Les 400 coups
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265 critiques spectateurs

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CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2026
Faire les quatre cents coups, dit-on. Sauf qu'Antoine ne les fait pas : il les reçoit, un par un, pour le seul crime d'être ce qu'il est. Sa mère traverse les pièces sans même poser les yeux sur lui, et c'est là, dans ce vide, que le film fait le plus mal. L'école, la maison, le commissariat, le centre de redressement : partout des murs, des cadres qui se referment, des portes qui claquent. Antoine n'a qu'un seul terrain de jeu, la rue : l'école buissonnière, le manège qui l'emporte en tournant. Dès qu'il file dans Paris, la caméra respire enfin avec lui. Truffaut filme sa propre enfance sans fard ni mélo, au point que ses parents, blessés de s'y reconnaître, cesseront de lui parler pendant trois ans. Et quand on apprend que son mentor André Bazin, à qui le film est dédié, s'est éteint le premier jour du tournage sans en voir une seule image, ce récit d'un gamin en quête d'un père prend soudain une résonance à vous briser.

Mais le vrai miracle, c'est Jean-Pierre Léaud. Quatorze ans, et ce môme ne joue pas, il existe. Son culot, sa tête de gamin des rues, sa gouaille, tout sonne vrai. On ne peut pas le juger, seulement l'accompagner et le comprendre. Le plus beau, c'est que Truffaut, timide et réservé, l'a choisi pour cette insolence qu'il n'aurait jamais osé avoir lui-même. Antoine n'est pas son reflet, c'est l'enfant blessé qu'il fut, rêvé plus rebelle, plus debout. La musique de Jean Constantin, avec ce mélange étrange de gaieté légère et de tristesse rentrée, est grandiose.

Et puis vient la mer. La dernière course, le travelling qui l'épouse sans le lâcher, et ce visage qui se fige enfin, se retourne, et vient nous chercher. Antoine a tout fui pour ne rien trouver : même la mer, tant appelée, n'est qu'une frontière. De plus de l'eau à perte de vue, et toujours pas d'issue. Un visage d'enfant, une ville en noir et blanc, une course qui ne mène nulle part, sinon à ce regard, à jamais figé dans la mémoire du cinéma.
SofaVoyageur
SofaVoyageur

84 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2026
Ce film de 1959 en noir et blanc n'a rien de poussiéreux. Il est d'ailleurs fondateur de la nouvelle vague du cinéma français : Truffaut filme la vraie vie et avec sa vision libre d'artiste.
"Les 400 coups" sonne presque comme un documentaire nous montrant le Paris de l'époque, l'ambiance qui y régnait, sa jeunesse, son parler, ses problèmes...
Le film paraît moderne car l'essence captée de la jeunesse d'avant est la même que celle d'aujourd'hui. Il y a quelque chose d'universel et d'intemporel.
Je m'attendais à plus de légèreté et de moments drôles (comme la scène du prof de sport qui emmène sa classe courir dans les rues de Paris), mais le film exprime plus largement un aspect dramatique de la vie du jeune Antoine, rebelle, ne trouvant pas sa place ni à l'école ni au sein de sa famille.
J'ai apprécié particulièrement les deux premiers tiers du film (les scènes parisiennes), puis j'ai trouvé qu'ensuite le film s'essoufflait un peu avec quelques longueurs. En revanche, la toute fin est très belle et symbolique.
Elodie Bruinsma
Elodie Bruinsma

6 abonnés 38 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2026
Un film qui s’inscrit dans son époque : un jeune adolescent incompris à l’intérieur d’une société rigide et oppressante. Choquée par les rapports mère-fils qui sont montrés.
Des scènes : vue aérienne du cours de sport dans Paris, le traveling de fin, la scène avec la psychologue (où JP Leaud a improvisé, 20 min de rush pour 3 min à la fin).
Film largement autobiographique.
Taahz
Taahz

2 abonnés 305 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2026
Un classique de la nouvelle vague dépeignant la vie d'un facétieux garnement dans la société française rigide des années 50, incapable de gérer son tempérament pourtant loin du délinquant.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2025
C’est le genre de film qui, même des années plus tard, garde une fraîcheur incroyable. On pourrait croire que ça a vieilli, mais pas du tout : le propos reste moderne, direct, presque brut, comme si Truffaut avait filmé l’enfance… pour toujours.
Jean-Pierre Léaud est parfait en Antoine Doinel, ce gamin un peu paumé qui glisse doucement vers la petite délinquance. Il a une manière de jouer qui sonne vrai, ça accroche tout de suite. On a presque l’impression de le suivre en documentaire.
Un classique du cinema qui n’a rien d’un vieux truc poussiéreux. Ça respire, ça vit, et ça parle toujours autant.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2025
Le personnage de Truffaut, 5 films étalés sur deux décennies, une des fondations de la nouvelle vague française, commence son apprentissage de la vie pour Antoine. Les 400 coups suit de manière très réaliste l'enfance trouble de son héros. N'étant pas grand fan de ce type de cinéma que je trouve assez peu intéressant en tant que fiction, le film ne m'a pas marqué. Malgré tout, Antoine est attachant et son parcours capte la curiosité, d'autant qu'il retranscrit une vision de la jeunesse et la scolarité de l'époque.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2025
François Truffaut puise dans sa propre jeunesse turbulente pour offrir un premier long-métrage touchant évoquant la fin de l’enfance. Interprété avec brio, le film raconte avec finesse la difficile relation d’un enfant avec ses parents et les conséquences que cela emporte sur sa scolarité et sa vie. Drôle par instants, toujours émouvant, le cinéaste parvient avec sa première œuvre à amorcer le tournant d’un nouveau cinéma français.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juillet 2025
Un chef-d’œuvre intemporel. Truffaut signe un film poignant sur l’enfance et la marginalisation, porté par un Jean-Pierre Léaud bouleversant de naturel. La mise en scène est d’une simplicité désarmante mais terriblement efficace. Une œuvre profondément humaine, à voir au moins une fois dans sa vie.
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2025
Mignon film, très frais, qui parle d’adolescence difficile. Quelques scènes savoureuses et authentiques, sur les sacrés garnements. Où l’on voit que les enfants d’autrefois n’étaient guère différents de ce qu’ils sont aujourd’hui. Un premier Truffaut, un bon Truffaut. Dommage que ce soit en noir et blanc.
nom prenom
nom prenom

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2025
« Les Quatre cents coups » est un classique du cinéma français, (fondatrice de la Nouvelle Vague). Selon le réalisateur, François Truffaut, ce film est d'après une histoire vrai, en partie autobiographique.

Le film raconte l'histoire d'Antoine Doinel, un jeune garçon parisien mal compris, en rébellion contre une autorité scolaire et familiale oppressive.

La mise en scène est impeccable (la beauté de Paris contraste avec la vie modeste de la famille Antoine) et les dialogues sont très animés. Les acteurs ne sont pas professionnels, mais c'est un choix intentionnel de réalisateur et un bon. Je pense que c'est pourquoi les personnages sont naturels.

Des thèmes de la maturité et la soif de liberté et la chercher d'identité sont universels. Thème éternel, réalisation excellemment — c'est un film à voir absolument, pour tout public et toutes générations.
Mathieu Killian
Mathieu Killian

3 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 février 2025
Antoine un jeune adolescent, plutôt délaissé par ses parents, mal aimé par son maitre d'école s'enfonce dans le mensonge et l'école buissonnière comme échappatoire.
Léo DESS
Léo DESS

38 abonnés 281 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2025
Un des meilleurs Truffaut, émouvant, et super bien interprété, la réalisation est Top, le Casting est sublime aussi.
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2025
Ce film étendard de la Nouvelle Vague n’a paradoxalement rien d’exceptionnel. Si ce n’est une immersion réaliste (pour certains aspects documentaire) dans le Paris de la fin des années 50, rien n’est vraiment novateur dans ce film, ni les thèmes abordés (Jean Vigo avait montré le poids des institutions et de la famille 25 ans auparavant), ni la mise en scène, presque aussi académique que celle des films que Truffaut avait si vertement descendus en tant que critique. Les déboires et tentatives libertaires du jeune Doinel (fortement autobiographiques selon Truffaut) se suivent donc avec un intérêt mesuré. La dernière partie, celle de la détention au centre d'observation des mineurs, est plus forte, avec notamment l’excellente scène d’interrogatoire de l’enfant (à laquelle Jean Pierre Léaud, bien dirigé pour le coup, donne une crédibilité saisissante) ou la caméra ne montre que lui, et la conclusion qui prend le spectateur à témoin.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 031 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2024
Un classique du cinéma français signé François Truffaut (il s'agit de son premier long métrage) . C'est d'époque bien sûr, mais c'est frais, c'est agréable et amusant, tout est réuni dans ce film pour passer un bon moment, on y voit Antoine Doinel un enfant pas très discipliné faisant les 400 coups. Le tout jeune Jean-Pierre Léaud tiens le rôle d' Antoine Doinel, il est beaucoup plus convainquant dans ce film que dans sa suite (baisers volés) qui verra le jour huit ans plus tard, ou il reprend le rôle d' Antoine Doinel devenu un jeune homme. 8/10
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 septembre 2024
Trois premiers quarts frappants sur le réel, parsemés d'éléments autobiographiques de Truffaut. Le dernier perd en rythme et en intensité, hormis la fin, mais n'altère en rien les forces du film : la transposition naturaliste d'une enfance difficile.Truffaut dépeint avec dureté l'école des années 50, punitive et violente, ainsi que l'étroitesse des appartements prolétaires et l’absence de solution, sinon l’autoritarisme, offertes aux adolescents paumés, en retard scolairement et vivant dans la précarité.

Antoine enchaîne les remontrances. Celles-ci nous paraissent d'autant plus injustes qu'on adopte son point de vue. Son lieu de vie et le rythme professionnel de ses parents, dont l'amour vacille, lui offre un cadre de vie inadapté. Par ailleurs, il mange et dort peu, et est astreint à de nombreuses corvées ménagères. L'inverse de son ami René, dont le lieu de vie bourgeois lui apporte une plus grande aisance, mais le fait souffrir de la solitude.

Incompris par ses parents, enferré dans un mensonge auprès de son maître d'école et acoquiné avec quelque adulte dans des larcins – une machine à écrire –, Antoine fugue, fait l'école buissonnière, et est projeté dans le réel austère d'une société inéquitable. Pour l'aider, personne n'est là ; pour le mettre en prison, c'est chose aisée.

Les dialogues et la direction d'acteurs des 400 coups constituent à une partie du cinéma de la Nouvelle Vague, dont Truffaut incarne l'une des figures de proue. Sa restitution tranchante déconstruit l'image de l'enfance innocente et nous pousse à nous requestionner sur les lacunes du système libéral-autoritaire.
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