Le Grand Silence
Note moyenne
4,0
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143 critiques spectateurs

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carbone144
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115 abonnés 845 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2026
Pour ce qui est du "chef d'oeuvre" de Corbucci, je m'attendais à mieux. Ce western manque cruellement de subtilité pour développer son histoire et il n'y a aucune émotion. Une personne est tuée sous les yeux de sa mère qui ne bronche pas et elle se contentera de dire "je veux qu'il soit vengé". Idem pour les autres personnages dans cette situation. Film extrêmement noir pour son époque, sa fin a de quoi surprendre. Elle ne laisse pas indifférente. Malgré tout divertissant et sympathique, il se laisse voir grâce à sa musique et ses images.
Hector de Troie
Hector de Troie

1 abonné 65 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2025
Western qui possède (au moins) deux niveaux de lecture. Le premier est un Western classique inversé où le méchant est le gentil. On suit deux personnages, le chasseur de primes “Tigrero� incarné par un Klaus Kinski que ne n’ai jamais entendu avec un timbre aussi délicat, c’en est presque effrayant d'ailleurs. Le bandit lui se nomme “Silence� car il ne parle jamais.

On suit la vie d’une ville nommée White Snow isolée dans un hiver terrible fait que les bandits morts de faim s’attaquent pour survivre. Or, une amnistie va être déclarée pour tous ces hors-la-loi. Les chasseurs de prime sont évidemment contre, car ils abusent de leurs droits pour faire la chasse à ce bandits. spoiler:
S'ensuit un affrontement entre ces deux héros qui mène à duel, classique en somme. spoiler:


L’autre aspect de ce film est son côté très violent, sombre et cynique. Dans ce monde, ceux censés protéger les “braves gens� font le mal et ceux censés les protéger spoiler: comme le shérif n’y arrivent pas. On pourrait penser que de ce monde inversé gentils=méchants et méchants=gentils va faire triompher les gentils… mais il n’en est rien et le final terrible jette un voile sombre sur ce film, surtout que je m’étais attaché au Shérif par exemple, un peu benêt et au début mais une fine gâchette.


Pour les décors, on se trouve j’imagine en Italie car j’ai reconnu une ferme des alpes dans la première scène, raté pour le côté far west. La musique de Morricone est toujours intéressante et inscrit le film dans l'héritage des westerns spaghettis. Même si je dois avouer qu’à force d'écouter cette musique cela finit par normer les films et leur retirer leur caractère.

Un film fort, dur et puissant !
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2025
Ce western spaghetti de Sergio Corbucci n'est pas dénué d'intérêt mais met surtout en lumière la qualité exceptionnelle des films de Sergio Leone. On est très loin des chefs-d'œuvre de ce dernier tant sur le plan de la réalisation que de l'écriture. "Le grand silence" vaut surtout par ses décors montagneux et enneigés superbes et une narration dépressive et inhabituelle qui surprendra surtout dans son final. On regrettera aussi le peu de place laissé au talent de Jean-Louis Trintignant qui interprète une sorte de héros muet et finalement peu présent, et on appréciera par contre celui du méchant interprété par le toujours surprenant et excellent - comme acteur, parce que l'homme en lui même était très problématique... -Klaus Kinski.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 février 2025
Réalisé par Sergio Corbucci, "Le Grand Silence" (1968) est certainement l'un des westerns les plus sombres de l'histoire du cinéma. Le décor est à l'image du film et de son titre : l'histoire ne se déroule pas dans les habituels paysages écrasés sous un soleil de plomb ni dans des prairies verdoyantes mais dans une contrée glaciale et couverte de neige _ métaphore du silence par excellence. Le silence en question est à la fois celui des paysages désertiques, de la mort, de l'omerta (la loi du silence) propre aux zones de non-droit et du héros incarné par Jean-Louis Trintignant, devenu muet à la suite d'un acte barbare qu'il a subi enfant. Si la cruauté et le pessimisme sont présents dans de nombreux westerns, ils atteignent ici un sommet _ d'autant que...No spoiler...Les spectateurs de l'époque ne s'attendaient sans doute pas à une telle fin ! Film d'une grande beauté mais d'une extrême noirceur, "Le Grand Silence" est une œuvre atypique et jusqu'auboutiste que tout cinéphile se doit d'avoir vue.
Lane Amen
Lane Amen

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2025
Si certains disait qu’il croyaient que le western sbaghetti se limiter À sergio Leone,et bien moi encore pire,sa se limitaient à .Il était une fois dans l’ouest.. ce western Terrible poignant,tragique, D’une singularité Rare ,Éclipse non seulement certains autres westerns Du même Sergio Mais certainement d’autres westerns bien plus connue, L’une des BO les Plus originaux d´Innio.Cette chevauchée de la bande a tigrero (klaus kinski) sur des montagnes enneigé vaut son pesant d’or..Sergio leone disait que sans ces films Sam peckimpa n’aurait pas fait la Horde sauvage..Les frères Coen ont dû sûrement s’inspirer pour l’excellent Fargo,,À Voir deux trois fois pour mieux saisir les qualités de ce western Rare.
Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2024
L'Utah enseveli sous la neige, à la veille du XXe siècle. Un monde reculé, presque perdu, ou la civilisation déjà restreinte à quelques baraques en bois ployant sous la neige, est encore amoindrie par ce suprême déchirement de la faim qui tenaille les malheureux. L'hiver est rude ; il n'épargne personne. Portée au vol par nécessité ou par égarement, une part l'humanité de cette contrée se meurt. Elle est la cible de chasseurs de prime sans foi ni loi, des hommes qui remplissent leurs contrats en abattant de sang froid leurs victimes pour ne pas s'en "encombrer" - les ramener vivantes. Ils comptent ainsi exécuter les primes à la chaine, afin de maximiser leurs gains. Contrastant avec la blancheur du paysage ensommeillé, cette noirceur du comportement humain rencontre pourtant un obstacle : Cet homme silencieux, décidé à mettre un terme à l'injustice. Dangereux car déterminé et incorruptible, il est l'archétype de ce bien, imperceptible mais qui rode, prêt à frapper le mal au cœur. Le Grand Silence, c'est cette tension fondamentale qui précède le moment fatidique ou l'équilibre devra être rétabli. Mais c'est, également, le signe d'une absence : Celle de l'état de droit, et de son autorité. Alors, ne reste plus qu'à ceux qui en ont les moyens de se dresser, tant qu'ils le peuvent. Affrontant gravement menace, peu importe leurs chances de succès. La lutte est évidemment inégale ; face à des hommes sans honneur ni morale, le héros est démuni. Ses principes ne peuvent lui être d'aucun secours. Le final révoltant de cette histoire ne désavoue pourtant pour son choix, bien au contraire : Il le magnifie. Dans ce combat constant du bien contre le mal, la décision penchant tantôt de ce côté-ci, tantôt de ce côté-là, Le Grand Silence qui s'est tût, brutalement balayé par une explosion de violence, ne restera pas longtemps sans serviteurs. D'autres personnes surgiront, prêtes à se battre pour faire triompher le bien.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2024
Par son décor neigeux (magnifique photographie des Dolomites) et l'intelligence retorse d'un subtilement glaçant Klaus Kinski, ce western se distingue de ses congénères malgré un rythme lancinant voire ennuyeux. Cependant, le héros mutique (car muet!), les choix de mise en scène (avec force gros plans), la musique épique de Morricone ou les thématiques (vengeance, confusions politiques, brutalité...) revendiquent l'héritage de Leone. Malgré des dialogues peu inspirés et une romance qui laisse froid, l'épaisseur psychologique des personnages confère quelque intérêt au récit jusqu'à ce dénouement cyniquement réjouissant! Singulier.
Nico T
Nico T

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2024
C'est fou à quel point lorsque les italiens font des westerns en italien qui se situent aux USA et qui parlent des USA, ils arrivent à faire de meilleurs westerns que les westerns américains.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2024
Je pensais pas qu'un autre réalisateur que Leone pouvait me combler autant avec un western italien. Or Corbucci nous prouve ici qu'il est un grand nom du genre, et du cinéma en général car Le grand silence m'apparaît un peu moins clivant qu'un Il était une fois dans l'ouest par exemple. Corbucci innove ici en allant dans les Dolomites enneigés au lieu du désert caractéristique du western. Le film est d'une immense richesse visuelle, ambiance singulière entre poésie et sensualité, magnifiée par la musique de Morricone, et horreur de ce monde qui fait bien sûr échos à la crise de l'Italie fin 70s et le rouleau compresseur du libéralisme. Le fond est également dense, avec des personnages superbement écrits et interprétés, dont notamment l'incontrolable Klaus Kinski dans la peau d'un antagoniste marquant. Tragique, hyper sombre (contraste avec la blancheur du décor), parfois comique et surtout d'une grande émotion et des scènes marquantes à n'en plus finir. Un chef d'œuvre du cinéma tout simplement.
Zorglubu
Zorglubu

3 abonnés 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2024
Trintignant et Kinski sont au sommet. La caméra de Corbucci filme les grands espaces et la neige en plan large comme personne. Et pourtant, il manque quelque chose. Soit que le film ait mal vieilli soit que le scénario simpliste ne soit qu'un prétexte. Sûrement un peu des deux. Pas mal, sans plus.
Nisan21
Nisan21

14 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2023
Niveau réalisation, c'est un sans faute. Musique, photo, cadrage, tout est très beau.
Les acteurs sont excellents. J'appréhendais ne voir que des personnages stéréotypés, mais le film n'a cessé de me perdre pour me tenir éveillé pour un spectacle qui est passé très vite, trop vite.
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2023
J'ai trouvé ce 2ème opus crépusculaire de Sergio Corbucci absolument désespérant dans son fond mais beaucoup moins sombre dans sa forme.
Peut-être est-ce dû aux paysages ensoleillés et enneigés des Montagnes Rocheuses (ou plus précisément des Dolomites...) qui apportent de la lumière à la noirceur du scenario.
Quoi qu'il en soit, Klaus Kinski est une ordure odieuse et cynique (qui a bien la tête de l'emploi), Jean Louis Trintignant (muet à sa propre demande) incarne un personnage mystérieux comme dans Django et les chasseurs de prime, à l'inverse des "hors-la-loi", sont crapuleux à souhait.
Enfin, la musique d'Ennio Morricone colle parfaitement à l'esprit du film, spoiler: notamment le thème principal d'une mélancolie absolue qui vient appuyer un des pires bad end de toute l'histoire du cinéma
.
Totoloinloin
Totoloinloin

13 abonnés 469 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 août 2023
Ce western a quelque chose de spécial. Une ambiance, l histoire, le dénouement... il ne s'oublie pas. A voir pour les amateurs de western surtout.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2023
Grand film oublié du western spagetthi, Le Grand Silence de l'excellent artisan du genre, Sergio Corbucci se révèle être un film poétique et profond sur la façon dont vivait les chasseurs de prime et sur la moralité de ce genre de pratique.

Servi par des décors magnifiquement enneigés ainsi que d'une sublime composition du Maestro, Le Grand Silence se distingue par des personnages à la morale bien définie avec d'un côté un muet laissant toujours dégainer ses adversaires afin de les achever en légitime défence et de l'autre un chasseur de primes froid mais souhaitant toujours (ou presque) respecter la loi.

C'est cet affrontement de personnalité qui soutiendra le film et fera se poser des questions au spectateur sur le bien fondé du métier de chasseur de primes, surtout lorsque la légalité de cette pratique est prise au sens le plus littéral du terme.

Ce qui saute également aux yeux dans Le Grand Silence c'est bien sur l'identité des deux protagonistes puisque l'on retrouve Jean Louis Trintignant et Klaus Kinski, deux acteurs pas du tout italiens d'ailleurs.

Si Trintignant est convaincant en pistolero privé de parole, c'est surtout Kinski et son charisme glacial qui lui vole la vedette et qui se révèle être le coeur du film en incarnant un chasseur qui se révèle être pétri de contradiction.

spoiler: Pourtant, c'est bien sa roublardise qui lui permettra de l'emporter sur Trintignant alias Silencio qui, malgré sa redoutable puissance de feu, se voit être trahi par son honneur et son honnêteté. C'est bien Tigrero alias Klaus qui l'emporte en massacrant tout ce qui bouge, sauf ses associés peu scrupuleux bien entendu. Une fin aussi sombre j'en ai rarement vu dans un western.


Le Grand Silence est donc un grand western, magnifiquement mis en scène par Corbucci et qui mérite d'être redécouvert malgré le fait qu'il soit difficile à trouver aujourd'hui.
PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 297 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mars 2023
Un prototarantino, étrangement et contrairement à l'affiche c'est Klaus et sa tête de fou furieux le véritable héros.
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