Un Condamné à mort s'est échappé
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73 critiques spectateurs

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ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2020
Disons le tout de suite « Un condamné à mort s’est échappé », même s’il a inspiré « Le trou » de Jacques Becker, ne l’égale pas, et cela sur plusieurs points. En premier, la direction d’acteur de Bresson n’étant clairement pas son point fort (comme il s’intéressait peu à eux), ses acteurs amateurs font amateurs, en particulier Charles Le Clainche assez médiocre, et aucun n’égale Jean Keraudy (un vrai taulard, lui). La densité et la tension générée est peu homogène, si bien qu’à part l’évasion proprement dite, le film n’offre guère de suspens et semble plus près d’un documentaire pendant plus d’une heure, avec une voix off parfois redondante vis à vis des images. Ainsi le côté concentrationnaire et suffocant du film de Becker n’est que tièdement exprimé ici. La quasi absence de tout visage des tortionnaires qui beuglent des ordres en allemand, donne une valence kafkaïenne sans doute involontaire car hors sujet. Reste une pellicule remarquablement travaillée, l’habituelle précision de la mise en scène de Bresson, une évasion irrespirable, sans jamais céder à la moindre esbroufe, et un choix musical du minimum, du minimum, oui mais du Mozart ! Becker décidera carrément se passer de toute musique. Après « Le journal d’un curé de campagne », Robert Bresson confirme de nouveau que la maîtrise du visuel permet parfois de faire plus avec moins.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 avril 2020
Film poignant, la tâche est rude lorsqu'il s'agit de mettre en scène l'évolution du plan d'évasion d'un prisonnier dans un 6m carré! Aucune bande-son, hormis la musique de la scène finale, on ne dévoile pas beaucoup de décor au public, car au final on ne voit que ce que le prisonnier voit aussi, c'est à dire presque rien. Les différents assourdissants de la prison montrent avec succès la pénibilité de la prison. On est tellement plongé dedans qu'on réfléchit avec le prisonnier, on observe, on est attentif, pour savoir quels seront les moyens utilisés pour l'évasion, et est-ce que celle-ci sera réussie, alors que depuis sa cellule le condamné entend régulièrement ses co-détenus fusillés.
Shawn777

807 abonnés 3 938 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 novembre 2019
Ce film, réalisé par Robert Bresson et sorti en 1956, n'est pas mal mais sans plus. Je ne vais effectivement, je pense, pas vraiment aller dans le sens des avis généraux qui encensent le film, ce que je ne critique d'ailleurs pas du tout. Le film est l'adaptation du récit autobiographique d'André Devigny mais ne l'ayant pas lu, je ne pourrais pas le comparer au film. C'est en tout cas ici l'histoire d'un résistant qui est fait prisonnier et qui cherche par tous les moyens à s'échapper. Bon, je ne vais pas aller dans le sens des critiques car je n'ai pas vraiment apprécié le film (enfin plutôt l'intrigue pour être plus précis), tout simplement, je ne suis que très peu rentré dedans, notamment au début, mais je me suis ensuite très vite lassé. Bon, cependant, ce n'est pas parque ce n'est pas mon type de film que ce dernier en est raté pour autant, loin de là ! Même si je n'ai pas attaché une grande importance à l'histoire, j'ai beaucoup apprécié la façon dont celle-ci a été traitée, et notamment au niveau du son. Bresson fait en effet un travail étonnant au niveau de la bande-son et de la voix off, assez étonnant. Étant donné que nous n'avons pas vraiment d'action visuelle, tout se passe au niveau de l'écoute, ce que nous avons d'ailleurs tendance à négliger inconsciemment au cinéma mais qui est pourtant un facteur très important. On peut en effet se rendre compte avec ce film que la bande-sonore au cinéma est très importante et que, sans cette dernière, le film et l'image perdraient énormément de choses et de sens. Même si je ne suis pas rentré dans le film, j'ai tout de même été à fond dans certaines scènes, dans le sens où j'angoissais en même temps que le personnage principal, notamment lorsque ce dernier enlève les planches de sa porte, qui sont des scènes très oppressantes. En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons en particulier François Leterrier qui joue très bien. "Un Condamné à mort s'est échappé" ne m'a donc personnellement pas plus passionné que ça mais je reconnais qu'il reste techniquement un film très intéressant.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 286 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2018
Ce film est une leçon sur la liberté. On est en admiration sur ce personnage le lieutenant Fontaine qui s'échappe de cette prison tenu par les nazis. La mise en scène est très bien mené dans cet univers carcéral. Les plans sont serrés et on obtient ce sentiment d'enfermement, d'étouffement et cette sensation d’oppression de se faire écraser par cette violence des nazis. Le réalisateur Robert Bresson décide de créer un univers sonore bien particulier avec cette voix off qui nous donne l'impression d'être associée à ce plan d'évasion du lieutenant Fontaine. La violence est masquée on ne voit pas la mort mais on la sent grâce à la mise en scène et par l'intelligence du traitement du son. On a dans ce film tout le mode opératoire pour pouvoir s'évader, on ressent toujours le risque par la réalisation que le lieutenant Fontaine va se faire attraper. Ce film a des valeurs de courage, d'abnégation et de détermination a toujours croire à la liberté malgré un contexte qui donne aucun espoir. Mais la vie de cet homme montre qu'il faut toujours garder espoir et que le combat dans une situation comme il l'a vécu est le meilleur remède à suivre. Très beau film, une œuvre qui donne de la force.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 9 octobre 2018
je me suis endormi trop de silence
l'auftage la conection de la corde vraiment trop long
les dialogues sont tres rares et leurs voix trop douce
pour moi un ilm trs ordinaire enfin c'est du bresson
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2018
En son temps, Un condamné à mort s’est échappé de Robert Bresson avait été récompensé du prix de la mise en scène décerné lors de l’édition 1957 du festival de Cannes. Ce film entièrement bâti sur l’obstination à s’évader de prison de son personnage principal est si limpide qu’il en devient mystérieux. Une œuvre-référence qui se montre tout à la fois classique et expérimentale. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2018
La mise en scène et le style de Bresson sont utiles au sujet. Chaque objet, chaque détail acquiert une importance primordiale sur la quette de liberté de cet homme condamné. Un gros travail sur le son vient amplifier cette routine carcérale où le silence est roi et où les dialogues sont intériorisés. Lent mais efficace !
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2018
Film épuré de tout suspense, de toute tension (ou presque), pour en ressortir un plan méthodique à la première personne, comme l'application d'un mode d'emploi de l'évasion paré aux éventualités, lent et froid, une proposition de cinéma assez particulière que j'ai aimé pour sa radicalité, son authenticité et son climat presque poétique, après je ne pense pas que j'en retienne grand chose à l'avenir, c'est en quelque sorte le défaut des ses qualités.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2016
J'ai beaucoup entendu parler de la méthode de Bresson pour faire des films, j'étais curieux de voir ce que cela donne en pratique... Et il faut bien le dire : c'est épuré, mesuré, efficace ! Je crois que si cette mise en scène particulière fonctionne autant, c'est en partie grâce à l'histoire qui est racontée. N'importe quel effet aurait contribué à renforcer l'aspect désespéré de la situation du lieutenant Fontaine, apportant un misérabilisme qui n'a pas sa place ici. La violence est donc atténuée, quand elle n'est pas dissimulée avec pudeur. Il en va de même avec les nazis, dont les apparitions à l'écran se font rares. Bien souvent, ils sont réduits à une voix provenant du hors champ. Cela met le héros face à une menace omniprésente mais invisible, ce que j'aime beaucoup. Par ailleurs, la narration du film est excellente. L'histoire est très linéaire et Bresson nous enlève le suspens de la fin, pourtant l'ensemble est prenant. J'en veux pour preuve le long moment où le héros lime la porte de sa cellule dans le but de la démonter. Le réalisateur arrive à capter la détermination du détenu. De ce fait le voir progresser est très intéressant. Mais de manière générale la voix intérieure du personnage principal pousse le spectateur à partager ses doutes et ses peurs. Son cheminement de pensée très logique est agréable à suivre, d'autant plus que sa voix douce chasse le silence pesant (le film ne comporte qu'un seul morceau de musique qui revient trois fois). Un condamné à mort s'est échappé, c'est donc une histoire simple magnifiée par une mise en scène adéquate, qui fait passer beaucoup d'émotions malgré le refus d'employer des effets trop marqués. Bien que son rythme soit posé, le long-métrage ne perd jamais en intérêt et se termine sur un plan débordant d'énergie contenue, qui mérite d'être vu.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2015
Bresson analyse ici une évasion, il raconte chaque plan et dévoile tout haut les pensées de son héros. C'est un mélange de Truffaut et de Montecristo. C'est assez ennuyeux. Il y a des films d'auteur, d'art et d'essai plus palpitants. Certains parlent de la musique....... Il n'y en a presque pas à part la grande messe de Mozart. Je ne comprends pas ce qu'elle fait là.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2015
Sous l'occupation nazie, le lieutenant Fontaine est fait prisonnier. Une seule motivation l'habite: s'évader. Pendant une heure et demie, le spectateur va se trouver dans la tête du protagoniste, jusqu'à se poser les mêmes questions que lui, éprouver les mêmes peurs et les mêmes doutes, notamment au moment où Jost est incarcéré avec Fontaine. L'arrivée du jeune homme est-elle une stratégie des allemands pour connaître les motivations du protagoniste, ou bien est-elle sans liens avec ces dernières ? La réussite du processus d'identification est donc totale, rendue possible par l'utilisation d'une voix-off à la fois très littéraire et précise. Car Bresson a le sens du détail, comme en atteste un rythme lent et des plans brillamment composés qui permettent un réalisme psychologique d'abord impressionnant avant de devenir oppressant dans une partie finale au suspense implacable. "Un Condamné à mort s'est échappé" traite du courage, de la confiance ou encore de la détermination, mais demeure avant tout un film magistral sur l'espoir et l'instinct de survie.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 20 novembre 2014
Est ce parce qu'un film à plus de 50 ans que l'on doit faire abstraction de l'ennui total que celui ci dégage.
Tout simplement ennuyeux, lent, soporifique
calliphilus
calliphilus

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2014
Après 60 ans comme spectateur de cinéma, je me demande si ce n’est pas le plus grand film du monde dans sa catégorie. Tout y est sur le plan formel : un suspense à couper le souffle, des prises de vue magistrales, un montage parfait, un bande son totalement innovante qui veille à ne jamais faire pléonasme avec l’image. Tout y est quant à l’esprit et cela sans lourdeur : l’esprit de sacrifice, le goût du combat pour la liberté, l’espérance et même la rédemption pour le jeune dévoyé. Tout est suggéré par l’image en mouvement, des dialogues réduits à l’essentiel, un bruitage parfait, des acteurs sobres et hiératiques comme des icônes slaves. Vu quand j’étais jeune au cinéclub, je ne ma lasse pas de le revoir. Bresson a porté le classicisme cinématographique français (Dreyer, Epstein) à des sommets inégalés.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2014
Inspiré d'une histoire vraie (celle d'André Devigny), ce film constitue le premier succès public de Robert Bresson. Il marque aussi une étape importante dans l'évolution du style du cinéaste. Une évolution qui a déjà été amorcée dans sa précédente réalisation, Le Journal d'un curé de campagne, et qui sera confirmée dans la suivante, Pickpocket. Bresson s'éloigne de l'esthétique dominante de l'après-guerre (dialogues littéraires, musique lyrique, éclairages très travaillés... comme on pouvait en trouver dans Les Anges du péché ou Les Dames du bois de Boulogne, ses deux premiers long-métrages) pour aller vers plus de dépouillement, d'ascèse. La voix off est encore présente, les dialogues sont très écrits, mais le réalisateur commence à cultiver une atonalité qu'il accentuera par la suite. L'accompagnement musical est par ailleurs limité (quelques notes de Mozart). Et surtout, Bresson épure sa mise en scène, focalise sur des gestes et des sons (d'une importance capitale pour le héros du film) avec une précision extrême qui aboutira à une forme d'abstraction dans Pickpocket. Le résultat est sec mais intense. Le suspense fonctionne, malgré un titre qui donne l'issue du drame... Se dégage de ce récit une authenticité sans fard, une austérité qui traduit peut-être à la fois un désir de neutralité factuelle (comme en témoigne le titre) et une inspiration religieuse (le sous-titre, "Le Vent souffle où il veut", est une citation de l'Évangile selon saint Jean). Certains ont vu dans ce film de Bresson, cinéaste chrétien janséniste, une métaphore de la grâce. Sur un plan cinématographique, c'était pour Truffaut, en 1956, "le film le plus décisif de ces dix dernières années".
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 avril 2014
Film assez austère, mais qui reste cependant haletant grâce à la grande précision du réalisateur dans la description de ce processus d'évasion. Les acteurs ne jouent pas toujours très juste mais passons.
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