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Stéphane R
39 abonnés
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3,5
Publiée le 7 décembre 2011
Il y a 20 ans ce film était un véritable OVNI dans la production cinématographique de l'époque, qui avait du mal à se réinventer. La touche "Coen(s)" (comme on dit le "ton Fink" dans le film) venait de se faire connaître. Fink est un scénariste intellectuel qui, au hasard d'un succès inattendu à Broadway, se retrouve à Hollywood avec mission de pondre un scénario pour un film de catch de série B. La rencontre avec son voisin de chambre, un écrivain célèbre mais raté, sa secrétaire/maitresse va bouleverser radicalement sa vie. L'atmosphère est unique, certaines scènes hilarantes, le reste lugubre. Un petit bijou, même pas vieilli.
Métaphore sur la Shoah avec des personnages inspirés de la réalité. Glaçante histoire que celle de cet artiste Juif new yorkais qui ne parvient pas à écrire une banale histoire de catch pendant que le fascisme ravage l'Europe et commet l’innommable.
Le film est réussi, mais je ne suis décidément pas très fan de l’esthétique des frères Coen. Comme ceux de Jim Jarmusch, par exemple, leurs films sont de très beaux objets, remarquablement conçus, des mécaniques de précision intellectuellement brillantes, où rien n’est laissé au hasard. Dans le cas de "Barton Fink", il y a d’excellents acteurs, impeccablement dirigés, une bonne dose d’humour (génial personnage du producteur juif incarné par Michael Lerner), une réflexion originale sur le métier d’auteur, la quasi-schizophrénie et les états limites auxquels il peut mener. Tout ça est très bien, mais ça fait tellement fabriqué que, personnellement, je me sens très en dehors du film, peu concerné par ce qu’il raconte, et au final peu marqué par son souvenir. Je conçois néanmoins qu’on puisse adorer…
Je sais pas trop quoi en dire à part que c'est une très belle étrangeté sur le complexe de la page blanche. On trouve dans le film tout ce qui fait le charme des Coen, entre l'absurdité de certaines situations cocasses, le ton léger sur un univers très sombre où tous les personnages sont aussi perdus qu'attachants. Barton Fink est de ces films qu'on aime à 100% si jamais on est ne serait ce qu'un peu concerné par le sujet ou qu'on détestera si jamais le thème ne nous atteint pas. C'est une fable d'humour noir et une critique des studios hollywoodiens, un grand film sur la création d'un nanard, à la fois fascinant et lourd, on se sent prisonnier avec Barton de sa chambre d’hôtel, de sa mégalomanie et folie croissante jusqu'à (spoil) se sentir aussi perdu que lui au final. A voir et à savourer ou à détester.
Une fois de plus un film étonnant des frères Cohen, extrêmement maîtrisé, sur les coulisses d'Hollywood, qui n'hésite pas a flirter avec le fantastique et propose un climax final très réussit.
On retient la performance de John Turturro face au personnage terrifiant de Goodman. Le spectateur partage intensément sa pression et ses angoisses grâce au génie des frères Coen.
Avant toute chose, il faut dire que Barton Fink n'est pas un film à placer à la porté de n'importe qui. Comme tout Coen qui se respecte, il à sa part d'étrangeté, de malêtre et de vitalité. C'est un film piège. J'ai beaucoup attendu, sans trop savoir quoi, de ce film... La déception n'avait donc pas lieux d'être. Barton Fink est avant toute chose, un voyage, un avion partant pour l'essence même de l'homme et de sa nature. Ceci les Coen, on un don particulier pour l'exercer, ils ont malgré tout déjà su mieux faire. Certes la réalisation est envoutante, impeccable, hypnotique, le dégout plus que présent, le glauque également...Mais tout cela vaut il réellement une palme d'or? Le film est loin d'être parfait, l'histoire n'est pas des plus captivante (malgré le fait que l'idée de la page planche soit bien développée) et de nombreuses longueurs perdurent. C'est bon, mais le niveau a déjà été bien plus haut. Parlons quelque peut des acteurs qui, à leur aise, sont bons, mais pour John Turturro le prix d'interprétation masculine pousse un peut le bouchon. Tout cela ne vaux donc pas un Fargo mais n'empêche pas d'être amusé et captivé...Bref, avis partagés pour un film inégal, manquerait-il d'un soupçon de punch? N'en doutez pas!
ce film est une satire sur l'industrie cinématographique hollywoodienne. encore une prouesse de la filmographie coenienne, où l'on ressent une atmosphère lynchienne. ce film a été récompensé par une palme d'or, lors du 44ème festival de Cannes (1991). lorsqu'on sait qu'à l'époque certaines critiques avaient qualifié ce monument de mauvais, on en rigole bien à l'heure d'aujourd'hui. John Turturro est magistral et John Goodman ( son meilleur rôle?) est hilarant, et Buscemi que j'adore (dommage qu'il ait encore eu un aussi petit rôle). Ce film a définitivement prouvé le talent des deux frangins. j'adore. culte.
Super film chef d'oeuvre qui ressort le 21 septembre à Paris et dans les salles utopia en province. C'est le seul film qui a cumulé les prix à Cannes dont la palme d'or, le prix d'interprétation et la meilleure mise en scène.
Trois prix à Cannes pour un film qui manque de rythme, doté d'un final étonnant, avec un scénario que je trouve moyen. Seule l'interprétation est sublime, ce qui n'est pas le cas de la bande originale ou des dialogues qui ne parviennent pas à nous sortir de l'ennui. Les frères Coen nous ont habitués à mieux !!
Interprétation méritante pour John Turturro (récompensée au festival de Cannes), réalisation inventive... Ce film a su créer un univers bien à soi, comme très peu de films. Le meilleur film des frères Cohen.
Si Fink (think?) doit écrire un film sur le catch (ce sport bidon), il dispose d'un voisin spécialiste qu'il ne veut pas écouter et qui l'aiderait bien dans cette entreprise sans intérêt créatif... De là découle sa solitude et son angoisse dans un univers absurde. A la fois emplis de pitié et impitoyables, les Coën décrivent une dérive fantastique comme la seule issue possible au déchirement de l'apprenti écrivain. Photo, montage, interprétation, dialogues, tout ici est au zénith. Un grand crû.
Un très très grand film. Le thème est pour tous cinéphiles déjà incontournable. Cette histoire de scénariste confronté à ce qu'il ne connaît pas est passionnante. Grosso modo, il ne se passe presque rien. Mais quand l'ensemble est si bien maîtrisé et qu'il n'arrive pas à vous faire décrocher, c'est du grand art. Cette fable sur la création dans un monde que l'auteur rejette lui-même est narrée de très belle façon. Le déroulement est lent et l'intrigue n'existe pas vraiment mais la vie du personnage et de ses peu nombreux voisins impressionne. Le scénario du film semble imparable. Les personnages ne sont ni haut en couleurs ni incroyables mais terriblement attachants. John Goodman et John Turturro sont à leur meilleur. "Barton Fink" est une oeuvre difficile à décrire, intemporelle, émouvante et ridicule à la fois et cela ne fait que donner de l'importance toute particulière à un thème peu exploré au cinéma. Un coup de maître, l'un des meilleurs films des Coen Bros.