Première oeuvre d'un réalisateur à peine âgé de 23 ans, "Boyz'n the Hood, la loi de la rue" est surtout resté parce que c'est le premier véritable film où la violence dans les ghettos noirs est montrée. Mais on ne peut pas parler ici de réussite : acteurs moyens pour ne pas dire médiocres, à l'exception de Laurence Fishburne, histoire qui met longtemps avant de démarrer donc difficile de ne pas décrocher jusqu'à une fin un peu plus vive mais rendue peu crédible par un côté moralisateur assez agaçant et certains rebondissements appuyés, esthètisme qui a pris un coup de vieux. Historiquement, il y a peut-être un tout petit intérêt, autrement bof...
Longtemps considéré comme le film de référence sur le thème de la vie dans les banlieues difficile, puisque, sur la côte est, Spike Lee traitait le sujet avec beaucoup de légèreté, ce film construit comme l’évolution de trois jeunes lascars du South Central de Los Angeles passant de gamins perturbateurs au stade d’adolescents voulant devenir des hommes a inspiré beaucoup d’œuvres sur ce sujet de société aux quatre coins du mode, tels que LA HAINE en France ou LA CITE DE DIEU au Brésil. John Singleton, sans aucun doute très inspiré de sa propre expérience, décrit avec justesse la difficulté de concilier au quotidien la reconnaissance dans un contexte de guerre des gangs, la tension meurtrière de la vie urbaine, les conséquences de la politique ségrégationniste, les amours de jeunesse, le sexe et les relations familiales. Cette image de la délinquance réussit à ne pas plonger dans la violence gratuite, choisissant un message moralisateur prônant l’éducation comme seule à la voie de survie du ghetto.
Ceux qui s’attendaient à un déferlement de violence en seront pour leurs frais. Pas de «drive by shooting», de guerres de gangs interminables et sanguinolentes, et beaucoup moins de morts que dans «Rambo». Le sujet c’est la famille, recomposée ou démembrée, qui survit dans un environnement hostile, le ghetto de South Central à Los Angeles. La famille donc, avec le chaînon manquant, le père. Ici il est présent, ça change tout et en même temps si peu. Il n’est pas aidé par le climat de danger permanent ou tu peux te prendre une balle perdue en allant simplement faire les courses. C’est une chronique urbaine à dimension humaine, assez réaliste, et sans effets de style tape à l’œil. Voir ses jeunes grandir tout en étant condamnés au ghetto à moins d’un coup de bol, ou coup de génie raconté sans dramatisation larmoyante, ou mélo inopportun. Rythme ou plutôt faux rythme qui installe une crainte constante, on voit souvent les armes, mais elles crachent rarement le feu, et même le policier on ne peut lui faire confiance, si bien on sent la catastrophe qui va arriver. Cuba Gobing Jr. se révèle dans ce rôle d’ado pas facile, et joue son meilleur rôle, Ice Cube est excellent en dealer désabusé, Larry Fishburne est solide comme un roc dans ce rôle de père, et la complicité père-fils est très bien exposée, tout ça sent le vécu et la vérité. Des dialogues en forme de battle hommes-hommes, hommes-femmes, gamins contre gamins, ça fait exploser la violence par les mots plutôt que par les gestes, jusqu’à l’incident de trop. John Singleton vise clairement le message et l’éducation d'une population cible, plus précisément «l’Edutaiment», éducation et entertainement. Le tour de force réussit dans ce film, c’est que l’un ne prend jamais le pas sur l’autre. Fort heureusement devenu culte. Increase the peace. PS: La version française est vraiment à chier, et dénature le film, dommage.
Même s'il a pris quelques années, ce film reste un must incontournable des films sur les banlieues noires US. Le duo d'acteurs est tout simplement énorme, on est pris au tripes tout au long du film et on alterne entre larmes de tristesse et vraie souffrance. A voir et revoir sans hésitation...
Un classique du film de ghetto à la sauce années violence aux USA. Bien que très porté sur le "black-victime", l'histoire est magnifiquement ficelée et prenante. La stigmatisation systématique ne nuit en rien au déroulement du scénario, bien au contraire, argumentant tantôt les défauts et les qualités de cette violence.
John Singleton a vécu 28 ans dans le ghetto de Inglewood en faisant des études de cinéma. Son premier film est simplement fantastique. Le scénario est toujours juste sans aucun pathos superflu. On sait que l'issue sera forcément tragique pour plusieurs d'entre eux mais on est surpris quand cela arrive et on est même ému aux larmes. D'ailleurs, un acteur du film est mort peu de temps après, Dedrick Gobert victime de la réalité du film de Singleton...
Mais revenons au film. Au point de vue formel, ce film est incroyablement bien maîtrisé, tout comme la direction d'acteurs, tous incroyables de Cuba Gooding Jr. rendant Tre sympathique malgré tous ses défauts à Regina King qu'on voit assez peu dans ce film (heureusement). Ce film possède aussi, des scènes où les personnages parlant entre eux nous parlent en fait des conditions de vie dans le ghetto (le dialogue sur les appellations pour une femme "BITCH" ou "WHORE"). Ce film sonne toujours juste grâce à l'interprétation sensationnelle, il fallait que j'en parle séparément, de Laurence Fishburne. Ce mec est incroyable dans le rôle parfaitement oscarisable de Furious Styles, le père de Tre et, accessoirement son meilleur ami. A signaler encore une erreur des Français de mettre La Loi de la Rue comme sous-titre alors qu'aux USA, c'est la phrase que Singleton met en fin du film, la fin la plus émouvante de tout ce que j'ai pu voir auparavant : Increase the Peace. Quand à la musique composé par Stanley Clarke, elle est parfaite tout comme la bande-son avec comme chefs de groupe le groupe Toni ! Tony ! Tone ! et Ice Cube...Ce film devrait passer dans les écoles pour apprendre aux jeunes ce qu'est la vie.
Pour finir, j'aimerais rendre hommage à Desi Arnaz Hines II qui est un formidable acteur et qui est absent des écrans depuis 1999. John Singleton commence donc sa carrière par un chef d'œuvre, une carrière qui restera dans les annales et qui est loin d'être finie.
Ce film s'inscrit dans la série des films sur la banlieue. Là ou Menace II Society exhalte et idolatre presque les quartiers, Boyz' ne fait que narrer la vie d'un jeune. Clairement, rien de palpitant. Durant tout le film, on se dit "la il va y avoir une fusillade" ou "lui il va mourir", et finalement non. Pas vraiment d'action, seuls les acteurs et la mise en scène sont à garder, pour un resultat mitigé.
Mis à part un casting plus que douteux et une composition musicale au ras des pâquerettes, John Singleton peine à faire passer son message, qui se voudrait moralisateur. Cependant il se peut que quelques amateurs de hip hop trouvent en son film du divertissement.
Aucune violence inutile n'est montrée dans ce très bon film qui raconte l'histoire de trois amis assez différents qui vivent dans un ghetto de L.A. Les acteurs sont tous excellents (surtout Ice Cube) et le réalisateur connait son sujet.
Premier film est essai transformé haut la main pour Singleton. Les personnages sont bien développés à travers de bons acteurs et l'ambiance nous est parfaitement retranscrite.
Un classique des films de ghetto US, le premier grand classique je dirai. Le film est pas mal mais m'a déçu la première fois que je l'ai vu, pas assez violent, je m'attendais à un film bien plus dure avec plus de fusillades ! La fin est néanmoins très violente avec le meurtre d'un des membres de la bande de jeunes dont on découvre la vie dans le "hood" puis le règlement de compte qui s'en suit. La scène du "Drive-By" sur fond de musique "Black On Black Crime" est elle mythique.
Portrait quasi authentique des ghettos black de Los Angeles (car Singleton en vient). Violence, drogues et détresse sociale au programme. Le style est parfois vulgaire (comme les dialogues), mais le scénario frappe par son réalisme et sa cruauté (manque un peu d'originalité cela dit). Casting intéressant, oeuvre à voir pour essayer de cerner quelque chose qui est toujours d'actualité.