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Bonjour
note moyenne
4,0
192 notes dont 30 critiques
33% (10 critiques)
47% (14 critiques)
13% (4 critiques)
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Votre avis sur Bonjour ?

30 critiques spectateurs

Luc G.
Luc G.

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4,0
Publiée le 02/12/2017
Un film des plus rafraîchissants. Drôle à souhait. Qui survole le temps sans prendre une ride. Les sujets qu’on y aborde sont universels et seront à jamais d’actualité. Que l’on soulève déjà en 1959 des questions sur les effets abrutissants de la télévision est étonnant. Quoique que les avènements technologiques en communication nous font toujours s’interroger sur les effets pervers qu’ils peuvent engendrés sur la condition humaine. Le commérage de voisinage tout comme l’utilisation des formules de politesse sont des phénomènes datant de l’âge de pierre. La beauté du film d’Yasujirõ Ozu ne repose donc pas sur l’originalité des sujets comme sur la manière de les traiter. Le génie du film réside dans le mariage de la direction artistique et de la prise de vue. Chaque cadre (4:3) est un tableau en soit, enrichi par les lignes du décor. La facture visuelle rappelle étrangement celle de Mon oncle réalisé par Jacques Tati un an plus tôt. Mais contrairement à l’univers caricatural de ce dernier, le jeu des comédiens dans Bonjour est des plus naturels. Les acteurs qui interprètent les enfants sont tout simplement savoureux, notamment celui qui incarne le plus jeunes des deux frères. La structure du scénario est sans bavure. À travers les dialogues et le ton humoristique présent tout au long du film se glisse avec légèreté le commentaire de l’auteur. Intelligent et sans moral. On en redemande.
Nelly M.
Nelly M.

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5,0
Publiée le 28/11/2012
Projeté au Festival des Trois Continents Nantais 2012...Cette plongée dans un microcosme japonais modifié par la culture étasunienne est d'un charme fou. Des ragots féminins aux confidences masculines de bistrot, de quoi sourire sans arrêt tellement on se sent en terrain familier. On devine un travail minutieux pour un résultat ultra simple. Vu sous plusieurs angles, avec des dialogues d'une fraîcheur exquise. Le seul petit défaut serait la lecture des sous-titres français quand l'image est claire. Peu gênant puisque le fil narratif est d'une limpidité totale. On glisse d'un plan à l'autre comme si on était dans son village, son lotissement, douillettement parachuté dans un intérieur qui fait corps avec ses habitants. Ce qui pouvait devenir trivial à cause des petits bruits dûs aux effets de pierre ponce continue d'être charmant. Fait penser aux meilleures bandes dessinées crées à ce jour. Un film réunificateur (qui existe en dvd !). Certes, les Etats-Unis et le Japon ont un peu changé de place sur l'échiquier géopolitique depuis 1959. Sauf que les questions existentielles elles, sont immuables (éducation, pièges de la routine, facettes de la transgression enfantine et adulte, retraite du couple). Ozu sait traiter tout cela en déjouant les attentes avec espièglerie. Ses dialogues, ses situations échappent à la patine. Et que dire des personnages, notamment ces deux frères, qui donnent l'impression qu'on les croise régulièrement !
Julien D
Julien D

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4,5
Publiée le 09/02/2009
L'histoire de ces gosses faisant la grève de la parole est sans doute la plus émouvante des réalisations du maitre des comédies dramatiques nippones que fut Yasujiro Ozu. Il y traite ici, avec un humour sympathique, ses deux thèmes de prédilections, que sont la satire sociale du Japon en pleine modifications dans les années 50 (incarnée par l’apparition de la télévision) et les difficultés de communications intergénérationnelles. Cette fable attendrissante est filmée à travers une mise en scène mêlant mieux que jamais lyrisme et réalisme.
BigDino
BigDino

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5,0
Publiée le 11/02/2018
Ozu comme d'habitude pose sa caméra et laisse ses acteurs s'exprimer. Sa grande tendresse envers ses personnages est donc toujours sa plus grande réussite et ce Bonjour ne fait pas exception. Dans le carcan d'une société japonaise figée, méfiante et médisante deux enfants, leur grande soeur et un traducteur désargenté apportent lumière et chaleur. Il doit être difficile de lisser tellement un film qu'il apparaisse d'une simplicité si naturelle en en disant pourtant autant. On peut enfermer ce film sous l'étiquette de cinéma sociale, mais ce serait rendre peu de justice à son absolue sincérité et à son humour simple et chaleureux. Un petit moment de bonheur à partager.
Cinéphiles 44
Cinéphiles 44

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4,0
Publiée le 15/01/2018
Une fois n’est pas coutume, Yasujirô Ozu aborde une nouvelle fois la famille avec une comédie légère sur un lotissement d’un quartier de Tokyo à la fin des années 50. Bonjour fait incroyablement penser à l’humour de Jacques Tati, en particulier Mon Oncle sorti un an plus tôt. En effet, les musiques, bruitages, gags et situations ne sont pas sans rappeler la fantaisie du genre. Mais derrière cette futilité plaisante se cache aussi une belle morale sur les formes de communication et leurs sens profonds. Car c’est après un désaccord avec leurs parents sur le fait d’avoir une télévision que deux enfants vont faire la grève de la parole. Ils nous font remarquer la superficialité de nos « Bonjour, il fait beau aujourd’hui », ces lubrifiants de la société, inutiles pour les choses importantes. Si la chronique familiale, éparpillée entre les commérages de quartier, reste simpliste dans sa narration, il nous est impossible de résister devant la bouille des petits protagonistes et des hilarants rapports adultes-enfants. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Scorcm83
Scorcm83

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3,5
Publiée le 29/12/2017
Un petit film japonais plein de bonne volonté que j'ai apprécié notamment pour la qualité de ses interprètes (les deux jeunes comédiens principaux sont extrêmement talentueux) et pour l'ambiance si particulière qui s'en dégage. On a l'impression d'être plongé dans une société utopiste qui, sous ses faux airs de paradis terrestre, fait d'autant plus ressortir les défauts de l'être humain. Seulement, nous sommes dans un film de Yasujiro Ozu, il ne s'agira donc pas de perversité ou de violence mais seulement d'hypocrisie, d'égoïsme et de renfermement sur soi même. Le cinéaste traite son sujet de façon légère et distanciée et arrive à nous divertir autant que discourir sur son sujet durant les quelques 90 minutes que dure le film. J'ai trouvé le premier tiers quelque peu tiré en longueur mais la suite s'est avérée plus facile à regarder car plus fluide, les éléments mis en place s'enchaînant avec un bon rythme jusqu'à un final tout en douceur. En bref, un film très doux, chaste et plus fin qu'il n'y parait, drôle et plutôt touchant. A voir.
Benjamin A
Benjamin A

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4,0
Publiée le 08/10/2017
Dans son postulat de base, Bonjour évoque forcément Gosses de Tokyo, où dans les deux cas on retrouve des gamins qui vont affronter leurs parents, allant jusqu'à la grève de la faim, sauf qu'ici c'est pour obtenir une télévision. Il est intéressant de comparer les deux films dans le contexte sociétal où l'on passe d'une grève contre la morale d'un père pour l'estime de soi que ce dernier ne parvient pas à respecter, à une grève pour obtenir une télévision. Les temps changent, le monde évolue à une vitesse folle surtout dans un Japon d'après-Guerre qui subit une certaine influence américaine, et cela Ozu le capte merveilleusement, avec une certaine modernité, pour le meilleur et pour le pire. Les années ont passé mais il se montre toujours incroyablement habile pour évoquer la famille et les problèmes quotidiens, captant ces simples moments de vie avec émotion et intelligence. Il alterne cette émotion avec un aspect comédie assez agréable, arrivant à rendre les protagonistes passionnants tout en gardant impliqués les personnages secondaires, à l'image des voisins. Toujours avec un aspect réaliste fort, il propose une mise en scène assez lyrique tout en restant proche des personnages et de ce qu'ils vivent. Cette fable évoque à merveille la difficulté de communiquer entre différentes générations, malgré les liens du sang, et il capte à merveille, à la limite de la satire, les changements de la société japonaise. La construction du récit ainsi que l'évolution des enjeux demeurent des modèles, tout semble parfaitement maîtrisé alors qu'il dirige parfaitement bien ses comédiens, sachant faire ressortir l'humanisme, l'incompréhension et la tendresse des personnages, notamment les gamins, toujours avec de mémorables petites bouilles. Drôle et intimiste, cette fable signée Ozu raconte les changements sociétaux du Japon d'après-Guerre, avec un regard tendre, toujours humaniste et d'une rare intelligence, sachant faire ressortir l'émotion et la richesse des propos.
TTNOUGAT
TTNOUGAT

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5,0
Publiée le 18/04/2016
Un chef d’œuvre et une rareté autant par la forme que par le fond. Tout est filmé avec l’objectif 50 à niveau d’homme sans aucun mouvement de caméra et tout est original car profondément éloigné de notre culture. Les deux frères, notamment le plus jeune, tiennent les rôles les plus marquants. Leur façon de jouer en tendant de déclencher un pet à chaque appui sur le front de l’autre, leur mutisme interrompu seulement par des demandes visuelles de ‘’ Pouce’’ , leurs moqueries et leurs révoltes sont vraiment sympathiques. L’essentiel cependant reste les ‘’gens’’ que Ozu aime beaucoup, c’était un humaniste recherchant l’équilibre dans son art et trouvant des excuses aux comportements manquant de sollicitude. ‘’Bonjour’’ est une comédie légère d’une grande simplicité (simple comme Bonjour) tout en montrant la complexité des comportements du à la promiscuité de ces même ‘’gens’’. Il y a forcement des leçons à tirer de ce film comme le feront Jacques Tati et Wim Wenders. Nous sommes presque dans une épure, ce qui fait de ‘’Bonjour’’ une œuvre exemplaire qu’il faut voir pour y croire tant son esthétisme est emplie de grâce. Certains spectateurs, pourtant sans culture cinématographique, en sortent stupéfaits et charmés et ne l’oublieront jamais. D’autres au contraire s’y ennuient profondément sans jamais vouloir chercher à ressentir cette beauté, qualité première de chaque art et qui prouve d’une façon évidente que le cinéma en est un, le plus grand de tous pour moi car il touche tous nos sens. Six étoiles.
gimliamideselfes
gimliamideselfes

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4,0
Publiée le 07/11/2017
Il me semble que j'ai vu mon dernier Ozu il y a plus de six ans suite à un film de lui que j'avais moyennement apprécié alors que j'avais adoré tous les autres et ça m'avait stoppé net dans mon élan. Aujourd'hui je redécouvre donc ce cinéaste que j'ai beaucoup aimé par le passé et c'était un petit bonheur. Alors oui, moi aussi les blagues sur les pets ça ne me fait pas foncièrement rire, mais s'il y a que ça à reprocher à ce film ça va, surtout que les jeunes jouent vraiment à ce genre de jeu, donc pourquoi ? Surtout que là l'humour scatologique est quand même traité avec beaucoup de finesse, peu de réalisateurs peuvent en dire autant. Donc c'est l'histoire de deux jeunes qui veulent la télé chez eux. On est à la fin des années cinquante et c'est un changement d'époque. Une période plus faste économiquement s'ouvre alors et on peut consommer, acheter des biens de consommation, machine à laver, mais surtout la fameuse télévision qui fait tant envie et qui permet de voir des combats de Sumo ! La chance ! Bref, le nec plus ultra. Mais en même temps la société reste assez traditionnelle, les femmes ne travaillent pas, s'occupent de leur maison et médisent sur les autres femmes de la cité. Et là c'est sans doute la plus belle illustration de ce que pouvait dire Schopenhauer sur les femmes en disant qu'elles sont d'abord ennemies, mais c'est aussi peut-être un plaidoyer, involontaire, pour autoriser le travail des femmes, histoire qu'elles arrêtent leurs histoires et qu'elles s'occupent autrement, avec quelque chose de plus productif. Et donc c'est assez jubilatoire de les voir comploter pour un rien, un gamin qui ne dit pas bonjour semble bien vite être la fin du monde pour ce petit microcosme. Puis, il y a ces jeunes, très vrais, notamment le plus jeune frère que je trouve mignon tout plein avec ses petites mimiques, ses façons de faire, ses manières et puis on parle quand même du seul de personnage de cinéma qui est tellement heureux qu'il fait du hula hoop ! C'est tellement absurde que ça en devient immédiatement très beau et très vrai. Dans le beau, on a cette histoire d'amour toute simple, avec quelques regards pudiques, pas du tout appuyés entre la grand sœur et un jeune prof qui fonctionne super bien également. Bref, j'y ai cru moi à ce petit monde fermé qui fait vivre 1h30 de pur bonheur, où le plus grand drame est l'acquisition ou non d'un téléviseur.
betty63
betty63

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4,5
Publiée le 06/11/2011
Pas aussi bon que "Gosses de Tokyo" mais savoureux tout de même. En 3 thèmes : télévision - commérages - sales gosses, voilà comment on pourrait résumer ce film drôle et intimiste.
Cinephille
Cinephille

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4,0
Publiée le 24/11/2010
Bonjour est le pendant "moderne" de Gosses de Tokyo. Cinematographiquement parlant on passe du noir et blanc à la couleur et du muet au parlant. Ces changements techniques sont le reflet du changement de la société et de la famille japonaises entre les deux films. Gosses de Tokyo est beaucoup plus poétique mais au fil de Bonjour on retrouve cet art d'Ozu pour diriger et filmer les enfants, et pour tout dire en si peu de phrases, si peu d'effets.
Ti Nou
Ti Nou

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3,0
Publiée le 26/06/2010
Simplicité et épure sont les maîtres mots de ce film de Yasujiro Ozu, peinture sociale tendre et amusante bien que parfois satirique. Ozu a le mérite de porter un regard sans aucun jugement sur l'occidentalisation et la modernisation de la culture japonaise.
mikotte
mikotte

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5,0
Publiée le 30/09/2007
Pour ma part je regarde les réalisation d'Ozu plus comme des documentaires que comme des films. Artistiquement parlant, Ozu n'a pas beaucoup d'intérêt. Maintenant, si vous souhaiter découvrir les traits de la société japonaise de cette époque, ces films sont fait pour vous. Si ce n'est pas le cas, mieux vaut passer votre chemin.
Akira17
Akira17

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5,0
Publiée le 25/09/2006
Un soir de la semaine, je zappais la TV, et je suis tombée sur un film sur Arte, que j’ai trouvé d’abord étrange quant aux répliques drôles, directes, simples. Cela m’a tout de suite plue, même si j’ai raté le début (10 mn…m’enfin, louper le générique de début, c’est grave lol). L’aspect moderne du film (qui date de 1959) m’a immédiatement frappée : la mise en scène, le côté naturel, culotté des personnages, la décoration d’intérieur très lisse, nette, façon XX ème siècle contraste fortement avec les sinistres décorations « fatiguées » (pour reprendre l’adjectif si cher de Douglas Kennedy, bon, je m’égare là lol) françaises ou US des fifties. Avec « Bonjour », titre ô combien simplissisme mais qui résume assez bien le film, Ozu a révolutionné le cinéma asiatique ou pire encore : mondial ! Deux petits gamins mal élevés qui veulent une télé, qui en font voir de toutes les couleurs à leurs parents et qui sont tellement adorables… « La vie est un long fleuve tranquille » ou « la guerre des boutons » ou encore « les 400 coups » peuvent aller se rhabiller !
routchy
routchy

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5,0
Publiée le 19/03/2006
Ce film est énorme, c'est le premier Ozu que je vois et j'attend avec impatience le jour où j'en verrai un autre, c'est difficile à expliquer, c'est un film hors du commun où il n'existe pas de personnage principal ou le cloisonnement des maisons japonaises crée le cadre restreint de l'action, on a vraiment l'impression d'être immergé dans le quotidien japonais, pourtant la plupart des plans sont réalisés en studio. Ah, oui, le film parle surtout de l'arrivée de la télévision dans les années 50 je crois, la culture occidentale qui prend la pas peu à peu sur les "exentricités" de la culture Japonaise, les questions d'honneur, les ragots colportés, les caprices d'enfants(Rien que pour eux il faut le voir) le tout mis en scène avec une légereté; on retrouve nos pétomanes tout au long du film sans que ça passe pour de la vulgarité. MA-GNI-FIQUE!
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