Derniers Avis : Un Condamné à mort s'est échappé - Page 2
Un Condamné à mort s'est échappé
Note moyenne
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Philippe C
126 abonnés
1 189 critiques
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3,5
Publiée le 26 juillet 2022
un film en N&B, soigné, épuré, aux dialogues minimaux. L'essentiel est dans le cadrage, les bruitages, les plans rapprochés. Le jeu des acteurs. Le suspens est présent, mais pas pesant. On se demande si le héros va arriver à terminer sa préparation d'évasion sans se faire changer de cellule, sans être découvert. La brutalité allemande est évoquée de façon indirecte : exécutions par fusillades, blessures suite à interrogatoire. la musique de Mozart souligne les tournants du film. Tout cela est plutôt captivant, mais un peu ennuyeux à la longue
Film narré de manière très soft et simpliste, donne tout le caractère de ce film. Meme si le rythme du film n'est pas hyper soutenue (mais c'est logique au vue de la minutie de l'évasion),, on est réellement pris par l'histoire.
Avec forces détails on suit le projet d'évasion du lieutenant Fontaine, prisonnier des nazis. Avec de la minutie et de l'imagination, il réussit une entreprise qui semblait complètement impossible. Le seul reproche que je fais à ce film, c'est le ton employé qui est celui de la récitation sans guère de nuances. Du coup, les rares dialogues semblent très peu naturels.
Le récit authentique aussi minutieux que captivant de l’évasion d’un résistant français en 1943, récompensé par le Prix de la mise en scène à Cannes. On s'y croirait ! 3,75
Ma découverte de la filmographie de Robert Bresson s'est faite avec Un Condamné à Mort s'est échappé, c'était il y'a cinq ans, ce premier choc visuelle, esthétique et émotionnelle est encore indélébilement gravé dans ma mémoire.
Pour l'avoir revu il y'a quelques heures à peines, le moment fut à nouveau exaltant.
Le film de Robert Bresson est impressionnant à bien des égards, ont dit de lui qu'il est rugueux et difficile, c'est le cas. Ceci n'entrave en rien, pour moi tout du moins, la passion qui se niche dans son giron et qui contamine à force de tension générale décuplé par son enjeu et son mimétisme son déroulé de l'évènement. Le récit de cette " Nuit Noire " est incroyable, suffocante, j'ai moi aussi été pris de vertiges tout comme Fontaine devant ses prises de décisions qui le bouleverse, certes à sa manière, mais que l'on entrevoie dans son escalade ...
Avant ce soir là, nous assistons avec méthode aux bon soins de la confection du plan, partie hautement significative et qui font le légende de Bresson. Point par point, la découpe de son moindre geste nous est ici érigé en Art. Du cran et de l'ingéniosité en pagaille trust les plans de ce Chef d'Œuvre. La concentration d'attention à l'habileté agisse dans ses circonstances sur ses portées plus philosophiques. Loin de tout manichéisme, à l'instar de Mouchette, les notions qui animent les termes Bien et Mal sont ici définis à des hauteurs rationnel mais tout aussi fiévreuse et spirituel. De la reconstitution au couteau indexé par cette économie rustique et rude prôné par son cinéaste nait une réflexion désarmante ... Un Condamné à Mort s'est échappé témoigne de ses vues sur le Monde et raconte au-delà même de ses convictions sa bataille ( la lutte comme il est dit dans le film ), son entrain, sa foi !
Les acteurs de ce long-métrage ont aussi à être mentionné dans cet éloge. Le Visage de Fontaine derrière ses barreaux et les conversations qu'ils mènent avec ses compagnons d'infortunes sont d'évidentes attestations du réflexe arbitraire de ma mémoire. Une phrase de ce film me revient à cet instant - " Il n'y a plus de place pour la haine sur ce visage ". Ce malheureux Orsini est celui qui le porte, espoir et désespoir se ressemble fortement parfois.
6 196 abonnés
18 103 critiques
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4,5
Publiée le 8 mai 2021
Y a-t-il jamais eu un film plus économe et plus concentré. La concentration minutieuse sur la préparation rituelle de l'évasion est presque déchirante mais toujours gracieuse et toujours fluide. Les détails de l'évasion finale constituent l'une des séquences les plus mémorables du cinéma entrecoupée d'épisodes de doute dans lesquels il hésite pendant des heures ou plus avant de passer à l'étape suivante tout comme il retarde l'évasion elle-même pendant plusieurs jours alors qu'il sait que son exécution est imminente. C'est presque comme une danse sombre avec la mort ou du moins un examen moralement exigeant de ses limites et une peur du transcendant qui dans ce cas est représenté simplement par la liberté elle-même. Il n'y a pas de moments de légèreté ou de variation juste une attention au processus et la concentration sur le plan devient presque un moyen de rédemption jusqu'à ce que la réalisation du plan devienne presque superflue voire destructrice. De tous les films de Bresson Un condamné à mort s'est échappé est celui qui s'engage le mieux sur un plan thématique tout en fonctionnant simultanément comme une narration c'est un modèle de narration rigoureuse...
C'est simple, naturaliste; et très bien. L'anxiété issue de la tension du film arrive tout naturellement. Comme dans un bouquin de Camus selon moi. Les deux univers on surement un lien direct. Je n'en sais rien, je ne me suis pas informé. Peut être lent mais il y a une force qui est bien présente du moment que l'on est investi.
Le temps s'étire... les images en noir et blanc permettre des plans fixes magnifiques. Beaucoup de films modernes devraient s'inspirer de ce réalisateur.
Un condamné à mort s'est échappé est un bon film de Robert Bresson. L'histoire est séduisante et on suit avec intérêt l'évasion du lieutenant Fontaine et pour le coup, la voix off n'est pas de trop. Son évasion est filmée avec une tension réussie. François Leterrier joue correctement le personnage principal. Pour un noir et blanc, le film est très beau et les décors simplistes mais froids de la prison font leur effet. C'est un film de prison très convaincant qui mérite d'être vu.
Un film d'un réalisme saisissant, tendant vers une épure dans un beau noir et blanc. Le récit est d'une simplicité et d'une sobriété formelle confondante et pourtant la tension est physique. Le soin méticuleux laissé aux moindres détails, la voix off qui humanise le propos et lui donne une profondeur éclatante créé un suspens haletant, une tension précise que le jeu d'acteur rend encore plus palpable. Un chef d’œuvre à n'en pas douter qui donne l'envie de se jeter sur la filmographie de Robert Bresson.
Fort de Monluc, Lyon 1943. L'histoire vraie et détaillée de l'évasion d'André Devigny, sous-lieutenant résistant condamné à mort par les Allemands. Conté façon Bresson avec un luxe de détails précis sur la préparation, les risques et les hésitations qui fait qu'on s'identifie progressivement au personnage. Les vingt dernières minutes, hyper dangereuses, sont d'une remarquable qualité de mise en scène. Musique de Mozart.
Tout est là ! Un suspens et une tension à couper le souffle . Digne d'une surproduction à gros budget . Le dénuement de ce film laisse apparaître en creux une vision de l'oppression , du courage et de l'humanité que bien des film dit à suspens aurait bien fait de s'inspirer, du grand art, assurément.
Ce film en N&B sur le thème de la seconde guerre mondiale nous raconte l'histoire d'un jeune condamné à mort qui va tenter de s'enfuir. Il m'a rappelé le Trou de J. Becker mais en moins bien. Ce film de R. Bresson est presque un vrai huis-clos, psychologique. Ici il n'y a pas de scènes d'actions et encore moins d'effets spéciaux. Cela manque un peu, mais c'est ce qui fait aussi le charme du film. Le réalisateur fait des plans très resserrés, se concentrant sur l'acteur principal et ses compagnons. On ne voit presque jamais les soldats Allemands.