Barton Fink
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268 critiques spectateurs

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Charley Sifaoui
Charley Sifaoui

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2025
J'ai pris ce film en route sans savoir qu'il était signé des frères Coen mais, très vite, on comprend et on devine qu'il est d'eux. Il y a une ambiance Coen inimitable. Je n'ai pas tout compris, bien sûr mais avec les frères Coen c'est normal compte tenu des symboliques très personnelles liées à leurs propres expériences. Ce n'est qu'après avoir visionné ce film très prenant quoiqu'un peu déroutant et lu certaines confidences de ses auteurs qu'on parvient à expliquer ce que l'on voit et à à remettre les scènes dans le contexte plus ou moins logique et construit que nous ordonne de lui donner notre cerveau. La symbolique du siphon est jouissive et vraiment du meilleur comique...

J'ai aimé ce film. la qualité de la photo, le jeu des acteurs, tout... Et j'ai beaucoup ri aux mésaventures des décorations du producteur/colonel lorsqu'il reçoit Barton Fink pour la dernière fois à la fin du film. Si vous revisionnez cette scène, observez la danse des décorations qui ornent la poitrine de ce personnage remuant et exubérant. C'est une erreur de script - et d'attention - typique du cinéma : une barrette de décorations est tantôt accrochée convenablement (horizontalement), tantôt décrochée, pendant verticalement et lamentablement par une extrémité et s'agitant au rythme de l'agitation du personnage. Etait-ce une erreur ou était-ce voulu car l'effet comique est assuré ! Mais il me semble que personne ne l'a remarqué...
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 847 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 mai 2025
Réalisé par les frères Coen en 1991, Barton Fink est souvent salué comme un chef-d'œuvre du cinéma indépendant, auréolé de la Palme d’Or à Cannes. Pourtant, malgré sa réputation, le film m’a laissé sur le bord de la route. Derrière sa façade stylisée et son ton singulier, il peine à véritablement captiver, notamment en raison de son rythme étiré, de son récit volontairement opaque et d’un manque d'attachement aux enjeux ou aux personnages.
Le film suit Barton Fink, un dramaturge new-yorkais engagé à Hollywood pour écrire un scénario de film de catch. Confronté au syndrome de la page blanche, il s'enfonce progressivement dans un cauchemar psychologique au sein d’un hôtel lugubre, en compagnie de personnages étranges et énigmatiques. Sur le papier, le point de départ est intrigant ; à l’écran, l’exécution souffre d’un tempo très lent, voire poussif. L’intrigue semble tourner à vide pendant une bonne partie du film, étirant inutilement les scènes et alourdissant l’ensemble.
L’autre difficulté majeure réside dans la dimension hautement symbolique et métaphorique du récit. Si certains y verront une méditation sur la création, l’orgueil intellectuel ou l’enfer intérieur de l’artiste, cette lecture exigeante manque parfois de chair ou de clarté. À force de ne rien expliquer et de tout suggérer, le film finit par paraître prétentieux, voire creux. L’aspect surréaliste de la seconde moitié – pourtant censé apporter une tension dramatique – m’a laissé indifférent, tant il semble déconnecté de toute émotion ou implication narrative.
Même les performances d’acteurs, bien qu’irréprochables sur le plan technique (notamment John Turturro et John Goodman), peinent à rattraper l’absence d’enjeux clairs ou de dynamique dans le récit. Les personnages apparaissent plus comme des archétypes ou des figures symboliques que comme des êtres humains auxquels on pourrait s’attacher.
En somme, Barton Fink est un film qui semble davantage conçu pour être interprété que vécu. Il plaira sans doute à ceux qui aiment décortiquer les images et les non-dits, mais pour ma part, je suis resté à distance, frustré par son absence de rythme, son trop-plein de métaphores et un intérêt narratif trop diffus pour réellement m’emporter.
Quentin
Quentin

4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 mai 2025
Je me suis ennuyé tout le long du film, c'est un thriller qui procure aucune émotion, ne regardez pas ce film
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 047 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2025
Un chef d'œuvre réalisé par Joel et Ethan Coen. John Turturro et John Goodman impressionnent par leurs performances d'acteurs.
shuffleup
shuffleup

8 abonnés 353 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2024
Il y a quelque chose de pourri à Hollywood.
L'angoisse de la page blanche est le prétexte à un film arty, artificiel et théorique.
On s'ennuie quand-même même beaucoup dans cette chambre miteuse dont les murs se décollent, laissent passer des bruits étranges, et où sifflent les moustiques.
Cinéphiles 44

1 669 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2024
"Barton Fink" est une plongée étrange et fascinante dans les méandres de la création artistique. Suivant Barton, un dramaturge idéaliste invité à écrire pour Hollywood, le film dépeint une industrie impitoyable et absurde, où les ambitions littéraires se heurtent au cynisme du divertissement. Avec une réalisation stylisée et une atmosphère oppressante, les Coen instaurent un malaise palpable, accentué par l’interprétation magistrale de John Turturro. La dimension allégorique du film, parfois trop appuyée, peut cependant perdre une partie du public dans des métaphores excessives.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mars 2023
Premier grand succès des frères Coen et lauréat de la Palme d'Or, "Barton Fink" n'est pourtant pas l'oeuvre que je retiendrais dans leur filmographie. Assurément, on retrouve la patte des deux cinéastes et leur incroyable maîtrise de la mise en scène mais le scénario m'a moins convaincu. L'intrigue est un poil trop "fourre-tout" voire assez brouillonne par instants. Malgré une touche décalée bienvenue, l'histoire n'a jamais réussi à m'embarquer totalement. Pas toujours compris le sens ni la direction voulus par les frangins.


Pour ce coup-ci, je n'ai pas totalement adhéré au délire des frères Coen mais "Barton Fink" n'en demeure pas moins techniquement irréprochable.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2023
Le meilleur film des Coen ? Probablement, mais pas forcément parce que c'est celui qui a obtenu la suprême récompense (Palme d'Or), même si cette Palme d'Or est justifiée.
En fait, ce n'est pas LE meilleur film des Coen, mais un de leurs meilleurs avec "No Country for Old Men" et "The Big Lebowski". Cette histoire d'un auteur de théâtre chargé, presque malgré lui, d'écrire, pour Hollywood, le scénario d'un film sur le catch (autant demander à Hemingway d'écrire un film de la série des "Gendarme") et qui, on s'en doute, lutte pour trouver de l'inspiration, cette histoire est absolument géniale. On ne va pas rentrer dans les détails, ce que j'ai résumé est le pitch initial, le film fourmille de personnages, de détails, de rebondissements, et une fois fini, on n'a qu'une envie, le revoir. Déjà parce que c'est génial. Ensuite parce que c'est le genre de film qui mérite plusieurs visionnages, on ne peut pas le digérer en une seule fois. Et le duo d'acteurs principaux, John Turturro et John Goodman, est à tomber par terre.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2023
Je suis pas très fan des films des frères Coen. Alors avoir bien aimé Barton Fink c’est déjà énorme pour moi.

C’est d’ailleurs un peu étonnant qu’il ait été récompensé à Cannes avec ses airs de petite comédie américaine. Et c’est ce qui m’a plu. Cette jonction entre simple comédie accessible et film d’auteur précis et auto-réflexif.

Ça rappelle le cinéma de Sergio Leone ou celui de Jean-Pierre Jeunet, à la fois très sérieux et autodérisoire. Un cinéma de l’hyperbole.

Car oui, tout s’exagère dans Barton Fink. Ça lui crée d’ailleurs son principal défaut : trop long. Mais passons. John Turturro surjoue. Mais il surjoue très bien. Encore une fois c’est précis, ça s’accompagne des mouvements de caméra et du montage. Tout s’harmonise. Les cadres sont improbables, débullés, au ras du sol. Les focales sont courtes. Les couloirs semblent interminables. C’est une histoire de millimètres à chaque fois, juste ce qu’il faut. Donc systématiquement trop. Les personnages semblent à des années-lumières les uns des autres, autant dans la composition que dans leur psychologie. En tant que spectateur on accepte tout, on s’habitue à l’excès, même la fin, en deux temps.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 858 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 septembre 2022
D'entrée de jeu, à travers une caméra subjective, voire quelques plans immersifs, nous pénétrons à l'intérieur de Barton Fink et ressentons ce qu'il ressent, de bruits, de doutes, de questionnements et d'angoisses. Notre regard devient celui du dramaturge qui s'inspire de tout ce qu'il voit pour le mettre en étonnement. Le souci du détail, l'interprétation de Turturo nous permettent presque de sentir les odeurs douteuses et le contact poisseux de certaines scènes.

Tout comme dans leurs trois précédents films, les frères Coen nous montrent un anti-héros perdu entre deux univers, ici l'hôtel sordide où il réside et la frénésie du business hollywoodien, le tout peuplé de caractères presque caricaturaux.

Chaque rencontre est détonante, entre punchlines et silences, et dans le même temps dialoguée à la manière des films des années '40, jouée comme au théâtre. Dans cette descente aux enfers, l'auteur à succès de Broadway se heurte au syndrome de la page blanche dans un univers qui n'est pas le sien.

Car ce Barton Fink est surtout une mise en abyme aux contours flous, comme l'est la baigneuse de dos, qui regarde la mer, épinglée sur le mur de la chambre du héros. Parabole aussi sur la création et l'aliénation du créateur au monde réel, jusqu'à ce que tout bascule et que les petits détails un rien décalés prennent de l'ampleur, une connotation biblique comme on en trouve dans Kafka quand ses personnages se heurtent à l'arbitraire de l'absurde.

Est-ce un hasard si Fink se termine par un K ?
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 mai 2022
"Barton Fink", film culte des frères Coen et palme d'or au festival de Cannes 1991, est très étrange, à l'humour noir et à l'ambiance inquiétante.
Il est difficile de faire un réel compte-rendu de ce film tellement il est énigmatique, ce que je peux dire c'est qu'il s'agit d'une critique assez virulente et drôle du système hollywoodien, aux nombreux passages kafkaïens. Un film audacieux mais difficile à cerner, je pense l'avoir apprécié...
Jeune Ras
Jeune Ras

13 abonnés 469 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 décembre 2021
Un classique des frères Coen. Profond, décalé et déroutant. Le jeu d’acteur est fabuleux et le scénario grandiose. Quel bon moment de cinéma!
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2021
Ma première impression en tant que néophyte du travail des Coen, c'est comment leurs personnages sont construits autant sur la base de leur charisme que de petits riens. La qualité des dialogues, du script et de la direction d'acteurs fera d'ailleurs vite comprendre qu'ils ont tous leur rôle à jouer : indices, symboles, ils sont l'ornement utile d'une histoire qui se faufile partout.

Je serais en mal de dire sur quoi le film porte. D'un côté, c'est une introspection d'Hollywood comme beaucoup de grands réalisateurs en feront au moins une (Full Frontal, Once Upon A Time in Hollywood…). Mais c'est aussi un thriller et une biographie fictive composée de bouts d'histoires vraies, de fragments de ces expériences que connaissent les créatifs à travers leurs caprices – des tourments inconnus des moins privilégiés. L'auteur insatisfait à cause de l'œuvre grandiose qui lui échappe, le producteur avide du rêve américain qu'il dispense à sa guise, et même le meurtrier qui assassine parce qu'il veut "aider les gens" dans sa folie, tous ont le même rêve... d'accomplir leur rêve.

Au passage, John Goodman interprète ce que je considère d'ores et déjà (pour le moment du moins) comme un des meilleurs personnages de l'histoire du cinéma. Adorable, terrifiant, sociopathe exquis, tour à tour prophète et prolétaire, son charisme indestructible sert de catalyseur et de point de convergence pour tout ce que le film (et Hollywood, son sujet) a d'abominable. C'est à travers lui que des angoisses (fictives et romancées, après tout) prennent forme : la chaleur suffocante, le meurtre, et les choses étranges qui se passent dans son hôtel, c'est le Mal, non plus fantasmé mais réel qui suinte et s'immisce dans l'existence de Fink.

Si le récit prend des tours divers, l'histoire est la même pour tous : comment atteindre les autres pour s'atteindre soi-même, et la qualité prismatique du public dans cette entreprise. Bien qu'il soit en même temps très satisfaisant à voir, le film recycle la frustration de tous ces personnages. Barton Fink, l'auteur, voulait un théâtre de l'Homme commun ; les Coen ont fait un cinéma de l'Homme exceptionnel. Mais dans les deux cas c'est pour qu'on s'y reconnaisse : alors que les protagonistes se reconnaissent entre eux, on voit que ce n'est jamais rien que la forme du cinéma, et du monde, qui nous sépare d'eux.
Alasky

454 abonnés 4 561 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 novembre 2021
Pas déplaisant à voir grâce à ses décors, à son ambiance, et à ses acteurs, mais je n'ai pas accroché au film dans son ensemble, je l'ai trouvé très ennuyeux, mollasson et sans intérêt. Pas ma tasse de thé, je passe.
Fredodoow
Fredodoow

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2021
Du génie, splendide, touchant, bref les frères Coen prouvent qu'ils sont les meilleurs réalisateurs de tout les temps.
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