sans pitié. Le rythme serré, le montage précis se mêlent aux plans longs et larges. On évolue au rythme de la course de ce garçon qui cherche quelle direction il doit prendre.
Les thématiques de l'enfance sont intelligemment traitées, l'écriture au même niveau est bonne, les acteurs s'en sortent avec les honneurs bref : On ne saurait trop vous recommander de voir ce film.
Alors âgé de 27 ans, François Truffaut signe son premier long-métrage en 1959. Le contenu évoque l'enfance difficile d'Antoine Doinel, personnage récurrent de la cinématographie du réalisateur et toujours interprété par Jean-Pierre Léaud. Entre mensonges, fugues et actes de rébellion, l’adolescent refuse avec une forme d’insouciance les différentes autorités, qu’elles soient parentales ou scolaires. Le vent de liberté insufflé par le récit marque une ambition plus vaste de faire changer le regard de la société française de l’époque sur l’éducation et la jeunesse. C’est parfois réussi mais souvent répétitif sans que l’on s’ennuie. Bref, un film emblématique de la Nouvelle Vague auquel on doit accorder un certain crédit.
Je n'ai pas trouvé le film plus passionnant que ça même j'ai trouvé la thématique plutôt intéressante.
Les premières minutes du film m'ont mis dans l'ambiance avec le personnage principal qui fait des bêtises de plus en plus grave à cause de son entourage plutôt bancale...
Mais le film a un petit peu mal vieilli au niveau de la réalisation. Les scènes sont longues, les plans également, la musique se fait rare et les dialogues ne sont parfois pas évident à entendre.
Au fur et à mesure que j'ai avancé dans le film, je me suis senti désintéressé car j'ai trouvé qu'il tournait un peu en rond malgré les quelques changements au fil de l'histoire.
Mais bon, je trouve que le film a un côté conscient et a posé un pied dans la dénonciation donc ce film a néanmoins son charme.
À voir si vous aimez bien les vieux films comme celui-ci.
Un peu lent et vieilli certes. Mais le portrait d'un enfant qui part à la dérive faute d'une structure familiale saine reste très pertinent. On revoit avec plaisir le Paris des années 50.
Premier long-métrage du grand François Truffaut et premier très bon film ! Mr Truffaut raconte l histoire d'un enfant/ado qui est manque de confiance et donc commence à basculer et à faire des choix qui peuvent ruiner sa vie. Il nous raconte l'enfance à sa manière et c est très réussi ! le film est sorti 1959 et il n'a pas pris une ride ! Très belle histoire !
J'ai toujours eu du mal avec ce cinéma français dit nouveau de ces années, simplement à mon sens une nouvelle génération de bourgeois se targuant de renouveler la façon de filmer avec des thématiques plus intimiste mais toujours aussi difficile de s'identifier à ces caractères égocentristes et ce manque d'imagination et d'extraction d'une réalité assommante qui s'auto analyse.
J’adore ce film! Quand je le viens de regarder,je ne préviens pas qu’il y a beaucoup de surprises !La mère méchante,le père gentil, un ami untouchable,si j’avais un ami comme ce garçon, je ne sentirais pas nul et seul quand j’étais petite ! En fonction de technologie, je suis étonné parce que c’est un film au cinquième,le directeur est très malin !
Pour l'époque, je pense que ce film a un vrai coté historique. J'ai trouvé la première partie vraiment intéressante, on est très proche de la famille Doinel et malgré l'aspect très minimaliste de leurs vies, on se sent bien chez eux (même si quand ils mangent de la soupe, ils ne mangent que de l'eau !). Le fiston, Antoine joue merveilleusement bien pour son age. Malheureusement, le film se perd dans la seconde partie avec des longueurs qui n'ont pas d’intérêt. spoiler: Le fait que la mère d'Antoine trompe son mari n'est pas remis en cause, ni élucidé. On sent bien que la thématique centrale concerne la jeunesse et l'éducation dans un monde difficile. Je reste donc partagé sur le scénario, alors que l'atmosphère est là, tout comme l'aspect technique.
"Les Quatre Cents Coups" est tout bonnement le premier coup de maître de Truffaut, cinéaste français emblématique de la Nouvelle Vague. C'est l'un des plus beaux films sur l'enfance, à la pertinence rare et au talent de mise en scène incontestable qu'il m'ait été donné de voir. Truffaut remet en cause les principes et les traditions sans aucune agressivité, le personnage d'Antoine, qui est son alter ego, est même très volontaire et idéaliste d'une jeunesse qui tente de s'émanciper dans une société ou le slogan "sois jeune et tais-toi" règne.
Ce film est une ode poétique et mélancolique à la liberté. Paul Eluard l'écrivait, François Truffaut en a fait du cinéma.