Barton Fink
Note moyenne
3,9
6324 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

268 critiques spectateurs

5
79 critiques
4
75 critiques
3
52 critiques
2
43 critiques
1
17 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2023
Ce quatrième long-métrage des frères Joel et Ethan Coen remporte à l’unanimité la Palme d’or du festival de Cannes en 1991. Avec une grande ingéniosité dans les prises de vues et les cadrages, ce film possède également un scénario rondement ficelé. Lorsqu’un jeune écrivain (John Turturro) débarque à Los Angeles pour entamer sa carrière de scénariste, il échoue dans un hôtel miteux. Devant faire face aux affres de l’écriture, il éprouve toutes les difficultés à trouver l’inspiration au milieu de son quotidien terne, perturbé par la bonhomie de son étrange voisin de palier (John Goodman). On retrouve tous les ingrédients qui font la marque de fabrication des deux cinéastes : humour décalé, personnages typés et violence esthétique. Bref, dans un délire onirique total, l’histoire trouve le moyen de porter une critique acerbe du système hollywoodien.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2021
En 1989, les frères Coen entament l’écriture de « Barton Fink » alors qu’ils peinent à finir le scénario de « Miller’s Crossing », film de gangsters lorgnant d’un œil goguenard et distancié du côté des productions de la Warner des années 1930 où brillaient mitraillette à la main les Paul Muni, George Raft et autres Humphrey Bogart. N’arrivant pas à venir à bout des multiples intrigues qui s’entremêlent comme autant de trahisons au sein de gangs et malfrats en tension, les deux frères s’exilent à New York pour travailler sur un autre projet qui sera comme un exutoire à leur problème temporaire de création à travers un écrivain de théâtre new-yorkais venu sur les conseils de son agent « se remplir les poches à Hollywood » pour mieux repartir vers des projets plus « ambitieux ». Il faut dire que les deux frères ont à l’époque un statut encore un peu précaire à Hollywood. Leur premier long métrage, « Sang pour sang », film noir devenu culte a certes été salué par la critique mais il n’a pas été un franc succès commercial. C’est en réalité « Arizona Junior », leur comédie décalée, un peu foutraque mais néanmoins jouissive qui a assis leur notoriété aux Etats-Unis. Il leur faut donc frapper fort assez rapidement pour ne pas être condamnés à devenir des « yes men » dont ils ne sont pas sûrs de posséder ni la ductilité ni la force productive (ils n’ont tourné que deux films en sept ans). Un statut qui sans aucun doute mettrait fin à leur liberté créative mais aussi et surtout nuirait à leur collaboration. S’ils n’ont eu aucun mal à écrire en trois semaines « Barton Fink » avant de s’atteler au tournage de « Miller’s Crossing », c’est peut-être qu’ils ont côtoyé de près toutes les phobies de Barton Fink interprété par un John Turturro en apesanteur, réalisant avec maestria la synthèse des deux frères plongés dans les affres de la crainte d’une créativité qui à peine exploitée se décollerait de leurs cerveaux comme le papier peint de la chambre occupée par Fink au Earle Hotel. Bizarrement rempli sans que celui-ci n’y croise jamais personne hormis un curieux vendeur d’assurances (John Goodman), le Earle hôtel et sa chambre suintante ne symbolisent sans doute rien d’autre que l’univers mental du scénariste complétement déstabilisé par la démarche que lui a imposée son agent. L’image du rocher fouetté par les vagues du Pacifique, assurant la transition entre l’univers intellectuel nombriliste new-yorkais dans lequel évolue Fink et le soleil aveuglant qui baigne la Mecque du cinéma, montre la rapidité avec laquelle les repères du petit écrivain un peu trop sûr de la pureté de son talent vont être balayés. A partir de ce postulat de départ, les deux frères s’amusent en se jouant de tous les clichés qui nimbent l’univers des studios. La scène épique où un Barton Fink éberlué fait face à Jack Lipnick, « mogul » monstrueusement interprété par un Michael Lerner dantesque, devenu tout à la fois Jack Warner, Harry Cohn et Louis B. Mayer donne d’entrée le ton de ce qui va suivre. Une farce référentielle où les deux frères se moquent d’eux-mêmes et de leurs angoisses. La présence incongrue de l’intrigue meurtrière au milieu du film a amené certains à s’interroger sur la signification exacte de la présence de ce tueur en série qui vient brusquement chambouler encore un peu plus la psyché d’un Barton Fink faisant progressivement le douloureux constat face à une page blanche n’en finissant pas de le rester qu’il n’est pas capable d’exécuter la commande d’un Jack Lipnick curieusement bienveillant. Formidablement secondés par leur nouveau directeur de la photographie, Roger Deakins, les frères Coen délivrent une esthétique somptueuse allant piocher dans les univers visuels de Roman Polanski (« Le locataire » en 1976) et de Stanley Kubrick (l’hôtel Overlook de « Shinning » abritant l’atonie créative de Jack Torrence) ou encore de David Lynch en affublant John Turturro de la coiffure proéminente de Jack Nance dans le très troublant « Eraserhead » (1977). On y croise aussi le fantôme de William Faulkner (John Mahoney) venu avant Fink vendre son talent et un peu de son âme à Hollywood. Trop vouloir se livrer à l’exégèse d’un film que les deux frères n’ont pas cherché eux-mêmes à expliciter, peut être un exercice gratifiant voire jubilatoire mais aussi faire passer à côté de sa substance réelle qui pourrait se décliner en un brillant exercice de style libératoire visant à solliciter tous les sens du spectateur aiguillonnés par deux frères qui ont voulu tout simplement transcender par la dérision un moment de doute.
wincent
wincent

3 abonnés 58 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2021
Peut-être le film le plus personnel des frères Coen, à travers le personnage de Barton Fink qui souhaite réaliser des films sur des "gens communs". Même si le film égratigne diverses professions d'Hollywood, ce n'est pas ni le propos, ni l'essentiel à retenir à mes yeux.
Le film est bon (il n'a pas reçu 3 récompenses majeures au festival de Cannes pour rien), frôle par moment l'excellent notamment lors des scènes entre John Turturro et John Goodman ; je regrette seulement une fin trop fantastique à mon goût.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mars 2021
Au risque de finir comme la Audrey du film : non, on n'a pas du tout été embarqué par ce film sombre-existentiel-intello des Frères Coen. L'intrigue est minimaliste et plutôt un cliché commun des écrivains dans les films (l'écrivain qui nous refait le coup de la page blanche et contemple les énergumènes qui l'entourent en attendant d'avoir le coup de génie), alors on se met nous aussi à contempler la mise en scène, réussie, des plans qui allient des gros plans sur une bonde de salle de bain (coucou Hitchcock) ou sur un papier-peint qui se décolle avec un bruit de succion écœurant, qui mêlent la folie des soirées dansante à la dépression cachée du jeune homme, qui forment un jeu de combat visuel entre John Goodman et John Turturro (qui prolonge la scène de lutte)... La vie adaptée à l'écran du scénariste des années 40 et 50 Clifford Odets, qui se mélange à la précédente œuvre des Frères Coen (Miller's Crossing, soit l'histoire d'un homme interprété par John Turturro qui rencontre un homme dans un immeuble), donne un Barton Fink qui ravira le public qui parvient à y trouver des métaphores à la pelle, mais, pour notre part, nous a plus que lassé. On aurait aussi gagné à le voir avant Pulp Fiction (1994) et Seven (1995), car le mystère de la boîte qu'il ne faut pas ouvrir était "là en premier" dans ce film de 1991, et l'on n'a pas pu s'empêcher de comparer les scènes, d'essayer de comprendre ce que la boîte renfermait (on ne le saura pas, ce qui nous a bien agacé, étant encore une fois un cliché du genre pour faire parler les fans), de savoir quel était l'intérêt de ce feu d'artifice narratif à la dernière seconde quand on s'est quasiment endormi deux heures durant... Le déséquilibre du rythme et du contenu (très contemplatif jusqu'à la limite du générique de fin où tout part à vau-l'eau) nous a étonné dans le mauvais sens (cette fin nous a paru ridicule, mal amenée, et avec un sens métaphorique qu'on a interprété comme on a pu, disons carrément "au petit bonheur" en espérant n'avoir pas déduit n'importe quoi). Les deux John (Goodman et Turturro) se complètent bien, la mise en scène est soignée, mais ce Barton Fink fait partie des films adulés par la majorité des spectateurs, sans qu'on n'en ait partagé l'engouement.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 janvier 2021
Afin de dénoncer l'absurdité de la domination commerciale sur l'artistique tout en évoquant l'angoisse de la page blanche les frères Coen nous invitent entre cynisme et humour absurde à découvrir les trames scénaristiques que s'imagine leur héros; cependant le parti pris de mise en scène ainsi que le rythme aussi nonchalant que le protagoniste nécessitent une adhésion profonde à cet univers singulier pour éviter lassitude et indifférence. A réserver aux aficionados!
Hal9000
Hal9000

2 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2020
Hollywood années 40. L’histoire hésite longtemps entre sérieux et burlesque puis dérape vers un thriller surréaliste et sanglant dans des décors qui rappellent Edward Hopper. La séquence où l'hôtel prend feu est d'une beauté époustouflante.
Yohann H
Yohann H

20 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2019
Vu recemment...alors c est super bien filmé et monter même si le film se passe seulement dans 3-4 decors differents( principalement 3), acteur au top mais à la fin on reste sur sa faim... a voir sans plus, je m attendais a mieux des freres cohen...apres c est leur premier grand film...
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mars 2019
Décidément je n'accroche pas au cinéma des frères Cohen. Ce n'est pas
mauvais, mais je crois qu'il y trop de choses qui m'échappent.

Au début des années 40, la pièce écrite par le timide Barton Fink
connaît un énorme succès. Il est alors embauché pour écrire un scénario
de série B sur le catch. Enfermé dans une chambre sordide d'un immense
hôtel, il tente de ne pas sombrer dans la dépression malgré le fait que
la page n'ait jamais été aussi blanche...
La réalisation fait preuve d'ingéniosité et d'élégance: le cadrage est
très bon, la mise en scène originale et astucieuse, les mouvements
fluides, les prises de vues intéressantes et la profondeur de champ réussie.
Le scénario séduit au début: on se prend de sympathie pour ce pauvre
type un peu paumé, et cette impression d'étrangeté inquiétante qui est
présente constamment est assez réussie. Certaines scènes sont réussies
mais il y a un très gros problème de lenteur: en effet, le film ralentit
beaucoup trop au bout d'une heure, l'intrigue devient beaucoup moins
intéressante et trop farfelue, beaucoup de passages soit se répètent
soit sont inutiles, et la fin trop ouverte. On évite quelques clichés
mais pas les incohérences ni un profond sentiment d'ennui.
Les acteurs sont assez bons, mais en font parfois un peu trop.
Les personnages sont attachants et originaux.
Les dialogues fonctionnent assez bien, mais sont souvent trop longs.
La photographie est plutôt réussie, il y a une lumière assez
intéressante et de jolies couleurs.
Le montage est pas très adroit ni inventif.
Les décors de Dennis Gassner (Big Fish, Skyfall, 007 Spectre) et de
Nancy Haigh (Big Fish, Forrest Gump) sont très beaux, surtout l'hôtel
qui fait froid dans le dos, les costumes assez bons et la musique assez
réussie.

"Barton Fink" n'est pas un film déplaisant en soi, mais assez ennuyeux.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2019
Portrait au vitriol de personnages hauts en couleur, 'Barton Fink' prend sans prévenir une tournure beaucoup plus sombre à mesure que se dévoile son programme de réinterprétation oblique du mythe de Faust. C'est hilarant, effrayant - et surtout brillant.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2019
Un des films les plus foutraque des frères Coen. Barton Fink est un rêve qui vire au cauchemar avec en toile de fond une interrogation sur l’art et sur la création et surtout sur la distinction qui est faite entre l’art récréatif ou pop culture et un art plus respectable plus élitiste. Et le film est vraiment un panaché de ces deux aspects avec des moments récréatifs et premier degrés et d’autres qui sont vraiment très imagés et tentent d’interroger de stimuler le spectateur. Autre aspect très fort du film sa véritable beauté sans jamais être « joli » le soin porté au cadre et la photo sont remarquables. Et puis il y a surtout John Turturro méconnaissable et admirable dans le rôle titre avec aussi des seconds rôles bien barrés comme les frères Coen savent si bien créer.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2019
Un autre bon film décalé aux tons satiriques des frères Coen, qui traite de cinéma et de l’industrie de l’art. Un film très plaisant et intéressant. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2017
Je poursuis mon exploration du cinéma des frères Coen avec Barton Fink. Après le mémorable Fargo, le très intéressant Burn After Reading, j’avais envie de m’attaquer à un autre film de réputation des deux réalisateurs : Barton Fink.
Bon, c’est bien, mais pour moi inférieur à Fargo, c’est certain. Il y a scénaristiquement de très bonnes choses. La dénonciation du milieu du cinéma est drôle et corrosive, avec une représentation dopée à l’humour noir des pratiques assez foldingues des producteurs, réalisateurs, scénaristes… Cette partie est bonne, par contre j’ai vraiment le sentiment que la partie intégrant Charlie Meadows est inférieure, et s’imbrique moyennement avec le reste. La mise en place de la relation entre Fink et Meadows est bonne, mais par contre la dernière partie, assez abrupte, grandiloquente, attendue au demeurant, m’a franchement moins convaincu. En fait, à partir du moment où le film prend trop une tournure thriller, Barton Fink part un peu en cacahuètes, et oublie pas mal de ses points forts de la première partie.
Le casting est bon, avec des habitués des frères Coen. Turturro est idéal dans son rôle, en scénariste un peu perdu qui glisse petit à petit dans la folie. Goodman est idéal dans son rôle à contre-emploi ambigu et difficile à cerner. Autour de ce duo, une galerie de seconds rôles tout à fait fendard, spécialement Michael Lerner complètement déjanté aux côtés de Tony Shalhoub qui en fait des méga-caisse. Buscemi pour sa part est en retrait ici, il apparait peu. A souligner aussi le rôle très excentrique de John Mahoney, écrivain en pleine déchéance qu’il campe fort bien.
Formellement Barton Fink est très bien creusé. Les frères Coen livrent des images très réussies, notamment dans l’épilogue qui, tout en étant assez décevant sur le plan de l’histoire, a le mérite, au moins, d’être visuellement très réussi. Barton Fink nous plonge dans un univers assez cradingue qui contraste avec le soleil hollywoodien, et l’ambiance, d’autant plus qu’elle a un charme rétro, à vraiment de l’allure. Plastiquement pas grand-chose à redire donc, avec, comme souvent chez ces réalisateurs, une bande son discrète mais qui se marie bien à l’ensemble.
Bon, je ne vais pas mentir, Barton Fink reste pour moi une petite déception vu l’excellent départ, et mon intérêt pour ces réalisateurs. Comme je l’ai dit, la partie thriller fonctionne mal (rien que l’élément déclencheur, que je ne préciserai pas, qui n’est pas crédible si l’on y réfléchit un peu), et le film aurait dû se concentrer sur sa dénonciation du milieu du cinéma, sans chercher à mélanger les genres. Pour moi ça reste la lacune de ce film, ce qui ne remet pas en cause ses qualités formelles et ses numéros d’acteurs délirants. 3.5
lejeff64
lejeff64

3 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juin 2017
« Barton Fink » est un de ces films qui mérite une seconde vision. Si on s’arrête juste à l’histoire basique d’un écrivain perdu, on assiste à un film très léger et sans grand intérêt. Par contre si on part avec le postulat de l’hôtel diabolique et de la perte dans ses méandres de l’écrivain, le film prend une autre dimension et devient bien plus intéressant !
Mais on est loin de pouvoir crier au chef d’œuvre ! On assiste tout de même à une sorte de huit clos assez lent et dont d’autres films ont abordé le sujet avec plus de réussite. Shining est sorti tout de même 11 ans avant et avec un traitement bien mieux réussi.

Comme la plupart des films des frères Coen, ce Barton Fink est surcoté.
Il est toujours bien d’aimer un Coen…
Rodolphe V
Rodolphe V

5 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2017
Barton Fink est un film qui pour le coup est complètement déroutant. Autant la première moitié ne laissait présager que du bon, autant la seconde a commencé à me perdre. Le scénario est pour le coup très étrange puisque il change subitement de thème à plusieurs reprises. Les personnages sont complètement loufoque, autant les uns que les autres, et sa c'est un réel plaisir. C'est grâce à leurs personnages profond et comique que les frères Cohen se démarque autant, et ce film le prouve encore une fois.
Ce qui fait que mon avis général est bon, mais que malheureusement, le fait que le film me perde à plusieurs reprise aura quelque peu gâché mon expérience, me laissant l'impression que l'œuvre aurait pu être presque au niveau de The Big Lebowski si elle n'avait pas eu ces quelques moments d'incompréhension. Dommage.
Fouhed L.
Fouhed L.

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 décembre 2022
Voilà sans doute l'un des plus beaux chef d'oeuvres des frères Cohen qui offrent des dialogues aussi drôles que subtiles à un John Turturro tout simplement génial. Grandiose !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse