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Anouk
12 abonnés
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4,0
Publiée le 8 avril 2021
Franchement, et je ne pensais pas dire ça vu le sujet, mais c'est l'un des films les plus drôles que j'ai jamais vu de ma vie. Entre les intérieurs des années 1910 absolument immondes, les vêtements des femmes, leurs chapeaux tous plus abracadabrantesques les uns que les autres, l'interprétation de chaque actrice, si niaises mais si drôles ("Vous êtes la preuve de l'existence de Dieu"), Charles Denner qui joue à merveille le meurtrier froid et presque élégant... Ce film est à prendre au 36e degré, et il est réussi.
Malgré une très belle distribution, le film n'en demeure pas moins très plat ! Une fresque historique tellement proche de la réalité qu'on pourrait avoir l'impression de suivre un documentaire. L'interprétation en est purement factuelle, sans aucune imprégnation romanesque ; ce qui est à déplorer.
Avec Chabrol, je vais de déception en déception... Dans ce "Landru", la mise en scène passe de décors de théâtre factices à des images d'archives de la première guerre mondiale répétitives, de plans fixes à rallonge à une lancinante cheminée fumante elle aussi répétitive... Tout est laborieux et poussif et la performance surjouée et maniérée de Denner n'aide en rien à l'attractivité du film. Un navet (désolé pour ceux qui aiment) qui ne mérite même pas d'être vu un jour de pluie... Et la version plus récente de Pierre Boutron avec Timsit est bien plus intéressante.
C'est un Landru pur sucre. C'est une fiction tournée en 1963 par Claude Chabrol. C'est très bien tourné et il y a un bel effort concernant le décor et les costumes. Par contre c'est un film très longuet et très long. Aujourd'hui c'est une série qui ne se passe même pas sur une chaine secondaire en semaine et l'après-midi. Par contre il y a toutes les plus belles actrices françaises de l'époque. Landry comme on le veut, charmeur à ses heures.
Un Charles Denner parfait... C'est Charles Denner quoi ! Si les deux premiers tiers sont malheureusement bien mous et vraiment trop longs, le dernier tiers concernant le procès est excellent et aurait bien mérité d'être le vrai cœur de la réalisation de Chabrol.
Le film véhicule un improbable romantisme morbide, une douceur, une poésie charmante au service de la mort terrible. C'est un film étonnant dans sa veine humoristique et passionnant dans son plaidoyer à la fin. Denner est formidable.
Le film est grinçant mais l'histoire de Landru dans ce film est incomplète, le passé de Landru étant traité que superficiellement, dommage vu la bonne prestation globale des acteurs.
SensCritiqueFilmsDrameLandruCritiquesAvis de garantalo Monsieur Landru Avis sur Landru Critique publiée par garantalo le 22 novembre 2016 Sous son apparente simplicité, ce film est plus sophistiqué qu'on peut le penser au premier abord. D'un humour noir ,voire assez féroce, le film joue avec le contraste qui existe entre la brutalité d'une époque ( avec en arrière plan la première guerre mondiale ) et la représentation qu'on a habituellement de la belle époque, avec son côté carte postale enjolivée. Contrairement à un film d'horreur classique, les scènes se passent ainsi dans des parcs, décors champêtres, jolis intérieurs donnant une ambiance surannée au film qui contraste avec l'horreur des faits évoqués . De même , Landru multiplie les galanteries pour finir par assassiner sauvagement ses victimes en demande d'amour (ces assassinats étant évoqués seulement à travers une image arrêtée sur le visage des victimes exprimant leur reconnaissance face aux délicatesses de Landru, la fumée qui sort de la cheminée et les commentaires des voisins sur les odeurs désagréables) Ce traitement minimaliste et volontairement mièvre fait d'autant plus ressortir la caractère tragi comique et grinçant du film Claude Chabrol a aussi la bonne idée de donner un cadre théâtral aux répliques à la fois drôles et cruelles de Landru ( représentant scéniquement la maison de gambais, la salle de procès, le décor de son foyer... ) qui a pour avantage de se centrer sur le personnage formidablement interprété par Charles Denner et éviter le côté reconstitution historique Le petit problème est qu'on finit par avoir de la sympathie pour Landru en oubliant qu'il a massacré des femmes esseulées et sensibles qui ne demandaient qu'à être aimées . Mais que peut on y faire si Landru a une personnalité plus complexe et fascinante que ses congénères ? Et puis de toute façon la morale est sauve puisqu'il a eu la tête coupée.
Ah, la France des premières décennies du XXème siècle et les procès. Pas de star pour le personnage principal, mais un premier rôle pour Charles Denner que l'on dote d'une barbe bien taillée et de bonnes manières. Dommage qu'on puisse être si prompt à qualifier la première de bleue et à rapprocher les secondes d'une affectation guindée ; Denner incarne la fascination périmée de la France pour ses plus fieffés malotrus, cherchant cahin-caha à reproduire le fruit propice du meurtre aux feuilles de choux excitées par la guerre.
Mais comme la voix de son interprète qui ne sait pas où donner de la tête (coupée), le film ne sait pas ce qu'il veut être. Tout le monde a bien sa petite moustache, son couvre-chef, et son assortiment d'expressions fânées, mais le genre est plus indistinct encore que la prestation théâtrale ; reconstitution historique, remise au goût du jour, passage de l'histoire (réelle) de Landru à l'amidon du scénario commercial, parodie cherchant l'humour dans ses plus sanglants recoins... Contrairement à cette phrase, tout cela ne rime à rien.
On trouvera son compte dans le tribunal qui sert de conclusion, même si là non plus, on ne sait pas ce qu'est le propos ; la beauté des plaidoiries est là, mais les joutes oratoires préfèrent se réfugier derrière les raccourcis du montage que de faire monter la mayonnaise. Laquelle manque, tout comme ma métaphore de subtilité, à ces salades arrosées d'un mystère trompeur et insatisfaisant.
LE COLLECTIONNEUR. Ou sont les femmes??? Elles se consument. Landru invite Hitler à manger en lui vantant sa cuisinière, ce à quoi Hitler rétorque qu'un four est plus pratique. O temps suspens ton vol. L'homme qui aimait les femmes fait un massacre derrière son fourneau. Dommage que le procès, la partie qui est la plus intéressante soit bâclé et surtout que le film ai mal vieilli. Je meurs, l'âme innocente.
De la part de Chabrol je m'attendais à mieux certes il y a un beau casting féminin et Charles Denner est parfait en Landru (c'est un grand acteur du cinéma français un peu oublié de nos jours) mais la première heure est assez monotone avec une certaine répétition dans l'action. En fait il faut attendre la dernière demi-heure avec le procès pour que ce film semble se réveiller ; l'ensemble fait preuve d'humour noir mais on ne le ressent pas toujours. Donc au final si ce n'est pas un mauvais film je suis tout de même déçu par le Landru de Chabrol.
En adaptant l'histoire de Landru, Claude Chabrol réalisa un film plein d'humour noir et de second degré. L'ennui c'est qu'à force le film devient répétitif et l'on s'y ennui un peu. Reste la performance de Charles Denner, étrange, malsaine, Landru.
On comprend que ça puisse gêner, faire d'un tueur en série, un personnage qu'on n'arrive pas à trouver antipathique était une gageure, mais cela permet à l'humour noir qui domine ce film de fonctionner à fond. Bien sûr tout (ou presque) est prévisible, mais c'est très bien fait avec un sens aigu du détail. L'aspect théâtral est clairement assumé (notamment par la vue en coupe de sa cellule à la fin du film). L'interprétation est magistrale, la bande son exceptionnelle (on y entend notamment le "Samson et Dalila de Camille Saint Saëns), les dialogues savoureux (signés François Sagan). Le contexte politique n'est pas oublié : dans le film où l'on voit Georges Mandel (Jean-Pierre Melville) conseiller à Clemenceau (Raymond Queneau) de monter l'affaire en épingle afin de créer une diversion à la situation économique de l'immédiat après-guerre. Parler d'élégance à propos de ce film paraît osé tant le sujet est scabreux, mais quel autre qualificatif employer ?
L’histoire fascinante de Landru aurait mérité un meilleur traitement. Chabrol s’embourbe dans une narration répétitive et livre une œuvre un peu longue. Le film se regarde toutefois avec plaisir car les situations cocasses sont légions, mais il aurait pu atteindre une tout autre dimension en exploitant avec plus d’intelligence son fantastique casting féminin.
Claude Chabrol, sur des dialogues savoureux signés Françoise Sagan, réalise sa version de l'affaire Landru, tueur de femmes tristement célèbre. Ici, c'est l'irrésistible Charles Denner qui prête ses traits au criminel, le rendant charmeur et attachant malgré ses actes (qui seront toujours suggérés), prenant l'argent qu'il récupérait de ses victimes pour s'occuper de sa famille alors que la France était dans une période de crise pendant la première guerre mondiale. Si les dialogues sont réussis et que le casting est très bon, on a connu la mise en scène de Chabrol plus inspirée. L'ensemble, malgré sa minutieuse reconstitution, est mou et manque cruellement de rythme. C'est dommage car un tel sujet aurait mérité d'être encore mieux servi et l'on ne peut s'empêcher de penser à ce qu'en a fait Charlie Chaplin avec son excellent "Monsieur Verdoux".