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Un visiteur
0,5
Publiée le 27 février 2021
A part les paysages dans le neige tout est nul. Scenario inexistent, des scénettes tout au mieux, des dialogues previsibles et ennuyeux, l'acteur principal muet, c'est pas de bol...la musique ridicule et omniprésente, des litres de raisinet à chaques flinguages du reste tout le monde meurt sauf les criminels... La popularité de ce film reste pour moi un mystère total? Le DVD a fini à la poubelle à la fin du film!
L’élève n’est pas parvenu à dépasser son maître. Avec ce western spaghetti, sorti en 1968, le réalisateur italien, Sergio Corbucci, a tenté d’imiter Sergio Leone mais pas avec autant de succès. Si l’idée de transposer l’histoire dans les montagnes enneigées de l'Utah, et non dans un désert aride, est louable, l’ensemble reste trop poussif. Le parti pris d’un héros muet (Jean-Louis Trintignant) ne donne malheureusement aucune épaisseur psychologique au personnage. En revanche, le rôle du méchant est parfaitement tenu par Klaus Kinski. La musique, signée Ennio Morricone, accompagne ce film jusqu’au final très cynique. Bref, à réserver uniquement aux amateurs du genre.
Le Grand Silence est un western assez séduisant. Il n'atteint peut-être pas les hauteurs des westerns spaghettis de Sergio Leone, mais ça reste indéniablement un bon film. Les décors neigeux (rarissimes dans les westerns, ce registre préférant les étendues de sables) sont superbes et collent parfaitement à l'atmosphère froide du film. D'une manière générale, l'ambiance (élément essentiel pour ce registre cinématographique) est bien travaillée. L'intrigue est un des points forts du film : une veuve fait appel à un tueur à gage pour faire tuer l'assassin de son mari, qui est protégé par le banquier local, qui pille en s'appuyant sur la loi les habitants du coin. Les acteurs sont plutôt bons. Jean-Louis Trintignant est parfait en personnage mutique (son personnage muet est assez impressionnant) et tout à fait crédible dans un film d'action et face à lui, Klaus Kinski est un vilain particulièrement charismatique. Les scènes de fusillades sont très réussies, elles marchent toujours 40 ans après. C'est un bon western. Je recommande.
Difficile de noter ce film qui est le prototype du western, historique, original, cru. Tellement cru que ce n'est presque plus un westernspoiler: mais davantage un documentaire historique romancé mais cela on ne le découvre du moins pour la plupart que à la fin. Quelle était l'intention de Corbucci avec ce film notamment pour la fin, correspondre à l'histoire réelle, l'authenticité ? dans ce cas ce film pourrait être jusqu'à excellent car il donne une vrai vision de la réalité humaine, désespérée dès que l'on passe dans la noirceur et viciée par ses propres lois. Ou sinon serait ce un goût pour la violence qui ne se satisfait pas des conventions ? alors cette morbidité exposée n'est que ce qu'elle montre et le tout est très mauvais. Dans tous les cas les acteurs sont convaincants et ont des rôles sur mesure, pour les 5 rôles principaux: spoiler: JL Trintignant L'infirme, justicier à la Batman, K Kinski le tueur monstrueux, sanguinaire et vicieux, F Wolff le shérif intègre et humain, V McGee la veuve et L Pistilli l'ignoble complice usurier. La démonstration que l'on peut voir à travers cette histoire vraie en partie est que les lois humaines sont plus faciles à tourner vers le mal que vers le bien et qu'elles sont souvent au service de démons.
Excellent western, à rebours du genre. Ici, dans un univers de neige et de froid, J.L. Trintignant est un pistolero convaincant et un Klaus Kinski inspiré lui donne une réplique glaçante.
Sergio Corbucci trouvait moyen avec ce grand film de marcher encore plus dans les traces de son compatriote Leone, mais en apportant cette fois une dimension crépusculaire au genre qui fait tout le sel du Grand Silence. Décors et acteurs sont superbes de sauvagerie, tout au long d'une histoire à la noirceur quasi inégalée à l'époque, et presque inconcevable de nos jours. Hypnotique et brillant, le Grand Silence se hisse au niveau des meilleurs films du genre et reste inoubliable, tant pour sa maîtrise formelle que pour ses fulgurances et son audace.
Je n'ai pas hésité longtemps avant de mettre "Le grand Silence" dans la liste des films que je devais découvrir dans le cadre de mon cycle consacré aux westerns. J'en avais entendu tellement de bien et on me l'avait tellement vendu comme étant un classique, qu'il me tardait de le découvrir.Au final, même si tout n'est pas inintéressant, j'ai été peu passionné par ce récit. Ce n'est pas véritablement mauvais mais je trouve l'ensemble assez facile. Toutes les scènes se devinent assez aisément et j'ai parfois eu la sensation de voir un western parmi tant d'autres même si il bouscule les codes du genre (les hors la loi ne sont pas si méchants, les chasseurs de primes représentent le danger, on est dans un univers très enneigés bien loin des étendues désertiques...). De tout ceci, il n'y a que la fin, brutale et percutante, qui a vraiment marqué mon esprit. C'est sans doute le seul passage que je trouve un peu moins facile et qui rehausse le long métrage en me le faisant apprécier dans sa globalité.En revanche, j'ai beaucoup aimé la distribution. Hormis Frank Wolff (Le shérif Burnett) qui m'a paru trop léger et peu convaincant dans la peau du shérif dur à cuir, chacun fait sa part de boulot. Le film repose néanmoins sur le face à face entre Jean-Louis Trintignant (Silence) et Klaus Kinski (Tigrero) que j'ai trouvé excellent. Même lorsque le film m'a peu passionné dans son intrigue, j'ai été pris par le jeu de ce duo. Je regrette juste que l'on ait pas été plus loin avec le personnage de Silence qui reste iconique à sa façon.De ce que j'ai déjà pu voir de Sergio Corbucci, sa réalisation me plait bien et ce long métrage ne déroge pas à la règle. Le réalisateur parvient avec maîtrise à mettre en avant ses paysages glaciales. Sans mauvais jeux de mots, il apporte une fraîcheur dans le western que je trouve plaisante même si l'on retrouve certains plans académique. Les décors sont magnifique, la photographie ne vieillit pas trop mal, c'est juste dommage que tout le film ne soit pas aussi fort que son final malgré des scènes assez dures."Le grand Silence" est un western en tout cas qui ne vole pas son statut de classique. Si tout ne m'as pas passionné, je ne regrette pas en tout cas de l'avoir découvert surtout que la mise en scène est très belle et que son face à face entre Jean-Louis Trintignant et Klaus Kinski vaut le déplacement.
Film historiquement important, puisqu'il sera la directe et évidente inspiration de Robert Altman et de son extraordinaire "John Mc Cabe", un des plus beau western américain moderne. Un peu bancal, ce "grand silence" n'a pas très bien vieilli, mais reste intéressant, notamment grâce à ses décors enneigés, une vraie trouvaille. La fin, noire, immorale et pessimiste, est bizarre et dérangeante.
Le Grand Silence est-il un chef d'oeuvre? La réalisation de Corbucci est morne, ce n'est pas Sergio Leone. Les personnages ne sont pas très attachants et manquent de profondeur. La palme dans ce registre revient à Jean-Louis Trintignant dans son unique western qui ne dit pas un seul mot dans le film (il ne voulait pas de dialogues, les trouvant insipides dans ce genre cinématographique et avait tourné dans ce film uniquement par amitié pour le réalisateur). Franck Wolff est plus humain et plus attachant par sa maladresse qui le rend peu impressionnant. Il est tué trop tôt et on espère le revoir en pensant qu'il n'est pas vraiment mort. Mais il ne réapparaîtra plus, dommage. Au bénéfice du film, il y a le décor enneigé de l'Utah qui crée une atmosphère oppressante loin des western traditionnels et qui peut expliquer le titre du film. Le message du film est, comme toujours dans les western italiens, social: les bandits ont faim tout simplement et sont des victimes du système, l'héroïne (très belle) est noire (Vonetta MacGee). Mais c'est surtout la fin du film qui est très marquante et qui donne sans doute la véritable signification au titre. Là, Corbucci en a peut-être un peu trop fait en adoptant une conclusion absolument anti-hollywoodienne très radicale. Les scènes de réminiscence sont des emprunts un peu trop marquants à Leone. 13/20
Le grand Silence est un des meilleurs westerns spaghettis jamais tournés. Plutôt atypique sur bien des points (et c'est aussi ce qui fait son charme): pas de désert aride mais un envoûtant paysage enneigé, et pas de morale mais un message nihiliste et une atmosphère crépusculaire comme jamais vue à cette époque pour ce style de film. Le calme et la douceur de JL Trintignant sont opposés à la folie de Kinski dans un festival de règlements de compte sanguinolents, parfois à la limite du gore, dans cette petite ville lugubre ou les bûcherons et paysans deviennent pillards pour survivre, et sont du coup recherchés par des chasseurs de primes cruels et cupides, eux même surveillés par un pauvre shérif plein de bravoure et traqués par un mystérieux justicier muet. A voir et revoir sans modération.
Le grand silence, et son héros l'homme muet qui enfant a eu la gorge trachée par des chasseurs de primes ayant tué ses parents devant ses yeux . Sa vengeance sera terrible envers tous ces tueurs avides d'argent facile si on peut dire . Jean-Louis Trintignant est très bon muré dans son silence et Klaus Kinski excellent dans le rôle de méchant pervers . Cet univers est donc très sombre et sanglant , en opposition avec les magnifiques montagnes enneigées et le réalisateur ira jusqu'au bout de ses idées en laissant triompher les forces du mal , fait assez rare à ce point dans un film . La réalisation par contre aurait pu être d'un niveau supérieur avec Leone au manette par exemple .
Je vous mentirai en vous disant que j'ai adoré. Je reconnais toutefois que ce film doit être vu. Pourtant, j'aime les choses originales et marginales. Alors, je ne sais pas pas si c'est un problème de réalisation. Des scènes bien filmées (des idées aussi), d'autres mal élaborées. La sauce tomate se voyait trop aussi lol. Une fin à laquelle nous ne sonnes pas habitués non plus (inversant ou contrariant tous les codes). Un film en quelque sorte inclassable.