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Un visiteur
4,5
Publiée le 2 mars 2017
une mise en scène qui mérite son prix au festival de cannes grâce à des personnages toujours aussi bien écrits , la dernière partie du film marque les esprits tant elle est inattendue mais barton fink est avant tout un film sur le cinéma et ses contradictions et l'emprise de certains industries sur les artistes qui cherchent leur libre arbitre ainsi que la liberté de créer sans limites, le personnage principal brillamment interprèté par John Turturro dont il arrive les pires poisses du monde est réellement attachant la ou celui de Nicolas cage dans arizona junior avait tendance à agacer par moment, le génial plan final confirmait le talent de ces réalisateurs qui maîtrisait les genres et les ruptures de tons avec une ironie et un style qui leur étai désormais propre.
Très décevant, pourtant grand admirateur des œuvres des frères Cohen, j'étais bien impatient de voir ce film encensé par la critique. On reconnait l'atmosphère décalé toujours présente dans leurs films mais ici l'histoire ne captive jamais malgré le talent des acteurs.
Un bon film des frères Coen. L'histoire est intéressante malgré quelques longueurs. Les dialogues sont par contre excellents, parlant de la vie et de l'amour. John Goodman est excellent.
Un chef d'oeuvre. Un très beau film. John Tuturro joue l'un de ses meilleurs rôles de sa carrière. John Goodman campe un psychopathe avec brio. Steve Buscemi tient le rôle du réceptionniste de l'hôtel Earl. La fin du film laisse un mystère sur le contenu de la boîte et la belle femme en maillot de bain.
Sans être le sommet des frères Coen, j'aurais plutôt tendance à placer Miller Crossing plus haut, Barton Fink est un film puissant qui génère une sensation d'angoisse. Le film passe très vite grâce à la fluidité d'une mise en scène impeccable qui s'attache sur des détails du décor (tableau, papier peint) sans que cela devienne une obsession. Barton Fink baigne dans une atmosphère kafkaïenne, troublante, oppressante qui est la traduction de l'angoisse de la page blanche d'un scénariste sous tension, en panne d'inspiration (pourtant une simple histoire de catcheur!). Très (voir un peu trop parfois) stylisé, les frères Coen parviennent à nous introduire dans l'univers mental, traduit en image, du scénariste. Tout semble se référer à l'esprit de Kafka : les personnages secondaires troubles, aux motivations incertaines, le scénariste juif, perdu, oppressé, sa légère aboulie, son masochisme etc... Les qualités de mise en scène (images, plans, travellings et gestion des sons) sont indéniables. Saluons les belles interprétations de John Turturro et de John Goodman, acteurs fétiches des frères Coen. Le film évoque aussi certains passages de Shining de Kubrick ou de quelques oeuvres de David Lynch. L'impression d'"inquiétante étrangeté" ne nous quitte guère durant la projection. Notons aussi la subliment belle et ouverte conclusion du film comme une fin en suspension.
Une tres belle direction d acteurs et une belle mise en scene. Le style des freres Coen y est reconnaissable et une belle performance pour John Turturro
Une excellente comédie dramatique réalisée et scénarisée par Joël et Ethan Coen. La mise en scène, comme la prise de son, se révèlent d’une extrême précision. Comme à l’habitude, le scénario des frères Cohen est pour le moins atypique : Il démarre comme une sympathique comédie, une réflexion sur la communication avec son prochain, pour tourner ensuite au thriller noir complètement déjanté. Le décor surréaliste de l’hôtel miteux est fantastique. Le casting est somptueux avec une formidable composition de John Turturro dans le rôle de Barton Fink. Nous rencontrons dans cette histoire beaucoup de personnages très typés, campés par des acteurs talentueux : Charlie Meadows le voisin de chambre de Barton incarné par un fantastique John Goodman, Jack Lipnick le cinéaste joué par Michael Lerner, Steve Buscemi dans le rôle du liftier… Le pitch : New York 1941, L’auteur de théâtre Barton Fink, coqueluche de Broadway, est appelé à Los Angeles par Jack Lipnick pour scénariser son dernier film. Arrivé à LA ou il ne connait personne il loge dans un hôtel minable et se met au travail avec la hantise de la page blanche.
Une excellente transposition d'une histoire d'inspiration kafkaienne dans le contexte d'Hollywood par les frères Coen. Il s'agit de l'entrée d'un dramaturge prometteur, incapable d'avoir une vue plus large sur le monde que celle de son style, dans un grand studio où on lui impose une idée sur laquelle travailler. Bloqué dans son écriture, il rencontrera plusieurs protagonistes qui lui apporteront une nouvelle inspiration, tout en le plongeant dans un cauchemar où il est difficile de distinguer l'hallucination ou la réalité, dans un monde qu'il ne comprend pas, où les gens pensent différemment et le décoivent. Ce thriller est formidablement mis en scène par le duo Coen, dans la direction artistique, comme l'hôtel faisant penser à celui de Shining, de la musique à la Herrmann et au très bon jeu d'acteur. Un film mystérieux, chaotique mais restant cohérent, et enfin un final qui satisfait le public, chose rare chez les Coen où la plupart de leurs films finissent de façon plate.
Mis à part la distribution et une réalisation empreinte de poésie, on peine à voir la "patte" Coen. En effet, l'histoire est alambiquée et manque de rythme.
Comment ne pas aimer Barton Fink ? Comment ne pas être subjugué par ce que nous propose les frères Coen ? Leur talent, leur patte, reconnaissable dans chacun de leur film, nous explose ici en pleine figure. Par ce personnage incroyable et énigmatique, d'abord, incarné par John Torturro. Ce dernier nous laisse en plan après avoir livré une performance inoubliable et habitée, par ce scénariste modeste et complètement perdu dans un monde qui n'est pas le sien. Il est entouré par des personnages à l'image de ceux des frangins réalisateurs. le génialissime John Goodman, son voisin mystérieux et imprévisible de l'hôtel, mais aussi (chaque scène en sa présence est à tomber par terre) Jack Lipnick, en producteur ultra charismatique et excessif. Que rajoutez vous à ça ? Des dialogues parfaits, des décors hollywoodien à l'ancienne plutôt réussis; mais surtout, une atmosphère parfois presque hitchcockienne tant elle est prenante et oppressante. L'oeuvre vaut son pesant d'or, en tout cas. Chef d'oeuvre sans la moindre hésitation.
J'ai du mal à me faire un avis concret et terre à terre vis à vis de ce film. Autant je l'ai trouvé très réussi sur absolument tous les points, autant l'étrangeté du dernier quart m'a quelque peu déstabilisé et j'ai, encore plusieurs heures après le visionnage, l'impression et la peur d'être passé à côté du film. Soit celui ci a une interprétation claire que les frères Coen ont établi et revendiqué et dans ce cas je ne pense pas avoir réussi à la capter correctement, soit l'interprétation est vague et cette impression de doute, cette déconcertation du spectateur sont bel et bien les effets recherchés par les cinéastes.
Le fait est que le film a réussi son objectif, j'ai été captivé de la première à la dernière seconde en entrant totalement en empathie avec le personnage, assimilant ses doutes et ses envies d'artistes qui certes ne pourront pas intéresser tout le monde mais qui, personnellement, m'ont beaucoup parlé.
Le film se suit sans aucune perte de rythme, avec encore une fois chez les Coen des personnages secondaires extraordinaires, autant voire plus consistants que leur(s) personnage(s) principal(aux). La bande originale est minimaliste mais efficace, en totale adéquation avec l'ambiance brumeuse du film.
Au final, je pense avoir décelé une interprétation du film, très métaphorique et peut-être un peu trop abstraite, mais elle me convient, et je pense que c'est là le propre d'une oeuvre d'art, dont la genèse et la réception sont justement les thèmes principaux de Barton Fink.
Fidèle au cinema des frères Coen "Barton Fink" apparaît parfois comme la quintessence de leur art. Un long métrage a interprétations, sobre, sombre, critique, profond, brillamment interprété et mis en scène.
Une vraie bombe, prenant du début à la fin, avec un final splendide. A la fois critique du système Hollywoodien, humour fin/noir/loufoque, vision très intéressante du cinéma coté scénariste, je n'ose en dire plus de peur de vous gâcher le spectacle. A voir impérativement !
Le jury cannois qui a palmé (trois fois) s'est planté. C'est ennuyeux, bavard, prétentieux, laid, on ne se raccroche à rien, ni à l'histoire sans intérêt, ni au personnage de Fink surjoué de façon éhonté par Turturro. Les effets spéciaux sont dignes d'une série Z (l'incendie) et ne parlons pas des invraisemblances : spoiler: les deux types qui discutent le bout de gras dans une chambrette pendant que tout brûle autour... Comment ? C'est métaphorique ? Ah, bon ? Trop puissants les frères Coen ! Et ces gros plans interminables sur le papier peint qui se décolle, c'est métaphorique ou c'est de la pub subliminale pour Bricomarché ? Les mauvais films, ça existe, les films ratés aussi, mais quand on veut faire passer un navet pour un chef d'oeuvre cela porte un nom !.
Plusieurs niveaux de lecture. Barton Fink est un héros semblant tout droit sorti d'un roman de Paul Auster, jeune auteur torturé par l'angoisse de la page blanche, magnifiquement mise en scène par les frères Cohen. Au-delà, c'est l'histoire d'un homme en proie à une lutte intérieure, faire ce scénario de série B et trahir l'homme de la rue pour lequel il écrit, ou faire malgré tout ce travail sous lequel il est sous contrat. Le tout est filmé comme une descente aux enfers, devenant de plus en plus métaphysique, se plaçant peu à peu sous l'égide de la Bible. A l'aune de cette lecture plus métaphysique, il n'est pas difficile d'interpréter les scènes étranges de la fin du film. Pas vraiment difficile de reconnaître la tentation du Malin en personne ou l'apparition d'un ange. Mais à un premier degré de lecture, on a également un film qui dépeint au vitriol les grandes compagnies d'Hollywood, avec un humour cynique qui fait mouche à chaque fois. Les frères Cohen parviennent ici à faire cohabiter tout ça et nous livrent un petit bijou grinçant, un film ambitieux réussissant pleinement son pari.